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Le gouvernement britannique a été prévenu du manque de sécurité dans les stations balnéaires en Tunisie des mois avant l’attentat de Sousse qui a fait 30 tués parmi les touristes britanniques, selon l’enquête.

Cité mardi par le Daily Mail, un rapport officiel préparé pour le gouvernement affirme que des hôtels dans la région de Sousse disposaient de «peu de sécurité efficace» pour prévenir ou répondre à une attaque à partir d’un point d’entrée de la plage.

Le terroriste Seifeddine Rezgui qui a tué 38 personnes à la station balnéaire de Port El Kantaoui, le 26 juin, 2015, a accédé aux lieux à partir de la plage pour déverser sa folie meurtrière sur un parcours de deux miles (plus de 3 kilomètres) avant d’être abattu.

Andrew Ritchie, qui représente les familles de 20 victimes, a déclaré au deuxième jour de l’audience sur la mort de 30 touristes britanniques, qu’un touriste qui a survécu à l’attaque avait affirmé qu’un agent de voyage l’avait assuré qu’il était à «100% sûr» de se rendre à Sousse, lors de sa réservation, quelques semaines après une attaque meurtrière perpétrée contre le musée du Bardo.

L’enquête sur la mort des victimes britanniques a souligné que ledit rapport a épinglé la sécurité au niveau des accès aux plages pour quelque 30 hôtels dans trois stations balnéaires du pourtour méditerranéen. Le terroriste a tué environ 10 de ses victimes sur la plage, puis a accédé à l’hôtel haut de gamme via l’entrée sablonneuse. L’établissement hôtelier avait déjà été visé par un attentat-suicide en octobre 2013, qui s’est soldé par la mort de son auteur sans faire d’autres tués, rappelle l’enquête.

Peu de mesures de sécurité efficaces

Donnant lecture d’extraits du rapport lourdement expurgé, lors de l’audience à la Cour royale de justice de Londres, Richie a indiqué que « vu que l’attaque contre l’hôtel Riadh Palms en octobre 2013 a été lancée à partir de la plage, une attention particulière a été accordée aux points d’accès à la plage.

‘Il (le rapport) ajoute: «Malgré une bonne infrastructure de sécurité autour des hôtels et stations balnéaires, il semble qu’il y ait peu de mesures de sécurité efficaces de nature à prévenir ou répondre à une attaque (à partir de la plage)’. ‘

Les enquêtes avaient déjà souligné que selon les directives officielles pour les touristes se rendant en Tunisie, il y avait un «risque élevé de terrorisme» au moment de l’attaque Sousse.

Les directives n’ont pas été actualisées pour être portées au plus haut niveau des avertissements déconseillant tous les voyages en Tunisie en dépit d’une précédente attaque terroriste contre le musée du Bardo en mars 2015, qui a tué 24 personnes, dont 20 touristes.

Le rapport de janvier 2015 relatif à la sécurité de l’hôtel a été élaboré par une personne non désignée nommément qui se trouvait à Mumbai en Inde au moment de l’attaque terroriste qui y a été perpétrée en 2008, précise l’enquête.

Une évaluation des risques terroristes faite pour le compte du Foreign Office quelques après le bain de sang de juin en Tunisie, a également mis en cause la sécurité dans les stations balnéaires.

La Commission nationale de lutte contre le terrorisme de Tunisie avait constaté que « la sécurité des installations dans les hôtels étaient généralement de faible niveau», bien que «certains hôtels se soient dotés d’une meilleure sécurité ».

Jane Marriott, directrice à la Direction du Moyen-Orient Afrique du Nord du ministère des Affaires étrangères au moment des attaques du Bardo et de Sousse, a déclaré à l’audience que, en raison du fait que, avant la révolution de 2011, la Tunisie avait été une dictature, les Tunisiens « voyaient mal une présence policière plus envahissante », ajoutant que «cela a rendu difficile pour les autorités d’être proactives vis-à-vis de la sécurité.»

La menace de Daech était précise

Selon un extrait du procès – verbal d’une réunion entre des responsables de l’ambassade britannique et des voyagistes en Tunisie peu après l’attaque du Bardo, « le personnel de l’Ambassade a exercé de fortes pressions pour retenir les touristes en Tunisie, tout en appelant à durcir le texte du conseil voyage pour refléter la gravité de l’incident ». Marriott qui n’assistait pas cette réunion, à déclaré à l’audience que « la réaction impulsive pouvait être le lot de tout le monde, mais je ne pense pas que ce soit le cas pour les responsables britanniques ».

Parmi les pièces versées au dossier figure un e-mail entre un consultant en sécurité et l’opérateur de Voyage TUI le lendemain de l’attaque terroriste contre le musée du Bardo, en mars 2015 où le consultant déclare que «  nous avons eu la vidéo postée sur YouTube par Daech en décembre où l’organisation menaçait de lancer des attaques terroristes en Tunisie où elle s’employait à installer son réseau, ajoutant qu’il voyait «  dans cette attaque le début de la campagne de Daech en Tunisie ».

A la question de Richie qui lui demandait si les touristes étaient visés par l’attentat du Bardo, La directrice au foreign Office a déclaré que « c’est ce qui nous a paru être », ajoutant cependant que « étant donné que le Parlement était réuni le même jour en séance plénière, nous ne pouvons pas dire d’une façon ou d’une autre ce que telle était la cible ».

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Une zone industrielle sera bientôt mise en place à Ben Guerdane. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia.
Dans une déclaration accordée à Jawhra fm, il a d’autre part indiqué que les négociations se poursuivent avec les autorités libyennes afin d’assurer la réouverture du passage frontalier de Ras Jedir. Pour rappel, Ben Gharbia, avec d’autres ministres, est actuellement en visite à Ben Guerdane dans une tentative d’apaiser la situation, et d’écouter les préoccupations des habitants de cette région.

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Le dirigeant du parti le Congrès pour la République (CPR)

Le dirigeant au Mouvement Tounes al-Irada Tarek Kahlaoui a commenté le climat de tension qui règne depuis quelques jours dans différentes régions du pays, à l’instar de Meknassi, à Sidi Bouzid et Ben Guerdane, à Médenine.
Lors de son passage sur Shems fm, il a ajouté que les erreurs du gouvernement sont à l’origine de ces mouvements, critiquant ainsi la visite de la délégation ministérielle à Ben Guerdane. Kahlaoui a critiqué cette politique, surtout que les décideurs visitent cette zone sans aucune connaissance des dossiers.
La position de Tarek Kahlaoui vient à un moment où une délégation ministérielle, composée notamment d’Abid Briki et Mehdi Ben Gharbia, respectivement ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance et
ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, s’est rendue aujourd’hui à Ben Guerdane dans une tentative d’apaiser la situation, et d’écouter les préoccupations des habitants.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce vendredi 13 janvier 2017 que la délégation ministérielle actuellement en visite à Ben Guerdane va s’engager à déterminer une date précise pour la réouverture du poste frontalier de Ras Jedir.
Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, il a ajouté que son gouvernement multiplie depuis quelque temps les efforts afin de trouver une issue à cette crise et de résoudre les problèmes auxquels cette ville fait face. « Le gouvernement actuel n’a épargné aucun effort pour gagner ce challenge », a précisé le ministre, faisant savoir que plusieurs réunions et rencontres de concertation ont eu lieu avec la partie libyenne à propos de cette question.

Le ministre s’est montré optimiste quant à la réalisation de cet objectif, surtout que plusieurs réunions sont prévues cet après-midi avec l’ensemble des composantes de la société civile de Ben Guerdane pour traiter cette question, mais aussi pour évoquer d’autres projets de développement, toujours en suspens. Dans le même contexte, le ministre a ajouté qu’une autre réunion est attendue au niveau du poste frontalier pour mieux examiner cette question.
Abid Briki a par ailleurs signalé que le gouvernement d’union nationale ne pourra jamais faire des promesses irréalisables.
Il est à rappeler que la situation dans la délégation de Ben Guerdane est marquée dernièrement par des actions de protestation de la part des habitants, qui réclament ainsi des négociations sérieuses avec la partie libyenne pour une ouverture permanente du poste frontalier de Ras Jedir.
Pour tenter d’apaiser la tension sociale dans cette zone, une délégation gouvernementale, composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, s’est rendue, aujourd’hui, à Médenine et plus précisément dans la délégation de Ben Guerdane.

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Réagissant aux tensions sociales que connaissent plusieurs régions du pays à l’instar de Meknassi et Ben Guerdane, le dirigeant du Front populaire Ahmed Seddik a déclaré que les gens en ont marre des promesses non tenues.
Lors de son passage sur Shems fm, l’opposant a justifié la colère des protestataires de Sidi Bouzid, Meknassi, Ben Guerdane et d’autres régions par la langue de bois du gouvernement, qui n’a pas pris aux sérieux leurs revendications, selon lui.
« Cette situation a provoqué un climat de tension », a dit l’opposant.
Et d’alerter : « la déception et la perte de confiance pourraient contribuer à l’explosion ».

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Aucun soutien psychologique n’a été apporté aux marins pêcheurs rentrés le 22 décembre 2016 en Tunisie après un mois et demi de détention en Libye, a dénoncé, ce jeudi 29 décembre, Ikbal Ben Rejeb, président de l’ »Association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger « .
« La plupart des marins pêcheurs sont dans un état psychologique critique en raison des mauvais traitements qu’ils ont subis lors de leur détention », a affirmé Ben Rejeb lors d’une conférence de presse à Tunis.
Ben Rejeb a également dénoncé l’indifférence du gouvernement tunisien à l’égard du dossier des citoyens tunisiens arrêtés en Lybie. Des enfants en bas âge (3 ans) figurent parmi ces prisonniers, à l’instar de l’enfant Tamim Jendoubi, ou encore le petit Baraa, dont une photo présentée par Ben Rejeb montre des traces de blessures et des pansements.
Venu témoigner sur les conditions de détention des marins tunisiens, Omar Dridi, frère de l’un d’entre eux, a indiqué que ce dernier souffre actuellement d’une dépression nerveuse profonde qui « l’a empêché de venir livrer son propre témoignage ».
« Les marins tunisiens ont subi des tortures psychologiques et physiques pour les obliger à faire des aveux et justifier leur arrestation », a-t-il dit.
Ils ont été victimes, selon Dridi, d’une opération de piraterie maritime orchestrée par une milice libyenne dans les eaux territoriales tunisiennes dans le but de demander une rançon. « Le gouvernement tunisien n’a apporté aucune aide aux victimes libérées grâce à l’aide d’un homme d’affaire tunisien et à la mobilisation des familles des marins », a-t-il déclaré.
Dridi a appelé les autorités tunisiennes à améliorer la situation des marins pêcheurs tunisiens qui, a-t-il dit, ne bénéficient ni de prime de pénibilité ni d’une bonne couverture sociale, ajoutant qu’une indemnité mensuelle de tout juste 100 dinars est versée à la famille du marin en cas de décès.
Intervenant au sujet de l’affaire de Sofiane Chourabi et Nadhir Guetari, disparus en Libye, Sonia Rejeb, mère de Nadhir Guetari, a tenu à dénoncer l’indifférence du gouvernement tunisien.
Elle a affirmé avoir collecté des informations et des témoignages sur cette affaire lors de son voyage en Libye, mais qu’aucun représentant du gouvernement n’a voulu l’écouter.
Rappelons que 54 marins pêcheurs ont été arrêtés en Libye le 15 novembre 2016 pour « violation des eaux territoriales libyennes ». Ils ont été placés en détention avant d’être libérés et de revenir en Tunisie le 22 décembre 2016.

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Mehdi Jomaa, ancien chef de gouvernement, et qui n’est jamais retourné au business, sans doute à cause de la forte attraction du pouvoir, infiniment plus puissante que celle de son pré-carré dans le secteur privé, a enfin abattu ses cartes, dans un entretien avec Jeune Afrique. Il s’est décidé à descendre dans l’arène politique, autour de laquelle il n’a cessé de tourner mais qu’il redoutait, sans doute à cause des coups qu’on y prend, inéluctablement et à cause des efforts presque surhumains qu’il faut faire pour s’y imposer, face à des politiciens pas aguerris mais incroyablement agressifs et des citoyens intraitables.

D’abord, en bon communicateur, sans avoir l’air d’y toucher, il démolit à la hache les objets qui encombrent son chemin : Les partis politiques qui se disputent les faveurs des Tunisiens, très maladroitement d’ailleurs. « La faiblesse des partis actuels tient à la fois à leur flou programmatique, à leur coupure d’avec la base et au hiatus qui existe entre les règles qu’ils énoncent et leur pratique quotidienne. Ils invoquent la démocratie de manière incantatoire alors que leurs structures ne sont pas désignées de manière démocratique. Ils prônent l’égalité alors que le recrutement et l’avancement en leur sein se font par copinage. Ce que les Tunisiens refusent c’est la pratique de ces partis, mais aussi « l’esprit partisan », étroit, qui s’apparente au clanisme« .

A propos de son parti politique et des risques de télescopage avec son « think tank », « Tunisie Alternatives », Jomâa dit ceci : « s’agira-t-il d’un parti, au sens classique, ou d’un rassemblement, les choses ne sont pas encore décantées, mais ça sera un mouvement politique, pas une association comme peut l’être le think tank. Le think tank a réuni des experts et des personnalités et nous a permis d’élaborer une vision, de la traduire en programme et en politique publique, et d’identifier les personnes capables de les porter. Mais, en parallèle, j’ai commencé à organiser mes équipes pour faire le lien avec la base, avec les régions. Ce dispositif va naturellement converger pour aboutir à une construction politique, mais nous ne voulons pas nous précipiter. J’insiste en revanche sur la nécessité des déplacement sur le terrain. Ils sont indispensables si l’on veut comprendre les vraies attentes des gens et ne pas les trahir. Vous savez il y a des regards assassins qui vous mettent mal à l’aise et il y a des regards qui vous obligent. Il faut les croiser, les affronter pour saisir humblement la responsabilité qui vous incombe. »

Cet entretien a permis de lever tous les doutes sur le fait que l’ancien chef de gouvernement a déjà mis son costume d’opposant et que c’en est fini des postures tièdes, fades diront certains, des positions médianes, neutres et bienveillantes, place au combat, aux coups, les vrais. Quand on l’interroge sur le rendement du gouvernement piloté par Youssef Chahed, Jomâa rétorque, sans prendre de gant : « Normalement, le budget est l’acte politique majeur d’un gouvernement. Or celui qui a été discuté devant l’Assemblée des représentants du peuple [ARP] n’avait ni cap ni ligne directrice. C’était le cas l’année précédente. On a le sentiment que les turbulences politiques sont devenues bien plus fortes aujourd’hui que durant la période de transition. C’est un comble ! (…). Les élections de 2014 ont marqué la fin d’une transition périlleuse et consacré le retour de la légitimité des urnes. C’était le but. En toute logique, elles auraient dû conférer un minimum de stabilité au système politique, afin de permettre aux responsables de s’atteler à la résolution des vrais problèmes du pays. Or c’est exactement l’inverse qui s’est passé. C’est le grand échec de la classe politique. Il est collectif« .

Il a fendu l’armure, il n’est plus à l’abri

Son extraordinaire aventure a commencé quand son nom a été pioché parmi les nombreux prétendants au sauvetage de la Tunisie, tous des technocrates de haut vol, pour occuper le poste de ministre de l’Industrie, suite à la débâcle du gouvernement de Hamadi Jebali. C’était le 08 mars 2013. Depuis cette date, l’histoire de la Tunisie et celle de Jomâa sont entrecroisées, entremêlées. Cet entrelacement a atteint son paroxysme le 14 décembre 2013, quand on est venu le chercher pour prendre la place de son patron, Ali Larayedh, poussé vers la sortie par la pression populaire suite au deuxième assassinat politique de la post-révolution, celle du député Mohamed Brahmi, après Chokri Belaid. De sa mission de conduire le gouvernement, donc le pays, jusqu’aux élections de 2014 est née cette conviction chevillée au corps qu’il fallait vouer sa vie à l’intérêt national. Avoir la capacité de remuer un pays, le faire bouger, palpiter c’est quand même autre chose qu’être au service de Hutchinson, une filiale du groupe Total, même si son poste était très juteux.

Mehdi Jomâa a rendu les clés du pays à la majorité sortie du scrutin de 2014, Nidaa Tounes et avait déclaré qu’il allait prendre le large. Il avait à un moment agité l’idée de monter une boite de consulting, mais voilà, il n’a rien fait de tangible dans ce sens. A la place on l’a vu tourner autour des grands dossiers économiques de la Tunisie, faire moult déplacements à l’étranger, où d’ailleurs il se faisait volontiers l’avocat de son pays, appelant énergiquement les investisseurs à y aller en masse, participer à des forums internationaux, etc. Mais tout cela n’a permis en rien d’évacuer sa frustration d’être écarté de la direction effective des affaires du pays. Pendant toutes ces années, Jomâa a rêvé d’une sollicitation par les partis politiques et organisations nationales pour être cet homme providentiel qui allait sauver la Tunisie. Il pouvait se le permettre puisque tous les sondages le placent régulièrement parmi les préférés des citoyens pour accomplir cette mission. Alors il a rongé son frein. Mais voilà, ils ne sont jamais venus le chercher. Alors il a jeté son dévolu sur son « think tank », mais ça ne suffisait pas à consumer son énergie et sa passion. Sous la pression de ses proches, qui ont fini par le convaincre qu’il avait une carte à jouer, il s’est résolu à mouiller sa chemise pour aller chercher ce que toute de façon on ne lui offrira jamais sur un plateau : Un mandat du peuple.

Pas de doute, un nouveau gladiateur est dans l’arène. Maintenant qu’il a fendu l’armure, il n’est plus protégé par son statut de technocrate détaché de la chose politique. Tant qu’il était sur son piédestal de sauveur de la nation, à équidistance entre les partis politiques, il était intouchable. Maintenant qu’il a accepté d’en découdre avec les barons de la place, les attaques adverses vont bientôt fuser, et pas de manière feutrée…

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Le ministre des Affaires Etrangères, au nom du gouvernement d’union nationale, doit rétablir au plus vite les relations diplomatiques avec la Syrie, interrompues voilà presque quatre ans. C’est ce qu’a déclaré le député du Front Populaire Zied Lakdhar. Intervenant à l’occasion de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP, consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, le député a indiqué que le rétablissement des liens avec la Syrie est une priorité, appelant le gouvernement à réviser sa politique étrangère.

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Le Premier ministre libanais, Saâd Hariri, a formé, dimanche, 18 décembre 2016, un gouvernement, composé de plusieurs partis politiques, sauf des phalangistes. Des portefeuilles ont également été créés, dont un consacré aux femmes, et un autre aux réfugiés.

« C’est un gouvernement d’entente », a affirmé Saâd Hariri, le chef du gouvernement. Constitué six semaines après l’élection du président Michel Aoun, il compte trente membres et cinq nouveaux ministères. Une seule femme fait partie du cabinet, la secrétaire d’État pour les Affaires administratives.

La plupart des postes importants restant inchangés. Gebran Bassil reste ministre des Affaires étrangères, Ali Hassan Khalil aux Finances et Nouhad Machnouk à l’Intérieur. Le portefeuille de la Défense a été attribué à Yacoub al-Sarraf et celui de l’Énergie et des mines à César Abou Khalil.

Parmi les nouveaux portefeuilles figurent celui de la Lutte contre la corruption, fléau qui gangrène la vie politique libanaise, et pour la première fois un secrétariat d’État pour la Femme et un autre pour les droits de l’Homme.

Âgé de 46 ans, violemment hostile au régime syrien, Saâd Hariri revient au pouvoir après une éclipse de cinq ans. Son gouvernement comptera deux ministres du parti chiite du Hezbollah, dont plusieurs membres sont accusés, devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), d’avoir planifié l’assassinat de son père Rafic Hariri en 2005.

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Le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a appelé le gouvernement à respecter ses engagements envers les familles des disparus ayant émigré clandestinement vers l’Europe, en leur permettant de connaître le sort de leurs enfants notamment à travers la mise en œuvre effective de la commission d’enquête et d’accompagnement psychique et sociale des familles.
Dans un communiqué publié dimanche, à l’occasion de la journée mondiale de la migration, célébrée le 18 décembre de chaque année, le FTDES a demandé au gouvernement de protéger les droits des Tunisiens et de veiller au respect de la souveraineté de la décision nationale lors des négociations en cours avec l’Union Européenne.
Le FTDES a, en outre, souligné la nécessité de promulguer une loi portant sur la protection des droits des migrants et des réfugiés en Tunisie, conformément aux engagements internationaux et en réponse aux revendications pressantes des composantes de la société civile, à travers la ratification des conventions internationales relatives aux droits des migrants dont la convention des Nations-Unies de 1990 et les deux conventions de l’organisation internationale du travail 97 et 143, appelant à cesser le rapatriement obligatoire des migrants.
Dans ce contexte, le FTDES a appelé les composantes de la société civile à être solidaires et à revendiquer la mise à jour de la législation relative à la migration et au droit d’asile, afin de l’adapter aux dispositions de la constitution tunisienne de 2014 et aux conventions internationales et à être vigilants face aux éventuels résultats des négociations sur la migration avec différentes parties.
Par ailleurs, le FTDES a appelé l’assemblée des représentants du peuple à accélérer l’examen de la loi fondamentale sur l’éradication de toute forme de discrimination présentée par le FTDES, la commission pour les libertés et le respect des droits de l’homme ainsi que le réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme.

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On aurait pu croire, quelques jours après l’accord UGTT-Gouvernement sur le report d’une partie de l’augmentation salariale à 2018, que la Tunisie avait payé la dernière tranche du prix de la paix sociale. On aurait même été tenté d’applaudir la centrale syndicale et louer son sens du consensus.

C’était finalement compter sans les vieux démons du «foutage de merde» qui habite depuis 6 ans une certaine partie de la population et une partie de la société civile tunisienne.

En témoigne, d’abord, cette annonce de la part du SG du syndicat de l’enseignement de base, qui en dit long sur les véritables intentions de l’organisation syndicale, malgré la signature de l’accord avec le gouvernement et qui devait garantir une paix sociale, au moins jusqu’à 2018.

Mastouri Gammoudi a en effet indiqué, mercredi 14 décembre 2016 sur les ondes d’une radio tunisienne, que «les grèves régionales et périodiques programmées par les secteurs de l’enseignement de base et secondaire programmées à partir de demain, jeudi 15 décembre 2016, seront maintenues jusqu’à ce que le ministère de l’Éducation invite la partie syndicale à une réunion pour examiner certaines revendications».

Le ministère de l’Éducation avait pourtant annoncé, dès le mardi 13 décembre 2016, le versement des primes aux enseignants du primaire, des collèges et du secondaire, devant . Le trublion Mastouri Gammoudi avait même estimé que la décision du ministère de l’éducation était « un pas dans la bonne direction« .

L’accord UGTT-Gouvernement sur la paix sociale n’aura ainsi pas pu tenir plus d’une semaine. Après cela, il faudra s’attendre à réentendre le SG, Houcine Abassi, répéter qu’il n’a jamais signé une quelconque paix sociale, puisqu’on n’est pas en guerre. Il n’en demeurera pas moins qu’après son prédécesseur, Youssef Chahed aura lui aussi dépensé de l’argent public pour acheter une chimère appelée paix sociale, au prix cher de 13,5 Milliards DT. Comme Essid, il a été dupé par le syndicat et il se leurre sur ses intentions. Il a un droit constitutionnel et ne compte pas le mettre en poche, quitte à en abuser quelques fois !

A la défaite de son premier protégé, l’ancien chef de gouvernement Habib Essid, devant la centrale syndicale, non contente ni rassasiée de grèves, le chef de l’Etat tunisien était sorti sur les médias pour expliquer que c’était le prix à payer pour avoir la paix sociale. Essid a finalement été destitué sans en voir la couleur. Et il est fort probable que l’actuel chef du gouvernement vive une fin d’année dans une situation de non-paix… sociale, au mieux dans une trêve des confiseurs. Et c’est donc ainsi reparti pour un nouveau tour de tournantes [les grèves bien sûr. What else !].

L’autre dossier traité, de «main de fer» comme il le promettait devant l’ARP, par le chef du gouvernement pour s’acheter, lui aussi, sa paix sociale, était celui de Petrofac. Il avait alors dépêché son ministre des Affaires sociales, qui avait alors assouvi toutes les demandes des «fouteurs de troubles » de Kerkennah et leur avait même signé un blanc-seing judiciaire. L’entreprise pétrolière, qui assurait 13% des besoins en gaz de la Tunisie, devait alors plier bagage et oublier la «Tunisie terre d’investissement» qui attendait alors les mirobolantes promesses de 34 milliards DT de «Tunisia 2020». Le démon «foutage de merde» ne tardera cependant pas à se réveiller et donner des insomnies à un Chahed, témoin de ses faiblesses qu’il ne voit pas !

«Après 14 jours pendant lesquels un individu bloquait les camions, l’entreprise se trouve incapable de produire », c’est ce qu’a déclaré le DG de Petrofac à Reuters, suivi par la ministre de l’Energie qui confirme pour Africanmanager le départ définitif de l’opérateur pétrolier anglais et ajoute même que «la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions». 14 jours pendant lesquels un seul homme bloquait toute une usine, sans qu’aucune autorité ne bouge le petit doigt pour assurer la sécurité de l’investissement et la liberté d’entreprendre, la liberté du travail ! Le chef du gouvernement était-il au courant ? Si oui, pourquoi n’a-t-il rien fait et qu’attendait-il pour faire appliquer la loi comme il le promettait le jour du vote de confiance ?

Au-delà du sens économique et financier de la fermeture d’une entreprise étrangère, empêchée de travailler sous le regard des futurs IDE promis à la Tunisie, et qui intervient 15 jours après la grand-messe des investisseurs, ce sont les causes même du départ et des fermetures de centaines d’entreprises qui réapparaissent. Des grèves, des mouvements sociaux divers et une instabilité sociale complète, dans une Tunisie désormais ingouvernable, qui déforment à nouveau le visage d’une Tunisie qui n’a que l’investissement pour rebondir. Tu parles d’une paix sociale à 13 milliards DT !

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La persistance des mouvements de protestation et la poursuite du blocage empêchant les camions de rejoindre les bacs ne pouvaient qu’engendrer l’arrêt de l’activité de la société pétrolière Petrofac. C’est ce qu’a indiqué Héla Cheikhrouhou, ministre des Mines et de l’Energie ce mercredi 14 décembre.
« La poursuite de ce blocage est très mal perçue par la société, qui se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements », a dit la ministre dans une déclaration à Africanmanager. Elle a fait savoir que « la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions ».
La ministre s’est montrée très inquiète, surtout que la fermeture de Petrofac est très couteuse financièrement, sans parler du fait que c’est un signal négatif pour les entreprises étrangères installées en Tunisie.

Quelle serait la réaction du gouvernement ? La société civile devrait intervenir pour trouver une issue à cette crise, a répondu Héla Cheikhrouhou.
La précision de la ministre vient à un moment où la société pétrolière tuniso-britannique de prospection et d’exploitation énergétique, Petrofac, a décidé d’interrompre toute activité et de quitter définitivement le pays.
Selon le président directeur général de Petrofac, Imed Derouich, les autorités concernées n’auraient pas appliqué la loi face à un individu qui a empêché aux camions de la société de circuler, chose qui a définitivement motivé la décision du départ.
Et le PDG de Petrofac de rajouter que les autorités tunisiennes n’ont pas saisi la chance qui leur a été accordée et n’ont pas œuvré dans le sens de l’application de la loi. Pourtant les activités de la société permettent de satisfaire environ 13% des besoins en gaz de la Tunisie. Par ailleurs les autorités tunisiennes ont confié que le gel de la production durant les 9 premiers mois de 2016 a obligé le pays à recourir au gaz algérien, ce qui a couté aux caisses publiques à peu près 100 millions de dinars. On imagine donc les dégâts si les activités cessent définitivement…

Cet arrêt intervient quelques mois après la signature d’un accord en septembre 2016, entre le gouvernement et les contestataires, afin de maintenir l’activité de la branche de la société britannique établie à Kerkennah.
L’accord, rappelle-t-on, concerne la régularisation de la situation de 266 chômeurs diplômés, sur une durée de 3 ans, avec un taux de 30% la première année. La ministre a, par ailleurs, confirmé le financement par Petrofac et l’ETAP, à hauteur de 2.5 millions dinars, des projets de développement dans la région ainsi que l’amélioration de la situation sécuritaire.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

« Le gouvernement d’union nationale est appelé à faire participer l’organisation syndicale et toutes les parties sociales à l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2018 », a déclaré, lundi, le secrétaire générale de l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT).
S’exprimant lors d’un point de presse tenu à Tunis, Abassi a exhorté le gouvernement actuel à entamer l’élaboration du projet de budget au titre de 2018 en associant l’ensemble des intervenants sociaux, notamment en ce qui concerne les différentes réformes en perspective.
Le responsable syndical a, par ailleurs, souligné que l’UGTT n’a pas été consultée lors de l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2017, faisant savoir que la centrale syndicale est intervenue juste à temps pour convaincre le gouvernement de ne pas accroître de deux points la Taxe sur la Valeur Ajoutée (18 à 20%) et de ne pas augmenter les prix des produits de base.
L’UGTT, a-t-il dit, a, également, réussi à convaincre le gouvernement de revoir le barème fiscal de manière à consacrer la justice fiscale et à alléger les charges sur les salariés.
S’agissant du dossier fiscal, Abassi a salué les nouvelles mesures prévues par la loi de finances de 2017 dont essentiellement l’institution de l’identifiant fiscal pour toutes les professions libérales. Cela, a-t-il dit, constitue un premier pas vers la consécration de l’équité fiscale.
Il a, en outre enregistré avec satisfaction les mesures relatives à la levée du secret bancaire et à la mise en place d’une police fiscale, soulignant que le devoir fiscal doit être imposé à tous les secteurs.

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Donald Trump continue de composer son équipe pour piloter les USA durant les quatre prochaines années, un gouvernement avec des têtes plutôt  « blanches »… et très fortunées ! La dernière en date, dont la nomination a été officialisée ce mardi 13 décembre, est Rex Tillerson, 64 ans, PDG d’ExxonMobil. Il occupera le prestigieux poste de secrétaire d’Etat – ministre des Affaires étrangères. Dans sa vie d’homme d’affaires, Tillerson a eu à côtoyer de nombreux chefs d’Etat, ça devrait donc lui servir dans son nouveau job ; mais ce sont surtout ses liens très étroits avec le président russe, Vladimir Poutine, qui font jaser au pays de ‘l’oncle Sam’.

Mais de ce point de vue Trump n’a surpris personne, car il avait déclaré durant la campagne électorale qu’une fois à la Maison Blanche, il s’attèlerait à recoller les morceaux avec Moscou, en froid avec Washington depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.
« Il est l’Américain qui a eu le plus d’interactions avec Vladimir Poutine à l’exception d’Henry Kissinger », dit du nouveau chef de la diplomatie américaine John Hamre, de l’institut d’études Center for Strategic and International Studies (CSIS), dont M. Tillerson est membre.
Tillerson et Poutine se rencontrés dans les années 90, quand le businessman installait un projet d’Exxon sur l’île de Sakhaline ; leurs rapports ont franchi un palier supérieur quand Poutine s’est emparé des rênes du pays après le départ de Boris Eltsine le 31 décembre 1999.
Cette « amitié » a atteint son apogée en 2011, grâce à un retentissant accord paraphé par le ténor énergétique public russe Rosneft et Exxon pour exploiter l’Arctique et la Sibérie.
Cet accord, estimé au départ à 3,2 milliards de dollars, pourrait atteindre des sommets, 500 milliards de recettes, si les prévisions sont rendez-vous. Sauf qu’il est actuellement suspendu pour cause de sanctions occidentales contre la Russie.

Mais avec cette nomination, ce sont surtout les écologistes qui ont du souci à se faire. En effet Tillerson s’était montré inflexible dans son refus de réduire les capitaux injectés dans l’exploration de nouveaux puits de pétrole, alors que le réchauffement climatique le commande.
Des Etats américains dont New York, appuyés par des militants écologistes, avaient même déclenché des enquêtes contre le groupe.
Cette désignation « est inimaginable », s’indigne l’ONG environnementaliste 350.org. « Nous ne pouvons laisser M. Trump nommer le plus grand groupe pétrolier du monde en charge de notre politique internationale sur le climat. M. Tillerson est peut-être un ami de M. Poutine, mais ce n’est pas un ami de la planète », argue l’ONG, qui fait circuler sur la toile une pétition anti-Tillerson…

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Sur le plateau de l’émission « Lima Yajrôo Fakat », hier dimanche 11 décembre 2016 dans la soirée, sur la chaine Al Hiwar Ettounsi, le président de l’UPL, Slim Riahi, a déclaré que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’a qu’une marge de manoeuvre de 5% pour gouverner le pays. Il a ajouté que les membres du cabinet présidentiel ne sont pas capables de piloter la Tunisie…

Slim Riahi a en outre affirmé que Chahed doit gouverner effectivement et que le pouvoir législatif doit être soutenu par les partis politiques uniquement.

Enfin il a dit que le président de la République, Beji Caïd Essebsi, avait à un moment fait savoir que les citoyens tunisiens avaient une préférence pour le régime présidentiel, mais que le pays est conduit en ce moment par un régime parlementaire.

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Zied Laâdhari, ministre de l’Industrie et du Commerce, a appelé, lors de son intervention dans un panel sur « Le gouvernement et le secteur privé », organisé ce samedi 10 décembre 2016 en marge des Journées de l’Entreprise, à mettre en place un projet national permettant à tous les Tunisiens d’oublier leur identité et leurs intérêts personnels et ne considérer que l’intérêt du pays, soulignant qu’un nouveau système est en train d’émerger.

« C’est le moment… On n’est pas en train de regarder dans la même direction. Il faut dialoguer avec toutes les composantes et les acteurs économiques et trouver un compromis pour dépasser ce sentiment de malaise, comme c’était le cas avec l’UGTT », a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs indiqué que chacun se sent visé par des politiques publiques qu’il ne comprend pas. « Il y a une incompréhension généralisée parce qu’on est en train de gérer une situation démesurée », a-t-il ajouté.

Laâdhari a dans le même cadre indiqué que le pays a, tout de même, fait du chemin mais qu’il est encore en train de chercher sa voie. On a des corps de métiers qui se sentent visés, il faut ouvrir le dialogue avec eux. Le gouvernement ne peut pas trancher d’une manière unilatérale.

S’agissant de la digitalisation, Laâdhari a fait remarquer qu’il s’agit là d’un grand chantier qui devrait permettre d’avancer plus rapidement et aider les entreprises.

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Houcine Abbassi

Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a déclaré que la lutte contre la corruption n’est pas moins importante que la lutte contre le terrorisme, rapporte Mosaïque fm.
Dans une allocution à l’occasion de la tenue du Congrès national de la lutte contre la corruption sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité », le syndicaliste a fait valoir qu’une meilleure application des mesures prises par le gouvernement permettrait de mettre fin à ce phénomène .

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Selon le dernier sondage de Sigma conseil, effectué en décembre, 51,8% des Tunisiens sont satisfaits du rendement du gouvernement au terme de ses 100 premiers jours.
Sur la question quelle est l’action majeure entreprise avec succès par le gouvernement, les sondés ont répondu à 23,9% l’éducation, 13% la Conférence internationale sur l’investissement alors que 5,2% ont répondu aucune réalisation.
Quant aux principales défaillances du gouvernement, les Tunisiens pensent à 29.2% que l’équipe de Chahed n’a pas fourni un grand effort en matière de création d’emplois, de lutte contre la corruption (10.2%), d’amélioration des conditions de vie (9%) et d’application de la loi (6.6%).
D’autre part, le sondage s’est penché sur l’évaluation des membres du gouvernement après les 100 premiers jours d’exercice. Il en ressort que 69,6% des Tunisiens sont d’avis que le rendement du chef du gouvernement est bon, soit une hausse de 5 points par rapport au mois de novembre dernier (64,8%).
Concernant la notoriété des personnalités politiques, Néji Jalloul, le ministre de l’Education, reste toujours en première position. Il bénéficie de la confiance de 36% des Tunisiens sondés, suivi par le nahdhaoui Abdelfateh Mourou, puis Samia Abou, du Courant démocratique (34%).

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Le Congrès national de la lutte contre la corruption a démarré ce jeudi 8 décembre, et se poursuivra jusqu’à demain vendredi à Tunis sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité ».

Coïncidant avec la journée internationale de lutte contre la corruption, cet évènement est une opportunité pour présenter la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Elaboré par l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) sur la base d’une approche inclusive et participative, ce plan s’appuie sur 6 objectifs stratégiques, à commencer par l’affirmation de la volonté politique en insufflant une dynamique de changement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

De même, elle vise à encourager la participation citoyenne active dans les efforts de l’Etat en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, à améliorer la transparence, l’accès à l’information dans l’organisation des services publics, la gestion des ressources et des dépenses publiques.

Outre ces actions, cette stratégie table sur le renforcement de l’imputabilité et la responsabilité de manière à empêcher l’impunité tout en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans discrimination.

Dans la même perspective, ce dispositif vient renforcer les capacités de parties prenantes en matière de bonne gouvernance, tout en clarifiant et coordonnant les rôles des différents acteurs intervenant dans ce domaine…

Pour y parvenir, des plans et des politiques de lutte contre la corruption ainsi qu’un plan d’action détaillé seront mis en place.

Le plan d’action de cette stratégie s’étalera sur 2 ans et se basera sur des programmes semestriels.

Selon le texte de la stratégie, une instance ou une commission doit être mise en place pour élaborer les rapports d’avancement semestriels. Cette dernière devrait regrouper des représentants des établissements publics, des représentants de l’INLUCC, du secteur privé, de la société civile, des médias ainsi que des personnalités académiques et culturelles.

Une étape historique…

Cette initiative vient traduire un consensus national pour faire avancer l’agenda de la lutte contre la corruption en Tunisie et renforcer la transparence dans la prestation des services publics, a relevé le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, mettant l’accent sur ce passage à l’action.

De toute façon et afin de consacrer cette ferme volonté, une charte sera signée par l’INLUCC, l’ARP, la présidence du gouvernement, l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire de la justice judiciaire et la société civile représentée par le syndicat des journalistes.

La démarche consiste à réunir l’ensemble des partenaires en donnant la possibilité de réagir.

C’est important dans la mesure où le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenant », a dit le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Lors de son discours d’intervention, il a souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception, engendrant ainsi d’énormes dégâts. D’après des statistiques officielles, la corruption cause à l’Etat des pertes annuelles estimées à 2000 millions de dinars

Appui international

Ce passage à l’action est déjà appuyé par plusieurs organismes internationaux dont notamment les Nations Unies, qui se sont montrées disposées à accompagner la Tunisie dans ce processus.

«Les Nations Unies sont heureuses d’accompagner la Tunisie dans les différents chantiers entamés dont notamment le chantier de la démocratisation et celui de la lutte contre la corruption », a assuré ElKebir Alaoui, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a fait savoir que ce nouveau cadre stratégique national s’intègre dans les aspirations des Tunisiens et les perspectives constitutionnelles de l’édification d’un régime démocratique et participatif. « Un régime dans lequel l’État garantit la primauté de la loi, le respect des libertés et des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs et l’équité entre les régions », a-t-il ajouté.

La réalisation de cet objectif semble facile, surtout avec l’appui de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale à travers son programme de « renforcement de la redevabilité publique en Tunisie », mis en œuvre depuis juillet 2016. Rappelons que ce programme vise à favoriser l’émergence d’îlots/modèles d’intégrité (dans des secteurs tels que la police, la douane, les communes, etc.) autour desquels devront être développées des actions collectives et des réformes sectorielles ciblées pour lutter contre la corruption.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a affirmé que le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenants », a dit le ministre lors de son discours d’intervention à l’occasion du Congrès national sur la lutte contre la corruption, qui se tient actuellement à Gammareth.
Il a dans ce cadre souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception.

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