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Grande distribution

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Interrogé sur l’internationalisation, le directeur général de la chaîne de grande distribution Monoprix, Fadhel Kraem, a fait remarquer que l’enseigne n’est pas en mesure actuellement de donner l’exemple ailleurs. « On ne peut pas s’attaquer à l’international et donner l’exemple alors qu’on n’a pas pu le faire en Tunisie suite aux difficultés que traverse notre pays », a-t-il dit.

Il a toutefois indiqué, dans le même contexte, que la mise en place de la stratégie de Monoprix à l’international, surtout l’Afrique, est possible à partir du deuxième semestre de l’année 2017.

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Malgré plusieurs facteurs défavorables à son développement

Malgré plusieurs facteurs défavorables à son développement, le groupe Monoprix a réussi à faire la preuve de sa solvabilité et la solidité financière de son enseigne. Dans sa dernière analyse, l’intermédiaire en bourse, Tunisie valeurs a révélé que bien que la maîtrise des charges du personnel a toujours été le point fort de Monoprix (un taux ne dépassant pas les 6% du chiffre d’affaires), la tendance s’inverse, à partir de 2009 (acquisition de 6 points de vente ‘’Sahara Confort’’), et s’accentue, en 2011, sous le poids de la révolution. Sur les 5 dernières années, les charges du personnel ont évolué 2 fois plus vite que le chiffre d’affaires altérant la productivité de l’enseigne. L’impact a directement été ressenti sur la rentabilité de la société, la marge d’EBITDA est passée de 9,4% en 2008 à 8,1%, en 2012.

Au niveau du bottom line, le groupe renoue avec la croissance, en 2012, après une année 2011 particulièrement difficile impactée par des pertes exceptionnelle de 5,8MDt liées aux magasins saccagés. Sans retrouver les niveaux de 2008 et 2009, l’enseigne termine l’année sur un bénéfice consolidé de 12MDT, affichant des niveaux de rentabilité très satisfaisants avec un ROE de 27%.

L’analyse a montré, en outre, que l’activité d’exploitation de Monoprix génère un cash flow moyen de 26MDt qui lui permet de financer une partie de ses investissements et de distribuer de bons dividendes. Avec une dette nette de 92MDt, en 2012, le groupe affiche tout de même un niveau de gearing relativement élevé de 130%, mais qui ne remet pas en question la solidité financière et la solvabilité de l’enseigne.

Concernant les perspectives du groupe, l’analyse de Tunisie valeurs a montré qu’en 2013, l’enseigne devrait afficher un chiffre d’affaires aux alentours de 485MDt (+14% par rapport à 2012). Et de préciser que Monoprix joue la carte de la consolidation au détriment d’une politique plus agressive. A un rythme de croissance moins effréné, le réseau de distribution devrait atteindre son objectif de 80 points de vente, annoncé, en 2009, lors de la signature du contrat de partenariat avec le groupe « Monoprix France ».

Avec le développement du ‘mix produits’, la marge commerciale de la société devrait retrouver des niveaux confortables de 22%. L’EBITDA du groupe devrait se situer aux alentours de 47MDt (+36%), grâce à une meilleure maîtrise des charges d’exploitation et d‘une réouverture de quasiment l’ensemble des points de ventes.

Avec une perspective de croissance plus saine, la baisse des charges financières permettra de soulager le bottom line du groupe (16MDt en 2013, soit une progression de 32%) et retrouver des niveaux de marges nettes confortables de 3.3% en 2013.

S’agissant généralement du secteur de la distribution en Tunisie, il a été indiqué que le secteur a amorcé son processus de modernisation, à partir de 2001, avec l’ouverture de l’hypermarché Carrefour. Aujourd’hui, le réseau de la distribution moderne compte environ 190 points de vente dont 2 hypermarchés, et représente 20 % du circuit global de distribution, soit 2 fois plus qu’il y’a dix ans.

Avec un chiffre d’affaires global de 1,7 milliards de dinars, la grande distribution représente à peine 20% du circuit de distribution contre 90% dans les pays occidentaux.

Plusieurs facteurs freinent l’élan du secteur dont principalement un marché qui reste dominé par la distribution traditionnelle particulièrement dans les petites agglomérations et les zones rurales et un cadre réglementaire contraignant pour l’implantation des hypermarchés. En effet, la superficie des magasins ne peut dépasser 1 500 m² sans l’accord préalable des autorités, et les grandes surfaces doivent être situées à 5 kilomètres à l’extérieur des villes.

Autre raison, une législation rigoureuse concernant la participation étrangère soumise à autorisation par le ministère du Commerce. Aujourd’hui, le secteur de la grande distribution est encore sous-exploité et offre de grandes marges de manœuvre pour réaliser son envol. Secteur stratégique pour les autorités publiques, son potentiel de croissance est source de création de richesse pour l’économie (création d’emploi, investissement…). D’après la chambre syndicale des grandes surfaces, la part de marché de la distribution moderne devrait doubler et atteindre une part de 40% d’ici 2020.

Il faut noter quand même que la législation régissant la grande distribution est en train d’être repensée grâce aux dernières mesures prises par le ministère du Commerce.

Kh.T

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Malgré plusieurs facteurs défavorables à son développement

Malgré plusieurs facteurs défavorables à son développement, le groupe Monoprix a réussi à faire la preuve de sa solvabilité et la solidité financière de son enseigne. Dans sa dernière analyse, l’intermédiaire en bourse, Tunisie valeurs a révélé que bien que la maîtrise des charges du personnel a toujours été le point fort de Monoprix (un taux ne dépassant pas les 6% du chiffre d’affaires), la tendance s’inverse, à partir de 2009 (acquisition de 6 points de vente ‘’Sahara Confort’’), et s’accentue, en 2011, sous le poids de la révolution. Sur les 5 dernières années, les charges du personnel ont évolué 2 fois plus vite que le chiffre d’affaires altérant la productivité de l’enseigne. L’impact a directement été ressenti sur la rentabilité de la société, la marge d’EBITDA est passée de 9,4% en 2008 à 8,1%, en 2012.

Au niveau du bottom line, le groupe renoue avec la croissance, en 2012, après une année 2011 particulièrement difficile impactée par des pertes exceptionnelle de 5,8MDt liées aux magasins saccagés. Sans retrouver les niveaux de 2008 et 2009, l’enseigne termine l’année sur un bénéfice consolidé de 12MDT, affichant des niveaux de rentabilité très satisfaisants avec un ROE de 27%.

L’analyse a montré, en outre, que l’activité d’exploitation de Monoprix génère un cash flow moyen de 26MDt qui lui permet de financer une partie de ses investissements et de distribuer de bons dividendes. Avec une dette nette de 92MDt, en 2012, le groupe affiche tout de même un niveau de gearing relativement élevé de 130%, mais qui ne remet pas en question la solidité financière et la solvabilité de l’enseigne.

Concernant les perspectives du groupe, l’analyse de Tunisie valeurs a montré qu’en 2013, l’enseigne devrait afficher un chiffre d’affaires aux alentours de 485MDt (+14% par rapport à 2012). Et de préciser que Monoprix joue la carte de la consolidation au détriment d’une politique plus agressive. A un rythme de croissance moins effréné, le réseau de distribution devrait atteindre son objectif de 80 points de vente, annoncé, en 2009, lors de la signature du contrat de partenariat avec le groupe « Monoprix France ».

Avec le développement du ‘mix produits’, la marge commerciale de la société devrait retrouver des niveaux confortables de 22%. L’EBITDA du groupe devrait se situer aux alentours de 47MDt (+36%), grâce à une meilleure maîtrise des charges d’exploitation et d‘une réouverture de quasiment l’ensemble des points de ventes.

Avec une perspective de croissance plus saine, la baisse des charges financières permettra de soulager le bottom line du groupe (16MDt en 2013, soit une progression de 32%) et retrouver des niveaux de marges nettes confortables de 3.3% en 2013.

S’agissant généralement du secteur de la distribution en Tunisie, il a été indiqué que le secteur a amorcé son processus de modernisation, à partir de 2001, avec l’ouverture de l’hypermarché Carrefour. Aujourd’hui, le réseau de la distribution moderne compte environ 190 points de vente dont 2 hypermarchés, et représente 20 % du circuit global de distribution, soit 2 fois plus qu’il y’a dix ans.

Avec un chiffre d’affaires global de 1,7 milliards de dinars, la grande distribution représente à peine 20% du circuit de distribution contre 90% dans les pays occidentaux.

Plusieurs facteurs freinent l’élan du secteur dont principalement un marché qui reste dominé par la distribution traditionnelle particulièrement dans les petites agglomérations et les zones rurales et un cadre réglementaire contraignant pour l’implantation des hypermarchés. En effet, la superficie des magasins ne peut dépasser 1 500 m² sans l’accord préalable des autorités, et les grandes surfaces doivent être situées à 5 kilomètres à l’extérieur des villes.

Autre raison, une législation rigoureuse concernant la participation étrangère soumise à autorisation par le ministère du Commerce. Aujourd’hui, le secteur de la grande distribution est encore sous-exploité et offre de grandes marges de manœuvre pour réaliser son envol. Secteur stratégique pour les autorités publiques, son potentiel de croissance est source de création de richesse pour l’économie (création d’emploi, investissement…). D’après la chambre syndicale des grandes surfaces, la part de marché de la distribution moderne devrait doubler et atteindre une part de 40% d’ici 2020.

Il faut noter quand même que la législation régissant la grande distribution est en train d’être repensée grâce aux dernières mesures prises par le ministère du Commerce.

Kh.T

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