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Hammadi Jbali, Abdelkrim Harouni,  Ennahdha

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Au début de l’année 2012

Au début de l’année 2012, l’ancien chef de gouvernement nahdhaoui, Hammadi Jbali, avait eu le culot d’avouer que son gouvernement était encore en train d’apprendre à gouverner. Le peuple tunisien, dans son incrédulité et sa mansuétude, croyait alors encore, que cela ne devrait pas beaucoup durer. Un autre gouvernement et plus de deux années après la prise de pouvoir forcée d’Ennahdha, les anciens prisonniers devenus gérants de tout un pays, n’avaient toujours rien appris.

Trois ans ou presque après la révolution, les Nahdhaouis de la Troïka, n’avaient toujours rien appris du peuple qu’ils se proposent de gouverner à l’enseigne de l’islam démocratique.

– Un parti au pouvoir, ignorant de l’essence du peuple qu’il voudrait diriger.

Les Tunisiens sont, en effet, un peuple intelligent, rêveur, mais qui ne croit qu’à ce qu’il touche de concret. Un peuple qui ne se laisse généralement pas piquer deux fois de suite par le même nid de bourdons. Avant les élections, Ennahdha lui avait sorti un programme de 365 mesures. Il n’en verra aucune et lui fichera quand même la paix, pendant une année. Avec l’ancien gouvernement de Hammadi Jbali, on lui miroite des milliards de Dinars de projets dans les régions. Ce gouvernement ne sera pas capable d’en réaliser un seul. Kasserine se soulève, Gafsa et d’autres villes suivent, des membres d’Ennahdha et ses symboles sont pris à partie. La fronde populaire ira jusqu’à parler de l’ère Ben Ali comme de l’Eden que regrette Adam, lorsqu’il en fut chassé par Dieu. Ennahdha n’avait toujours rien appris.

Au bout du rouleau et à court d’idées, pour noyer le poisson et détourner la population du vrai dessein de son refus de quitter le pouvoir, le gouvernement Ali Larayedh sort de son chapeau un lapin, sous la forme d’un projet qui lui retournera comme une gifle sur la figure. Des facultés de médecine dans certaines régions. Des projets mirobolants, qui demanderont des années avant de monter de sous terre. Des projets dans des régions où il n’existe parfois même pas un dispensaire et encore moins un centre hospitalo-universitaire, pourtant binôme indispensable de toute faculté de médecine. Des milliards à dépenser dans un pays qui s’endette pour manger. Et enfin des projets qui divisent des régions où la concurrence et le tribalisme sont visibles à l’œil nu. La réponse de la population fuse alors. Pas moins de trois régions se soulèvent et explosent à la figure du gouvernement comme la chevrotine que ses forces de sécurité avaient utilisée contre les populations de ces régions !

Et pourtant. Ali Larayedh et son maître Rached Ghannouchi, appliquent toujours le proverbe «les chiens aboient, la caravane passe » !

– Un gouvernement qui sort ses projets des tiroirs de Ben Ali.

Depuis qu’ils sont au pouvoir, les apprentis sorciers de la Troïka nahdhaouie, ne cessent de surprendre tout un peuple par leur ingéniosité à mettre au point des projets pour faire travailler les jeunes dont la colère les avait portés au pouvoir. D’abord, les avions de Tunisair et le paquebot de la CTN, que le ministre du Transport, Abdelkrim Harouni, présentera comme des réalisations de la révolution. Il se fera même payer voyage sur voyage, pour les escorter. Des projets pourtant transformés en acquisitions par les gouvernements de Zine El Abidine Ben Ali. L’ancien chef du gouvernement inaugurera ensuite les nouveaux wagons de la SNCFT, imaginés, conçus et réalisés par les gouvernements de Ben Ali. Le même ministre du Transport n’a même pas été capable de terminer les projets de ponts et d’autoroutes, laissés en l’Etat par Ben Ali.

Prenant la suite de Jbali, le gouvernement d’Ali Larayedh aussi, manque tellement d’imagination qu’il en arrive à dépoussiérer de vieux projets, imaginés, discutés et mis presqu’en 3 D par les équipes de Ben Ali. Il nous sort ainsi le vieux projet du port en eau profonde et se fend même d’un communiqué, à ce propos, presqu’en tous points semblable au dernier communiqué du dernier CIM du dernier gouvernement de Ben Ali à propos du même sujet.

Autre exemple et autre signe d’incompétence. Dernièrement, le gouvernement tunisien a signé avec un investisseur autrichien, les conventions pour un grand projet de thermalisme à El Khbayet, à Gabès. Ce projet, comme l’avait signalé le partenaire autrichien, lors de la signature, a été mis au point et discuté, depuis 2009, par le haut comité des grands projets et le ministère du Développement du temps de Nouri Jouini. Ces exemples ne sont pourtant pas les seuls d’une clique au pouvoir, qui se dit pleine de compétences et qui dénigre les compétences de ceux dont elle pique pourtant les projets.

Ka Bou

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