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gouvernement, Jomâa

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Depuis son accession à la présidence du gouvernement

Depuis son accession à la présidence du gouvernement, Mehdi Jomâa a été aux prises avec trois vagues de contestation. La première, déclenchée avant même son investiture, a été l’œuvre de Hizb Attahrir, du parti salafiste Jibhat Al-Islah ,de Wafa , de quelques députés , des médias proches d’Ennahdha et de certains se proclamant experts dans la lutte contre la corruption dans les secteurs du pétrole et des mines . Ils ont voulu démontrer que ces deux secteurs et essentiellement celui des hydrocarbures, sont gangrénés par une corruption endémique, qui fait perdre à l’Etat des milliards de dinars lesquels peuvent être alloués au développement pour générer la prospérité, au lieu d’aller dans les poches des multinationales. Evidemment, ces assertions sont jumelées à des estimations surdimensionnées du potentiel du pays en la matière. Et des formations politiques sont allées jusqu’à prétendre que la Tunisie est assise sur une mer de pétrole que les multinationales veulent la lui convoiter, allant jusqu’à expliquer le départ de Ben Ali par son refus d’accorder des concessions avantageuses à des compagnies américaines.

Des observateurs ont relevé que cette vague est en fait déclenchée par Ennahdha par le truchement de partis, d’experts et de médias qui lui sont proches, et a valeur de clignotant d’avertissement à Mehdi Jomâa pour réduire sa marge de manœuvre dans la révision des choix des deux gouvernements précédents surtout en matière des nominations des hauts cadres de l’Etat.

La deuxième vague a été provoquée à l’annonce de mesures et dispositions portant sur la fermeture des vannes de la contrebande et la maîtrise des points de passage frontaliers. Les formations politiques ont laissé, cette fois, la place aux opérateurs sur le terrain dans les zones concernées, mais Hizb Ettahrir, Jabhat Al-Islah et même Al Khatib Al –Idrissi ont été de la partie, accréditant la thèse que c’est la mouvance islamiste, dans ses subdivisions modérée, radicale et même djihadiste, qui est derrière cette vague. Le prologue de cette vague a coïncidé avec l’interpellation des deux ministres du Tourisme (Amel Karboul ) et de la Sécurité (Ridha Sfar ) par l’ANC, où la nouvelle troïka arabo-islamique formée par l’Alliance Démocratique de Mohammed Hamdi , d’Al Joumhouri de Ahmed Najib Chebbi et le mouvement Echaâb de Zouhair Maghzaoui s’est illustrée, dans l’hémicycle de l’ANC et également dans les tribunes médiatiques.

La troisième vague qui est beaucoup plus structurelle et de portée stratégique, a été initiée par le Front Populaire de Hamma Hammami et suivi, depuis, par l’UGTT. Elle a porté sur le refus de toute mesure de nature à alléger le fardeau de la caisse de compensation qui engloutit une enveloppe plus grande que celle dédiée au développement , à réduire les déficits financiers et les déséquilibres économiques , et entamer les réformes que le pays doit impérativement engager. En fait, le Front populaire, suivi toujours par la centrale syndicale, s’est opposé à toute hausse des produits de base, toute privatisation et tout nouvel endettement.

Ces trois vagues ont été déclenchées, tour à tour, par deux pôles politiques, celui de l’islamisme et celui de l’extrême-gauche, qui relèvent l’un et l’autre, malgré leurs divergences, de la même logique, qui ne tient pas compte des potentialités du pays, de ses moyens réels et des atouts qui sont les siens . En fait, la Tunisie a peu de ressources et de moyens financiers, mais elle a compté , depuis l’Indépendance, sur ses moyens propres , et a su utiliser de manière judicieuse, aides , crédits et toute formule de partenariat pour créer un système économique performant , en veillant au maintien des équilibres financiers , et à garantir l’accès de tous les citoyens aux services dont il ont besoin . Personne ne peut dire que ce qui était réalisé dans tous ses domaines répondait aux attentes de tous, sinon on ne peut pas expliquer la révolution du 14 janvier 2011, mais, en même temps, on ne peut nier que ce qui s’est passé depuis ne concorde pas avec la démarche tunisienne, car le pays a réalisé tous ses acquis en empruntant une approche différente de ce qui prévaut actuellement, en alliant réalisme, pragmatisme et sens du concret , et en tenant compte des spécificités et des ressources du pays, démarche qui explique les acquis et atouts accumulés depuis l’Indépendance.

On est sur le point de dire aux formations politiques et organisations sociales (surtout l’islam politique, l’extrême-gauche et l’UGTT) de laisser le gouvernement Mehdi Jomâa travailler, mais on craint d’être assimilé à ceux qui scandaient ce même slogan de décembre 2011 à janvier 2014 demandant de laisser Ennahdha et la troïka mener à terme leur programme. Mais les deux projets sont diamétralement opposés, car le programme annoncé par l’islamisme était d’essence doctrinaire et idéologique , car il voulait démanteler l’Etat de l’Indépendance et saborder le projet de société moderniste en introduisant la Chariâa, le niqab, le mariage coutumier et la fin de la mixité dans les établissements scolaires dès le primaire. Le gouvernement Mehdi Jomâa veut, au contraire, inscrire le pays dans la logique des réformes qui sont, au regard de l’état actuel de la situation financière ,hélas douloureuses , mais elles permettront d’optimiser les performances du pays et valoriser son positionnement sur la scène économique mondiale.

Aboussaoud Hmidi

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Depuis son accession à la présidence du gouvernement

Depuis son accession à la présidence du gouvernement, Mehdi Jomâa a été aux prises avec trois vagues de contestation. La première, déclenchée avant même son investiture, a été l’œuvre de Hizb Attahrir, du parti salafiste Jibhat Al-Islah ,de Wafa , de quelques députés , des médias proches d’Ennahdha et de certains se proclamant experts dans la lutte contre la corruption dans les secteurs du pétrole et des mines . Ils ont voulu démontrer que ces deux secteurs et essentiellement celui des hydrocarbures, sont gangrénés par une corruption endémique, qui fait perdre à l’Etat des milliards de dinars lesquels peuvent être alloués au développement pour générer la prospérité, au lieu d’aller dans les poches des multinationales. Evidemment, ces assertions sont jumelées à des estimations surdimensionnées du potentiel du pays en la matière. Et des formations politiques sont allées jusqu’à prétendre que la Tunisie est assise sur une mer de pétrole que les multinationales veulent la lui convoiter, allant jusqu’à expliquer le départ de Ben Ali par son refus d’accorder des concessions avantageuses à des compagnies américaines.

Des observateurs ont relevé que cette vague est en fait déclenchée par Ennahdha par le truchement de partis, d’experts et de médias qui lui sont proches, et a valeur de clignotant d’avertissement à Mehdi Jomâa pour réduire sa marge de manœuvre dans la révision des choix des deux gouvernements précédents surtout en matière des nominations des hauts cadres de l’Etat.

La deuxième vague a été provoquée à l’annonce de mesures et dispositions portant sur la fermeture des vannes de la contrebande et la maîtrise des points de passage frontaliers. Les formations politiques ont laissé, cette fois, la place aux opérateurs sur le terrain dans les zones concernées, mais Hizb Ettahrir, Jabhat Al-Islah et même Al Khatib Al –Idrissi ont été de la partie, accréditant la thèse que c’est la mouvance islamiste, dans ses subdivisions modérée, radicale et même djihadiste, qui est derrière cette vague. Le prologue de cette vague a coïncidé avec l’interpellation des deux ministres du Tourisme (Amel Karboul ) et de la Sécurité (Ridha Sfar ) par l’ANC, où la nouvelle troïka arabo-islamique formée par l’Alliance Démocratique de Mohammed Hamdi , d’Al Joumhouri de Ahmed Najib Chebbi et le mouvement Echaâb de Zouhair Maghzaoui s’est illustrée, dans l’hémicycle de l’ANC et également dans les tribunes médiatiques.

La troisième vague qui est beaucoup plus structurelle et de portée stratégique, a été initiée par le Front Populaire de Hamma Hammami et suivi, depuis, par l’UGTT. Elle a porté sur le refus de toute mesure de nature à alléger le fardeau de la caisse de compensation qui engloutit une enveloppe plus grande que celle dédiée au développement , à réduire les déficits financiers et les déséquilibres économiques , et entamer les réformes que le pays doit impérativement engager. En fait, le Front populaire, suivi toujours par la centrale syndicale, s’est opposé à toute hausse des produits de base, toute privatisation et tout nouvel endettement.

Ces trois vagues ont été déclenchées, tour à tour, par deux pôles politiques, celui de l’islamisme et celui de l’extrême-gauche, qui relèvent l’un et l’autre, malgré leurs divergences, de la même logique, qui ne tient pas compte des potentialités du pays, de ses moyens réels et des atouts qui sont les siens . En fait, la Tunisie a peu de ressources et de moyens financiers, mais elle a compté , depuis l’Indépendance, sur ses moyens propres , et a su utiliser de manière judicieuse, aides , crédits et toute formule de partenariat pour créer un système économique performant , en veillant au maintien des équilibres financiers , et à garantir l’accès de tous les citoyens aux services dont il ont besoin . Personne ne peut dire que ce qui était réalisé dans tous ses domaines répondait aux attentes de tous, sinon on ne peut pas expliquer la révolution du 14 janvier 2011, mais, en même temps, on ne peut nier que ce qui s’est passé depuis ne concorde pas avec la démarche tunisienne, car le pays a réalisé tous ses acquis en empruntant une approche différente de ce qui prévaut actuellement, en alliant réalisme, pragmatisme et sens du concret , et en tenant compte des spécificités et des ressources du pays, démarche qui explique les acquis et atouts accumulés depuis l’Indépendance.

On est sur le point de dire aux formations politiques et organisations sociales (surtout l’islam politique, l’extrême-gauche et l’UGTT) de laisser le gouvernement Mehdi Jomâa travailler, mais on craint d’être assimilé à ceux qui scandaient ce même slogan de décembre 2011 à janvier 2014 demandant de laisser Ennahdha et la troïka mener à terme leur programme. Mais les deux projets sont diamétralement opposés, car le programme annoncé par l’islamisme était d’essence doctrinaire et idéologique , car il voulait démanteler l’Etat de l’Indépendance et saborder le projet de société moderniste en introduisant la Chariâa, le niqab, le mariage coutumier et la fin de la mixité dans les établissements scolaires dès le primaire. Le gouvernement Mehdi Jomâa veut, au contraire, inscrire le pays dans la logique des réformes qui sont, au regard de l’état actuel de la situation financière ,hélas douloureuses , mais elles permettront d’optimiser les performances du pays et valoriser son positionnement sur la scène économique mondiale.

Aboussaoud Hmidi

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Des informations indiquent que Abdallah Loussaief

Des informations indiquent que Abdallah Loussaief , actuel président du Haut conseil Islamique , proche d’Ennahdha , serait appelé à prendre la charge du ministère des affaires religieuses .

D’autres sources évoquent les noms de Nejla Harrouch Moalla , haut cadre d’une banque ,pour le ministère du commerce et des finances ,Hakim Ben Hammouda , expert international en économie et finance pour le portefeuille de l’Industrie et de l’Environnement .

La composition du gouvernement peut être la suivante :

Ministère de la Défense: Mohamed Meddeb

Ministère des Affaires étrangères: Mohamed Drissi

Ministère des affaires religieuses : Abdallah Loussaief

Ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle: Ghazi Jribi

Ministère des Affaires sociales et de l’Immigration: Ammar Yanabii

Ministère du Commerce et des Finances: Najla Harrouch Maala

Ministère de l’Industrie et de l’Environnement: Hakim Ben Hammouda

Ministère du Tourisme: René Trabelsi

Ministère du Transport, de l’Information et de la Communication: Chiheb Ben Hmed

Ministère de la Jeunesse et des Sports: Mohamed Jouili

Ministère de la Culture: Mourad Sakli

Ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: Malika Zghal.

Mehdi Jomaa serait en discussion avec le Quartet et les partis politiques pour maintenir l’actuel ministre de l’Intérieur, Lotfi Ben Jeddou.

Le chef du Gouvernement désigné devrait remettre , mercredi , à Moncef Marzouki un dossier comprenant la liste des membres de son gouvernement ainsi qu’un exposé concis de son programme conformément à l’article 15 de la loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics.

Cette même loi stipule (article 15) que le dossier sera transmis au Président l’Assemblée nationale constituante (ANC ) qui invitera le chef de gouvernement désigné ,dans un délai maximum de trois jours , pour une audition d’investiture.

Ainsi , l’investiture devrait –elle avoir lieu avant la fin de la semaine .

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