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Comme il fallait s’y attendre

Comme il fallait s’y attendre, les actes de violence perpétrés, avant-hier, contre l’UGTT, ont poussé la commission administrative de centrale syndicale à décréter une grève générale, à partir du jeudi 13 décembre, sur tout le territoire tunisien.

Hfaiedh Hfaiedh, membre du bureau exécutif de l’UGTT, estime que « cette grève est légitime dans la mesure où elle préserve la dignité de la centrale syndicale, considérée comme un rempart imprenable qui ne sera soumis à aucune force ». « C’est une réaction à ce qui s’est passé, le 4 décembre dernier. C’est un message fort pour le grand public» a- t-il expliqué.

Le syndicaliste a appelé le gouvernement à abandonner le double langage et surtout les pratiques « odieuses » exercées par ses milices, fortement soutenues par certains responsables.

« Si le gouvernement veut assainir le climat social, elle est appelé à prendre la bonne décision », a t-il ajouté dans une déclaration à Africanmanager.

Il a réclamé l’arrestation des agresseurs impliqués dans ces événements et surtout la dissolution des ligues de protection de la Révolution. « C’est une démarche stratégique pour concrétiser les objectifs de la révolution ». •

Rached Ghanouchi, leader du mouvement Ennahdha avait prévenu, lors d’une conférence de presse, que l’appel à une grève générale est une décision politique, qui n’a aucun rapport avec la vocation sociale de la centrale ouvrière.

Dans le même contexte, Néjib Gharbi, porte-parole officiel du mouvement Ennahdha, a réagi dans une déclaration à Attounsia, aux conditions posées par l’UGTT pour renoncer à la grève générale qu’elle a décrétée pour le 13 décembre courant, en affirmant que l’on ne dicte pas des conditions à Ennahdha et que l’UGTT n’est pas un partenaire politique, la renvoyant à son « carré social ».

Le porte-parole a indiqué que le mouvement continue de penser que l’UGTT a encore une chance de réévaluer la situation, estimant que la décision de décréter la grève générale a été prise dans la précipitation et au mépris de l’intérêt du pays.

Il a ajouté que cette décision est dangereuse non seulement pour la situation générale dans le pays, mais également pour l’organisation ouvrière elle-même, soulignant que certaines directions ont suffisamment d’habilité politique et de pondération pour laisser la porte ouverte à l’abandon de cette escalade.

D’autre part, il a estimé que ceux qui ont poussé à la grève générale ont pris cette décision sous l’effet de l’emportement sans calculer les conséquences que cela entraînera pour le pays , ajoutant que ceux-ci ont poussé l’UGTT à s’impliquer dans les questions politiques et à dévier de sa vocation fondamentale , à savoir l’intervention dans les moments difficiles pour jouer un rôle modérateur.

Pour sa part, le gouvernement tunisien a mis en garde contre l’impact d’une grève générale et des manifestations sur le fonctionnement des services public notamment dans les secteurs vitaux tels que la santé, le transport et l’éducation en plus des examens du premier trimestre qui se déroulent dans les différents établissements scolaires et universitaires avant les vacances de l’hiver prévues pour mi-décembre 2012.

La grève du 13 décembre soutenue par les partis politiques

Mohamed Bennour, porte-parole d’Ettakatol a estimé que la grève générale décidée par l’UGTT est raisonnable, précisant que son parti se veut compréhensif face à cette décision. Toutefois, il a souhaité le retour à la table du dialogue, insistant cependant sur la nécessité de la dissolution des ligues de la protection de la révolution. ”

Khemaïs Ksila, membre du bureau exécutif de Nidaa Tounes et député à l’Assemblée Constituante, nous a affirmé que son mouvement soutient les décisions de l’UGTT en imputant la responsabilité de ces violences au gouvernement

Pour Ksila, ces actes qui dénotent une dérive dangereuse, appellent une décision déterminante envers la violence politique, propagée sur l’ensemble du territoire et qui est exercée par un groupe de terroristes sous la conduite de la ligue de protection de la révolution.

De son côté, Jawhar Ben Mbarek, coordinateur de « Doustourna », a indiqué que « la dissolution de la ligue de protection de la révolution est la meilleure solution pour remédier à la situation. Cette démarche aidera à ouvrir les canaux de communication avec le premier défenseur des intérêts de la classe ouvrière en Tunisie ».

Wiem Thebti

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