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Dans une interview accordée ce vendredi à Africanmanager, le PDG de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), Moncef Mattoussi, a indiqué que les pertes de l’État suite à l’arrêt de la production dans les champs pétroliers installés dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili sont estimées à 6 mille barils de pétrole.

Le responsable a également précisé que ces pertes sont réparties comme suit : 5000 barils de pétrole dans le champs de Bir Tarter, au gouvernorat de Kébili et 1000 pour l’ensemble des champs pétroliers du gouvernorat de Tataouine.

Il est à rappeler à ce propos que le gouvernement avait, récemment, proposé aux sit-inneurs d’El Kamour le recrutement de 1000 chômeurs dans les compagnies pétrolières au cours de l’année 2017 en échange d’un arrêt des protestations.

L’équipe de Youssef Chahed avait également proposé le recrutement de 500 autres en 2018, outre l’embauche de 2000 demandeurs d’emploi dans la Société de l’environnement et du jardinage.

Le gouvernement s’est également engagé à mobiliser une enveloppe de 50 millions de dinars au profit du Fonds de développement de la région de Tataouine.

Le PDG de l’ETAP a indiqué que l’entrée en exploitation du projet Nawara, à Tataouine, pour alimenter le Sud en gaz, pourrait être retardée du fait de la multiplication des mouvements de protestation dans la région.

Il a ajouté que l’arrêt de la production cause à la société des pertes quotidiennes estimées à 2 Millions de dinars, une somme qui équivaut, a-t-il-ajouté, à un (1) jour d’importation de gaz algérien.

La capacité de production de ce projet est estimée à plus de 2 millions de mètres cubes, soit plus de 17% de la production nationale et il offrira plus de 1000 emplois une fois en activité.

On rappelle que cela fait plusieurs semaines que les jeunes de la région de Tataouine manifestent pour forcer le gouvernement tunisien à honorer sa promesse selon laquelle les compagnies pétrolières opérant dans le pays vont recruter des milliers de jeunes sans emplois, afin de réduire le taux de chômage alarmant.

Les protestataires ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour, ce qui a affecté la production de l’or noir et le déroulement normal des activités économiques.

A cet effet, le président de la République, Beji Caid Essebsi, a ordonné à l’armée de protéger les principaux sites de production du pays – le phosphate, le gaz et le pétrole – suite à une vague de protestations et de manifestations en rapport avec le chômage et la détérioration des conditions économiques.

Traduction: Khadija Taboubi

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Ah le Sud. Ce cher Sud qui donne des cauchemars au gouvernement, comme ce fut le cas pour toutes les équipes qui se sont succédé à la tête du pays depuis le fameux 14 janvier 2011. Ce Sud où le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a dépêché ses ministres en janvier 2017 pour tenter d’éteindre le feu lors de l’éruption sociale de Ben Guerdane. Rebelote le 07 mars 2017, dans la même ville, mais cette fois avec Chahed en guest star, à grand renfort de ministres, et avec force annonces pour essayer de calmer des habitants intransigeants et qui renvoient systématiquement à la face des autorités locales et de l’exécutif que le compte n’y est toujours pas. Et bien ce Sud, plus précisément Tataouine, vient de se rappeler au bon souvenir du chef du gouvernement, avec une agitation dans laquelle il est passé maitre. Et là encore, comme par le passé, l’exécutif est acculé et dégaine les promesses de lendemains meilleurs. Mais là aussi, comme par le passé, ça risque d’être court pour amadouer les citoyens….

« Une déclaration de principes sur le développement et l’emploi » a conclu une réunion de plus de huit heures le mardi 04 avril 2017 entre une délégation gouvernementale composée du ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, ministre des relations avec l’APR, porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, secrétaire d’Etat aux communications, Habib Dabbabi, et un grand nombre de jeunes observant un sit-in dans le gouvernorat de Tatatouine depuis plus de deux semaines pour l’emploi.

Des annonces à la pelle!

Cette déclaration, qui comprend une série de mesures urgentes, porte sur :

– la réactivation des accords conclus entre le gouvernement et les composantes de la société civiles dans la région
– Appel du gouvernement avant la fin de la semaine aux sociétés pétrolières pour l’ouverture de bureaux dans la région
– Condition obligatoire fixée aux sociétés pétrolières pour le recrutement de 70 % de ses besoins auprès des jeunes du gouvernorat, conformément au principe de la discrimination positive
– Augmentation des subventions à caractère social
– Octroi d’une part importante des appels d’offres aux sociétés de service
– Augmentation du capital de la société de l’environnement tout en lui faisant bénéficier de contrats avec les établissements publics
– Engagement du ministère de l’emploi à accorder la carte saharienne avant la fin mai prochain
– Réalisation de la zone industrielle Mehdi Chemlali et le règlement des problèmes qui entrave ce projet
– Consécration du principe de la discrimination positive dans le financement des projets et ne plus considérer la région comme zone à risques
– Connexion de Tatatouine à l’autoroute et œuvrer à la doter d’une liaison ferroviaire
– Achèvement du projet du gaz du sud dans les délais
– Retrait des permis d’exploitation du plâtre à celui qui n’a pas démarrer son projet avant la fin de l’année
– Tenue d’un conseil ministériel sur le développement et l’emploi dans la région avant la fin mai en présence de représentants des sittineurs et de la société civile
– Mesures à prendre pour faciliter le commerce par le terminal de Dhehiba

Après l’annonce de cette déclaration de principes, les manifestants ont rouvert les routes bloquées à l’intérieur de Tatatouine et des autres délégations mais ont poursuivi les sit-in jusqu’à la mise en œuvre de l’accord conclu.
Iyed Dahmani avait déclaré à la correspondante de l’agence TAP que le gouvernement œuvre à concrétiser la discrimination positive, soulignant son souci d’assurer la transparence des recrutements et à ouvrir des enquêtes sur les abus et les recrutements suspects.
De son côté, le secrétaire d’Etat aux communications, Habib Dabbabi, a indiqué que la délégation a pris acte « de l’absence de projets de développement dans la région », promettant que le gouvernement « va accélérer le rythme de développement du gouvernorat de Tatatouine, grâce à des mesures attendues du conseil ministériel qui s’attèlera à impulser le développement et l’emploi dans le gouvernorat ».
Quant au ministre des affaires sociales, Mohamed Trabelsi, il a qualifié les revendications des habitants de la région de « légitimes », comme l’avait dit son patron il y a quelques mois. Il a affirmé que le gouvernement s’emploiera à « adopter une politique de démocratie participative à même de permettre de franchir des pas concrets sans prétendre tout faire ».
« Nous nous engageons à satisfaire les revendications légitimes pour le développement du gouvernorat de Tatatouine », a-t-il souligné.

Le FTDES crie à la démagogie

Le Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a exprimé, ce mercredi 05 avril, son soutien aux protestations des habitants de Tataouine, du Kef et des autres régions, les qualifiant de « mouvements sociaux civils, pacifiques et populaires ».
« Le gouvernement, qui se contente seulement d’envoyer des délégations ministérielles dans les régions, ne présente aux habitants que des promesses et des solutions dont le seul objectif est de gagner du temps », indique le FTDES dans un communiqué.
Le communiqué ajoute que le FTDES a, à maintes reprises, informé le gouvernement que les revendications des habitants issus des régions intérieures sont « légitimes », ajoutant qu’il l’a mis en garde contre l’indifférence face à ces revendications.
« L’action militante pour un nouveau modèle de développement à même de rompre avec le néolibéralisme demeure la seule base commune autour de laquelle doivent s’unir toutes les forces civiles, syndicales, sociales et démocratiques », a-t-il ajouté.

TAP

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Les ouvriers du champ pétrolifère Winstar observent un rassemblement protestataire de deux heures à partir du 9h, aujourd’hui et demain, 20 janvier 2017 suite à l’appel de l’Union Régionale du Travail, rapporte Mosaïque Fm.

Cette action protestataire intervient après que la société Winstar a refusé de mener des négociations sur le dossier des ouvriers recrutés conformément à l’accord signé avec l’entreprise Italfluid, dont les contrats sont arrivés à échéance, indique la même source.

Cet accord prévoit le maintien de ces ouvriers à leurs postes même en cas d’expiration de leurs contrats.

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Avec ces mouvements sociaux en cascade ce mois, difficile de voir en l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) la partenaire qui a présidé aux destinées de la transition politique et qui a valu à la Tunisie une reconnaissance internationale, dont le point culminant a été le Prix Nobel de la paix. Avec toutes ces protestations, toute cette grogne, qui monte, monte, difficile de voir en l’UGTT le souffle réformateur qui a permis, selon ses dires, de déminer le projet de la loi de finances 2017 et de le faire passer in fine, alors que le texte, dans sa version initiale, était âprement contesté par la centrale syndicale. On croyait qu’une fois la loi votée à l’Assemblée des représentants du peuple, l’UGTT allait ranger ses habits de combat pour laisser le gouvernement, son partenaire, comme elle le claironne, dérouler son programme afin de sortir le pays du marasme. Mais voilà, les habitudes ont la vie dure, l’UGTT n’a pas pu s’empêcher de jouer les empêcheurs de tourner en rond, au risque d’effrayer les investisseurs que la Tunisie a eu tant de mal à faire venir les 29 et 30 novembre 2016, pour écouter et voir les projets que le pays a à vendre. Les rêves aussi. Tout ça est en train de partir en lambeaux. Bien sûr les plus optimistes diront que la direction de la centrale syndicale ne peut pas contrôler toutes ses troupes, et qu’il y a forcément des échappées, dans un pays lui-même difficilement contrôlable. Mais alors si c’est le cas pourquoi l’UGTT, je veux dire la direction, n’assume pas en prenant ses distances, publiquement, avec ce déluge de débrayages et mouvements protestataires qui nous tombent dessus ? Et en la matière il y a à boire et à manger !

La Fédération générale de communication, relevant de l’UGTT, a brandi la menace, dans un communiqué rendu public hier lundi 2 janvier 2017, de décréter une grève sectorielle dans toutes les administrations de la Tunisie pour forcer les autorités à plier devant des revendications, qualifiées de “légitimes”. Pour le moment il n’y a pas de date pour la grève, mais ça nous pend au nez…

La Fédération met également le couteau sous la gorge du ministre des Technologies et de la Communication, Anouar Maarouf, qu’elle somme de convoquer dans les plus brefs délais une réunion de négociation avec les syndicalistes pour plancher sur la motion professionnelle introduite le 26 décembre 2016. Un chantage, dans les règles de l’art !
Mais les syndicats ne s’arrêtent pas là, ils exigent l’amélioration de la situation des fonctionnaires et le respect des accords conclus auparavant. Ils demandent également un gel de tout le processus qui conduira à l’entrée de Tunisie Telecom en bourse et la suppression pure et simple de toutes les conventions et projets dans le sens de sa privatisation, alors que rien n’est encore acté, ni même entrepris sur ce dernier point ! Ils sont aussi vent debout contre l’intention du partenaire stratégique émirati de vendre sa part (35%) au Groupe Abraj. Ils sont également contre la politique “d’inondation de marché par la création d’opérateurs fictifs”, arguant que le marché local est minuscule et qu’une telle démarche peut le faire exploser. Bref les syndicats sont contre tout, ce qu’ils veulent c’est le statu quo, la léthargie, une mort lente quoi. Sauf peut-être dans un seul domaine : les recrutements. Ah ils en veulent ! La Fédération demande l’accélération de l’embauche de nouveaux agents à Tunisie Telecom pour résorber les trous laissés par des licenciements jugés “anarchiques”.

Grogne également chez les agents de gardiennage, du secteur privé cette fois, qui seront en grève nationale le 05 janvier 2017. D’après la fédération générale des métiers et services, affiliée à l’UGTT, il s’agit de réclamer le versement d’un rappel de majoration au titre des années 2014 et 2015.

Le même jour, le 5 janvier, grève générale dans tous les lycées et collèges du pays, a fait savoir le syndicat général de l’enseignement secondaire. Comme il faut bien justifier ce coup de sang, le syndicat a pondu un communiqué pour expliquer qu’il est très remonté contre la mise en place de l’Office des services scolaires et les politiques du ministère de l’Education, dont le patron, Néji Jalloul, en réalité, a le tort d’aller plus vite que la musique avec un déluge de réformes qui donnent le tournis, aux enseignants entendons-nous bien, alors que les parents sont ravis. Ce qui explique d’ailleurs que Jalloul soit plébiscité dans tous les sondages d’opinion. Mais ça ça plait pas à l’UGTT…

Même le secteur culturel s’y met. Grève de deux jours des agents au menu, ces 10 et 11 décembre 2016. Là aussi on argue, ou on prétexte, c’est selon, la non application des accords sectoriels déjà paraphés.

Bref, la rentrée est déjà chaude, alors que le pays, de l’avis de tous les experts, file vers une année 2017 difficile économiquement, avec une tonne de dettes à rembourser. En tout cas quand les choses vont vraiment mal tourner pour cette Tunisie que ses partenaires portent à bout de bras depuis 5 ans, en attendant, patiemment, qu’elle se relève, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas…

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On aurait pu croire, quelques jours après l’accord UGTT-Gouvernement sur le report d’une partie de l’augmentation salariale à 2018, que la Tunisie avait payé la dernière tranche du prix de la paix sociale. On aurait même été tenté d’applaudir la centrale syndicale et louer son sens du consensus.

C’était finalement compter sans les vieux démons du «foutage de merde» qui habite depuis 6 ans une certaine partie de la population et une partie de la société civile tunisienne.

En témoigne, d’abord, cette annonce de la part du SG du syndicat de l’enseignement de base, qui en dit long sur les véritables intentions de l’organisation syndicale, malgré la signature de l’accord avec le gouvernement et qui devait garantir une paix sociale, au moins jusqu’à 2018.

Mastouri Gammoudi a en effet indiqué, mercredi 14 décembre 2016 sur les ondes d’une radio tunisienne, que «les grèves régionales et périodiques programmées par les secteurs de l’enseignement de base et secondaire programmées à partir de demain, jeudi 15 décembre 2016, seront maintenues jusqu’à ce que le ministère de l’Éducation invite la partie syndicale à une réunion pour examiner certaines revendications».

Le ministère de l’Éducation avait pourtant annoncé, dès le mardi 13 décembre 2016, le versement des primes aux enseignants du primaire, des collèges et du secondaire, devant . Le trublion Mastouri Gammoudi avait même estimé que la décision du ministère de l’éducation était « un pas dans la bonne direction« .

L’accord UGTT-Gouvernement sur la paix sociale n’aura ainsi pas pu tenir plus d’une semaine. Après cela, il faudra s’attendre à réentendre le SG, Houcine Abassi, répéter qu’il n’a jamais signé une quelconque paix sociale, puisqu’on n’est pas en guerre. Il n’en demeurera pas moins qu’après son prédécesseur, Youssef Chahed aura lui aussi dépensé de l’argent public pour acheter une chimère appelée paix sociale, au prix cher de 13,5 Milliards DT. Comme Essid, il a été dupé par le syndicat et il se leurre sur ses intentions. Il a un droit constitutionnel et ne compte pas le mettre en poche, quitte à en abuser quelques fois !

A la défaite de son premier protégé, l’ancien chef de gouvernement Habib Essid, devant la centrale syndicale, non contente ni rassasiée de grèves, le chef de l’Etat tunisien était sorti sur les médias pour expliquer que c’était le prix à payer pour avoir la paix sociale. Essid a finalement été destitué sans en voir la couleur. Et il est fort probable que l’actuel chef du gouvernement vive une fin d’année dans une situation de non-paix… sociale, au mieux dans une trêve des confiseurs. Et c’est donc ainsi reparti pour un nouveau tour de tournantes [les grèves bien sûr. What else !].

L’autre dossier traité, de «main de fer» comme il le promettait devant l’ARP, par le chef du gouvernement pour s’acheter, lui aussi, sa paix sociale, était celui de Petrofac. Il avait alors dépêché son ministre des Affaires sociales, qui avait alors assouvi toutes les demandes des «fouteurs de troubles » de Kerkennah et leur avait même signé un blanc-seing judiciaire. L’entreprise pétrolière, qui assurait 13% des besoins en gaz de la Tunisie, devait alors plier bagage et oublier la «Tunisie terre d’investissement» qui attendait alors les mirobolantes promesses de 34 milliards DT de «Tunisia 2020». Le démon «foutage de merde» ne tardera cependant pas à se réveiller et donner des insomnies à un Chahed, témoin de ses faiblesses qu’il ne voit pas !

«Après 14 jours pendant lesquels un individu bloquait les camions, l’entreprise se trouve incapable de produire », c’est ce qu’a déclaré le DG de Petrofac à Reuters, suivi par la ministre de l’Energie qui confirme pour Africanmanager le départ définitif de l’opérateur pétrolier anglais et ajoute même que «la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions». 14 jours pendant lesquels un seul homme bloquait toute une usine, sans qu’aucune autorité ne bouge le petit doigt pour assurer la sécurité de l’investissement et la liberté d’entreprendre, la liberté du travail ! Le chef du gouvernement était-il au courant ? Si oui, pourquoi n’a-t-il rien fait et qu’attendait-il pour faire appliquer la loi comme il le promettait le jour du vote de confiance ?

Au-delà du sens économique et financier de la fermeture d’une entreprise étrangère, empêchée de travailler sous le regard des futurs IDE promis à la Tunisie, et qui intervient 15 jours après la grand-messe des investisseurs, ce sont les causes même du départ et des fermetures de centaines d’entreprises qui réapparaissent. Des grèves, des mouvements sociaux divers et une instabilité sociale complète, dans une Tunisie désormais ingouvernable, qui déforment à nouveau le visage d’une Tunisie qui n’a que l’investissement pour rebondir. Tu parles d’une paix sociale à 13 milliards DT !

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Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a annoncé que le nombre de grèves en Tunisie a baissé de 70% depuis l’accord trouvé entre le gouvernement et les deux organisations nationales, l’UTICA et l’UGTT.

Il a ajouté dans une interview accordée à Mosaïque fm que le gouvernement a proposé à l’UGTT le report des majorations salariales au titre de 2017 en échange de l’application d’un ensemble de mesures pour alléger l’effet de ce report dont la réforme fiscale, le maintien des tarifs des produits de première nécessite pour ladite année. Et d’affirmer que l’UGTT n’a pas rejeté cette offre, mais a exigé l’application de ces mesures avant tout dialogue.

Par ailleurs, il a déclaré qu’il est fier de sa carrière de syndicaliste mais qu’il est maintenant un ministre de l’Etat tunisien et non de l’UGTT.

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Le nombre des grèves dans le secteur a baissé. C’est ce que disent les dernières statistiques présentées par le ministère des Affaires sociales.
D’après les derniers chiffres, la Tunisie a compté moins de grèves dans le secteur privé durant les six premiers mois de cette année. En effet, une baisse de 15% a été enregistrée. Les jours perdus a cause de ces mouvements ont chuté de 54%.
Il ressort de ces mêmes chiffres un recul de 13% au niveau des entreprises touchées par la grève.
Le taux de participation aux mouvements sociaux a aussi chuté cette année.

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D’après les derniers chiffres dévoilés exclusivement à Africanmanager, les journées de travail perdues à cause des grèves dans le secteur public ont été réduites de 82% au cours des six premiers mois de 2016 en comparaison avec la même période de 2015.

Plusieurs grèves ont été évitées au cours de cette période qui a été marquée par une régression de 22% des mouvements sociaux.

Dans le même contexte, le nombre des entreprises touchées par les grèves a aussi connu une chute de 19%.

C’est important étant donné que cela a certainement un effet sur les ouvriers. D’après les chiffres du ministère des Affaires sociales, le nombre des ouvriers participant aux grèves a baissé de 68%.

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Il semble que nous n’ayons tiré aucune leçon des quatre ou 5 dernières années qui ont suivi la Révolution. Des années durant lesquelles la Tunisie a vu partir  plusieurs investisseurs tant locaux qu’étrangers, comme en témoigne la baisse de l’investissement, de la production et le grand nombre des entreprises qui ont mis la clé sous la porte et dont le nombre dépasse de loin les 500 entreprises. Les raisons étaient simples et ne demandent pas une grande réflexion : la montée des revendications sociales, la concurrence déloyale du marché parallèle, la réticence des banquiers, l’insécurité, le manque de soutien des gouvernements, le flou de la situation politique et la récession qui s’installe dans les pays partenaires. C’est tout simplement ce que vit aujourd’hui la compagnie pétrolière  britannique Petrofac.

A vrai dire, Petrofac n’est pas la seule à se trouver dans semblable  situation. Il s’agit tout juste d’un échantillon parmi tant d’autres autres. Plusieurs chefs d’entreprise ne savent plus aujourd’hui où se donner de la tête.  3000 hommes d’affaires dont 500 étrangers ont ,depuis l’année 2011, quitté la Tunisie pour s’installer ailleurs notamment au au Maroc. C’est ce qu’a nous indiqué Béchir Ben Amor, l’élu de  Nidaa Tounes, représentant  Médenine à l’ARP, dans une déclaration récente.

Imed Darouich, le président directeur général de la société britannique Petrofac a affirmé dans une déclaration  vendredi 8 avril 2016 à Africanmanager que les pertes de la société se sont élevées à 30 millions de dinars à ce jour, et ce suite à l’arrêt de la production pendant 78 jours à cause de la grève des travailleurs dans les sites de production de ladite société. « La poursuite des activités de la société dans cette région est devenue impossible, évoquant l’éventualité de quitter le pays », a-t-il dit.

Il a en outre assuré que la société se trouve aujourd’hui dans l’incapacité d’honorer ses engagements financiers et de payer les salaires de ses employés et cadres qui s’élèvent mensuellement à 1 millions de dinars, soulignant que Petrofac réfléchit  sérieusement à quitter la Tunisie eu égard à son incapacité de gérer la situation face à l’escalade  des grèves qui ne cessent de se multiplier et qui se poursuivent depuis une longue période.

Pis, la société a également décidé d’arrêter son projet relatif à l’exploitation de deux nouveaux puits de gaz naturel découverts récemment sur les îles Kerkenah du gouvernorat de Sfax, alors que le démarrage des travaux relatifs à ce nouveau projet a été initialement fixé pour cette année, avec un coût total estimé à 50 millions de dinars tunisien, soit  200 mille dinars par jour.

Il a ajouté que la société est en train de finaliser le dossier portant sur la mise en chômage technique de ses salariés.

Accusé de garder le silence devant la crise de Petrofac, le gouvernement tunisien a décidé de bouger. De gros renforts sécuritaires ont été acheminés  depuis quelques jours à Kerkennah pour lever le sit-in qui bloque le travail de la société Petrofac depuis des semaines, mais en vain. Les chômeurs bloquent toujours les sites de production de ladite société et ce en dépit de nombre d’arrestations opérées.

Une décision qui a déplu à plusieurs organisations à l’instar de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), laquelle a appelé, dans un communiqué publié jeudi, le gouvernement à libérer les protestataires arrêtés lors de la levée du sit-in observé devant la société Petrofac à Kerkanah.

L’organisation a, en outre, appelé le gouvernement à ouvrir la porte au dialogue avec les manifestants et les composantes de la société civile afin de faire sortir l’île de son isolement et de rompre avec la politique de marginalisation. L’UGTT a exprimé son « refus total » du recours à la force pour disperser les manifestants, affirmant que ces « pratiques despotiques » sont révolues.

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Imed Darouich, le président directeur général de la société britannique Petrofac a affirmé dans une déclaration ce vendredi 8 avril 2016 à Africanmanager que les pertes de la société se sont élevées à 30 millions de dinars à ce jour, et ce suite à l’arrêt de la production pendant 78 jours à cause de la grève des travailleurs.

Il a, dans le même contexte, indiqué que la poursuite des activités de la société dans cette région est devenue impossible, évoquant la possibilité de quitter le pays.

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La production de l’année 2015 a enregistré une baisse importante de 29,67% par rapport à celle de l’année 2014 et ce en raison du manque d’acide phosphorique, occasionné par les sit-in observés dans le bassin minier de Gafsa et à Gabès qui ont empêché la livraison du phosphate brut à Gabès. Le manque d’acide phosphorique a, en effet, entrainé une marche réduite et l’arrêt total de l’Usine durant les mois de Juin et Juillet 2015.

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La production cumulée au 31 Décembre 2015 ne représente de ce fait que 224 jours d’activité sur 360 jours, soit un déficit de production de 52 800 tonnes, pour une production nominale de 140 000 tonnes par an. L’arrêt de la production a amené la Société à déclarer le 21 Mai 2015 «la Force Majeure» et à arrêter toute livraison de STPP à ses clients durant les mois de Juin et Juillet 2015. Les ventes de STPP ont enregistré ainsi une baisse conséquente, passant de 124 491,500 tonnes en 2014 à 84 295 tonnes en 2015. En 2015 aussi, le chiffre d’affaire global d’Alkimia a baissé de 201,879 MDT à 155,741 MDT seulement. En face, la dette d’Alkimia passait de 7,9 MDT à plus de 13 MDT dont plus de 10 MDT en court terme.

A cette conjoncture locale difficile, s’ajoute celle internationale. Ainsi, note l’entreprise, la sortie totale de la Société du Marché du STPP pendant deux mois a été fatale. En effet, à la reprise de la production au mois d’Août 2015, le marché du STPP a connu des changements importants, structurels et conjoncturels : sur le plan structurel, l’absence de notre STPP du Marché a encouragé certains clients à substituer le STPP par d’autres produits moins chers, même de moindre efficacité, et il sera très difficile de les récupérer.

Sur le plan conjoncturel, l’influence de l’économie chinoise étant prépondérante, les producteurs chinois ont profité de la dévaluation du Yuan Chinois, de la suppression des taxes export et des subventions accordées pour le transport maritime, pour offrir des prix de STPP qui défient toute concurrence. Cette situation a obligé la Société Chimique Alkimia, pour ne pas perdre ses positions sur le Marché, à s’aligner sur les prix offerts par les concurrents chinois à un niveau en deçà des coûts de production.

Le chiffre d’affaires total a chuté d’environ 23% passant de 201 879 198 DT en 2014 à 155 174 107 DT en 2015. Les prix des matières premières ont enregistré une importante augmentation par rapport à 2014, alors que les prix de vente du STPP sur le marché mondial continuent leur baisse, ce qui a impacté négativement les résultats de la Société.

Le montage de l’usine de sulfate de sodium à Ksar Aoun par la filiale « Les Salines de Tataouine » a été achevé au mois de décembre 2015 et les essais de démarrage sont en cours. La pression sur les prix de ventes continue en ce début d’année 2016, mais il est probable que les producteurs chinois révisent leur politique de bas prix entrainant le retour des prix à des niveaux plus raisonnables. Au niveau des matières premières l’année 2016 s’annonce favorable compte tenu de la baisse des prix de l’acide phosphorique sur le marché international, ce qui ne manquerait pas d’améliorer les coûts de production de la Société.

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La décision de l’organisation ouvrière de lancer,  à partir de 19 novembre, une série de grèves dans le secteur privé au niveau régional  est au centre de toutes les discussions et les commentaires.

Maints  économistes ont analysé  la crise en partant du coût économique qu’engendreront ces mouvements de protestation, en mettant en  garde contre les conséquences néfastes qui en découleraient.

L’expert économique et ex-ministre des Finances,  Houcine Dimassi,  a fait savoir que « la grève décrétée par l’UGTT causerait certainement des pertes lourdes à l’économie nationale dont les retombées seraient catastrophiques ».

L’ex ministre a dans ce cadre déclaré à Africanmanager qu’ « il est  difficile de déterminer le volume réel de ces pertes. Car, il s’agit de grèves sectorielles et régionales d’autant plus que les heures de travail et le PIB dans le secteur privé ne sont pas encore fixés ».

Houcine Dimassi a jugé impérieux  de reprendre les négociations pour pouvoir dépasser cette crise et trouver un compromis entre les deux organisations à propos la majoration salariale dans ce secteur créateur de richesse.

L’appel de l’économiste vient à un moment où plusieurs économistes prévoient que le volume des pertes à cause de ces grèves ne sera pas moindre que celles observées par le secteur public en 2012 dont les pertes sont estimées à 500 millions de dinars.

Il est à rappeler que l’UGTT, à l’issue e la réunion élargie de son bureau exécutif,  a décidé,  suite à l’échec des négociations salariales avec le patronat,  d’observer une série de grèves aux plans local et régional.

La région de Sfax, considérée comme principale ville industrielle du pays entamera le 19 novembre cette série de grèves, suivie par le Grand Tunis (25 novembre), Nabeul, Zaghouan, Sousse, Monastir et Mahdia  (26 novembre). Viendront ensuite Bizerte, Béja, Jendouba et le Kef (27 novembre). Le 30 novembre, la grève sera observée à Silinana, Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine, alors que, le 1er décembre, Médenine, Gabès, Tataouine, Tozeur, Gafsa et Kébili, devront clore cette action.

La fixation du calendrier des grèves vient à la suite du blocage des négociations entre l’UGTT et l’UTICA.  La centrale ouvrière a, en effet, baissé le taux proposé d’augmentation de 15 à 12% alors que l’UTICA a maintenu la proposition d’augmentation en fonction du taux d’inflation variant entre 4.2 et 4.8%.

L’UTICA toujours  en colère….

La décision de l’UGTT a provoqué la colère de la centrale patronale qui a vite affirmé que ces grèves ne pourraient que nuire à l’économie nationales, aux entreprises ainsi qu’à leurs engagements.

L’UTICA a dans ce cadre ajouté dans un communiqué que ces mouvements ne feront qu’augmenter la tension sur la scène sociale alors que le pays a besoin d’un apaisement de la situation, du renforcement de l’investissement et du retour au travail pour assurer la reprise économique.

Elle a encore souligné que le dialogue reste le seul moyen de résoudre tous les conflits sur la scène sociale, soulignant que, partant de ce principe, l’UTICA a accepté de s’engager dans  un nouveau round de négociations et de débat sur l’augmentation des salaires, malgré la situation difficile que connaît l’économie nationale.

L’UTICA a, d’autre part, noté qu’elle ne se soumettra pas aux pressions et manœuvres en dehors des négociations et continuera à défendre les intérêts de l’économie tunisienne et ceux de ses adhérents, conformément à la loi tout en mettant en garde contre les dangers d’une déviation vers des pratiques en dehors du cadre de la paix sociale.

La centrale a par ailleurs appelé  les autorités concernées à garantir le droit de la liberté du travail et de la sécurité des entreprises à tout moment et partout.

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Lors d’une conférence de presse tenue, jeudi 10 septembre 2015 au siège du ministère des Affaires sociales,  le ministre Ahmed Ammar Younbai, a  présenté les  indicateurs relatifs au nombre des grèves observées dans les secteurs, public et privé.

D’après les données annoncées par le  ministre, durant les huit premiers mois de l’année en cours, 98 grèves ont été enregistrées dans les deux  secteurs, soit une baisse de 39% en comparaison avec la même période de 2014.

Cependant, durant la même période, le nombre des journées de travail perdues à cause des grèves a augmenté de 38 % en comparaison avec  2014.

Une baisse a été également enregistrée au niveau des entreprises concernées par ces grèves de 32% en comparaison avec 2014.

Près de 161 grèves ont été observées durant les huit premiers mois de 2015 dans le secteur privé, alors que celui dans les entreprises à vocation public (industrie, commerce) a baissé de 29% durant  la même période de 2014.

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Les grèves ont baissé de 24pc en 2013 et les journées de travail perdues à cause des grèves de 7pc par rapport à 2012

Les grèves ont baissé de 24pc en 2013 et les journées de travail perdues à cause des grèves de 7pc par rapport à 2012, rapporte l’agence de presse Tap. Des données statistiques fournies par le ministère des affaires sociales, indiquent que le nombre des participants à ces grèves a diminué au cours de l’année écoulée de 9pc par rapport à 2012. Toujours selon la même source, le taux de participation aux grèves est passé de 56pc en 2012 à 14pc en 2013. Les grèves ont touché 266 entreprises dont 235 entreprises privées et 31 publiques.

L’année écoulée a connu deux grèves générales dans toute la République (février et juillet) à la suite de l’assassinat politiques de Chokri Belaid (6 février) et de Mohamed Brahmi (25 juillet) outre 5 grèves régionales générales pour revendiquer le développement régional dans les gouvernorats de Zaghouan, Siliana, Tozeur, Gafsa et Gabès.

Selon la même source, 235 grèves légitimes ont été enregistrées en 2013 sur un total de 399 grèves contre 293 grèves légitimes en 2012 sur 524 grèves. Le principal motif des grèves observées en 2013 est l’amélioration des conditions de travail (55pc). Le versement des salaires et des primes figure en deuxième lieu (32pc), puis l’amélioration des relations professionnelles (9pc) et la solidarité avec les travailleurs (4pc).

La répartition des grèves par secteur, a démontré que le secteur des services et de la sous-traitance vient en première position avec un taux de 20pc, suivi par le secteur du textile et de l’habillement (16pc) et le secteur des industries manufacturières et mécaniques (15pc).

Sur le plan régional, le gouvernorat de Sfax a enregistré le taux de grèves le plus élevé (16pc) suivi par le gouvernorat de Ben Arous (15pc) et le gouvernorat de Nabeul (11pc).

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La région de Sfax a enregistré

La région de Sfax a enregistré, en 2012, le plus grand nombre de grèves, note une étude portant sur le dialogue social au sein de l’entreprise, présentée,à Sfax . « L’année 2012 a connu le plus grand nombre de grèves avec un taux de 24% », selon les résultats de cette étude réalisée par l’Association Tunisienne du Développement Durable (ATDD) et présentée par Nouri Mzid, universitaire spécialiste en droit du travail, lors d’un débat organisé par l’ATDD et la Section régionale de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.

« On relève, toutefois, une régression de 290% des grèves illégales, en 2012, par rapport à 2010 et de 70% par rapport à 2011 », selon la même source citée par l’agence TAP.

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La région de Sfax a enregistré

La région de Sfax a enregistré, en 2012, le plus grand nombre de grèves, note une étude portant sur le dialogue social au sein de l’entreprise, présentée,à Sfax . « L’année 2012 a connu le plus grand nombre de grèves avec un taux de 24% », selon les résultats de cette étude réalisée par l’Association Tunisienne du Développement Durable (ATDD) et présentée par Nouri Mzid, universitaire spécialiste en droit du travail, lors d’un débat organisé par l’ATDD et la Section régionale de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises.

« On relève, toutefois, une régression de 290% des grèves illégales, en 2012, par rapport à 2010 et de 70% par rapport à 2011 », selon la même source citée par l’agence TAP.

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