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Il y a quelques semaines, la banque publique de référence, STB (Société Tunisienne de Banque), organisait une conférence de presse pour présenter la solution imaginée par la banque, pour sortir du marasme des dettes du secteur touristique. Une dette qui représente un poids de 1,7 Milliard DT pour cette banque qui entame depuis plusieurs mois un plan de restructuration financière.
L’idée, grosso-modo, selon le DG Samir Saïed, c’est de «déterminer la dette supportable par l’hôtel, la capacité de remboursement de chaque hôtel. Cette dette supportable sera divisée en 2 parties. Une petite partie sera classée dette-senior et la dette-junior qui viendra en second rang. La partie de dette non supportable sera ensuite transformée en obligations convertibles. Si l’équipe de gestion concrétise les objectifs, c’est tant mieux. Dans le cas contraire, la banque exerce son option de conversion et transformera la dette en prise de participation dans le capital. On fera appel à une société de gestion extérieure qui sera chargée de la gestion de l’hôtel. A la fin de la période de redressement, l’hôtelier pourra racheter les obligations ou nous vendrons l’hôtel». (Voir notre papier du 12.03.2017).

Nous n’entrerons pas dans le détail de cette offre, dont nous avons pourtant copie. Nous noterons seulement que ce que propose, depuis peu, la banque à ses débiteurs hôteliers, selon le modèle qu’Africanmanager s’est procuré, c’est une offre, selon certains hôteliers que nous avions pu contacter, qui leur rappelle fort le défunt AMC, lancé pendant l’ère de la Troïka. Une structure qui avait alors beaucoup fait peur aux hôteliers qui l’ont toujours refusée. Ils nous font aussi et surtout noter, à propos de l’offre de la STB, cette condition où le promoteur achète à 2 fois le nominal et doit vendre à la banque au 10ème du nominal. Cette dernière condition aurait été changée, sans que la STB n’en parle. Il n’en demeure pas moins que l’offre n’est pas définitive, elle engagerait des conséquences fiscales et ressources qui doivent avoir l’accord du gouvernement et même de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple).

Le 4 avril 2017, Nous posions la question à la ministre des Finances, Lamia Zribi, autorité de tutelle directe des toutes les banques publiques, la question sur sa position quant à cette proposition en général. Sa réponse, alors que la STB commençait déjà à «commercialiser» cette offre, laisse pour le moins perplexe.
Pour elle en effet, «il y a une réflexion, à commencer à travailler sur une solution pour les dettes du secteur touristique avec la STB. Nous ne reviendrons pas à l’idée de l’AMC (Asset Management Compagny), mais trouver une formule pour assainir le portefeuille de cette banque». A l’entendre donc, la réflexion ne serait même pas encore engagée. De là à parler de solution prête, le pas semble être déjà franchi par la nouvelle direction de la STB.
Et lorsqu’on demande à la ministre des Finances un commentaire à propos de l’offre en elle-même, elle est plus directe : «C’est une proposition de la STB, discutée avec la FTH qui a apprécié cette proposition. Au ministère des finances, on n’a pas encore tranché sur cette question. La proposition n’est donc pas validée, mais peut être discutée et affinée».

On comprend dès lors et sans l’ombre d’un doute que la proposition de la STB n’aurait pas lieu d’être, sans l’aval de l’autorité de tutelle qu’est le ministère des Finances. Même son de cloche d’ailleurs chez l’autorité de régulation qu’est la BCT (Banque Centrale de Tunisie), où une source proche du dossier nous dit que la proposition de la STB n’est pas encore officielle. Les deux s’entendent cependant sur la nécessité de trouver une solution et sur le fait que le problème de la dette a trop duré.

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Mauvaises nouvelles pour le tourisme tunisien en cette basse saison après une haute saison, en partie sauvée par les touristes algériens et russes. «C’est la conséquence d’un été jugé décevant : même les voyagistes qui avaient fait de la résistance l’hiver dernier, à l’instar de Look Voyages, ne programmeront pas de clubs en Tunisie à compter du 1er novembre ». C’est ce qu’indique le site français spécialisé  L’EchoTouristique. Et la même source d’affirmer que «Fram ne programmera aucun Framissima en Tunisie à partir du 1er novembre prochain, pas plus que Look Voyages n’aura de Club Lookéa. Marmara avait déjà baissé le rideau des clubs l’hiver dernier, mais ouvert le Club Marmara Palm Beach à Djerba pour l’été. Les résultats y ont été mitigés. TUI France annonce des ventes à -66% en nombre de passagers sur la saison estivale en Tunisie. Pas de quoi espérer une reprise. Le groupe reste donc sur ses positions de l’hiver dernier : pas de clubs Marmara ni d’hôtels et clubs TUI pour la saison à venir ». La déchéance du secteur n’arrête donc pas et la mauvaise nouvelle n’est pas que pour les hôteliers tunisiens, mais aussi pour les banquiers chez qui le secteur touristique est fortement endetté.

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Dans cette photo, publiée sur la page fb du ministère du tourisme où l’on voit la ministère Selma Rekik faire don de son salaire annuel au profit du fond de lutte contre le terrorisme, on voit aussi juste derrière elle le président de la FTH (Fédération tunisienne de l’hôtellerie). Radhouane Ben Salah, tenait aussi un chèque dans sa main. Contacté par Africanmanager qui voulait connaitre si le don était en nom personnel ou au nom de la profession, Ben Salah nous a indiqué qu’il s’agissait du don de la FTH pour le fond de la lutte antiterroriste. Il a cependant refusé d’en révéler le montant. Il a par contre affirmé que la FTH a appelé ses adhérents à y participer massivement et ouvert pour cela un compte spécial. Il a aussi précisé que le montant récolté est jusqu’ici de 25.000 DT.

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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