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Le déficit commercial, abyssal, est dans tous les esprits, surtout dans ceux des autorités du pays. C’est un véritable casse-tête, un vrai cauchemar, que la dépréciation du dinar a aggravés. Mais que voulez-vous, quand on importe au niveau où le fait la Tunisie, la casse est inévitable. Et là, inéluctablement, les regards se tournent vers la Turquie et la Chine, responsables, en grande partie, des maux de la Tunisie, par leur poids énorme dans le déséquilibre de la balance commerciale, du fait de ce trop-plein de produits dont la Tunisie n’a pas réellement besoin. Néanmoins il faut aussi reconnaitre que ce ne sont pas les dattes et l’huile d’olive, quels que soient les volumes écoulés à l’étranger, qui vont tirer la Tunisie ce de mauvais pas. Si le pays exportait des produits à haute valeur ajoutée, ce serait évidemment une toute autre histoire…

Le ministère du commerce étudie actuellement la possibilité d’instaurer des mesures tarifaires sur l’importation des produits de consommation non essentiels provenant des pays avec lesquels la Tunisie a signé des accords de libre-échange, a indiqué le directeur général du commerce extérieur, Khaled Ben Abdallah, dans un entretien accordé à l’agence TAP.
Ces mesures tarifaires permettent d’augmenter les droits douaniers sur l’importation des produits de consommation non essentiels qui ont enregistré une hausse de 11% entre les années 2011-2016, sans pour autant dépasser les taux des droits de douane consolidés (fixés) dans le cadre des accords régis par l’OMC.
Elles visent également à rationaliser les importations tunisiennes. Depuis 2011, la Tunisie souffre d’un déficit commercial chronique qui n’a cessé de se creuser, enregistrant à la fin de 2016 un déficit de 12,62 milliards de dinars. Les exportations ont atteint 29 145,6 MD contre des importations de l’ordre de 41 766,1MD.
Les importations des produits de consommation représentent 14% des importations tunisiennes, dont 51% proviennent de l’Union européenne (UE), 12% de la Chine, 6% de la Turquie et 31% du reste des pays du monde.
En outre, le ministère du commerce compte charger une cellule pour assurer la gestion et la coordination des importations des entreprises publiques et offices en hydrocarbures, céréales, huiles végétales, sucre, riz et café, étant donné que les achats de ces entreprises sont volumineux et influencent les réserves en devises, surtout lorsque la sortie des devises a lieu à des moments rapprochés, voire dans un même temps.

On marche sur des oeufs

Concernant l’application des mesures de sauvegarde, inclues dans les accords de libre-échange, signés entre la Tunisie et d’autres pays, pour des raisons liées aux difficultés de la balance de paiement, le responsable a fait savoir que ce mécanisme est « lourd » car il touche la crédibilité et l’image du pays qui sera perçu comme protectionniste. En outre, a-t-il ajouté, l’endettement extérieur deviendra coûteux. Par ailleurs, les autre pays avec lesquels la Tunisie a conclu des accords de libre-échange réagiront de la même manière. Donc, « cette solution devrait venir en dernier recours« , a fait remarquer le responsable.
Les mesures à long terme consistent, quant à elles, en la promotion des exportations tunisiennes qui demeurent concentrées sur une zone géographique bien déterminée et sur des produits classiques, tels que l’huile d’olive, les dattes, le phosphate, le tourisme et les produits mécaniques et électriques. « L’augmentation de nos exportations nécessite un climat d’exportation favorable (logistique, transport….) et un produit compétitif et de bonne qualité« .

Selon Ben Abdallah, 30% de l’accroissement des importations tunisiennes sont « le fruit de la réforme des droits douaniers concrétisée par le gouvernement de Habib Essid et stipulant l’application de deux droits de douane, à savoir 0% ou 20%, ce qui fait qu’une grande partie des produits de contrebande sont maintenant écoulés sur le marché formel, notamment les importations des boissons alcoolisées, pneus et fruits secs ….« . Il a encore indiqué que 32% des importations tunisiennes (matières premières et produits semi finis) réalisées en 2016 par les entreprises offshore étaient destinées à l’exportation.
« Les échanges commerciaux reflètent l’ouverture de l’économie, sauf que la situation devient inquiétante lorsque les importations tunisiennes proviennent d’un pays avec lequel la Tunisie n’a pas signé un accord, tel est le cas de la Chine et aussi lorsque le rythme des importations est plus rapide que celui des exportations« , a-t-il souligné.
Pour lui, 53% du déficit commercial provient de l’importation de l’énergie pour plusieurs raisons, notamment la baisse de la production, l’augmentation de la consommation et la régression du cours du dinar.

TAP

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Les diplômés au chômage issus de familles nécessiteuses poursuivent depuis 15 jours leur sit-in devant le ministère des Affaires sociales pour demander l’application de la décision ministérielle relative à l’embauche d’un membre de chaque famille démunie dans la fonction publique et le secteur privé.
« Nous observons un sit-in ouvert jusqu’à ce que la décision de l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, en date du mois de janvier 2016 soit appliquée« , a déclaré lundi à l’agence TAP Idriss Guermazi, coordinateur national de ce mouvement de protestation.
Il a affirmé que les solutions proposées la semaine écoulée lors d’une réunion de négociation avec le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi portaient sur des emplois précaires et consistaient à leur octroyer des contrats-dignité.
« Nos droits à l’emploi ont été accordés aux catégories soutenues politiquement, comme les fichés par la police et les bénéficiaires de l’amnistie législative générale« , a-t-il affirmé, soulignant que son mouvement compte une élite d’ingénieurs et de docteurs issus de familles dans le besoin.
Les chômeurs diplômés issus de familles nécessiteuses qui observent un sit-ouvert devant le siège du ministère des Affaires sociales exigent l’embauche de 70 d’entre eux dans les plus brefs délais. Ils demandent depuis près d’un an l’activation de la décision de Essid stipulant l’embauche d’un membre de chaque famille démunie et détenteur d’un diplôme du supérieur dans la fonction publique et le secteur privé.

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Le président du groupe Nidaa Tounes à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Sofiane Toubal a fait savoir que près de 40 figures nationales ont adhéré au mouvement Nidaa Tounes, parmi lesquelles d’anciens ministres dans les gouvernements d’avant 2011 et dans celui de Habib Essid et d’autres personnalités nationales, ajoutant que l’adhésion demeurera ouverte à d’autres personnalités qui devraient se joindre au mouvement prochainement.
Lors d’une conférence tenue, dimanche, à Gammarth (banlieue nord de Tunis), à l’occasion de la conférence des cadres du mouvement Nidaa Tounes, Toubal a déclaré que le thème principal de ce conclave est la séance qui se tiendra entre l’Instance indépendante des élections (ISIE) et les partis pour fixer la date des élections municipales, précisant que les cadres du mouvement ont convenu, au cours de cette réunion, de la nécessité d’activer la tenue de ces dernières prévues avant la fin de 2017.
Selon la même source, il a également été question des nouvelles structures locales du parti, indiquant qu’une campagne nationale sur les adhésions sera menée du 15 mars au 15 avril 2017. Elle sera suivie du renouvellement de tous les bureaux et coordinations locales du parti du 15 avril jusqu’au 15 mai 2017, en prévision des élections municipales.
Toubal a précisé que les listes électorales seraient prêtes en septembre 2017 et à cet effet une commission chargée de la préparation des élections municipales sera constituée et présidée par Slim Chaker.
Concernant les infiltrations des réunions du mouvement, Toubal a souligné que le comité politique et la commission du règlement examineront cette question et les mesures adéquates seront prises avec le gel ou l’exclusion des impliqués dans cette affaire.
Il y a lieu de signaler que parmi les personnalités qui ont adhéré au mouvement de Nidas Tounes figurent Maher Ben Dhia, Hédi Mekni et Majdoline Cherni, outre le retour des deux membres du bureau exécutif qui s’étaient retirés, à savoir Mondher Belhaj et Ridha Bouajina.

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L’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, a affirmé dans une interview accordée au journal Al Majhar, publiée dans son édition de ce vendredi 3 mars, qu’il s’apprête à rédiger ses mémoires et a démenti tout projet de rejoindre un parti politique.

Il a ajouté qu’il est satisfait du consensus établi avec l’UGTT, visant à maintenir la stabilité sociale.

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Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), s’ajoute à la liste des économistes qui passent à la loupe le bilan de l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid. Son réquisitoire sur le rendement de l’ancien gouvernement est très sévère.

Dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager, il a affirmé que le pays a vécu une véritable crise économique durant le mandat de Habib Essid. C’est ce qui explique, selon ses dires, l’initiative pour mettre en place un gouvernement d’union nationale.

Besbes a dans le même cadre indiqué que le gouvernement Essid a été incapable de rétablir la confiance des Tunisiens (entrepreneurs, investisseurs, jeunes…), de plus tous les indicateurs économiques clignotent au rouge (déficit budgétaire, inflation, dinar, balance de paiement…).

Selon ses déclarations, l’année 2015 a été clôturée avec un taux de croissance médiocre ne dépassant pas les 0,7%. Pour le premier semestre de cette année, la croissance a été de l’ordre de 1,2%, un taux qui a été boosté par les recettes provenant des services non marchands, sachant que tous les secteurs productifs n’ont pas atteint les résultats escomptés, principalement ceux du tourisme et de l’agriculture. Ajoutons à cela la dépréciation du dinar, la montée de l’inflation et la dégradation du pouvoir d’achat. Tout cela a, selon lui, alimenté la crise de confiance qui sévissait déjà depuis la Révolution.

Des prévisons révisées à la baisse!

Slim Besbes a en outre indiqué que, durant le mandat d’Essid, le ministère des Finances s’est trouvé contraint de réviser à la baisse ses prévisions de croissance. Pour les dépenses de gestion, le gouvernement table actuellement sur une hausse de seulement 7,9 % contre 8% auparavant, sachant que le taux de consommation des dépenses de gestion a dépassé les 50% contre 45% auparavant. La masse salariale dans la fonction publique passera ainsi à 13,4 milliards de dinars contre 13 milliards de dinars dans les prévisions du ministère des Finances.

Avec ce GUN, le président de la République, Béji Caied Essebsi, a voulu provoquer un choc positif et ouvrir de nouveaux horizons visant principalement à rétablir la confiance et relancer la croissance et l’investissement. L’objectif aussi est d’élargir la coalition en associant certains partis de gauche ainsi que trois organisations nationales, à savoir, l’Utica, l’Utap et l’UGTT, a expliqué Besbes. Il a souligné la nécessité de mettre en place des mesures audacieuses et courageuses, faisant remarquer que le retard au niveau des réformes n’a fait qu’assécher les sources de financement du pays, principalement celles provenant de la taxation.

Besbes a souligné que le premier grand défi de Youssef Chahed est le bouclage du budget 2016. Selon lui, Youssef Chahed doit rationaliser les dépenses et rétablir les équilibres financiers, surtout en ce qui concerne la charge relative à la masse salariale dans la fonction publique. Il a fait toutefois savoir que le déficit budgétaire atteindra 6,5% du budget de l’État si le gap (2400 millions de dinars) n’est pas financé par des ressources extérieures.

« Il faut trouver des solutions pour maîtriser les dépenses et éviter une crise de dette publique », déclare-t-il. Youssef Chahed doit revoir tout dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2016n tout en assurant les équilibres financiers et l’évolution modeste de certaines recettes, a indiqué Besbes.

Le deuxième défi de Youssef Chahed est celui relatif à l’élaboration d’un budget sain permettant de maitriser la dette publique, sinon un plan d’austérité s’imposera. « La Tunisie risque, en 2017, d’adopter une politique d’austérité très lourde et insupportable ». Le député a appelé ainsi à mettre en place des mesures d’urgence le plus tôt possible. « Si on ne mobilise pas des recettes pour l’année 2017, on risque certainement une politique d’austérité pouvant aller jusqu’au licenciement d’employés et la diminution des dépenses de la santé ainsi que celles à caractère secondaire « , a-t-il dit.

Appel à retarder les accords conclus avec l’UGTT!

Le cadre idéal et l’enjeu c’est la loi de finances 2017, estime Besbes. Là il faut stimuler l’exportation et l’investissement, promouvoir  l’entrepreneuriat, identifier de nouveaux marchés et encourager le secteur privé à investir et créer de l’emploi vu la saturation du secteur public. « C’est le seul salut pour le rétablissement des équilibres financiers », a-t-il dit. Une autre mission devra être accomplie par le gouvernement de Chahed, c’est le déblocage des secteurs productifs dont le phosphate et l’industrie chimique.

Slim Besbes a également appelé à maitriser les finances publiques, surtout au niveau de la masse salariale dans la fonction publique qui risque d’aller jusqu’à 15 milliards de dinars suite à l’application des accords conclus avec l’UGTT concernant les augmentations salariales. Or, le FMI exige que cela ne dépasse pas les 13 milliards de dinars sinon la Tunisie va se trouver en difficulté pour mobiliser des ressources de l’extérieur. Il faut aussi, selon Besbes, agir au niveau de la caisse de compensation.

L’ancien ministre des Finances a appelé à retarder l’application des accords conclus avec l’UGTT portant sur les hausses salariales, au moins pour 2017, l’année record au niveau du remboursement des services de la dette, selon ses dires. « La tâche n’est pas simple. Il faut respecter nos engagements avec le FMI pour éviter une politique d’austérité », a ajouté Besbes.

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a affirmé dans une interview accordée ce mercredi 31 août 2016 à Africanmanager que le pays a vécu une véritable crise économique durant le mandat de Habib Essid, l’ex-chef du gouvernement. C’est ce qui explique, selon ses dires, l’initiative pour mettre en place un gouvernement d’union nationale.

Besbes a dans le même cadre indiqué que le gouvernement Essid a échoué à rétablir la confiance des Tunisiens (entrepreneurs, investisseurs, jeunes…), de plus tous les indicateurs économiques clignotent au rouge (déficit budgétaire, inflation, dinar, balance de paiement…).

Il a ajouté que l’année 2015 a été clôturée avec un taux de croissance médiocre ne dépassant pas les 0,7%.

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Dans son allocution prononcée lors de la cérémonie de passation des pouvoirs à Youssef Chahed, ce lundi 29 août 2016 à Dar Dhiafa, à Carthage, l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, a déclaré que plus de 18 mille Tunisiens ont été empêchés durant son mandat de voyager vers les zones de conflit.

Il par ailleurs indiqué que son gouvernement a vécu plusieurs catastrophes dans le domaine sécuritaire, citant l’attaque terroriste du Bardo, de Sousse ou encore celle perpétrée à Tunis contre un bus de la Garde Nationale.

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Dans son discours prononcé lors de la cérémonie de passation de pouvoir qui a eu lieu ce lundi 29 août 2016 à Dar Dhiafa, à Carthage, le chef du gouvernement sortant, Habib Essid, s’est adressé à Yousef Chahed en lui disant « Monsieur le ministre ».

Habib Essid a tenté par la suite de faire comprendre qu’il s’agissait d’un lapsus, avant de présenter ses excuses à Youssef Chahed.

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Lors de son allocution à la cérémonie de passation de pourvoir qui a eu lieu ce lundi 29 août 2016, à Dar Dhiafa à Carthage, l’ancien chef du gouvernement Habib Essid, s’est adressé au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, en disant : « Après avoir opté pour une initiative nationale celle portant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, j’espère que la prochaine fois on n’optera pas pour une fatwa pour changer le gouvernement», a-t-il dit.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce lundi matin 29 août 2016 à Carthage, après la cérémonie de passation de pouvoir entre Habib Essid et Youssef Chahed, l’ancien chef de gouvernement Habib Essid, indique un communiqué de la présidence de la République.

A l’issue de cette rencontre, Habib Essid a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour la confiance et le soutien qu’il lui a accordés pendant la période de sa prise de fonction à la tête du gouvernement.

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C’est désormais officiel, Youssef Chahed est le nouveau chef du gouvernement à la place de Habib Essid. Il vient de recevoir, lors d’une cérémonie de passation de pouvoir ayant lieu ce lundi 29 août 2016 à Dar Dhiafa à Carthage, les rênes du pouvoir de la part du gouvernement sortant.

Étaient présents à cette cérémonie de passation de pouvoir un grand nombre de figures politiques, d’anciens chefs de gouvernement, des présidents de différents de partis politiques et d’autres dirigeants politiques.

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Le chef du gouvernement sortant, Habib Essid a mis en garde, lors de la cérémonie de passation de pouvoir qui se tient actuellement à Dar Dhiafa à Carthage  contre le changement du gouvernement de Youssef Chahed, appelant ainsi à donner le temps nécessaire au nouveau cabinet ministériel pour pouvoir réussir la mission qui lui a été accordée.

« Je souhaite la continuité au nouveau gouvernement au moins jusqu’à l’année 2020. La réussite du gouvernement signifie la réussite du pays », a-t-il ajouté.

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Le chef du gouvernement sortant, Habib Essid, a affirmé lors de la cérémonie de passation de pouvoir qui se tient actuellement à Dar Dhiafa à Carthage que son gouvernement a vécu plusieurs difficultés et plusieurs catastrophes, citant l’attaque terroriste de Bardo en 2015, de Sousse ou encore celle perpétrée à la capitale contre un bus de la Garde présidentielle.

Ces incidents ont eu, selon lui, un impact très négatif sur la situation économique et financière du pays.

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Le chef du gouvernement sortant, Habib Essid, a affirmé lors de la cérémonie de passation de pouvoir qui se tient actuellement à Dar Dhiafa à Carthage que la lutte contre la corruption est plus difficile que la lutte contre le terrorisme.

Il a dans le même contexte ajouté que la lutte contre la corruption nécessite un grand souffle, estimant toutefois que la lutte contre ce fléau n’est pas seulement la responsabilité du gouvernement mais de tous les Tunisiens.

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La séance plénière exceptionnelle de vote de confiance au nouveau gouvernement de Youssef Chahed a démarré ce matin du vendredi 26 août 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), au Bardo. C’est un autre rendez-vous qui s’ajoute à l’histoire de la Tunisie et au cours duquel le nouveau cabinet devrait obtenir l’approbation de la majorité absolue des membres de l’ARP, au moins 109 voix. Un chiffre qui semble être à la portée, au vu du grand nombre de députés qui se sont levés pour applaudir les mots prononcés par Youssef Chahed à l’ouverture de cette séance. Un discours lequel, bien qu’il n’ait comporté aucune action précise, a été très bien reçu par les députés, comme si Chahed est le premier à raconter cette histoire-là sur la situation catastrophique de l’économie nationale. Les députés ne nous ont pas beaucoup surpris, on est habitué à ces réactions enflammées. Rappelons-nous la séance de vote de confiance au gouvernement de Habib Essid, actuellement chargé de la gestion des affaires courantes. Lors de la séance plénière tenue le 30 juillet dernier au Bardo, les députés de l’ARP avaient réservé le même traitement à Essid. Ils avaient également fortement applaudit le discours d’Essid, avant de lui retirer la confiance quelques heures après.

Mais revenons au discours de Youssef Chahed ce matin. Il a présenté un tableau sombre de l’économie tunisienne, partant du déficit budgétaire et du trou des caisses sociales, de l’endettement, jusqu’à l’austérité et les licenciements massifs de fonctionnaires qui nous pendent au nez. Lors de son discours, le chef du gouvernement désigné a déclaré que toutes les équipes qui se sont succédé depuis la Révolution ont échoué dans la résolution d’une grande partie des objectifs de la Révolution, dont principalement le chômage des jeunes et les disparités régionales. Il a estimé que la transition politique en Tunisie s’est achevée avec succès mais les tiraillements politiques l’ont plombée. Il a fait remarquer par ailleurs que la situation de crise qui sévit dans le pays depuis plus de 5 ans s’aggrave de jour en jour appelant à l’unité nationale pour faire sortir la Tunisie de cette situation très difficile, selon ses dires.

Youssef Chahed a sous un autre angle tiré la sonnette d’alarme sur la situation de crise que vit le pays depuis la Révolution, prédisant un déficit budgétaire de 6500 millions de dinars à la fin de l’année 2016, faisant savoir que l’endettement du pays représente actuellement 62% du PIB. L’alerte a été aussi donnée concernant la situation déficitaire des caisses sociales, évalué à 1648 millions de dinars. Et d’expliquer que le déficit de la CNAM s’élève à 1400 MD, d’où la difficulté d’honorer ses engagements auprès des hôpitaux. Et le pire est à venir puisqu’en 2017, Chahed prévoit que la situation des caisses sociales serait encore plus difficile qu’en 2016. Par ailleurs, selon Chahed, pas moins de 112 mille personnes ont été recrutées durant les 5 dernières années dans la fonction publique, ce qui a fait bondir la masse salariale jusqu’à doubler dans cette période, soit 13,4 milliards de dinars contre 6,7 milliards de dinars en 2010.

Il a également agité la menace d’une politique d’austérité en vertu de laquelle le gouvernement serait obligé en 2017 de licencier des milliers de fonctionnaires, d’augmenter les taxes et de suspendre les investissements, notamment pour les infrastructures et le développement.

Youssef Chahed a aussi souligné la possibilité d’une réduction des dépenses allouées à la santé et à la couverture sociale si les choses ne s’améliorent pas en 2016. Et d’ajouter dans le même cadre que l’année 2017 sera encore plus difficile que cette année à tous les niveaux.

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Tarak Barrak, député du Front populaire, a adressé ces mots au nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed. « Ne crois pas ce qu’on te dit. Ils ont dit tout cela à ton prédécesseur, avant de se retourner contre lui ». C’était ce matin du vendredi 26 août 2016 lors de la séance plénière à l’ARP consacrée au vote de confiance du nouveau gouvernement.

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« Le nouveau gouvernement ne sera pas plus efficace que celui de Habib Essid dont certains ministres ont réussi dans leurs postes de façon individuelle « , a souligné dimanche Slim Riahi, président de l’Union patriotique libre (UPL).
Dans une déclaration à l’agence TAP, Slim Riahi a indiqué que la décision de son parti de ne pas participer au gouvernement d’union nationale est une décision de principe émanant de la volonté de la direction du parti qui a choisi de se retirer en réaction au refus du chef du gouvernement désigné de discuter la forme et la composition du gouvernement.
Riahi a indiqué que le soutien du gouvernement d’union nationale sera décidé par le bureau politique qui tiendra lundi à 18h une réunion pour examiner la composition du prochain gouvernement et la capacité des ministres désignés dans certains secteurs sensibles comme le sport, l’agriculture, le commerce et autres à relever les défis.
Selon Riahi, le gouvernement d’union nationale devra obtenir le maximum de voix et dépasser même le nombre de voix obtenues par le gouvernement de Habib Essid (170 voix) pour pouvoir travailler efficacement.
« Miser sur les jeunes et sur la femme est une bonne chose mais à condition que les personnes désignées aient de l’expérience et connaissent bien les dossiers qu’elles auront à gérer », a-t-il ajouté.
Slim Riahi a précisé que le chef du gouvernement désigné a proposé à l’UPL différents portefeuilles ministériels qui ne correspondent pas, selon lui, aux compétences diversifiées de son parti.

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La lutte contre la corruption revêt une importance majeure pour l’actuel gouvernement et devra faire l’objet de la plus grande priorité pour le futur gouvernement, a affirmé, jeudi, le chef du gouvernement sortant Habib Essid.
Présidant une séance de travail au siège de l’Instance nationale de lutte contre la corruption en présence des membres de l’Instance, Essid a souligné que la lutte contre la corruption demeure une priorité pour les gouvernements qui se sont succédé rappelant, dans ce contexte, l’ensemble de mesures qui ont été prises pour consacrer le principe de la transparence.
 » La création d’un département chargé de la gouvernance et de lutte contre la corruption, en est, à ce égard la meilleure illustration « , a-t-il affirmé, cité dans un communiqué de la présidence du gouvernement.
Le chef du gouvernement des affaires courantes a affirmé avoir attribué à l’instance toutes les prérogatives nécessaires pour combattre la corruption rappelant que parmi les priorités de son programme, présenté en février 2015, figurent, la lutte contre corruption, l’amélioration de la gouvernance, la lutte antiterroriste et l’instauration de la paix sociale.
Pour sa part, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption Chawki Tabib a salué les efforts fournis par le chef du gouvernement Habib Essid dans ce sens citant le doublement du budget consacré à son instance et la satisfaction de plusieurs revendications notamment en ce qui concerne la mobilisation des ressources humaines et l’appui logistique.
Au cours de sa visite au siège de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, le chef du gouvernement sortant s’est enquis des conditions de travail dans le bureau d’ordre central et les archives. Il a également discuté avec le personnel de l’instance et suivi la mise en ligne du rapport semestriel de l’instance (janvier-juin 2016).

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Habib Essid, chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, a appelé mardi, lors d’un un conseil ministériel restreint (CMR), à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de garantir la réussite de la prochaine saison agricole qui démarrera au début du mois de septembre 2016.
Au cours du CMR, les participants ont examiné la question de l’évolution des dégâts causés par la chute de grêle dans quelques régions du pays outre le dossier de la subvention des hydrocarbures dans le secteur agricole.

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Le chef du gouvernement chargé de la gestion des affaires courantes, Habib Essid, a présidé, ce mardi 16 août 2016 au palais de la Kasbah, la réunion de la cellule de coordination sécuritaire et de suivi, en présence des ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères ainsi que des hauts cadres militaires et sécuritaires.

La réunion a examiné la situation sécuritaire du pays et les efforts déployés afin de se prémunir contre la menace terroriste, lutter contre le crime organisé, préserver les biens et renforcer la sécurité des citoyens.

Habib Essid a exprimé sa gratitude et à sa reconnaissance à l’ensemble des cadres appartenant aux institutions sécuritaire et militaire sur tout le territoire tunisien insistant sur la nécessité de ne pas relâcher la vigilance en prévision de toute éventualité et mettre en œuvre la stratégie afin de contrôler les  frontières, protéger les institutions publiques et privées et assurer la sécurité de la saison estivale.

Habib Essid a par ailleurs, mis l’accent sur l’impératif pour chaque sécuritaire de continuer à s’acquitter de son devoir sur la base de l’impartialité et de la neutralité en se soustrayant aux tiraillements politiques.

Lors de cette réunion, la cellule de coordination a également passé en revue la mise en œuvre des mesures ayant trait aux développements régionaux et à la consolidation de la mobilisation et le renforcement des équipements des institutions sécuritaire et militaire.

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