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« L’UGTT n’appellera pas à la chute du gouvernement Chahed, même si tous ceux qui l’ont précédé n’ont pas apporté des solution à la situation en constante détérioration », a affirmé le secrétaire général de l’Organisation ouvrière, Noureddine Taboubi, dans une interview à « Al-Arab al-youm », ajoutant qu’il réclame des réformes sérieuses, la Tunisie ne pouvant pas demeurer un laboratoire d’expériences pour les gouvernements qui s’y sont succédé.

Il a souligné que sa centrale syndicale appelle à la correction du dysfonctionnement et non au renversement des gouvernements et exhorte les partis politiques à assumer totalement leurs responsabilités vis-à-vis de la situation que la Tunisie traverse actuellement, une situation inacceptable pour le peuple devenu victime des tiraillements politiques et autres luttes et désaccords.

Noureddine Taboubi a indiqué qu’il appellera les organisations nationales, principalement l’UTICA et l’UTAP, à présenter des solutions et des approches et à assumer leur responsabilité historique pour sauver le pays, expliquant que la Tunisie n’a pas besoin aujourd’hui de slogans mais d’action et de solutions.

Evoquant l’initiative que l’UGTT s’apprête à lancer, il a précisé qu’elle sera annoncée sitôt réunies les conditions de son succès. Il s’agit, a-t-il dit, de solutions et d’alternatives réalistes et réalisables, tenant compte des possibilités du pays et des particularismes de la situation dans les régions. L’initiative prendra une nouvelle forme incluant des « notes de travail » relatives à la situation économique et sociale, et proposant des solutions en prise sur la réalité, affirmant que la Tunisie a besoin de grandes réformes dans tous les domaines et avertissant que le maintien en l’état de la situation ne servira l’intérêt de nulle partie.

Il a enfin souligné la nécessité de trouver des solutions pour les régions défavorisées et marginalisées, gavées, depuis la Révolution, de promesses sans lendemain, réaffirmant le soutien de l’UGTT à toutes les revendications légitimes et les mouvements de protestation pacifiques, car l’UGTT est une organisation nationale qui assume son rôle national en toute responsabilité, a-t-il souligné.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a critiqué, lors de son discours prononcé ce mercredi 10 mai 2017, l’appel de certaines parties à faire chuter le gouvernement. « Ne comptez pas sur moi pour faire tomber le gouvernement« , a-t-il dit. Toutefois il a affirmé qu’il est favorable à la participation des jeunes et à l’unité nationale.

En outre, le président de la République a appelé à aider le gouvernement pour qu’il puisse réussir. « On ne doit pas rester attaché au passé… Il faut construire ensemble« , a-t-il dit.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Fadhel Abdelkefi a défendu, mardi 9 mai 2017, devant les députés de l’ARP, les choix du gouvernement, soulignant que ceux-ci sont, souvent, tributaires des moyens de l’Etat.
Il a rappelé, lors d’une plénière consacrée à la discussion du rapport de la Commission de développement régional sur les régions du Centre-ouest (rapport qui fait suite à des visites effectuées dans les régions du Centre-ouest), que le développement régional continue d’être une priorité dans le cadre du plan quinquennal et que le gouvernement œuvre à accélérer et à faciliter la réalisation des projets dans les régions du Centre-ouest de la Tunisie, dont 70% sont des projets d’infrastructure. Il a rappelé, dans ce contexte qu’une enveloppe estimée à 3,2 milliards de dinars a été allouée à des projets publics dans les régions du Centre-ouest et que 40% de ces projets ont été réalisés, d’autres sont en cours et 2% n’ont pas encore démarré.
« Si nous avons échoué, nous allons nous rattraper », a déclaré Abdelkefi, relevant que le gouvernement se déploie pour « sauver l’économie tunisienne dans le cadre d’une approche participative » et qu’il y’a des lieurs d’espoir concernant les indicateurs liés à l’économie.
« Il faut des sacrifices, de la patience, du travail assidu et aussi de la confiance en soi et dans le rôle des entreprises et de leurs dirigeants », a-t-il dit, évoquant l’existence de 52 projets de développement intégré dans le Centre ouest pour un investissement de l’ordre de 146 MD, qualifiant « d’emplois précaires » les emplois de chantiers, dont 42% se trouvent dans les 3 gouvernorats du Centre-ouest. D’après le ministre, le gouvernement œuvre pour que les ouvriers des chantiers bénéficient d’une couverture sociale.

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L’ex ministre de l’Education, Néji Jalloul, est sorti de son silence pour couper court aux bruits lui prêtant force déclarations depuis son départ du gouvernement. Sur sa page officielle facebook, il a juré ses grands dieux qu’il n’en a fait aucune depuis qu’il n’est plus ministre. Voici ce qu’il a écrit :

« Au rebours de ce qui a circulé dans certains médias et les réseaux sociaux véhiculant des déclarations qui m’ont été attribuées, je tiens à affirmer que je n’en ai fait aucune publiable après mon départ du gouvernement, de même qu’il n’est pas dans mes habitudes d’évaluer l’action de mes collègues du gouvernement auxquels je forme le vœu de succès et de réussite. J’affirme également que tout ce qui m’a été prêté en rapport avec certains partis ne représente pas mes orientations intellectuelles et politiques ».

 

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« L’UGTT n’appelle pas à faire tomber le gouvernement mais à évaluer en profondeur son travail après huit mois d’exercice », a affirmé, jeudi 4 mai 2017, le Secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, Sami Tahri dans une déclaration rapportée par la Tap.
Tahri s’exprimait devant la presse en marge de l’ouverture de la commission administrative nationale de l’Union Générale Tunisienne du Travail, organisée à Hammamet.
« L’évaluation du travail du gouvernement conduira à d’autres remaniements ministériels », a estimé le responsable syndical, soulignant que « cette question relève des prérogatives du Chef du gouvernement ».
Il a en outre précisé que l’UGTT ne propose pas un nouveau ministre pour le portefeuille de l’Education « ni pour les autres départements d’ailleurs », faisant remarquer que le « le plus dangereux demeure l’opacité des programmes et l’ambiguïté des positions » ainsi que « le non respect du Document de Carthage qui aurait pu être consigné dans une feuille de route claire ».
Cette commission administrative ordinaire de l’organisation syndicale est la première à se tenir après le 23e Congrès. Elle examinera les décisions relatives au règlement intérieur et le statut ainsi que la situation générale dans le pays, a expliqué Tahri.
Il a par ailleurs indiqué que l’UGTT n’a pas encore arrêté sa position vis-à-vis de la loi sur la réconciliation nationale, soulignant qu’elle se basera sur des principes fondamentaux comme le respect de la Constitution et des dispositions de la justice transitionnelle, le démantèlement du système de corruption et les retombées positives sur l’économie.

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Des partis politiques et des organisations nationales à Tataouine ont affirmé, lundi 2 mai 2017, dans une déclaration à la Tap, qu’ils donnent leur accord de principe pour les dernières décisions annoncées par le gouvernement en faveur de la région.
Lors de sa visite, le 27 avril 2017 à Tataouine, le chef du gouvernement Youssef Chahed avait annoncé 64 mesures pour l’emploi et le développement dans la région, englobant tous les secteurs.
Les signataires ont appelé à mettre en œuvre ces mesures dans les plus brefs délais, à établir un calendrier d’application et à créer des commissions de suivi, en vue de dissiper tous les doutes, incitant le gouvernement à assurer un plus grand nombre d’emplois pour les jeunes en chômage en vue d’absorber la tension et rétablir le climat de confiance.
Ils ont également exhorté les protestataires à El Kamour à préserver le caractère pacifique de leur sit-in et à garder la route ouverte pour l’accès des camions des compagnies pétrolières, soulignant que le dialogue demeure le meilleur moyen pour résoudre tous les problèmes, loin de tout usage de la force sécuritaire.

Les signatures de cette déclaration, publiée sur les réseaux sociaux par l’Union régionale de l’industrie et du commerce, sont l’Union régionale du travail, l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), l’Union régionale de l’Agriculture et de la pêche, la Ligue tunisienne des droits de l’homme ainsi que les sections du mouvement Ennahdha, du parti républicain et du parti du travail tunisien.

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Seuls 30 % des jeunes dirigeants d’entreprises ont déclaré « avoir une idée précise des réformes entreprises par le gouvernement actuel, contre 53% qui n’ont qu’une « vague idée » de ces réformes et 16,7% n’ayant « aucune idée » , a montré un sondage réalisé, au cours du mois d’avril 2017, par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, auprès d’un échantillon de 300 adhérents.
Selon le même sondage, 6% uniquement des jeunes dirigeants qualifient de « bon » le rythme de réalisation des réformes, alors que 21,2% considèrent que ce rythme est  » moyen « . Ainsi, 47% et 25,8% des interviewés estiment respectivement qu’il s’agit là d’un rythme  » lent  » et  » très lent « .
D’après les jeunes dirigeants d’entreprises tunisiennes, les obstacles entravant la relance économique s’articulent essentiellement autour de  » la lourdeur des procédures administratives  » (50%), les problèmes du climat de confiance ou d’affaires (34,8%) et la lenteur de l’adoption des lois par l’ARP, ainsi que des textes et décrets d’application (12,1%).
En dépit de ces entraves, 37,9% des interviewés se sont dit « confiants  » dans la reprise de l’économie tunisienne à moyen terme, alors que 45,5% ont déclaré être  » peu confiants  » et 15,2% ont souligné qu’ils ne sont  » pas du tout confiants  » dans cette relance.

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Le voyage du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à Tataouine était une gageure et une aventure dont l’issue n’était pas assurée. Au vu du degré de tension dans la région, toute autre personnalité politique aurait essuyé les mêmes réactions que lui. Ce qui était déjà arrivé au ministre de l’Emploi, à Tataouine toujours, en est la preuve.
Force est donc, à ce titre, de rendre hommage à Youssef Chahed pour avoir maintenu cette visite, malgré les risques dont son équipe lui a certainement parlé.

Accompagné de 11 ministres et secrétaires d’État, Chahed s’est rendu jeudi 27 avril 2017 à Tataouine, une région du Sud tunisien depuis quelques semaines secouée par des manifestations qui revendiquaient, faussement, l’emploi et le développement.
Arrivé avec quelques «cadeaux dans les mains », comme «fuité» dans quelques sites, le chef du gouvernement tunisien a annoncé, lors de cette visite, pas moins de 64 mesures. On y trouve le financement de 670 petits projets et 150 autres au profit de la femme, l’élargissement de l’intervention de la Banque de solidarité pour financer les projets agricoles, la création d’un complexe pour l’emploi et le travail indépendant et le recrutement de 500 agents dans la société de l’environnement, une structure fabriquée de toutes pièces pour absorber le «chômage».

Tout cela n’a pas suffi à calmer l’ire de certains habitants. Déjà dans le bureau du Gouverneur, que les habitants ont refusé d’entendre et chahuté lors de sa réunion, certains demandaient «la part de la région dans nos ressources pétrolières». Une demande qui en disait déjà long sur les véritables raisons des mouvements sociaux.
Fortement remontée par des partis et des parties contre l’autorité de l’Etat, la population du Sud a fini par ériger le pétrole transformé en «raisin de la colère». C’est aussi, faut-il encore le rappeler, une région qui a toujours vécu, depuis la fin du règne de Bourguiba et sous le regard mi-vigilant, mi-bienveillant, de contrebande et de marché parallèle.

A sa sortie du gouvernorat, Chahed essuie des «Dégage» et des «ton train a sifflé», et son cortège s’ébranle dans la précipitation en dehors du siège de policiers fait autour du siège du Gouvernorat. Ça, ce sont les faits. Décryptage :

⦁ Qui sème le laxisme, récolte le «Dégage»
Comme pour son prédécesseur, longtemps Chahed avait été mis en garde contre les signes récurrents de perte de l’autorité de l’Etat, qui n’avaient cessé, depuis août dernier, de jalonner son parcours de chef de gouvernement. Chahed recevra le premier coup de Boomerang en pleine figure dès le lendemain de son discours d’investiture. Le 26 août 2016, il disait devant les députés : «nous agirons, avec détermination et fermeté pour faire face à tous les Sit-in illégaux et à toutes les grèves irrégulières». Dès le lendemain, il fera face à de tels mouvements et il oubliera d’être «ferme et déterminé». Les arrêts de travail, les grèves de tous genres et de toutes les catégories de population se multiplieront, sans que son gouvernement n’aille jusqu’au bout de sa logique de fermeté et malgré le départ de plus d’un investisseur. Des citoyens perturbent le travail des employés du phosphate et du pétrole. A Kerkennah, les révoltés seront même assurés de ne jamais être poursuivis. A Tataouine dernièrement, des citoyens prennent d’assaut les concessions, arrêtent les camions de transport d’hydrocarbures, coupent l’eau, sans être inquiétés. Laxisme aussi envers les contrebandiers qu’il a plusieurs fois dit connaitre et même répété que plusieurs têtes tomberont. La Tunisie attend toujours de voir tomber autre chose que les têtes des sous-fifres et des petites mains. Des juges, des instituteurs et d’autres métiers font des grèves illégales sans que les lois ne leur soient appliquées. Des partis restent hermétiques à toutes les demandes d’informations à propos de leurs ressources financières ou brandissent carrément des slogans appelant à l’instauration du Califat, sans que les lois en vigueur ne leur soient appliquées. Des Tunisiens s’attaquent aux représentants de l’Etat lorsque l’un des leurs est arrêté pour trafic ou pour désobéissance aux lois et s’en sortent aux moindres coûts.

⦁ Le goût amer d’un «Dégage»
Tout au long des sept dernières années, d’une démocratie qui rime de plus en plus avec impunité et laisser-faire, laisser-aller, dans presque tous les domaines, l’insolence vis-à-vis de tout signe de l’autorité de l’Etat est devenue de mise. Il n’était donc plus étonnant de voir Tataouine, laissée sous l’influence de partis ou de parties que tout le monde dit connaître et personne n’ose pointer du doigt, défier effrontément le représentant de l’autorité de l’Etat et l’accueillir avec des mots tels que «Dégage» ou «ton train a sifflé», et l’obliger à quitter précipitamment les lieux. Tataouine où ces partis et parties ont impunément développé la haine à l’encontre de toute autorité lorsque ses contrebandiers ne peuvent pas l’acheter et l’affront contre les symboles de cet Etat dont, pendant des années, d’autres l’ont convaincu qu’il a spolié leur région à la faveur d’autres régions.

Chahed qui a refusé d’opter pour une politique, sociale et économique, de la «main de fer dans un gant de velours» pour gérer un pays devenu ingouvernable et dont les ministres même ont donné raison à des revendications qui n’ont rien de social a goûté ce jeudi 27 avril 2017 à l’amer goût de la perte d’autorité de l’Etat. Un Etat dont on ne le laisse toujours pas être le chef de gouvernement, respecté et digne de la confiance qui lui permettrait, non pas d’arroser le désert avec des projets qui n’apporteront jamais le «Développement» instantané faussement revendiqué, mais de faire simplement le travail pour lequel il avait été désigné et le programme pour lequel il avait même été ovationné en août dernier !

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Elle a nié l’avoir dit. Voici pourtant, textuellement, ce qu’elle avait déclaré lundi 17 avril 2017, sur les ondes de la radio privée Express Fm. «C’est vrai que, dans le cadre de nos négociations avec le FMI, il y a tout un chapitre relatif à la politique financière. Le 1er objectif est que l’inflation reste à des niveaux raisonnables. La seconde question est la valeur du Dinar (…). Il est prévu, selon les propositions du FMI, que la BCT diminue ses interventions, pour laisser glisser le Dinar et qu’il diminue graduellement pour éviter qu’on soit amené à une dévaluation brutale. Actuellement, nous ne prévoyons pas une dévaluation brutale. Il se peut que la BCT diminue ses interventions pour laisser diminuer graduellement la valeur du Dinar, c’est-à-dire un glissement progressif (…). La ministre dit ainsi, clairement, que la politique de lissage du Dinar est une proposition du FMI, ce que réfute Jihad Azour du FMI justement.
Interrogée ensuite par Wassim Belarbi sur une possibilité, même théorique, d’un Euro à 3 DT, la ministre répond que (Ndlr : Timing exact de 30’53’’ de l’interview qui a duré 33’27 selon le Podcast mise en ligne par Express FM) «c’est en effet ce que disent les experts. Il y a même quelques études du FMI qui disent, même si ce n’est pas dans la conjoncture actuelle qui s’est légèrement améliorée, mais dans des périodes antérieures, que l’Euro à 3 DT est la situation normale de l’économie car la valeur du Dinar est le reflet de la situation économique». Le mot est dit. Pas en présence d’un conclave d’experts ou de spécialistes du change, mais dans une radio grand-public et à une heure de grande écoute. Le grand public l’a certainement mal interprété, mais il fallait peut-être tenir compte de tout cela et nuancer ou préciser les propos. Or la ministre s’était déjà envolée, dès le lendemain, vers Washington pour achever les négociations avec le FMI.

⦁ Chronique d’une chute malintentionnée
C’est en fait, en confirmant, certainement de manière involontaire, cette hypothèse de l’Euro = 3 DT en citant des études du FMI à l’appui que la ministre a donné le top départ aux anticipations des opérateurs économiques, sur un marché où la devise était déjà en état de petite sécheresse. Et ce sont ces anticipations qui flamberont le prix du Dinar.

En effet, selon les données de la BCT, le Dinar était à 2,48 ou 2,49 durant la période allant du 11 au 14 avril 2017. Le lundi d’après, une journée avant la fameuse interview de la ministre sur les ondes d’Express FM, le Dinar s’échangeait à 2,5087 euros. Le jour même de l’interview, il était à 2,5667 euros.
Les effets de l’anticipation des opérateurs n’étant jamais immédiats, ce n’est qu’un jour après, c’est-à-dire le 20 avril 2017, que les choses s’accélèrent. En effet, le jeudi 20 avril, le Dinar s’échangeait ce jour à 2,5949 euros en interbancaire. Le vendredi 21, il était à 2,6939 euros et s’ébranlait déjà. Le samedi 22 et le dimanche 23 avril, le marché est fermé, ce qui explique que le lundi 24 avril la polémique autour du taux de change du Dinar était à son comble et le Dinar s’échangeait à 2,6102 euros. Le 25 avril, la BCT injecte 100 MUSD, ponctionnés sur la réserve nationale en devises, sur le marché du change pour lisser la baisse du prix du Dinar qui reste ainsi à 2,6102 et s’y stabilise le lendemain. Voici par ailleurs, une idée sur le change du DT, sur des sites étrangers au courant de la période du 17 au 26 avril 2017 (Source : FxexchangeRate.com)

A son arrivée à Tunis, la ministre organise un point de presse restreint, où elle affirme ceci : «je n’ai pas déclaré que la véritable valeur de l’Euro est de 3 DT», contrairement à ce que tout un chacun peut toujours entendre dans le podcast d’Express FM.
En 4ème point de ce communiqué, la ministre jette l’opprobre sur «les corrompus et les contrebandiers», que la réussite des réformes du gouvernement «dérange jusqu’à éloigner le sommeil de leurs yeux», ainsi que sur «ceux qui profitent, injustement, de la situation actuelle» et qui «s’opposent à ces réformes». Piquée au vif par les appels à sa démission et l’intox de sa fuite parus sur quelques Blogs, elle s’attaque ensuite pourtant à la presse qu’elle prend pour un ânon, en fustigeant «l’intense campagne de presse, qui a détourné mes propos, sur la presse et les réseaux sociaux et dont je conclue qu’elle était fausse et orchestrée, dans le but de perturber le rythme accéléré des réformes entreprises par le ministère et le gouvernement en général». Et de terminer qu’elle était «sûre que ces campagnes de dénigrement allaient avoir lieu». No Comment Mme la ministre. Vos propos d’une ministre d’un gouvernement qui n’en est pas à sa première bourde médiatique en disaient déjà assez !

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Depuis plusieurs semaines, les habitants du gouvernorat de Tataouine protestent jour et nuit dans de nombreuses localités appelant le gouvernement de Youssef Chahed à honorer sa promesse selon laquelle il fera en sorte que les grandes sociétés pétrolières opérant dans ledit gouvernorat recrutent les jeunes chômeurs et ce, dans les plus brefs délais.

Suite à la multiplication de ces protestations dans le Sud tunisien, une source digne de foi relevant de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) a tiré la sonnette d’alarme et a affirmé ce lundi 24 avril 2017 à Africanmanager que ces manifestations pèsent très lourd sur l’économie et l’intérêt du pays, affirmant que certaines compagnies étrangères finiront  par quitter le territoire pour s’installer dans des pays voisins.

Il a, dans ce contexte, précisé  : « Nous sommes conscients que les revendications sociales des habitants de Tataouine sont légitimes, néanmoins ces pratiques menacent non seulement la région mais aussi la stabilité des institutions pétrolières implantées dans le sud tunisien ».

Et d’ajouter « Je tiens à réaffirmer que le chef du gouvernement,Youssef Chahed, a appelé toutes les parties concernées à trouver des solutions pertinentes, susceptibles de résoudre les problèmes relatifs au développement pour cette région, qui se caractérise par son potentiel économique puisqu’elle représente 40% de la  production nationale de pétrole et  20% de la production de gaz. Ce gouvernorat compte sept grands champs pétroliers dont le gisement pétrolier “Naoura” qui est en cours d’exécution », a-t-il ajouté.

Notre interlocuteur a, en effet, exprimé sa profonde inquiétude face à cette crise sociale étant donné que des jeunes manifestants de Tataouine ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour à 100 km au sud du chef-lieu du gouvernorat.

Cette zone constitue le point d’accès des installations pétrolières du bassin pétrolier.

Bientôt une série de décisions

Notre interviewé a, sur un autre volet, annoncé que Chahed effectuera une visite de travail à Tataouine et qu’une série de décisions au profit des habitants de cette région seront prises lors d’un Conseil ministériel qui sera tenu dans ledit gouvernorat.

On rappelle qu’une réunion s’est tenue avec des représentants des sociétés pétrolières implantées à Tataouine, en présence du ministre des Affaires sociales, du porte-parole du gouvernement, de députés issus du gouvernorat et du président directeur général de l’ETAP.

Il a été décidé, au cours de cette réunion, d’accorder la priorité aux jeunes de Tataouine dans les recrutements et de réserver à la région un quota d’au moins 70 % du personnel non qualifié.

Aussi, les sociétés pétrolières se sont engagées à donner la priorité aux sociétés de services implantées à Tataouine, dans leurs contrats et à contribuer financièrement et techniquement à la création d’un centre de formation multidisciplinaire dans la région.

 

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L’UTICA a exprimé dans un communiqué publié ce jeudi 20 avril 2017 sa profonde préoccupation suite à la chute de la valeur du dinar durant les deux derniers jours.

L’organisation a considéré la dévaluation du dinar comme un danger réel qui menace l’économie tunisienne et qui aura des conséquences négatives sur l’investissement, la compétitivité des entreprises et aggravera le déficit et le volume de la dette.

L’UTICA appelle le gouvernement et la Banque Centrale à fournir une explication rapide à la situation actuelle et à dévoiler la stratégie qui sera adoptée pour stopper l’hémorragie de la baisse de la valeur du dinar qui menace la continuité de l’entreprise, sa compétitivité et sa capacité d’investissement pour soutenir la création d’emplois.

Et d’ajouter que les déclarations évoquant le choix du gouvernement pour une politique de dévaluation du dinar ont suscité l’interrogation des Tunisiens en général et des entrepreneurs en particulier.

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Le porte-parole du Front Populaire, Hamma Hammami, a annoncé, lors de son passage ce mercredi sur Shems Fm, que l’État enregistre une perte de revenus estimée à 1100 millions de dinars à cause de la contrebande de cigarettes et de carburant.

Hamma Hammami a précisé que 600 autres millions de dinars sont perdus par l’État à cause de la contrebande des médicaments vers plusieurs pays dont le Mali.« Si le gouvernement collecte les revenus des impôts estimés à 16 mille millions de dinars nous n’aurons pas besoin de faire appel au FMI » a-t-il ajouté.

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L’interview groupée du chef du gouvernement, Youssef Chahed, de presqu’une heure, dimanche soir dans un décor austère qui rappelle une autre période, n’a finalement pas eu l’effet escompté. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à feuilleter les différentes réactions sur les réseaux sociaux. Une sortie médiatique où le format de 3 médias concurrents et aux lignes éditoriales différentes n’a pas permis un rendu compréhensible par la grande masse de la population à laquelle elle était destinée. A la fin, c’est une interview déstructurée et qui partait à tous les moments en vrille, dans tous les sens, avec des questions et des interpellations, en milieu de réponse de Youssef Chahed, qui ne permettaient même pas au chef du gouvernement de développer ses idées, ses messages de bout en bout, ou de terminer une réponse à la question d’un des journalistes.

C’est enfin, de l’avis de la grande majorité des observateurs, une sortie qui n’a rien apporté ou presque et qui ne changera rien dans la perception de son action par «Monsieur-tout-le-monde». Une sortie qui a surtout pêché par défaut d’un style de communication, plus direct et qui prenne le peuple à témoin, plus convaincant et qui contribuerait à restaurer la confiance entre dirigeant et dirigés. Il en a les aptitudes, mais Chahed refuse toujours de changer de mode de communication et cela ne le sert pas et dessert tout un peuple qui lui a pourtant, plusieurs fois, donné des signes de sympathie qui ne trompent pas (Exemple de ses immersions dans le quotidien de certaines populations dans plus d’un quartier).

⦁ Deux Niet, 2 annonces et des vœux pieux !

Sur le fond, il y avait d’abord ces quelques annonces, dont les deux seules qui retiendront l’attention. Le Niet aux syndicats qui demandent la tête de son ministre de l’éducation, notamment lorsqu’il dit «c’est moi qui l’ai nommé, c’est moi qui le renverrai, dans un jour, dans un mois ou dans une année». Le Niet aussi à ceux qui espéraient sa démission, en affirmant «je suis venu par l’accord de Carthage et je ne reculerai pas».
Mais aussi ces deux véritables annonces passées inaperçues d’une prochaine amnistie de change qui fera prochainement l’objet d’un projet de loi. Et enfin, cette date butoir du 15 juin pour l’arrivée de la proposition gouvernementale de la réforme des caisses sociales devant l’ARP.

On retiendra aussi ces deux grands messages répétés par un chef de gouvernement à qui on n’avait pas donné le temps de développer ses propos. D’abord, un appel à positiver et à l’optimisme. Il serait, croyons-nous savoir, motivé par les premiers signes des discussions avec la délégation du FMI et le Draft des conclusions qui devrait, parait-il, permettre de débloquer la 2ème tranche de crédit.
Dans le même sens que l’optimisme, Chahed a aussi appelé à la cessation de l’autoflagellation, en mettant en exergue des premiers signes d’une reprise économique. Il a, par deux fois, essayé de développer la question du «Contrat de la dignité», conçu comme une digne alternative à une recherche désespérée d’un boulot à la fonction publique, et fut par deux fois interrompu.
Enfin, ce leitmotiv que personne n’a voulu entendre et n’a demandé à développer, malgré son importance capitale, qu’il n’y a «pas d’emploi sans le retour à la croissance et que cette dernière ne reviendra que par le travail et le labeur».

⦁ Un match nul de kick-boxing

C’est ensuite presqu’une heure de débat, contradictoire et haché, car tourné vers le factuel de court terme et non vers le stratégique qui pourrait lui donner le temps de développer sa vision, où on ne retient que ce refus répété de Youssef Chahed à «mettre les points sur les i» concernant sa solitude politique et son lâchage par ses propres partenaires au GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Visiblement, les trois journalistes avaient besoin de faire le buzz et Chahed le sentait et tentait, par sa fuite répétée devant la même question qui le harcelait, de ne pas jeter plus d’huile sur le feu de son exil politique, face à Nidaa et Ennahdha qui légitimaient des revendications qu’ils savaient difficilement réalisables sans croissance immédiate.

Plusieurs fois, le chef du gouvernement tunisien a mis le doigt sur le véritable mal qui ronge le travail de son gouvernement. La confiance dont il appelait le retour de ses vœux les plus chers. Ce qui devait être un débat pour entamer ce retour à la veille de son déplacement dans plusieurs régions s’était transformé en un match de kick-boxing dont il s’est certes tiré avec le moins de blessures possible, mais pas vainqueur, même aux points.
En Football, c’était au final un match où celui qui a bien joué n’a pas gagné. Youssef Chahed était attendu sur le plan politicien, pour crever tous les abcès dont souffraient ses efforts pour remettre le pays sur la bonne voie et mettre chacun devant ses responsabilités historiques. Lui, il voulait jouer sur la question économique et ses effets sociaux pour reconstruire la confiance qui lui permettrait de continuer sereinement son travail à la tête du GUN.

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Depuis quelques jours, la Tunisie connaît une vague de protestations sociales concentrée dans les régions intérieures du pays (Tataouine, Sfax, Kef, Gafsa).

De jeunes chômeurs, soutenus par la société civile, ont organisé des marches de protestation imposantes pour réclamer une série de choses comme l’emploi, le développement de leurs régions marginalisées depuis des décennies.

C’est dans ce contexte qu’une grève générale a été décrétée mardi à Tataouine sur fond de revendications socio-économiques dans cette région classée parmi les zones défavorisées et donc prioritaires dans le plan de développement régional.

Cette grève coïncide avec des mouvements sociaux pacifiques observés dans d’autres gouvernorats comme Kairouan, Gafsa et Le Kef. On rappelle que les jeunes protestataires de Tataouine ont rejeté les décisions prises par le Conseil ministériel du lundi 10 avril 2017.

D’après les données dévoilées par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), ce gouvernorat fait partie des régions qui ont les taux de pauvreté les plus élevés, à ajouter aux cas de suicide et de tentatives de suicide.

Le FTDES a également appelé à l’application de mesures urgentes prises par des conseils ministériels et à la relance des projets bloqués dans la ville de Kairouan. Et d’exprimer son soutien aux protestations des habitants de Tataouine, du Kef et des autres régions, les qualifiant de « mouvements sociaux civils, pacifiques et populaires« . Le communiqué dit également ceci : «Le gouvernement, qui se contente seulement d’envoyer des délégations ministérielles dans les régions, ne présente aux habitants que des promesses et des solutions dont le seul objectif est de gagner du temps. Nous avons, à maintes reprises, informé le gouvernement que  les revendications des habitants issus de nombreuses régions intérieures sont (…) légitimes»…

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Le forum tunisien des droits économiques et sociaux( FTDES) a annoncé dans un communiqué rendu public lundi 10 avril que la situation économique et sociale dans le gouvernorat de Kairouan reste toujours dramatique.

Le FTDES a, dans ce contexte, appelé à l’application de mesures urgentes prises par des conseils ministériels et à la relance des projets bloqués dans la ville de Kairouan.

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Il y a quelques semaines, la banque publique de référence, STB (Société Tunisienne de Banque), organisait une conférence de presse pour présenter la solution imaginée par la banque, pour sortir du marasme des dettes du secteur touristique. Une dette qui représente un poids de 1,7 Milliard DT pour cette banque qui entame depuis plusieurs mois un plan de restructuration financière.
L’idée, grosso-modo, selon le DG Samir Saïed, c’est de «déterminer la dette supportable par l’hôtel, la capacité de remboursement de chaque hôtel. Cette dette supportable sera divisée en 2 parties. Une petite partie sera classée dette-senior et la dette-junior qui viendra en second rang. La partie de dette non supportable sera ensuite transformée en obligations convertibles. Si l’équipe de gestion concrétise les objectifs, c’est tant mieux. Dans le cas contraire, la banque exerce son option de conversion et transformera la dette en prise de participation dans le capital. On fera appel à une société de gestion extérieure qui sera chargée de la gestion de l’hôtel. A la fin de la période de redressement, l’hôtelier pourra racheter les obligations ou nous vendrons l’hôtel». (Voir notre papier du 12.03.2017).

Nous n’entrerons pas dans le détail de cette offre, dont nous avons pourtant copie. Nous noterons seulement que ce que propose, depuis peu, la banque à ses débiteurs hôteliers, selon le modèle qu’Africanmanager s’est procuré, c’est une offre, selon certains hôteliers que nous avions pu contacter, qui leur rappelle fort le défunt AMC, lancé pendant l’ère de la Troïka. Une structure qui avait alors beaucoup fait peur aux hôteliers qui l’ont toujours refusée. Ils nous font aussi et surtout noter, à propos de l’offre de la STB, cette condition où le promoteur achète à 2 fois le nominal et doit vendre à la banque au 10ème du nominal. Cette dernière condition aurait été changée, sans que la STB n’en parle. Il n’en demeure pas moins que l’offre n’est pas définitive, elle engagerait des conséquences fiscales et ressources qui doivent avoir l’accord du gouvernement et même de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple).

Le 4 avril 2017, Nous posions la question à la ministre des Finances, Lamia Zribi, autorité de tutelle directe des toutes les banques publiques, la question sur sa position quant à cette proposition en général. Sa réponse, alors que la STB commençait déjà à «commercialiser» cette offre, laisse pour le moins perplexe.
Pour elle en effet, «il y a une réflexion, à commencer à travailler sur une solution pour les dettes du secteur touristique avec la STB. Nous ne reviendrons pas à l’idée de l’AMC (Asset Management Compagny), mais trouver une formule pour assainir le portefeuille de cette banque». A l’entendre donc, la réflexion ne serait même pas encore engagée. De là à parler de solution prête, le pas semble être déjà franchi par la nouvelle direction de la STB.
Et lorsqu’on demande à la ministre des Finances un commentaire à propos de l’offre en elle-même, elle est plus directe : «C’est une proposition de la STB, discutée avec la FTH qui a apprécié cette proposition. Au ministère des finances, on n’a pas encore tranché sur cette question. La proposition n’est donc pas validée, mais peut être discutée et affinée».

On comprend dès lors et sans l’ombre d’un doute que la proposition de la STB n’aurait pas lieu d’être, sans l’aval de l’autorité de tutelle qu’est le ministère des Finances. Même son de cloche d’ailleurs chez l’autorité de régulation qu’est la BCT (Banque Centrale de Tunisie), où une source proche du dossier nous dit que la proposition de la STB n’est pas encore officielle. Les deux s’entendent cependant sur la nécessité de trouver une solution et sur le fait que le problème de la dette a trop duré.

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Décidément le nouveau président du Ghana, Nana Akufo-Addo, est le champion des revirements, en à peine 3 mois de gouvernement – il a pris ses fonctions en décembre 2016. Lui qui avait promis une bonne cure d’austérité pour rectifier les écarts de conduite de ses prédécesseurs fait tout le contraire de ce qu’il avait promis, la main sur le coeur, durant la campagne électorale. Après avoir battu le record continental du gouvernement le plus obèse, il refait parler de lui avec une histoire de commandes de voitures…

Nana Akufo-Addo avait appris que plus de 200 véhicules de fonction s’étaient mystérieusement volatilisés. Il avait alors affirmé qu’il met à la diète son administration en gelant tout achat de voiture. Et puis patatras, il vient de décider de payer des bagnoles à ses ministres. En y incluant les secrétaires d’Etat et les ministres délégués, ça fait un sacré paquet !

« J’ai été impressionné, même s’il n’avait pas précisé la durée de cette suspension », a confié Kwesi Pratt, le rédacteur en chef du journal Insight. « Était-ce pour deux semaines, deux mois, trois ou quatre ans. Peu importe, j‘étais toujours impressionné parce que cela envoyait un signal. Le gouvernment n‘était pas prêt à engager des dépenses luxueuses extravagantes pour les personnes qu’il nommait », a-t-il affirmé, d’après Africanews.

Le Ghana, plongé dans une récession depuis trois ans et qui fait face à une terrible inflation, est loin de se serrer la ceinture pour les dépenses publiques. Des sources parlementaires ont confié que la rémunération moyenne d’un ministre est de 4 000 dollars, il a à sa disposition au moins deux voitures de fonction, des bons de carburant, un logement, et autres privilèges…

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Le député Aymen Aloui (Front populaire) a déclaré, mardi 28 mars 2017, que 34 signatures des différents groupes parlementaires ont été collectées pour contester l’adoption du projet de loi amendant et complétant la loi relative au Conseil supérieur de la magistrature (CSM). L’ingérence dans les affaires de la justice constitue une ligne rouge, a-t-il averti.
Lors du débat général, le ministre de la Justice, Ghazi Jribi a affirmé que la décision rendue la veille par le Tribunal administratif n’a aucun lien avec l’initiative législative visant à résoudre la crise du CSM.
Il a insisté sur l’urgence de régler au plus vite cette question et d’entamer l’instauration d’instances constitutionnelles permanentes.
Selon lui, l’initiative législative ne constitue pas une ingérence dans les affaires de la Justice ni une tentative de mettre la main sur l’appareil judiciaire.
Il s’agit, a-t-il tenu à expliquer, d’une procédure formelle en vertu de laquelle le président du parlement convoque la première réunion du CSM sans intervenir dans son organisation et son déroulement.
Le ministre a critiqué l’attitude de l’instance provisoire de l’ordre judiciaire qui, a-t-il fait observer, ne s’est pas souciée de pourvoir les vacances et dont le président a omis de convoquer la réunion du CSM, insistant sur l’urgence de passer à l’étape des institutions permanentes.
Le projet de loi amendant et complétant la loi organique n° 2016-34 du 28 avril 2016 relative au CSM a été adopté à une majorité de 120 voix pour, 2 contre et 12 abstentions.
Il s’agit d’une initiative législative gouvernementale qui a été proposée pour mettre fin au désaccord persistant entre les structures judiciaires, depuis plus de 4 mois après l’élection des membres du CSM en octobre 2016.
Lors de l’opération de vote du projet de loi article par article, les groupes parlementaires de l’Union patriotique libre, le Front populaire et le bloc démocrate se sont retirés en signe de rejet du projet de loi.
Le Tribunal administratif a décidé lundi la suspension de toutes les décisions annoncées au nom du CSM et la poursuite de la mission de l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire jusqu’à l’installation du Conseil.

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Indiscutablement, les trois caisses sociales en Tunisie sont confrontées à de gros déséquilibres financiers qui peuvent avoir des conséquences très graves sur les prestations destinées aux différentes catégories sociales affiliées. Pour sortir de l’ornière, le ministère des Affaires sociales et les différentes parties concernées évoquent une batterie de mesures et réformes pour aplanir les difficultés structurelles et réduire ainsi le déficit des caisses sociales.

Dans une déclaration accordée ce lundi 27 mars à Africanmanager, Kamel Madouri, directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires Sociales a affirmé que le gouvernement de Youssef Chahed est en train de finaliser son diagnostic global sur la situation des caisses de la sécurité sociale en Tunisie.

Après ce diagnostic, les parties concernées vont étudier les différentes solutions suggérées susceptibles de résoudre le problème du déficit des trois caisses qui a           atteint 1.1 milliard de dinars en 2017 contre 664 millions de dinars (MD) en 2015, d’où la nécessité de s’accorder sur des réformes urgentes, avec la contribution de tous les partenaires sociaux.

Dans ce contexte, Kamel Meddouri explique que le déficit aurait pu être plus grave si l’Etat n’était pas intervenu à deux reprises. D’abord en injectant 300 MD dans le cadre de la loi de finances 2016 puis 500 MD dans le cadre de la loi de finances 2017.

Les trois caisses réunies nécessitent, en urgence, l’injection de 1279 MD pour qu’elles puissent honorer leurs engagements mais ont surtout besoin de réformes avant fin 2017.

Sur un autre volet, il a signalé que les efforts se poursuivent davantage afin de lancer une série de réformes pour les caisses à partir de 2018 et ce, après une série de discussions qui seront menées entre toutes les parties concernées. Il a, dans ce contexte, précisé qu’il est primordial de lancer ces réformes dans les brefs délais pour sortir de la crise actuelle.

Le directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales a, en effet, insisté sur l’importance de traiter ce dossier avec beaucoup d’objectivité et de transparence affirmant que la prise de décisions pertinentes et urgentes est nécessaire dans cette phase difficile que vivent les caisses sociales.

La réforme de la sécurité sociale, en Tunisie, exige du courage, le sens des responsabilités et de la volonté politique. Il est nécessaire d’analyser la situation, de déterminer avec précision les défaillances et de proposer les solutions urgentes et à long terme, en vue de rétablir les équilibres financiers du pays.

Article traduit par Nadia Ben Tamansourt

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Le membre du bureau exécutif et porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri a affirmé, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion du bureau exécutif élargi de la centrale syndicale qu’une commission administrative du syndicat de l’enseignement secondaire aura lieu, aujourd’hui, mercredi 22 mars 2017, pour prendre les décisions adéquates, en réponse à la demande du syndicat national de l’enseignement secondaire, rapporte Jawhara Fm.

Parmi les points abordés lors de cette réunion, l’application des accords préalablement établi avec la partie syndicale, dont ceux qui ont été signés depuis des années, indique la même source.
Par ailleurs, le bureau exécutif de l’UGTT tient le ministre de l’Éducation responsable de la tension qui règne au sein du ministère, appelant le chef du Gouvernement à trouver un remplaçant rapidement.
D’un autre côté, Tahri a assuré que le différend qui a éclaté entre le syndicat central et le syndicat de l’enseignement secondaire ne se transformera pas en un conflit interne.

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