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Houcine Dimassi,

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L’ex ministre des Finances

Houcine Dimassi, expert en économie et ancien ministre des Finances, a accordé à Africanmanager une interview où il a évoqué plusieurs points dont la situation économique actuelle du pays, le projet de la loi de finances 2017 et la proposition du gouvernement de reporter les majorations salariales pour l’année 2019.

Qu’est-ce que vous pensez de la situation économique actuelle du pays ?

Globalement, notre économie piétine encore, fait du sur place, et à un niveau médiocre et inquiétant. Son taux de croissance se fige en apparence à 1.5%. En fait, le taux de croissance des 11  branches réellement créatrices de richesses et inductrices de l’économie est nul, voire négatif. Les autres indicateurs économiques ne sont pas meilleurs. Durant les 9 derniers mois de 2016, nos exportations ont subi en termes réels une régression de 0.8%. Il en a résulté un déficit alarmant de notre balance commerciale de 9.2 milliards de dinars, soit environ 12 milliards de dinars sur l’année. Quant aux investissements, ils n’ont pas connu un sort meilleur, surtout concernant les investissements étrangers : -21.2% durant les 8 derniers mois de cette année.

La masse salariale a atteint 75% des dépenses de l’État. Quel commentaire cela vous inspire ?

Au cours des 6 dernières années, 2011-2016, la masse salariale de la fonction publique a connu un gonflement sans précédent, résultant des politiques populistes démagogiques des gouvernements de la post-révolution. En effet cette masse a grimpé de 6.5 milliards de dinars en 2010 à plus de 13 milliards en 2016. Cette tendance a généré des graves turbulences, et ce aussi bien au niveau des finances publiques qu’au niveau de l’ensemble de l’économie. L’amplification de la masse des salaires dans le public s’est souvent accompli au dépens des dépenses d’équipement, provoquant un retard flagrant de notre infrastructure de base et un délabrement de nos équipements collectifs. Par ailleurs, l’injection de trop d’argent dans une économie chancelante a aiguisé outre mesure deux fléaux économiques : l’inflation et l’écroulement de la valeur du dinar.

Qu’est-ce que vous pensez de la décision du gouvernement de reporter les majorations salariales pour 2019?

Le report de la majoration des salaires de la fonction publique pour 2018 ou 2019 constitue certes un précieux soulagement pour les finances publiques. Sans cette décision, le déficit du budget de l’État de 2017 par rapport au PIB aurait atteint environ 8%, taux considéré comme suicidaire. Cependant, cette décision ne met pas fin, du moins pendant quelques années, à cette politique démagogique d’augmentation des salaires.
De même, cette décision illustre parfaitement le caractère égoïste et peureux des différents gouvernements de la révolution : chacun tente de jeter la balle dans le camp de celui qui le suit.

Votre propre lecture du projet de la loi de finances 2017…

Le trait saillant du budget du 2017 réside dans l’alourdissement de la pression fiscale. Éprouvant des grandes difficultés dans la mobilisation de ressources extérieures sous forme d’emprunts, le gouvernement s’est replié sur les impôts et similaires afin de boucher ce trou.

Toutefois, au lieu de faire payer ce nouveau fardeau à deux grands tricheurs du fisc (les professions libérales de choix ainsi que les spéculateurs-trafiquants), le gouvernement a fait supporter l’essentiel de cette pression à deux catégories sociales correctes. La première est celle des entreprises classiques légales, assurant encore le peu de production, d’exportation, d’investissement et de création d’emplois. La seconde couvre tous les citoyens bénéficiant d’un revenu plus ou moins modéré. En précédant ainsi, le gouvernement a contribué à aggraver la récession économique du pays ainsi que ses tensions sociales et politiques.

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L’ancien ministre des Finances

Houssine Dimassi, ancien ministre des Finances a déclaré, lors de son passage ce lundi 29 août 2016 sur Express Fm, que le nouveau gouvernement de Youssef Chahed doit mettre en place une série de réformes à caractère urgent dans le but de relancer la croissance économique du pays.

Il a expliqué que les secteurs qui doivent subir lesdites réformes sont principalement le secteur bancaire, les caisses sociales, les finances publiques, la SONEDE ainsi que la STEG.

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Le Dinar tunisien ne va certainement pas faire exception et rompre avec la baisse observée depuis la Révolution au point que l’on ne s’attend pas à une grand-chose d’une économie qui n’est pas encore prête à amorcer une reprise

La composition du gouvernement d’union nationale telle qu’annoncé samedi dernier par le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed, continue de soulever une vive polémique, notamment après l’annonce faite hier par Chahed de maintenir inchangé le nouveau cabinet ministériel. Le nouveau gouvernement n’est pas seulement critiqué par les politiciens, les économistes s’y mettent aussi. Houcine Dimassi, expert en économie et ancien ministre des Finances, fait partie de ceux qui n’ont pas cessé d’alerter sur la formation d’un tel gouvernement.


Un gouvernement hétéroclite!

Dans son interview accordée ce jeudi 25 août 2016 à Africanmanager, il a affirmé que le gouvernement Chahed est un gouvernement hétéroclite qui risque d’enfoncer encore plus le pays dans ses errements dramatiques. Le pays a à concrétiser d’urgence un certain nombre de réformes de sauvetage touchant notamment le rythme de la croissance de l’économie, les finances publiques, le système de sécurité sociale, l’appareil bancaire et les principales entreprises publiques. « Ces réformes nécessitent beaucoup de clairvoyance, de persévérance, de courage et une grande capacité de convaincre, car elles sont susceptibles de remettre en cause certains intérêts. Or cette mosaïque gouvernementale n’est nullement en mesure de réaliser ces réformes vitales », a-t-il dit.

Houcine Dimassi a dans le même ordre d’idées indiqué que le gouvernement de Chahed souffrira des défaillances du gouvernement Essid, mais amplifiées, à savoir l’hétérogénéité de l’équipe gouvernementale : un fourre-tout d’une dizaine de partis politiques, de trois organisations nationales et d’une parcelle de la société civile. « Ce ramassis de tendances ne pourrait contribuer qu’à geler l’action de ce gouvernement », a-t-il assuré.
Dimassi a en outre souligné l’absence de stratégie, voire de programme politique, social et économique. « Le « papier de Carthage » n’est qu’une série de généralités sommaires et confuses qui ne constitue en rien un programme d’action circonscrit, clair et précis. C’est la soumission totale aux revendications et désirs des partis politiques et des syndicats ouvriers », dixit Dimassi.

Un gouvernement d’impuissance!

Interrogé sur son avis par rapport au nouveau gouvernement de Youssef Chahed, Dimassi a indiqué qu’il s’agit d’un gouvernement d’impuissance vis-à-vis des énormes défis politiques, économiques et sociaux qui secouent gravement le pays. « Au lieu de penser à une véritable équipe gouvernementale de combat et d’action, homogène, neutre et efficace, on a sombré dans les petits calculs politicards de basse catégorie, souvent provoqués et soutenus par des influences étrangères », a-t-il soutenu.

Par rapport au sort du nouveau gouvernement, l’ancien ministre des Finances a fait remarquer, dans une déclaration récente à Africanmanager, que ce gouvernement d’unité nationale serait encore pire que celui d’Essid. Selon lui, le gouvernement actuel a échoué pour plusieurs raisons, dont notamment l’absence de programme, l’incohérence des pseudo-actions, et surtout la flagrante soumission aux désirs démagogiques des partis et syndicats ouvriers. La mosaïque d’un gouvernement d’unité nationale ne pourrait que rendre encore plus ravageurs ces abcès.

Il a toutefois estimé que l’unique salut pour le pays, pouvant l’aider un tant soit peu à se dégager de cet engrenage, réside dans un gouvernement de sauvetage totalement autonome par rapport aux partis et syndicats. Et d’expliquer à ce propos que ce gouvernement devrait être doté d’un programme de réformes précis et circonscrit, réformes parfois douloureuses mais absolument nécessaires.

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L’augmentation des salaires et la multiplication des primes ne pourraient avoir que des impacts désastreux. C’est

L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a affirmé dans une déclaration ce jeudi 25 août 2016 à Africanmanager que le gouvernement de Youssef Chahed est un gouvernement hétéroclite qui risque d’enfoncer encore plus le pays dans ses errements dramatiques.

Dimassi a, dans le même cadre, indiqué que le gouvernement est appelé aujourd’hui à concrétiser d’urgence un certain nombre de réformes de sauvetage touchant notamment le rythme de croissance de l’économie, les finances publiques, le système de sécurité sociale, l’appareil bancaire et les principales entreprises publiques.

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Dans son interview accordée à Africanmanger, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a lancé un avis de tempête sur la situation économique du pays, affirmant que le contexte actuel est plus que catastrophique. Les chiffres officiels indiquent un taux de croissance du PIB durant le premier semestre de 2016 de l’ordre de 1%. Certes, c’ est mieux que rien, mais il demeure très faible. En plus, le taux de croissance des activités productives-inductrices, réellement créatrices de richesses, à savoir l’agriculture, les industries, le bâtiment et le tourisme, se situe à un niveau carrément négatif (-0.2%). Le plus beau dans cette histoire c’est qu’on produit moins et on espère consommer plus. Il en va ainsi avec des partis démagogues et des syndicats populistes anarchistes, dit Dimassi.

La stagnation, voire la régression, de la production tunisienne résulte de facteurs exogènes tels la crise économique en Europe, les turbulences multidimensionnelles en Libye et l’épuisement de certaines ressources naturelles, surtout celles de l’énergie. Mais elle résulte aussi de plusieurs facteurs endogènes : grèves anarchiques, sit-in fréquents, absentéisme sans raison, rendements dérisoires, terrorisme et désordre… Les trois cas typiques résumant ces fléaux sont les phosphates et dérivés, le tourisme et les énergies.

Un déficit étouffant et une spéculation impunie

Dimassi a dans le même contexte indiqué que le fléchissement de la production détraque tout le reste de l’économie. « Depuis 2012, on enregistre un déficit de notre balance commerciale variant entre 11 et 13 milliards de dinars, découlant en partie d’un effondrement de nos exportations. Ajouté au tarissement manifeste des recettes du tourisme et des transferts des émigrés, cet énorme déficit commercial a beaucoup contribué à la détérioration de nos réserves en devises. Sur ce plan, l’on semble tenir le coup que grâce aux emprunts extérieurs ! De même, depuis 2011, année mémorable de la révolte, les finances publiques n’ont pu se débarrasser de leur gangrène : un déficit étouffant variant selon les années entre 3 et 7% ». Selon lui, le budget de 2016 prévoit 3.9% actualisé 6.1%. Selon le projet de budget de 2017, ce déficit atteindra un niveau ingérable de 8.9%. De son coté, l’inflation continue de ronger tous les équilibres macro-économiques, puisque, elle aussi,  n’a cessé d’osciller entre 3 et 6%. L’injection de l’argent dans une économie mourante, sous forme de salaires et de crédits, aggravée par la spéculation impunie, explique la persistance de cette anomalie. « Le bouquet de tout ça est évidement l’effondrement sans précédent du dinar. Surtout lorsque la Banque Centrale joue le rôle passif d’un spectateur », a-t-il précisé.

Interrogé sur le sort du nouveau gouvernement qui devrait être mis en place dans les prochains jours, l’ancien ministre des Finances a fait remarquer qu’un gouvernement d’unité nationale tel que proposé par le président de la République serait encore pire que celui d’Essid. Selon lui, le gouvernement actuel a échoué pour plusieurs raisons, dont notamment l’absence de programme, l’incohérence des pseudo-actions, et surtout la flagrante soumission aux désirs démagogiques des partis et syndicats ouvriers. La mosaïque d’un gouvernement d’unité nationale ne pourrait que rendre encore plus ravageurs ces abcès.

Un gouvernement de sauvetage….

Il a toutefois estimé que l’unique salut pour notre pays, pouvant l’aider un tant soit peu à se dégager de cet engrenage, réside dans un gouvernement de sauvetage totalement autonome par rapport aux partis et syndicats. Et d’expliquer à ce propos que ce gouvernement devrait être doté d’un programme de réformes précis et circonscrit, réformes parfois douloureuses mais absolument nécessaires. « Unique, ce choix est pourtant quasi impossible à concrétiser. Le régime politique parlementaire, actuellement en vigueur dans notre pays, ne favorise que les gouvernements fragmentés, stériles et impuissants, qui aggravent les problèmes au lieu de les résoudre. Ainsi semble être la désolante destinée de notre pays : sautiller sur le sable mouvant qui finira un de ces jours par nous engloutir tous », a-t-il dit.

Le drame….

Évoquant l’endettement, Houcine Dimassi a tenu à préciser que durant la période post-révolte; 2011-2016, l’encours de la dette publique s’est gonflé d’environ 25 milliards de dinars. Ainsi en 6 ans il a carrément doublé, phénomène jamais observé auparavent. Le drame c’est que cette dette additionnelle a servi non à renforcer le budget d’équipement mais à soutenir la consommation (salaires et compensation) ou à rembourser les dettes antérieures. Le drame au carré c’est que les sources en devises servant à rembourser la dette extérieure se tarissent à vue d’œil. Le drame au cube c’est que nos banques rentières vivotent non par les intérêts sur les crédits à l’investissement mais plutôt par les intérêts sur les bons de trésor émis par l’État. Donc pour les aider à spéculer, La Banque Centrale alimente les banques d’affaires à coups de milliards de dinars. Dans ce « stambali », certains politiciens et syndicalistes de trois sous osent encore dire que tout va bien, ou presque.

Il a sous un autre angle indiqué que la Tunisie risque de ne pas rembourser ses dettes auprès de l’extérieur. En effet, en s’enfonçant de plus en plus dans l’endettement pour consommer, rembourser la dette antérieure ou s’armer, le pays est progressivement dans l’incapacité d’honorer ses engagements extérieurs par ses propres moyens. En l’absence d’une amélioration de la production et des exportations, il n’est guère possible d’être fiable en matière d’endettement. Sauf bien sûr un miracle espéré par un bon nombre de Tunisiens.

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Dans une interview accordée de jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a déclaré qu’il est fort probable que la Tunisie serait trouvé dans l’incapacité de rembourser ses dettes auprès de l’extérieur.  « En s’enfonçant de plus en plus dans l’endettement pour consommer, rembourser la dette antérieure ou s’armer, on devient progressivement dans l’incapacité d’honorer nos engagements extérieurs par nos propres moyens », a-t-il dit

Il a par ailleurs ajouté qu’en l’absence d’une amélioration de la production et des exportations il n’est guère possible d’être fiable en matière d’endettement.

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L'ancien ministre des Finances

Dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a déclaré qu’un  gouvernement d’unité nationale tel que proposé par le Président de la République, Béji Caied Essebsi serait encore pire que celui de Habib Essid.

Il a par ailleurs expliqué que Habib Essid a échoué pour plusieurs raisons dont notamment l’absence de programme, l’incohérence des pseudo-actions, et surtout la flagrante soumission aux désirs démagogiques des partis et syndicats ouvriers.

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Le Dinar tunisien ne va certainement pas faire exception et rompre avec la baisse observée depuis la Révolution au point que l’on ne s’attend pas à une grand-chose d’une économie qui n’est pas encore prête à amorcer une reprise

Dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager, l’ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a indiqué que l’inflation continue à ronger tous les équilibres macro-économiques, puisque, elle aussi, elle n’a cessé d’osciller entre 3 et 6%.

Il a dans le même contexte indiqué que l’injection de l’argent dans une économie mourante, sous forme de salaires et de crédits, aggravée par la spéculation impunie, explique la persistance de cette anomalie. Le bouquet de tout ça est évidement l’effondrement sans précédent du dinar surtout lorsque la Banque Centrale joue le rôle passif d’un spectateur.

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L’ancien ministre des Finances

L’économiste et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a affirmé dans une interview accordée ce jeudi 28 juillet 2016 à Africanmanager que l’actuelle situation économique du pays est plus que catastrophique, faisant remarquer que les chiffres officiels indiquent un taux de croissance du PIB durant le premier semestre de 2016 de l’ordre de 1%. « Certes, ce taux est mieux que rien. Mais il demeure très faible », a-t-il ajouté.

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Le dinar tunisien a battu son record de baisse historique  face au dollar américain. Sur Tunis, l’euro s’est  échangé, jeudi 9 juin 2016, à 2.4500 dinars alors que le  dollar a clôturé la séance à 2.1590 dinars. Une baisse  qui va certes alourdir la facture, surtout dans une  économie où tous les indicateurs clignotent  au rouge. Dans une déclaration ce vendredi  10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde  contre l’alourdissement de la charge budgétaire destinée  au remboursement de la dette publique, et ce suite à la  dépréciation de la monnaie nationale face au dollar  américain.

Il a dans le même contexte ajouté que la dépréciation du  dinar tunisien face à la monnaie étrangère accentue  l’inflation et réduira les réserves en devises du pays.  Houcine Dimassi a par ailleurs expliqué la dépréciation  de la monnaie nationale face au dollar américain et à  l’euro par le fait que l’argent est injecté dans une  économie ou un système à faible productivité, citant le  cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des  dizaines de milliards.

Il a ajouté que la dépréciation du dinar tunisien est due également à l’accentuation du déficit de la balance  commerciale, qui devient de plus en plus inquiétant. A cela  s’ajoute le déficit de la balance courante (les services)  du à la chute des entrées du secteur touristique et des  mines, estimant toutefois que la dépréciation de la  monnaie nationale pourrait aider, même si c’est un peu  difficile, à la relance des exportations et des transferts  d’argent des Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE).

Il a dans le même cadre indiqué que la formation d’un gouvernement d’union nationale sera catastrophique pour le  pays et son économie, surtout que ce nouveau gouvernement  sera dépendant des partis politiques et des organisations  nationales comme l’UTICA et l’UGTT. « C’est encore  pire si un gouvernement d’union nationale est mis en place  », a indiqué l’expert économique, avant d’expliquer  qu’un tel gouvernement exige de réconcilier  l’irréconciliable, ce qui est impossible, selon ses  dires.

Houcine Dimassi a, sous un autre angle, indiqué que la seule chose qui peut sauver le pays c’est un gouvernement de «  sauvetage » autonome vis-à-vis des partis politiques et  des organisations nationales.
De son coté, l’expert économique Moez Labidi a affirmé  à Africanmanager que la dépréciation de la monnaie  nationale est non seulement due à des facteurs structurels  mais aussi conjoncturels.
Pour ce qui est du structurel, Moez Labidi a expliqué que  l’essoufflement de la compétitivité de l’économie  tunisienne a entrainé la dégradation des fondamentaux de  l’économie nationale, qui s’est traduite par la baisse  des entrées en devises et la limitation des exportations.  Ajoutons à cela l’insécurité et son effet sur le  tourisme, le marché parallèle et la crise de la zone  euro.

Pour ce qui est du conjoncturel, Labidi a noté un effet saisonnier  suite au rapatriement des dividendes par les entreprises  étrangères, qui se traduit par la baisse du dinar.  Selon lui, la Banque centrale de Tunisie est
de moins en moins réactive face à la baisse du dinar et a  limité son intervention sur le marché financier, d’une  part pour éviter le risque de se retrouver avec des  réserves de change de moins de 90 jours d’importations,  et d’autre part pour répondre favorablement aux pressions  du FMI qui plaide pour une dépréciation de la monnaie  nationale.

Comme effet conjoncturel, Moez Labidi a également cité un  manque de professionnalisme de la part de certains hauts  responsables de la sphère financière, comme en témoignent  les derniers propos sur la faillite des banques tunisiennes  ou encore l’initiative du président de la République de  former un gouvernement d’union nationale, deux choses qui  ne peuvent que freiner l’investissement, impacter le  climat des affaires et pénaliser le dinar tunisien, selon  ses dires.   La dépréciation du dinar a un impact sur l’inflation et  du coup sur la détérioration du pouvoir d’achat et  l’alimentation de la fièvre revendicative. « Certes, la  dépréciation du dinar a un effet positif sur les  exportations, mais cela reste minime compte tenu de la crise  que traverse notre premier partenaire européen, mais  l’effet de la dépréciation du dinar sur l’importation
serait plus lourd, surtout avec la hausse du prix du baril de  pétrole et la chute de la production de céréales », a  indiqué Labidi.
De même, l’alourdissement de la facture des importations  des produits de base suite à la dépréciation du dinar  pourrait amplifier le budget de compensation et alourdir la  charge du service de la dette, surtout dans une période  marquée par une vague de remboursements programmée pour les  années 2016/2017.

L’expert économique a toutefois indiqué que le  déblocage du crédit du FMI et de l’UE pourrait  stabiliser le dinar pour une courte période, mais à court  terme le dinar demeure condamné à reprendre son trend  baissier tant que la dynamique de réforme n’est pas  déclenchée et tant que le gouvernement hésite à  appliquer fermement la loi.
Et d’ajouter que le dinar tunisien demeure aussi condamné  à reprendre son trend baissier tant que le discours  populiste ne déserte pas l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

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Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a expliqué la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain et à l’euro par le fait que l’argent est injecté dans une économie ou un système à faible productivité. Il a cité le
cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des dizaines de milliards.

Il a ajouté que la dépréciation du dinar tunisien est due également à l’accentuation du déficit de la balance
commerciale, qui devient de plus en plus inquiétant. A cela s’ajoute le déficit de la balance courante (les services) du à la chute des entrées du secteur touristique et des mines.

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Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a déclaré que le taux de croissance de la Tunisie sera faible en 2016 et ne dépassera pas le 1%, et ce suite à la détérioration des principaux indicateurs économiques du pays.
Il a, à ce propos, indiqué que l’économie nationale se trouve devant plusieurs difficultés dont les turbulences au niveau de la chaîne de production et la baisse des activités des industries non manufacturières et des services.

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L’augmentation des salaires et la multiplication des primes ne pourraient avoir que des impacts désastreux. C’est

Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi, a affirmé que la formation d’un gouvernement d’union nationale sera catastrophique pour le pays et son économie, surtout que ce nouveau gouvernement sera dépendant des partis politiques et des organisations nationales comme l’UTICA et l’UGTT.

« C’est encore pire si un gouvernement d’union nationale est mis en place », a indiqué l’expert économique, avant d’expliquer qu’un tel gouvernement exige de réconcilier l’irréconciliable, ce qui est impossible, selon ses dires.

Houcine Dimassi a toutefois indiqué que la seule chose qui peut sauver le pays c’est un gouvernement de « sauvetage » autonome vis-à-vis des partis politiques et des organisations nationales.

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L’ancien ministre des Finances

Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre l’alourdissement de la charge budgétaire destinée au remboursement de la dette publique, et ce suite à la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain.
Il a dans le même contexte ajouté que la dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie étrangère accentue l’inflation et réduira les réserves en devises du pays.
Houcine Dimassi a toutefois assuré que la dépréciation de la monnaie nationale pourrait aider, même si c’est un peu difficile, à la relance des exportations et des transferts d’argent des Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE).

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L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a fait part de son étonnement de la manière dont  la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) opèrent l’un vis-à vis de l’autre.

Dans une déclaration ce vendredi 29 avril 2016 à Africanmanager, Houcine Dimassi a affirmé que les pays n’ont recours au FMI que dans les crises les plus graves et cela ne peut arriver qu’une fois tous les 10 ou 20 ans, ce qui n’est pas le cas pour la Tunisie.  Et d’expliquer à ce propos que le FMI n’est pas une banque comme certains le pensent. « Le FMI est un fonds de sauvetage sollicité d’une manière exceptionnelle et pas de manière continue comme le fait notre pays », a indiqué  l’ancien ministre des Finances, avant d’ajouter que le rapport entre le fonds en question et la Tunisie est bizarre et sort de l’ordinaire  ».

Dimassi a, sous un autre anglé, mis en garde contre l’utilisation des fonds alloués par le FMI pour couvrir les dépenses de la consommation et les salaires au détriment du développement et de l’investissement.

Il est à indiquer par ailleurs que le député et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Bèsbes a affirmé dans une déclaration récente à Africanmanager que la Tunisie veillera à honorer ses engagements vis-à-vis du FMI au titre des réformes, et ce avant la réunion du conseil d’administration du FMI fixée initialement pour le 13 mai prochain. Et d’expliquer qu’avant cette date, la Tunisie devra  achever le programme des réformes convenu avec le FMI. Ce programme est basé sur un calendrier de réformes qui concernent  principalement le projet de loi relatif au statut de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le projet de loi sur les entreprises en difficultés ainsi que celui portant sur la loi bancaire.

Evoquant la situation économique du pays, Dimassi a indiqué que la croissance serait très faible au cours de cette année et elle ne sera pas meilleure que celle enregistrée en 2015. Dimassi a par ailleurs estimé que le taux de croissance pour cette année serait compris entre 0 et 1%.

Il a dans le même contexte indiqué que la situation économique actuelle du pays n’est pas rassurante à la lumière de la crise que connaissent plusieurs secteurs à l’instar du tourisme, l’agriculture, l’industrie et les mines.

Il a, dans le même contexte, indiqué que la situation économique et financière du pays n’a pas évolué par rapport à l’année 2015, et  qu’elle est bien pire encore. Selon lui, la reprise économique est tributaire de plusieurs facteurs, appelant ainsi tous les Tunisiens à reprendre le travail et à stopper l’hémorragie des mouvements sociaux qui ont coûté cher à l’économie nationale, selon ses dires.

Houcine Dimassi a en outre appelé à la relance de l’investissement, moteur de l’économie nationale.

Rappelons que les autorités tunisiennes et les services du Fonds monétaire international viennent de conclure un accord de principe pour un programme sur 48 mois au titre du Mécanisme Elargi de Crédit pour un montant de 375 pour cent de la quote-part de la Tunisie (soit environ 2,8 milliards de dollars), et ce à l’appui du vaste programme de réformes économiques du gouvernement.

«L’accord au titre du Mécanisme Élargi de Crédit appuie la vision économique et les réformes prioritaires des autorités détaillées dans le plan de développement quinquennal à venir », a déclaré Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie au FMI à l’issue de la signature de l’accord en question, affirmant que  la Tunisie est tenue d’accélérer le rythme des réformes économiques pour réduire la vulnérabilité macroéconomique, doper la croissance et favoriser la création durable d’emplois.

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« La Tunisie n’a pas besoin d’un gouvernement de technocrates purs

L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a fait savoir dans une déclaration ce vendredi 29 avril 2016 à Africanmanager que la situation économique actuelle du pays n’est pas rassurante à la lumière de la crise que connaissent plusieurs secteurs à l’instar du tourisme, l’agriculture, l’industrie et les mines.

Il a dans le même contexte indiqué que la situation économique et financière du pays n’a pas évolué par rapport à l’année 2015, et  qu’elle est bien pire encore.

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L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a affirmé dans une déclaration ce vendredi 29 avril 2016 à Africanmanager qu’il est impossible de parler d’une reprise économique avant l’année 2018.

Il a toutefois indiqué que la reprise économique est tributaire de plusieurs facteurs, appelant ainsi tous les Tunisiens à reprendre le travail et stopper l’hémorragie des mouvements sociaux qui ont coûté cher à l’économie nationale, selon ses dires.

Houcine Dimassi a en outre appelé à la relance de l’investissement, moteur de l’économie nationale.

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La Banque centrale de Tunisie prévoit

L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimassi a indiqué dans une déclaration ce vendredi 29 avril 2016 à Africanmanager que la croissance serait très faible au cours de cette année et elle ne sera pas meilleure que celle enregistrée en 2015.

Dimassi a par ailleurs estimé que le taux de croissance pour cette année serait compris entre 0 et 1%.

Rappelons que le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Yassine Brahim avait évoqué un taux de croissance estimé à seulement 2% pour l’année 2016, soit le même taux que celui fixé par le Fonds Monétaire International (FMI).

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« La Tunisie n’a pas besoin d’un gouvernement de technocrates purs

L’expert économique et ancien ministre des Finances, Houcine Dimasi a affirmé dans une déclaration ce lundi 18 janvier 2016 à Africanmanager qu’il est très difficile de réaliser un taux de croissance de 2,5% en 2016.

Selon lui, le taux de croissance de 2,5% fixé dans le cadre de la loi de finances 2016 est très peu susceptible d’être réalisé pour plusieurs raisons dont principalement la baisse des investissements, facteur déterminant dans l’évolution de la croissance pour les prochaines années.

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L'expert économique et ex- ministre des Finances

L’expert économique et ex- ministre des Finances, Houcine Dimassi, a affirmé, dans une déclaration à Jawhara Fm, qu’il serait difficile de collecter la somme requise au cours de la période restante de l’emprunt obligataire (500MD), notamment à la lumière de l’absence de confiance entre le gouvernement et les citoyens en raison de rumeurs circulant concernant l’augmentation des prix de certains produits de base.

Il a souligné, dans cadre, l’incapacité de la Tunisie à rassembler le revenu nécessaire pour le budget de l’Etat par le biais de l’emprunt budgétaire, en plus de son incapacité à prendre des mesures pouvant réduire ses dépenses, ce qui pourrait conduire à un déficit insupportable au cours de la prochaine phase, selon ses dires.

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