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C’est ce mardi 12 juillet 2016 que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le projet de loi relatif à l’émission d’un emprunt obligataire sur le marché financier international.

Le projet de loi en question est passé avec 106 votes pour, 5 absentions et 11 votes contre.

Au cours d’une séance plénière qui a débuté ce matin, plusieurs députés dont notamment ceux de l’opposition ont critiqué le recours du gouvernement en place à l’endettement extérieur pour surmonter la crise qui continue de frapper l’économie tunisienne.
La souveraineté de l’État mise en cause
Pour le député Fathi Chamkhi, ce projet de loi porte atteinte à la souveraineté nationale puisque le gouvernement se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements faute de ressources. La preuve en est que la Tunisie doit rembourser en 2017 un prêt qui s’élève à un milliard de dinars, accordé par le Qatar en 2012, mais voilà elle sera en défaut de paiement.
Une telle situation ne peut qu’affaiblir le gouvernement, qui va se trouver obligé de faire des concessions, selon ses dires.
De son côté le député du Front populaire Mongi Rahouie a déclaré que « la Tunisie fait face à une grosse opération d’escroquerie ».
Rahoui a fortement critiqué le recours du gouvernement à l’endettement extérieur lequel selon lui va certainement nuire non seulement à la souveraineté de l’État, mais aussi à l’économie tunisienne.  « Ce sont vraiment des diktats imposés par le FMI », a martelé l’élu, affirmant « on est en train de vendre ce pays ».
Un avis partagé par le député Chafik Ayadi, surtout que ce genre de prêt va accentuer la pression exercée par le FMI pour que les autorités tunisiennes soient de simples fonctionnaires à la solde de cette institution financière.
Vers la consolidation du processus de réformes…
Pour les partis au pouvoir, l’émission d’un emprunt obligataire sur le marché financier international est importante dans la mesure où le pays a besoin de ressources pour pouvoir sortir de l’ornière.

A ce titre, Ennahdha, par la voix de son dirigeant Mohamed Ben Salem, a considéré que ce projet vient résoudre les problèmes auxquels est confrontée l’économie tunisienne.
C’est toujours une démarche cruciale, a encore soutenu le nahdhaoui, surtout que l’octroi de ce prêt sera effectué avec des délais de remboursement acceptables.

Cette position est appuyée par
Hassouna Nasfi, membre de Nidaa Tounes. Il justifie sa position par le fait que ce crédit vient consolider la politique de réformes entamée par le gouvernement en place, bien soutenue par les bailleurs de fonds internationaux dont notamment le Fond monétaire international ( FMI).
Pour Nasfi, l’étape est importante, mais beaucoup reste à faire étant donné que le pays a encore besoin d’une relance économique qui devrait être fondée sur une vision claire.
 » Cela passera également par l’unification des positions afin de gagner ce challenge », a estimé le député, appelant le gouvernement en place à prendre des mesures douloureuses pour sauver du naufrage certaines sociétés publiques. « Le gouvernement en place est appelé à clarifier sa stratégie par rapport au sauvetage de certaines entreprises publiques comme la Stir », a dit Hassouna Nasfi, mettant l’accent sur le rôle de ces entreprises dans la relance de l’économie tunisienne.

Temps d’augmenter le taux de croissance pour minimiser lendettement
Présent à cette occasion, le ministre des Finances n’a pas manqué de diagnostiquer la situation économique actuelle.
D’après le ministre, cette situation a été marquée par une régression considérable des ressources fiscales contre une augmentation des dépenses. Chiffre à l’appui, les dépenses des salaires ont augmenté de 13 millions de dinars au cours du premier semestre de 2016. Ajoutons à cela les dépenses du ministère de l’Education, les dépenses pour la résolution des problèmes des ouvriers à travers le mécanisme 16, sans oublier les dépenses consacrées à la lutte contre le terrorisme.
Par ailleurs, le département des Finances s’active pour trouver des moyens de remédier à cette situation, a indiqué le ministre, faisant savoir que son département a réussi à la fin de juin 2016 à examiner 67 mille dossiers relatifs à la fraude fiscale.
Grâce à cet effort et au contrôle fiscal, 200 millions de dinars ont pu être récupérés, sur 790 millions de dinars non payés durant cette période.

Le choix a été fait de s’endetter à l’extérieur à des taux d’intérêt très faibles et ce, toujours grâce à la garantie étrangère, a expliqué Slim Chaker.

Sur un autre plan, le ministre a souligné la nécessité d’augmenter le taux de croissance afin de minimiser l’endettement. Chose qui ne pourra se faire qu’à travers la promotion de l’investissement et de l’export.

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