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Hammadi Jbali

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Le secrétaire général d’Ennahdha et ex-chef du gouvernement

Le secrétaire général d’Ennahdha et ex-chef du gouvernement, Hamadi Jebali, affirme sur sa page officielle sur Facebook, que le choix du futur chef du gouvernement ne pourra se faire que par consensus, ajoutant que « le vote ne peut pas avoir lieu au sein de Dialogue National mais uniquement à l’Assemblée Nationale Constituante ».

Hamadi Jebali a réitéré le choix porté par son parti sur Ahmed Mestiri, un choix partagé par le parti Ettakatol.

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Dans une interview accordée à la chaîne Hannibal TV

Dans une interview accordée à la chaîne Hannibal TV, Hammadi Jebali a déclaré vendredi 25 Octobre, que l’intention de la démission du gouvernement ne doit pas être considérée en tant que chute du gouvernement, mais plutôt comme une renonciation au profit du peuple. Il a ajouté, que le parti Ennahdha est conscient de sa valeur dans le pays.

« Comme l’a dit Rached Ghannouchi, même si notre parti ne remporte pas les prochaines élections, il nous suffit d’être fiers de réussir l’organisation des élections et de céder la place à un autre gouvernement d’une manière civile », a-t-il dit.

Jebali a dénoncé les accusations qui affirment que le parti Ennahdha est en relation avec les actes terroristes, tout en ajoutant, que le seul moyen de lutter contre le terrorisme est d’instaurer la démocratie.

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L’ancien Chef du gouvernement

L’ancien Chef du gouvernement, toujours SG d’Ennahdha, Hammadi Jbali sort du silence qu’il a observé depuis sa démission. Sa dernière prestation sur Shems FM, Jbali l’a consacré à la défense des thèses de son successeur, Ali Larayedh, sur la théorie de l’œuf et de la poule à propos de la démission du gouvernement. Selon Jbali, toutes les parties se seraient mises d’accord, pour éviter la mobilisation de la rue, mais l’opposition l’aurait quand même fait pour demander le départ du gouvernement. «Le plus étrange dans ces deux personnes [Hamma Hammami et Issam Chebbi], c’est qu’il sont insolent, à tel point qu’ils nous insultent le matin et s’assoient avec moi l’après-midi

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Dans une réponse aux informations de presse faisant état de la volonté de l’ancien chef de Gouvernement tunisien

Dans une réponse aux informations de presse faisant état de la volonté de l’ancien chef de Gouvernement tunisien, Hammadi Jbali, de constituer son propre parti, Néjib Karoui, ami de Jbali et son médecin personnel, a indiqué, sur sa page Facebook, qu’il a posé lui-même la question à Jbali. Ce dernier lui a alors répondu qu’il n’a, pour l’instant, pris aucune décision, mais qu’il n’écarte aucune possibilité. N. Karoui qui indique que Jbali se repose chez lui à Sousse et procède à une auto-évaluation et une autocritique de son expérience de chef de Gouvernement. Il compte être beaucoup plus à l’écoute des citoyens et des régions tunisiennes.

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On le croyait sérieusement entamé

On le croyait sérieusement entamé, sinon découragé, par les pressions et menaces sous-jacentes de son parti, Ennahdha. Le chef du Gouvernement, Hammadi Jbali, semble pourtant tenir bon dans sa décision de former un nouveau gouvernement, apolitique et technocrate. C’est du moins la franche impression qui se dégageait, ce jeudi 14 février 2013, chez la majorité des chefs de partis qui ont été reçus aujourd’hui, à Dar Dhiafa, dans la banlieue nord de Tunis, par le chef du Gouvernement. A tous, il promet, pour vendredi, la liste de son gouvernement, tel qu’il l’aura concoctée tout seul.

A l’issue d’une série d’entretiens, ce jeudi, avec des dirigeants de partis politiques comme Kamel Morjene ou encore Nida Tounes et qui font jaser toute la blogosphère d’Ennahdha qui se déchaînent contre le secrétaire général de leur parti, Ahmed Néjib Chebbi et Maya Jribi, Hamadi Jbali a déclaré qu’il annoncera, samedi, le succès ou l’échec de son initiative. Il y a cinq jours, Jbali déclarait à France 24, qu’il n’exclut pas la possibilité de présenter sa démission, s’il échouait dans la formation de son nouveau gouvernement apolitique et technocrate. «Si je ne trouve pas de soutien politique» à son initiative qu’il qualifie d’«initiative de salut national», «je considérerais alors que j’ai échoué et donc j’irais au Président de la République, en application de la Constitution, afin qu’il nomme une autre personne pour former un autre gouvernement», a-t-il précisé. Et Jbali d’ajouter, plus loin, que «si les politiciens s’opposent [à son initiative], je me retirerai et ils seront responsables devant le peuple». Le chef du Gouvernement tunisien a aussi annoncé qu’il ne se présentera ni aux élections présidentielles ni aux élections législatives indiquant que «j’irai me reposer».

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Son silence face aux déclarations de mécontentement d’Ennahdha lesquelles soufflent le chaud et le froid d’un responsable à l’autre, sa réunion avec un Conseil des sages où le parti au pouvoir était massivement présent, toute la scène politique tunisienne et notamment l’opposition, avait craint que le chef du Gouvernement ne fasse un pas en arrière pour contenter ses «frères de sang» politique. Ces derniers prônent, en effet, un nouveau gouvernement de compétences politiques et non de technocrates, qui les mettraient automatiquement en dehors du pouvoir.

Dans moins de 48 heures, donc, la Tunisie et toutes les chancelleries étrangères qu’il avait reçues, pendant deux jours, découvriront si le coup de poker du chef du Gouvernement tunisien n’était qu’un énorme coup de bluff. Ils découvriront aussi si toute la polémique faite autour d’une déclaration, le jour de l’assassinat de Chokri Belaid, que certains avaient accusée d’être un simple coup médiatique pour essayer d’effriter l’unité populaire suscitée par sa mort tragique, ne s’essouffle avec un énorme pshiiit comme un mauvais cake d’un mauvais pâtissier.

Dans moins de 48 heures, soit la Tunisie connaît la fin de cette série télévisée de mauvais goût qu’est désormais la remaniement ministériel et pourra entrevoir le début de la fin du tunnel de la période de transition, soit elle s’engagera de nouveau et pour une période indéfinie de jacasseries politiques et de chamailleries politiciennes, donnant ainsi, encore, un mauvais signal au peuple tunisien, aux partenaires étrangers, à l’économie, aux investisseurs, aux agences de notation et aux marchés financiers.

Dans moins de 48 heures, Hammadi Jbali marquera d’une pierre blanche son passage dans la vie politique tunisienne, en obligeant la Troïka à vaquer, rapidement, à son unique et vrai travail qui est l’écriture de la nouvelle Constitution et obligera toute la Constituante à décréter la marche forcée vers les prochaines élections, ou se résoudra à marcher dans les pas du maître d’Ennahdha.

De l’avis de plus d’un observateur, Jbali pourrait marquer son époque, même en démissionnant. Une démission, si elle se réalisait, pourrait même le propulser au rang des hommes d’Etat, malgré son appartenance à un parti qui n’aura su attirer que 1,7 millions d’électeurs et un parti qui est loin de l’image d’un fédérateur et de modéré qu’il aura vainement essayé de se dessiner à l’intérieur comme à l’extérieur de la Tunisie. Wait and see !

Khaled Boumiza.

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Cela fait maintenant 5 jours

Cela fait maintenant 5 jours, depuis l’assassinat politique de Chokri Belaid, que le chef du Gouvernement tunisien a annoncé son désir de constituer un nouveau gouvernement, apolitique et technocrate. Cela fait plus de 6 mois que toute la Tunisie attend ce remaniement comme la dernière tentative de dépolitiser l’action gouvernementale, pour ne laisser aux politiciens que l’obligation d’écrire la nouvelle constitution et d’aller vers les réelles élections.

Depuis l’annonce de Hammadi Jbali, le 6 février, alors que toute la Tunisie était plongée dans la stupeur du 1er meurtre politique de son histoire récente, la Troïka se déchire allègrement sur ce remaniement et la querelle des fauteuils se focalise entre le chef du Gouvernement, son parti Ennahdha et le CPR.

– Le coup de poker et la solitude de Jbali !

Nombreux sont ceux qui n’ont retenu de l’initiative de Hammadi Jbali que le remaniement. Il est certes la clé de voute de ce qui nous semble pourtant avoir été oublié dans cette déclaration du 6 février. En effet, croyons-nous comprendre, le gouvernement apolitique et de technocrates n’est pas une fin en soi. Il est manifestement conçu comme le moyen de sortir la majorité de l’ANC (Assemblée Nationale Constituante), du souci quotidien de la gestion du pays, pour pouvoir se focaliser sur la mission première de l’ANC qui est l’écriture de la Constitution et la décision finale sur la feuille de route pour les nouvelles élections. Plusieurs fois, en effet, l’ANC et les partis au pouvoir de la Troïka, se sont cachés derrière les soucis quotidiens de la gouvernance, pour expliquer les retards répétés dans la Constitution et la feuille de route. De son côté, l’opposition a toujours profité des bugs de ce gouvernement et son incapacité à gouverner, comme chaque Tunisien le voudrait, pour tacler l’action gouvernementale.

Cette annonce ressemble cependant, de plus en plus, à un coup de poker. Jbali a, en effet, fait exprès de ne prendre l’avis d’aucun, ni ses alliés, ni l’opposition. Jbali sait très bien, selon nous, qu’Ennahdha ne dira jamais oui pour une sortie du gouvernement, tant ce parti a tout fait pour essayer de phagocyter toutes les articulations du pouvoir pour en mettre le contrôle entre ses seules mains afin de pouvoir en contrôler les mouvements. Cela explique son intransigeance sur la question des ministères de souveraineté.

Jbali tient, depuis mercredi dernier, tête à ses alliés et durcit même chaque fois sa position, disant qu’il n’acceptera aucune pression dans ce qu’il considère comme une initiative de «salut national». Tout seul, le chef du Gouvernement tunisien se tourne vers les médias pour expliquer son initiative et essayer de trouver un soutien populaire à cette initiative et multiplie, pour ce faire, les interviews sur les chaînes TV, européennes (France 24) et arabes (Al Jazeera et Al Arabiya).

Tout seul à Diar Dhiafa où il semble vouloir éviter toute interférence pour ne pas dire plus, Hammadi Jbali essaierait, croyons-nous comprendre de ses dernières audiences diplomatiques, de baliser son initiative par un appui des partenaires européens.

Pour l’instant, l’initiative de Hammadi Jbali intrigue tout le monde politique en Tunisie. Aussi bien la Troïka que l’opposition, se trouvent désarmés. Pour l’opposition, la refuser, c’est faire acte de déni de ce qui est une demande nationale et montrer que l’opposition refuse ce qu’elle a toujours réclamé , c’est-à-dire, la dépolitisation du gouvernement transitoire, l’écriture rapide de la Constitution et le passage rapide aux élections. Cela, d’autant plus que Jbali a, cette fois, élargi sa consultation à propos du remaniement à presque tous les partis sauf Nida Tounes dont le président, Béji Caïed Essebssi, a mis la barre trop haute en demandant la dissolution pure et simple de l’ANC. Pour la Troïka, il s’agit bien sûr de la guerre des fauteuils gouvernementaux, outil indispensable pour le positionnement électoral et le contrôle, de l’intérieur, du processus de transition.

– Débouté, renvoyé ou accepté, Jbali est le seul gagnant du coup de poker.

Le plus médusé par cette initiative, c’est certainement Ennahdha qui ne sait toujours pas comment réagir. Après avoir, à différentes reprises, retardé la réunion de son Conseil de la Choura, Ennahdha finit par annoncer qu’il ne se réunira point et que sa réponse à Jbali sera écrite. Voudrait-elle donner, par cette décision, le droit de réponse à son seul président, d’autant plus que ce parti connait des dissensions intérieures ?

Ce qui est sûr, c’est qu’accepter la fronde du SG d’Ennahdha, en fera un héros auxs yeux des ennemis d’Ennahdha. La refuser aussi en fera un héros aux yeux de tous ceux, parmi les intellectuels et toute l’intelligencia du pays où il est soutenu, quoiqu’à demi-mot encore, par les laïcs.

Jbali est ainsi, à notre sens, gagnant sur tous les plans. Cela expliquerait, peut-être, son intransigeance face aux pressions de ses alliés et de son propre parti. Il l’est d’autant plus qu’il se dépouille lui-même de toute velléité politique et pousse même sa volonté de s’élever au dessus de tous, par annoncer qu’il démissionnera s’il échouait dans son coup de force. Son coup de poker, s’il échouait ou s’il réussissait, aura fini par creuser les premiers reliefs dans la stature de véritable homme d’Etat qu’il dessine, après un apprentissage difficile de deux années, des arcanes, les affres et la solitude du pouvoir. Son geste, à moins de vouloir aller droit devant le vide constitutionnel et prolonger les crises, politique, économique et sociale, mériterait, à notre sens et indépendamment de toute appartenance partisane, qu’on lui donne sa chance d’amener le pays vers ce que toute la Tunisie attend, la nouvelle Constitution et les élections dans les plus brefs délais, à l’ombre d’un gouvernement de véritable transition qui gère, techniquement et sans aucune initiative ou pression politique qui retarderait encore plus la fin d’une transition qui n’aura que trop duré et où le sang des Tunisiens, politiciens, policiers ou simples citoyens, a assez coulé.

Khaled Boumiza.

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Il ne l’avait pas écarté et en avait même parlé

Il ne l’avait pas écarté et en avait même parlé, à plusieurs reprises, avec un certain sourire. Lors d’au moins deux de ses interviews télévisées, Hammadi Jbali a, en effet, évoqué la possibilité de démissionner de son poste de chef du Gouvernement. Il n’a cependant jamais franchi le pas. Cela, malgré tout ce qui a été dit et écrit sur le résultat de la première année de son règne sur la Tunisie. Le mot règne, à notre sens, n’est pas fortuit, tant le chef du Gouvernement tunisien cumule de pouvoirs entre ses seuls mains. Cela aussi, bien qu’il le sache bien, comme toute la population, qu’il est flanqué d’un ou plusieurs Conseillers, comme autant d’ « œil de Moscou », au profit du chef de son parti, Rached Ghannouchi. Cela n’est plus un secret et a été dit, au moins à deux reprises, la première par un membre influent d’Ennahdha sur les colonnes du quotidien Al Maghreb et la seconde fois sur les colonnes du journal Assour. Hammadi Jbali ne peut donc pas l’ignorer.

– Jbali à entre l’enclume du pouvoir et le marteau d’Ennahdha.

La grande épreuve, après la démission de son Conseiller politique et les menaces de quitter la troïka, du CPR et d’Ettakattol et même de Moncef Marzouki, président de la République provisoire, est de nouveau en face de lui. L’épreuve du choix entre être un homme d’Etat ou rester l’homme du parti dans les rouages de l’Etat que le parti tente d’introduire pour s’en assurer le contrôle comme le soulignait Ghannouchi dans cette vidéo publiée en octobre 2011.

 

Pressé de toutes parts de procéder à un remaniement ministériel, Hammadi Jbali n’arrive toujours pas à le faire. Cela jette un voile, assez dense, il faut le dire, sur la réalité de ses prérogatives au sein de l’Etat tunisien, telles que définies par la «petite constitution». Le fait, de plus en plus avéré, que le blocage du remaniement vient essentiellement d’Ennahdha qui refuse de se dessaisir des ministères de souveraineté, confirme que Jbali n’est pas le seul maître à bord de son Gouvernement. Et si certains observateurs pointent du doigt, dans cette lutte de pouvoir au sein d’Ennahdha, le président de ce parti, Rached Ghannouchi, force est de leur donner raison malgré les démentis répétés de ce dernier.

Les mêmes observateurs de la scène politique tunisienne évoquent de plus en plus, dans leurs analyses des véritables et obscures raisons du retard du remaniement, une lutte ouverte de pouvoir entre Rached Ghannouchi et Hammadi Jbali. A plusieurs reprises, ce dernier aurait essayé de traiter les affaires de l’Etat, en disjonction avec les intérêts partisans, notamment d’Ennahdha et indépendamment des objectifs électoraux de cette dernière. A plusieurs reprises et, selon plus d’une source, il aurait été débouté par le chef du parti dont il est aussi secrétaire général. Un poste qui l’accablerait ainsi plus qu’il ne le servirait dans son dessein d’homme d’Etat.

– Le chef du Gouvernement tunisien à l’épreuve de sa démission.

A bout de patience, Hammadi Jbali tente le tout pour le tout et annonçait, ce samedi de la coupe d’Afrique, qu’il allait présenter le gouvernement qu’il veut devant l’ANC (Assemblée Nationale Constituante). L’arme est, cependant, à double tranchant. Le chef du Gouvernement savait certainement qu’il ne pourra pas le faire, à moins de présenter sa démission et enclencher ainsi le processus constitutionnel d’une nouvelle nomination par le chef de l’Etat. Le risque, pour lui, qu’avec les dissensions qui existent au sein d’Ennahdha, sur sa manière de gouverner, au moins franchement dites par Lotfi Zitoun réputé être l’homme de Rached Ghannouchi, dans sa lettre de démission, est qu’il soit franchement désavoué et sacrifié par Ennahdha sur l’autel du pouvoir. Jbali risquerait, en effet, s’il présentait maintenant sa démission, de ne plus avoir la confiance de son parti pour une seconde nomination en tant que candidat au poste de chef du Gouvernement. Il verrait ainsi s’évaporer tous ses rêves d’être l’Homme d’Etat qu’il se voyait à La Kasbah. La tentation serait forte, chez la direction d’Ennahdha, de le sacrifier au profit de son union sacrée et de le jeter en pâture aux dissidences qui minent, depuis au moins deux mois, le parti au pouvoir.

– Le remaniement, une simple question de lutte de pouvoir «Nahdha-nahdhaouie» ?

Il apparait ainsi, de l’avis de plus d’un observateur averti de la place politique tunisienne, que la question du remaniement cache, comme le tamis qui cacherait le soleil, de plus profonds enjeux. Ceux d’une lutte de pouvoir au sein du parti de la majorité à l’intérieur même de la Troïka. Une lutte fratricide avec comme toile de fond, une complète maîtrise des rouages de l’Etat comme le projettent les faucons d’Ennahdha et comme ne le voudraient pas les modérées du même parti. Les uns et les autres craignant de perdre le pouvoir, pour des raisons aussi contradictoires les unes que les autres et selon les optiques de vision politique ou politicienne des uns et des autres.

«Un pouvoir partagé, c’est un pouvoir décru» semblent dire, comme l’écrivaine Marie José Thériault, plusieurs dirigeants d’Ennahdha et qui ajouteraient même, comme Paul Valéry, que «le pouvoir sans abus perd le charme». Ce à quoi pourrait répondre le dramaturge Jean-Baptiste Rousseau que, « Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hommes. Quelque élevés qu’ils soient, ils sont ce que nous sommes. Et c’est le même Dieu qui nous jugera tous!».

Khaled Boumiza.

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Après six mois d’attente et des annonces

Après six mois d’attente et des annonces, répétées et chaque fois démenties le remaniement est reporté et sera mis entre les mains de la constituante , la montagne accouche ainsi d’une souris. Le chef du gouvernement tunisien, Hammadi Jbali, devait annoncer samedi 26 janvier 2013, la composition de son nouveau gouvernement. Dans son propre palais, il préfère s’allonger en discours, faire durer le suspens en quelque sorte, pour finir par dire qu’il n’a pas pu trouver un consensus entre ses propres partenaires politiques et qu’il s’en remet à l’Assemblée nationale Constituante (ANC).

– La petite Constitution ne prévoit pas ce que voudrait faire Hammadi Jbali.

Force est cependant de constater, que RIEN dans la loi réglementant, provisoirement l’autorité publique, dite la Petite Constitution, ne concerne ce cas spécifique d’un impossible remaniement ministériel. Il est dit, dans l’article 15 de ce texte, grosso-modo, que «il est des prérogatives du chef du gouvernement, de constituer le gouvernement et doit en communiquer la liste au chef de l’Etat, dans un délai de 15 jours à partir de sa nomination, accompagnée d’une brève présentation de son programme. Le chef de l’Etat se doit de présenter ce dossier, dès sa réception, au président de l’ANC. Ce dernier convoquera alors, dans un délai de 3 jours à partir de sa réception, une assemblée générale qui sera chargée de lui accorder sa confiance». Aucun article de la petite Constitution, ne traite de la possibilité d’un remaniement. Ni ne parle de l’impossibilité de constituer un gouvernement. Seuls les cas d’une première nomination du chef du Gouvernement ou le cas d’une motion de censure contre le chef du Gouvernement ont été prévus par la Petite Constitution . On ne sait donc pas encore comment cela va se faire, à moins qu’il n’existe une autre loi ou un autre règlement intérieur dont on n’a pas encore connaissance. A moins aussi, qu’on ne repasse par le cas motion de censure contre Hammadi Jbali, sa nomination de nouveau par Moncef Marzouki et Jbali qui devrait alors lui présenter un nouveau gouvernement ! Toute autre possibilité, pourrait être, à notre humble avis, anticonstitutionnelle !

On imagine cependant, que cela pourrait se faire et que les Constitutionnalistes de Hammadi Jbali pourraient trouver la parade, cela durera des lustres et rallongera encore de plusieurs épisodes, la « série » du remaniement. Les membres de l’ANC ont en effet fait montre d’assez de divergence, de discordance et d’un amour effréné pour les discussions sibyllines, pour pouvoir s’entendre sur la composition du gouvernement.

– On a le meilleur gouvernement du monde, mais on doit le changer !

Dans son discours samedi devant la presse, Hammadi Jbali n’a pas donné les raisons de ce remaniement. Est-ce pour répondre à une exigence populaire ? Est-ce à cause de l’échec de l’actuel gouvernement ou de quelques – uns de ses membres ? On n’en saura rien, Hammadi Jbali ayant refusé de faire la critique de quiconque et encore moins de sa propre action. Son optimisme béat et son «tout-va-bien» insensé, feraient presque croire qu’il n’a aucun besoin de faire ce remaniement. La seule explication officielle de ce remaniement, semble être le désir de la troïka d’élargir la base politique et arriver à un gouvernement, non pas d’union ou d’unité, nationale, mais de simple consensus, en attendant les prochaines élections. A propos de ces élections, on ne peut ne pas remarquer que Jbali s’était laissé, avec son sourire habituel au cours de sa conférence de presse, lancer comme un lapsus, la date de septembre 2013 avant de se raviser et corriger pour juin. Il était impossible, sauf pour Hammadi Jbali , de ne pas constater que ce n’est que parce que la troïka a échoué à gouverner toute seule, qu’elle a accepté de faire appel à d’autres.

Dans son discours samedi devant la presse, Hammadi Jbali s’est contenté de présenter les grands objectifs de l’action de son prochain gouvernement, qui n’ont pas été accompagnés de programme d’action, clair et précis, pour atteindre ces objectifs, déjà connus depuis des lustres.

– Jbali, un homme d’Etat ou l’homme de son parti dans l’Etat ?

Tout au long de son long discours, Jbali s’était abstenu de dire qui retarde encore la confection du nouveau gouvernement. Il sera pourtant piégé, lorsqu’il esquivera la question d’une journaliste, sur la vérité de son différend avec le président son propre parti, Rached Ghannouchi. Hammadi Jbali n’a pas confirmé. Il ne s’est pas, non plus, inscrit vigoureusement en faux contre la théorie de la journaliste, pour l’effacer complètement des esprits.

Il faut dire, que la personnalité du chef du Gouvernement, peut inspirer confiance. L’homme se tue au travail, selon divers témoignages concordants. Il saurait aussi écouter, donner la primauté à l’Etat en face aux tentations partisanes et n’hésite pas à prendre position pour le respect de la loi, selon ces mêmes témoins. L’ancien opposant, ne manque aucune occasion, pour se donner l’image d’un homme d’Etat. Ses proches, font volontiers circuler l’idée que Jbali est surveillé par le président de son parti qui lui aurait, dans ce but , placé tel ou tel conseiller dans son cabinet, ce qui voudrait dire que des divergences existent réellement entre Jbali et Ghannouchi. En évitant samedi dernier, de répondre clairement à la journaliste d’Achourouk, il laisse peser le doute. En sa faveur, peut-être. En sa défaveur aussi. Homme d’Etat, simple chef de Gouvernement ou homme de consensus comme il a voulu apparaitre samedi dernier, il reste pour l’instant le candidat d’Ennahdha au poste de chef du gouvernement. A moins qu’il ne veuille constituer une autre Nahdha, plus consensuelle et moins arrogante, plus moderniste et moins théocratique, qui prenne ses distances avec les ligues de protection de la révolution et applique la loi sur les Salafistes , Jbali ne pourra rien faire sans l’accord du maitre ; et ce dernier ne compte pas changer les grands équilibres du gouvernement, d’où le blocage du remaniement.

Khaled Boumiza

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Sans doute

Sans doute, le patronat espérait-il peser sur l’avis du gouvernement, en invitant l’économiste internationalement connu, Hernando De Soto, pour présenter une étude faite par son «Institut Liberté et Démocratie » (ILD) sur le marché parallèle en Tunisie qui constitue un des principaux chevaux de bataille de l’UTICA. Sans doute aussi, l’organisation patronale tunisienne, espérait-elle décider le gouvernement à agir au plus vite dans ce dossier, en lui présentant l’énormité des chiffres de ce commerce rampant sur le secteur organisé.

Le secteur informel tunisien, ce que l’économiste mondial appelle les «actifs extralégaux », représente 524.000 entreprises sur un total de 616.000. Cela équivaut à dire que le secteur informel représente en Tunisie, 85 % du tissu d’entreprises. Selon l’étude de l’ILD, les actifs de ces 524 mille entreprises extralégales, équivalent à un montant de … 34 milliards DT. Pour faire une comparaison, sachez que les 5.188 projets publics que le ministre tunisien du développement tente de finir, ne représentent qu’un coût d’un peu plus de seulement 7 milliards DT !

Hernando De Soto, va plus loin dans son étude et estime que «les biens immobiliers extralégaux (logements et immeubles commerciaux), équivalent à un montant de 146 milliards DT. Le total des actifs, commerciaux et immobiliers, extralégaux ou plus communément l’économie parallèle, atteint 180 milliards DT». Pour la comparaison, cela représente 11 fois la capitalisation boursière de la BVMT en 2010. C’est aussi 4 fois le volume des IDE depuis 1976 !

Pendant plus d’une demi-heure et alors que le chef du Gouvernement tunisien [qui a ouvert samedi la journée d’étude consacrée au marché et à l’économie parallèle] regardait sa montre et donnait d’évidents signes de distraction, Hernando De Soto va s’égosiller à expliquer la différence entre développement et sous-développement par la différence entre le formel et l’informel et à présenter le but de son étude. Sa démarche, était presque philosophique mais empreinte de beaucoup de sens social. Son but était de ramener l’économie informelle dans le formel et en faire tirer profit par toute l’économie tunisienne. Vainement.

Manifestement fermé dans une logique électoraliste, ou alors conscient que «la plus belle des femmes ne peut donner que ce qu’elle a » et qu’il ne voudrait pas prendre le risque de faire les promesses qu’il est incapable de tenir, Hammadi Jbali opposa un refus catégorique à la démarche de l’UTICA&ILD, refusant ostentatoirement de s’occuper de cet énorme problème, hautement économique, mais aussi social. C’est peut-être même là que réside le blocage de Hammadi Jbali.

Dans un discours improvisé, après que le patron du non moins connu Bloomberg Pearle Earlstine, ait enfin réussi à le titiller assez pour le faire sortir des sentiers battus de ses discours stéréotypés, le chef du Gouvernement tunisien commence d’abord par politiser la question du marché parallèle. «Ils étaient exclus et luttaient contre le secteur formel qui représentait la corruption», a-t-il dit de ce que tout le monde considère comme des hors la loi, des contrebandiers et des personnes qui sont allées jusqu’à brandir les armes contre les forces de l’ordre qui tentaient de les arrêter. Selon l’analyse, non économique, du chef du Gouvernement tunisien, «ce phénomène s’est répandu dans les régions déshéritées, les régions de la misère et de l’injustice sociale et il est liée à la redistribution des richesses et de la justice sociale ». Une thèse qu’on n’a jamais entendue auparavant, même chez le socio-économiste Hernando De Soto. De là à entendre un jour le ministre de l’intérieur, annoncer officiellement l’arrêt de toute poursuite contre les contrebandiers et ceux qui noient le marché de marchandises frauduleusement importées, il n’y avait qu’un pas qui semblait facilement franchissable lorsque les journalistes entendent, ébahis, le chef du Gouvernement affirmer que «ce que nous feront en priorité, c’est de donner de l’espoir à ces victimes de l’ancien système économique et politique ». Pour Jbali, qui justifiait ainsi son incapacité ou le manque de volonté gouvernementale d’en finir avec le commerce parallèle, la résolution de cette question, de l’économe parallèle, de la contrebande et du marché noir, ne pourra se faire qu’après l’installation en Tunisie de la démocratie. «Notre société a besoin d’un système politique démocratique et juste. Nous pourrons alors nous organiser et nous orienter vers la solution de cette question » !!!!

La priorité du gouvernement Jbali n’est donc pas pour la résolution des problèmes économiques. Jbali n’en démordra pas lorsque, alors qu’il était debout et sur le départ, un homme d’affaire qu’il connait bien puisqu’il a été l’organisateur de son voyage en Arabie Saoudite, l’interpelle. «Monsieur le chef du Gouvernement, nous vous demandons de nous donner maintenant une solution. Nous vous demandons de nous assurer que vous veillerez à régler cette question qui mine toute l’économie du pays et nous emmène à la ruine », disait l’homme d’affaire soutenu par les applaudissements. Hammadi Jbali qui le regardait, cette fois sans son sourire habituel, s’en va le laissant parler tout seul. Le signe ne trompe pas !

Deux petites information pour conclure, l’une vérifiée et l’autre moins. La première est que l’un des membres d’Ennahdha qui avait été délégué en tant que tel dans un programme radio quelques mois après la révolution, est un membre éminent de l’importation des moteurs sous l’appellation de ferraille. La seconde, est le témoignage d’un des plus grands opérateurs du marché parallèle qui raconte avoir été contacté par ce qu’il dit être aussi un membre influent du parti islamiste, pour lui refiler son carnet d’adresse dans le métier. Ennahdha tenterait-elle de reprendre le marché juteux du commerce parallèle ?

Khaled Boumiza.

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Dans une récente déclaration au journal

Dans une récente déclaration au journal, basé à Londres, Achark Al Awsat, le chef du Gouvernement tunisien Hammadi Jbali a indiqué que «le malheur de la Tunisie réside dans son intelligentzia, caressant, par contre, le reste de la population dans le sens du poil en disant que «le peuple, dans sa majorité, fait montre d’une grande conscience, plus que l’intelligentzia» qu’il a accusée, par la même occasion, en prenant bien sûr de faire exception de résistants [ndlr : S’y reconnaîtra qui voudra] pro-Ben Ali et d’avoir retourné la veste et devenu des révolutionnaires. Cette déclaration a été expliquée par un ras-le-bol du chef du Gouvernement tunisien, des critiques de cette intelligentzia qui ne le laisse pas gouverner comme il le veut.

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Dans une déclaration à Reuters en marge du sommet sur  l'investissement au Moyen-Orient 

Dans une déclaration à Reuters en marge du sommet sur l’investissement au Moyen-Orient Hammadi Jbali, chef du gouvernement, s’est dit inquiet de l’extrême lenteur qui entache l’élaboration de la constitution. A ce rythme, les choses peuvent traîner encore 2 ans, et la responsabilité en incombe aussi bien à la majorité qu’à l’opposition, a-t-il ajouté.

Le chef du Gouvernement tunisien avait déjà exprimé pareille irritation, lors du 1er anniversaire des élections du 23 Octobre 2011, a marqué sa détermination à pousser les constituants à faire vite parce que, dit-il, les hommes d’affaires, les investisseurs et les partenaires attendent plus de visibilité, et le pays ne peut plus supporter que les choses aillent à ce train-là.

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La radio privée Shems FM rapporte ce mardi 21 août 2012

La radio privée Shems FM rapporte ce mardi 21 août 2012, que le chef du Gouvernement tunisien était présent «par hasard» dans une opération de saisie de boissons alcooliques, vendues de manière illégale à Sousse. Natif de la ville de Sousse dans le quartier populaire de Bouhassina, Jbali s’était rendu dans le poste de police ayant dirigé l’opération de saisie des boissons alcooliques, a promis aux policier un renfort de moyens de transport.

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Le  psychanalyste allemand Sigmund Freud

Le psychanalyste allemand Sigmund Freud, voyait dans le lapsus un «symptôme important de l’émergence de désirs inconscients ». Il classe même cette erreur commise, en «lapsus linguae » commis en parlant, «lapsus calami » commis en écrivant, «lapsus memoriae » commis par la mémoire ou «lapsus manus » commis par le geste et qui consiste, pour une personne, à exprimer autre chose que ce qu’elle avait prévu d’exprimer, notamment en substituant à un terme attendu un autre mot.

Le dernier lapsus en date, dans une Tunisie où les gouvernants apprennent toujours à gouverner et commettent, depuis leur prise de pouvoir, impair sur impair, a été l’œuvre de Hammadi Jbali, le même chef de Gouvernement qui avait le premier avoué que son équipe, en première année démocratie, ne savait pas gouverner, le même Hammadi Jbali qui mettait en émoi toute la Tunisie lorsqu’il déclarait le 1er Califat à Sousse.

A l’ouverture des travaux du congrès du Parti Ennahdha dont Jbali est SG, le chef du Gouvernement tunisien, évoque ainsi «la dictature naissante » en lieu et place de la démocratie naissante. On ne sait pas où Hammadi Jbali était-il allé chercher cette erreur fatidique d’un SG de Parti venu au pouvoir par le jeu de la démocratie et pour couper avec la dictature qui l’avait mis 15 années en cellule d’isolement en prison, et dit, dans un discours supposé donner les gages de bonne volonté du nouveau parti dominant en Tunisie, qu’il ne fera plus jamais comme la dictature qu’il avait longtemps combattue.

Toute la Tunisie n’arrive toujours pas à imaginer, à moins que son lapsus soit aussi «lapsus memoriae », ce qui lui faisait penser à la dictature au moment de prononcer son discours tant attendu par ceux qui n’avaient jamais cru à Ennahdha en tant que parti générateur de démocratie et par ceux qui voulaient croire, malgré toutes les expériences, que politique et religion pourraient faire bon ménage . Les deux mots sont, en effet, si loin, l’un de l’autre (Dimoukratya et Diktatouriya) même dans la prononciation en langue arabe, qu’il devient impossible de ne pas se rallier à l’explication freudienne qui fait un lien direct entre l’erreur de prononciation et le désir, trahi par une distorsion linguistique, de cacher ce qu’il voudrait réellement faire. Cela, d’autant plus, que le lapsus révélateur a été, depuis plus de 6 mois, corroboré par les faits.

Il suffirait pour cela de rappeler que Hammadi Jbali qui a été mis en prison pour un article de presse, est désormais chef de Gouvernement dans un Etat qui met en prison les journalistes, qui sévit contre les libertés de presse, qu’il a lui-même en tant que chef de Gouvernement, maintes fois, attaqué les médias, qu’il est aussi SG d’un parti qui traite les médias de tous les noms et tente toujours de prendre possession du média public, réussissant, après maintes tentatives, à rendre son principal journal d’information aussi mauve qu’il l’en dénigrait lui-même. La liberté de presse n’est-elle pas un des remparts contre la dictature qu’il détruirait ainsi ?

Il suffirait aussi pour cela de rappeler que Hammadi Jbali est le chef du Gouvernement qui concentre tous les pouvoir entre ses seuls mains, qui ne délègue rien de ce qui pourrait toucher la vie du Tunisien de près ou de loin. Comme le dictateur qu’il avait écarté pour prendre sa place, Hammadi Jbali, nomme et dégomme tous ceux qui ont la responsabilité des plus petits intérêts du citoyen, et a réellement droit de vie et de mort sur 11 millions de personnes. Comme dans la République romaine, Hammadi Jbali s’était donné tous les pleins pouvoirs et n’en a laissé ni au Président de la République, ni au Président de la Constituante dont les décisions sont contrariées par la volonté du Parti de Jbali. Comme il ne voulait pas le dire, la Tunisie que gouverne Hammadi Jbali est une dictature démocratique. Cumuler tous les pouvoirs, sans limite d’étendue, n’est pas dictatorial ?

Il suffirait enfin pour convaincre Jbali qu’il est, au rebours de sa propre volonté, le Ben Ali qu’il avait tant haï en prison, de rappeler qu’Ennahdha, le parti dont il est le SG, tente toujours de reproduire, dans la prochaine Constitution, le même schéma de gouvernement que celui qui en fait maintenant une dictature démocratique. Lui rappeler aussi que son parti qui avait longtemps souffert et dénoncé l’exclusion, en fait maintenant son crédo et son projet pour la Tunisie, lui rappeler enfin que c’est la dictature qui avait créé Ennahdha et nourri ses rancœurs pour arriver maintenant à prendre la place de celui contre lequel ils avaient tous lutté, lui rappeler aussi Sousse, Bab-Souika, les prisons et l’éloignement. Ennahdha ne remettrait-elle pas ainsi en place le même système dictatorial qui l’avait créé ?

A moins que le lapsus ne soit devenu un mode de communication subliminal chez le chef du Gouvernement tunisien, Hammadi Jbali, chez qui l’usage de cette action de trébucher (traduction littérale du latin de lapsus) devient courant, nous osons espérer qu’il rectifiera ce lapsus, dans les faits !

Khaled Boumiza

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Le chef du Gouvernement tunisien

Le chef du Gouvernement tunisien, Hammadi Jbali, a lancé un pressant appel au consommateur tunisien pour qu’il boycotte les produits dont les prix sont élevés. L’appel a été lancé, dans la dernière interview accordée par Jbali à la chaîne TV Watanya 1. «Le consommateur doit se défendre et boycotter les produits qu’il trouve chers», a appelé le chef du Gouvernement. «Pourquoi achetez-vous chez ceux qui n’affichent pas les prix », a-t-il aussi demandé, en s’adressant au consommateur tunisien qu’il interpelle, dans le cadre de sa responsabilité. «Vous êtes le consommateur et vous devez nous aider par le boycott » !

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Le quotidien tunisien

Le quotidien tunisien de langue arabe, Achourouk, indique que le chef du Gouvernement tunisien Hamadi Jbali aurait envoyé une circulaire où il mettait en garde le staff de son gouvernement de recruter les membres de leurs propres cabinets, en dehors des voies légales des concours. Cet avertissement dont on ne sait pas s’il sera suivi, interviendrait pour mettre fin à une ancienne pratique qui faisait fi de toutes les lois en la matière. Il intervient aussi, alors que le syndicat des cheminots, indique avoir remarqué que plusieurs recrutements auraient été effectués, presque en catimini et n’ en aurait pris connaissance, selon un quotidien de la place, qu’à travers les dossiers médicaux de ces nouveaux venus.

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Dans une longue interview accordée au quotidien Le Maghreb, le porte-parole du gouvernement, Samit Dilou, revient sur la déclaration de son chef de gouvernement Hammadi Jbali qui a évoqué des élections après 18 mois. Il s’agissait donc de savoir, à partir de quelle date commencerait à courir ce nouveau délai.

Dilou a expliqué, sans vouloir être définitif, que Hammadi Jbali se devait de rester dans le vague pour ne pas empiéter les prérogatives de la Constituante à qui revient le droit de fixer la date exacte des prochaines élections. Il a aussi expliqué que le délai des 18 mois dont parlait son premier ministre, pourrait courir à partir de la date du 23 octobre dernier. «Je crois cela et je n’imagine pas que cela soit à partir de la date de sa déclaration».

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Le quotidien tunisien Achourouk rapporte ce mardi 17 janvier 2012

Le quotidien tunisien Achourouk rapporte ce mardi 17 janvier 2012, qu’une circulaire signée du chef du gouvernement Hammadi Jbali, a été envoyée aux différents membres du gouvernement. Elle traitait des nominations dans les fonctions administratives des ministères, les entreprises et les institutions publiques.

 

La circulaire qui laisse entendre qu’il y aura un prochain mouvement de nouvelles nominations, insisterait cependant sur l’obligation de s’assurer de la nécessité de chaque nomination et surtout de prendre l’accord préalable du Chef du gouvernement, avant chaque nomination. Cette instruction chercherait ainsi probablement, à éviter que l’un des proposés de tel ou tel parti, ne soit pas accepté et que cela aboutisse à une crise politique au sein de la troïka.

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