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Ibrahim Chbili

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La libéralisation des prix du ciment gris et de la chaux artificielle

La libéralisation des prix du ciment gris et de la chaux artificielle, à partir du 14 janvier, fait les tourments des citoyens et également des promoteurs immobiliers qui ont exprimé de vives appréhensions quant à une possible hausse des prix des matériaux de construction, à l’instar des briques et des cours de l’immobilier.

Cette récente décision prise par le ministère du Commerce vient, en fait, concrétiser les recommandations de la réunion ministérielle, tenue le 25 septembre, portant sur la lutte contre la contrebande de ces produits, le contrôle des circuits de distribution et la garantie de la transparence des transactions et de la concurrence loyale. Chose qui pourrait également garantir l’approvisionnement régulier du marché et la stabilité des prix.

Pour Ibrahim Chbili, directeur général des industries manufacturières au ministère de l’Industrie, le choix de libérer les prix du ciment, pendant cette période, n’est pas fortuit , étant donné qu’il s’inscrit dans le cadre la stratégie du ministère de lever progressivement la subvention des hydrocarbures consommés par les 8 cimenteries. Il vient aussi en réponse à la demande répétée des professionnels d’augmenter les prix au motif que ces prix n’ont pas évolué depuis 2012.

Pour lui, la libéralisation des prix vient à un moment crucial où la conjoncture est marquée par la baisse de la consommation qui ne dépasse pas 22 mille tonnes contre une production journalière de l’ordre de 30 mille tonnes.

« La hausse des prix sera gérable dans un marché qui compte 8 cimenteries dont la capacité de production est estimée à 12,8 millions de tonnes sachant que la production de la cimenterie de Bizerte sera doublée, à partir du mars prochain, pour atteindre 1,5 million de tonnes contre 700 mille tonnes actuellement », a noté Chbili. Dans une déclaration à Africanmanager, il a précisé que « dans pareille situation, la capacité de production dépassera la consommation nationale estimée à 8 millions de tonnes et l’exportation qui s’élève à 600 mille tonnes ».

Avec l’abondance de l’offre estimée à 2,5 millions de tonnes, Ibrahim Chbili a évoqué une baisse des prix, puisque la libéralisation va contribuer à développer la concurrence entre les cimenteries, ce qui pourrait, à son avis, contribuer à une baisse des prix.

Partageant l’avis de Nidhal Ouerfelli, secrétaire d’Etat charge de l’Energie et des Mines, Ibrahim Chbili ne prévoit pas, ce faisant, une répercussion d’envergure sur le pouvoir d’achat des citoyens ni sur les prix des biens immobiliers, comme le craignent nombre d’intervenants. « L’abondance de l’offre va certainement mettre fin à la spéculation. De même, les prix affichés dans les usines seraient sans doute aux alentours de 7 et 7,5 dt », a estimé le responsable.

S’agissant de la crainte des professionnels de l’immobilier, Chbili a tenu à rassurer ces acteurs, rappelant ainsi que les ciments ne contribuent qu’à hauteur de 7% dans la construction, d’après une étude réalisée par le ministère de l’Equipement. « On a certes libéralisé le marché du ciment, mais cela ne représente pas grand- chose pour le secteur immobilier », a-t-il encore souligné.

On s’attend encore à une baisse des prix

Contrairement aux informations relayées ces derniers temps, Ibrahim Chbili s’attend à une baisse des prix, et ce, à la faveur de la concurrence qui s’accentuera du fait de cette libéralisation.

Dans le cas où le marché connaîtrait une hausse des prix du ciment, il a noté que le ministère de l’Industrie n’aura d’autres choix que de revenir sur cette décision et, dans ce contexte, les prix seraient encore une fois soumis à l’homologation administrative.

Wiem Thebti

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La libéralisation des prix du ciment gris et de la chaux artificielle

La libéralisation des prix du ciment gris et de la chaux artificielle, à partir du 14 janvier, fait les tourments des citoyens et également des promoteurs immobiliers qui ont exprimé de vives appréhensions quant à une possible hausse des prix des matériaux de construction, à l’instar des briques et des cours de l’immobilier.

Cette récente décision prise par le ministère du Commerce vient, en fait, concrétiser les recommandations de la réunion ministérielle, tenue le 25 septembre, portant sur la lutte contre la contrebande de ces produits, le contrôle des circuits de distribution et la garantie de la transparence des transactions et de la concurrence loyale. Chose qui pourrait également garantir l’approvisionnement régulier du marché et la stabilité des prix.

Pour Ibrahim Chbili, directeur général des industries manufacturières au ministère de l’Industrie, le choix de libérer les prix du ciment, pendant cette période, n’est pas fortuit , étant donné qu’il s’inscrit dans le cadre la stratégie du ministère de lever progressivement la subvention des hydrocarbures consommés par les 8 cimenteries. Il vient aussi en réponse à la demande répétée des professionnels d’augmenter les prix au motif que ces prix n’ont pas évolué depuis 2012.

Pour lui, la libéralisation des prix vient à un moment crucial où la conjoncture est marquée par la baisse de la consommation qui ne dépasse pas 22 mille tonnes contre une production journalière de l’ordre de 30 mille tonnes.

« La hausse des prix sera gérable dans un marché qui compte 8 cimenteries dont la capacité de production est estimée à 12,8 millions de tonnes sachant que la production de la cimenterie de Bizerte sera doublée, à partir du mars prochain, pour atteindre 1,5 million de tonnes contre 700 mille tonnes actuellement », a noté Chbili. Dans une déclaration à Africanmanager, il a précisé que « dans pareille situation, la capacité de production dépassera la consommation nationale estimée à 8 millions de tonnes et l’exportation qui s’élève à 600 mille tonnes ».

Avec l’abondance de l’offre estimée à 2,5 millions de tonnes, Ibrahim Chbili a évoqué une baisse des prix, puisque la libéralisation va contribuer à développer la concurrence entre les cimenteries, ce qui pourrait, à son avis, contribuer à une baisse des prix.

Partageant l’avis de Nidhal Ouerfelli, secrétaire d’Etat charge de l’Energie et des Mines, Ibrahim Chbili ne prévoit pas, ce faisant, une répercussion d’envergure sur le pouvoir d’achat des citoyens ni sur les prix des biens immobiliers, comme le craignent nombre d’intervenants. « L’abondance de l’offre va certainement mettre fin à la spéculation. De même, les prix affichés dans les usines seraient sans doute aux alentours de 7 et 7,5 dt », a estimé le responsable.

S’agissant de la crainte des professionnels de l’immobilier, Chbili a tenu à rassurer ces acteurs, rappelant ainsi que les ciments ne contribuent qu’à hauteur de 7% dans la construction, d’après une étude réalisée par le ministère de l’Equipement. « On a certes libéralisé le marché du ciment, mais cela ne représente pas grand- chose pour le secteur immobilier », a-t-il encore souligné.

On s’attend encore à une baisse des prix

Contrairement aux informations relayées ces derniers temps, Ibrahim Chbili s’attend à une baisse des prix, et ce, à la faveur de la concurrence qui s’accentuera du fait de cette libéralisation.

Dans le cas où le marché connaîtrait une hausse des prix du ciment, il a noté que le ministère de l’Industrie n’aura d’autres choix que de revenir sur cette décision et, dans ce contexte, les prix seraient encore une fois soumis à l’homologation administrative.

Wiem Thebti

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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