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Ibrahim Anane, PME, Tunisie

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Rencontré

Rencontré, lors d’une table ronde organisée sur le financement des PME, Ibrahim Anane, expert, constate qu’il y a des possibilités de création d’emplois, à conditions toutefois que les banques mettent la main à la pâte. Le secteur bancaire est appelé à prendre l’initiative de s’occuper beaucoup plus de ces PME en leur assurant un bon accompagnement. Interview :

Pouvez-vous nous dresser l’état des lieux des PME en Tunisie ?

Avant d’analyser la situation, je pense qu’il est important de commencer par le point essentiel, celui de l’emploi. Il faut créer des emplois, et mettre en place de nouvelles entreprises.

Les entreprises aujourd’hui ont des encouragements très importants. Mais le constat, c’est qu’il n’ya pas suffisamment de nouvelles créations pour générer de nouveaux postes d’emplois.

Pourquoi ?

Tout simplement, parce qu’il n’y a pas de financement, alors que l’on voit une panoplie de mesures et d’incitations, et le financement existe.

La question qui se pose est de savoir si c’est la faute des banques ou celle des jeunes promoteurs, ou encore de l’environnement. Des interrogations qu’il faut analyser avec pertinence.

Alors ?

Personnellement, je pense que si un projet est bien étudié et le promoteur a les qualifications qu’il faut, normalement son dossier est bancable et pourra trouver les financements nécessaires.

C’est vrai qu’on a constaté que la plupart des banques consacrent plus de 80% de leurs crédits aux non-PME, c’est-à-dire pour les grandes entreprises et les grands projets. Une réalité au sujet de laquelle la Banque Mondiale a mené une étude démontrant que seulement 13% des crédits sont accordés aux petites et moyennes entreprises.

Je pense que c’est une action à réviser par les autorités bancaires, particulièrement la banque centrale pour que l’on accorde davantage d’importance à ces PME, considérées comme une richesse et un outil pour réaliser le développement assigné et assurer la prospérité souhaitée.

On évoque aussi le problème de l’environnement. Aujourd’hui, les PME dans les régions où elles voudraient qu’elles se développent, trouvent un environnement très difficile pour leur épanouissement, leur développement et pour qu’elles soient bien gérées. Tout cela fait peur aux banques qui estiment que les entreprises sont incapables de rembourser leurs crédits et surtout incapables d’avancer.

Quelles sont les principaux résultats du rapport intitulé «Le Financement des PME en Tunisie » et qui a été élaboré par ONUDI ?

La chose essentielle mentionnée est l’importance d’accompagner les promoteurs et surtout les PME. Aujourd’hui, nous avons des pépinières qui sont chargées de l’accompagnement, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que l’accompagnement soit plus volontariste. Il faut que les banques elles-mêmes fassent l’accompagnement de ces PME.

En tant qu’expert en la matière, que faut-il faire pour inciter les secteurs publics et privés à mettre en place de nouveaux mécanismes d’emploi mieux adaptés aux besoins spécifiques des jeunes chômeurs diplômés et non diplômés dans les différents régions, plus précisément à l’intérieur du pays ?

Je pense qu’il faut mettre en place un plan national volontariste surtout que nous avons des possibilités de création. Mais également, il faut avoir un environnement général de l’économie qui doit être très dynamique sur le plan développement et que ces PME tournent autour des grands projets. Je pense qu’il faut créer des grands projets et les PME vont se développer à travers ces projets.

Quelles seront les bases de ce plan volontariste ?

Les banques doivent prendre l’initiative de s’occuper beaucoup plus des PME.

Wiem Thebti

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