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Hamadi Jebali, Tunisie, OCDE, corruption

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« Le ministre chargé de la Gouvernance  planche actuellement sur l’élaboration d’un projet de loi relatif à la  création d’une commission nationale pour la lutte contre la corruption ainsi qu’un autre relatif à la bonne gouvernance »

« Le ministre chargé de la Gouvernance planche actuellement sur l’élaboration d’un projet de loi relatif à la création d’une commission nationale pour la lutte contre la corruption ainsi qu’un autre relatif à la bonne gouvernance », a déclaré Hamadi Jebali, Chef du gouvernement à la conférence internationale tenue, lundi, sur « le renforcement du cadre d’intégrité et de prévention de la corruption : bonnes pratiques et leçons tirées »

Organisée conjointement par la commission d’investigation sur la corruption et la malversation, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), l’Ambassade du Royaume Uni en Tunisie et la Fondation Hanns Seidel, cette rencontre vise à discuter le processus du renforcement d’un cadre national de prévention de la corruption, sujet qui est assurément le principal cheval de bataille des responsables tunisiens depuis la Révolution du Jasmin.

Les réformes de l’administration, de l’enseignement, du service public et de l’économie, notamment, semblent difficiles à engager puisque la Tunisie a croulé, 23 ans durant, sous le joug d’un régime qui a dominé la majorité des institutions de gouvernance.

Aujourd’hui, le chef du Gouvernement a estimé qu’il fallait mettre en place un système de bonne gouvernance, après des longues années de corruption et manque de transparence ayant empêché les citoyens de participer à la vie publique, ce qui a découragé l’investissement et dévié des ressources. D’où l’importance de conjuguer les efforts pour instaurer des systèmes de plus en plus efficaces. D’après lui, il s’agit de consolider l’intégrité qui devrait imprégner tous les systèmes afin que cet élan de transparence se maintienne.

Le Chef du gouvernement a mis en exergue l’environnement global difficile auquel la Tunisie est confrontée. Cependant, les décideurs politiques devraient associer tous les acteurs nationaux afin de relever ensemble ce défi surtout avec l’aide des institutions internationales, qui sont se sont engagées auprès du gouvernement et des commissions indépendantes de la transition à promouvoir l’instauration d’un régime démocratique soucieux des aspirations des citoyens en jetant les bases d’une croissance économique forte et durable.

« Nous souhaitons vous soutenir dans la mise en place de politiques publiques garantissant tout autant l’intégrité du secteur publique que le développement d’un climat propice au développement économique et qui soient adaptés à votre contexte politico-administratif spécifique tout en étant avec les standards internationaux», a dit pour sa part, Yves Leterme, Secrétaire Général Adjoint de l’OCDE. « Pour ce faire, nous allons élaborer une première évaluation du cadre législatif et institutionnel de prévention et de la lutte contre la corruption afin d’aider toutes les parties prenantes à définir les réformes prioritaires en vue d’élaborer un cadre national d’intégrité adéquat ».

Avec 50 ans d’expérience, l’OCDE a pu développer des instruments internationaux, élaborés sur la base des bonnes pratiques identifiées dans chaque pays membre. Plusieurs modèles institutionnels existent pour lutter contre la corruption. Dans un nombre croissant de pays de la région, le choix s’est porté sur la mise en place d’un organisme spécialisé anti-corruption.

C’est pourquoi l’OCDE pourrait effectuer avec le gouvernement de Jebali des « Scans d’intégrité » qui permettront d’obtenir un diagnostic complet dans ce domaine. Une démarche qui se fera sur la base de trois éléments fondamentaux. En premier lieu, le Secrétaire Général Adjoint de l’OCDE a évoqué le dialogue approfondi. Il a cité en deuxième lieu, le rôle stratégique des instruments internationaux, et enfin, l’importance des indicateurs qui facilitent à résoudre ce problème.

L’administration tunisienne sera-t-elle capable de relever ce défi

Yves Leterme s’est montré optimiste quant à la capacité de la Tunisie à atteindre cet objectif. « Je suis persuadé que la Tunisie est capable d’appliquer la réglementation en évitant la corruption. Et d’ajouter :« les gens ont le droit d’attendre de ces responsables que les choses se fassent convenablement »

Aussi, le responsable de l’OCDE a-t-il appelé les décideurs à renforcer la réglementation afin qu’elle soit plus stricte et à même d’assurer un système de contrôle, de suivi et d’application de cette réglementation qui rompe avec le passé et les déviations d’intérêt public.

Wiem Thebti

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