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Fahmi Chaâbane, président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, relevant de l’UTICA, a accordé à Africanmanager une interview dans laquelle il a évoqué plusieurs questions dont le programme du premier logement, la flambée des prix de l’immobilier et les difficultés auxquelles fait face le secteur.

Quel rôle joue le programme 1er logement dans le développement économique?

Le programme « Premier logement », l’initiative récemment annoncée par le chef du gouvernement comme solution au problème de l’habitat, est certes un important projet pour les Tunisiens, surtout ceux appartenant à la classe moyenne et ayant un revenu limité. Le secteur de l’immobilier pourra en effet contribuer au développement économique du pays par le billet de l’accroissement des ventes des biens immobiliers aux étrangers. Chose qui n’est pas possible aujourd’hui avec les lois en vigueur et la complexité des procédures administratives.

Les prix de l’immobilier n’ont cessé de croître depuis la Révolution. Quelles sont les vraies raisons de cette flambée?

Oui, nous comprenons bien les plaintes des Tunisiens devant la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier. Mais, il faut signaler que ces envolées ne sont pas causées par les promoteurs immobiliers et n’ont aucun rapport avec leur métier. Cette hausse pourrait être toutefois expliquée par la rareté des terrains, laquelle est aussi un facteur déterminant dans le coût de logement. Cela est du également à la hausse du coût de la main d’œuvre et des prix des matériaux de construction.

La détérioration du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères explique aussi en grande partie la flambée des prix du logement.

Mises à part ces difficultés dont on parle souvent, y a-t-il d’autres problèmes à soulever?

De toute façon, le secteur de l’immobilier fait face depuis plusieurs années à plusieurs difficultés et aujourd’hui on a plus que besoin de mettre en place de nouvelles mesures et ajuster les réglementations en vigueur et ce, dans l’objectif d’assurer le développement du secteur et de garantir une meilleure contribution au développement économique du pays.

À ce sujet, y a-t-il des messages à transmettre au gouvernement?

Le gouvernement est appelé aujourd’hui à revoir sa politique en matière de logement et ce, dans l’objectif de permettre aux promoteurs immobiliers et professionnels du secteur de réussir dans le rôle social qui leur a été confié en matière de construction de logements. C’est un appel au gouvernement et aux députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Je propose aussi d’exempter les étrangers souhaitant acquérir des terrains en Tunisie de l’autorisation du gouverneur et faciliter, entre autres, les procédures administratives qui ne cessent de se compliquer et alourdir le processus d’achat des biens immobiliers.

Il est également recommandé de prolonger la durée du remboursement des crédits et réduire le taux d’intérêt de l’autofinancement, surtout que le Tunisien est dans l’incapacité de fournir le financement nécessaire à cause, principalement, de la détérioration de son pouvoir d’achat.

Laissez le secteur privé travailler. Laissez-nous ramener la devise dans notre pays.

Traduction Khadija Taboubi

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L’expert en immobilier, Faouzi Ayadi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il évoqué plusieurs sujets dont la situation actuelle du secteur, les prix et la tendance pour les années prochaines. Il a également passé en revue le programme du « premier logement », l’initiative récemment annoncée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Interview:

Quel état des lieux dressez-vous du  secteur de l’immobilier en Tunisie?

C’est le statu quo. Il y a une stagnation au niveau des prix et des ventes. Pas de vente importante en termes de volume. La baisse des prix attendue par tout le monde n’a pas eu lieu, et si elle existait, elle est partielle et ne concerne que quelques zones.
Avez-vous des chiffres sur les ventes qui ont eu lieu?
A vrai dire, il n’y a pas beaucoup de ventes presque partout dans le pays. Bien qu’il n’y ait pas d’estimations scientifiques des ventes, on peut noter que les ventes du secteur durant l’année 2016 ont chuté de moitié par rapport à l’année 2015. Mais la différence entre les deux années, c’est qu’en 2016, le prix catalogue est devenu négociable et par rapport à l’année 2015, les prix n’ont pas changé sauf quelques ajustements dans certains endroits.
Une baisse des prix a été toutefois remarquée depuis la fin de l’année 2015 à Sfax. Cette baisse a été également constatée dans certaines régions de Sousse à Hergla et Mrezgua.
À quoi est due cette baisse alors ?
À Sfax, la baisse s’explique par le fait que l’offre est plus importante que la demande, et ce suite au grand nombre de promoteurs immobiliers actifs dans ce gouvernorat. Pour Hergla, c’est une zone touristique caractérisée par une demande importante de la part des expatriés tunisiens ou des étrangers.
Contrairement à ce gouvernorat, d’autres zones ont vu les prix se gonflerpar rapport à l’année 2015, notamment le Lac, Soukra et Choutrana.
Quelle sera la tendance des prix pour les deux prochaines années?
Cela dépend de la situation économique du pays. Si la situation économique s’améliore, les prix vont certainement baisser sinon la tendance du marché va vers l’économique et le social. Il est fort probable aussi de trouver des constructions écologiques, créneau qui doit avoir prochainement du poids sur le marché.
Actuellement, on peut parler de constructions économiques?
Oui, mais la demande est encore plus grande que l’offre. Mais cela n’empêche qu’il existe pas mal de projets économiques lancés par la SPROLS et la SNIT et les projets achevés se vendent en un temps record. Les promoteurs immobiliers sont appelés à lancer des projets qui correspondent au pouvoir d’achat du Tunisien qui ne dépasse pas généralement les 200 mille dinars.
Nombreux sont ceux qui reprochent aux promoteurs immobiliers de ne pas présenter des solutions pour les acheteurs potentiels. Et même le projet du « premier logement », il servira, selon eux, l’intérêt du promoteur plus que le client, qu’est ce que vous en pensez?
On veut que tout le monde soit satisfait, le client et le promoteur. Le promoteur immobilier est un acteur économique et son opération doit être rentable et l’inverse pour le client. On est à la recherche de cette équilibre promoteur-client.
Et c’est vrai que ce projet va vers l’intérêt du promoteur?
Historiquement, cette initiative du « premier logement » est venue des promoteurs immobiliers, mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle est contre le client. Cette action est certes pour le promoteur autant que pour le client. Moi personnellement,  je ne vois pas de contradiction même si je savais que cette initiative provient de la chambre syndicale des promoteurs, mais ce n’est pas un problème.
Il faut comprendre aussi que le promoteur immobilier construit  pour le client,  et sans lui il ne peut rien faire, et même les clients s’il n y a pas de promoteurs,  il ne trouve pas  où acheter. C’est un mariage positif. On ne doit pas anticiper les événements. il faut tout d’abord vivre l’expérience et laisser le jugement pour plus tard. Actuellement, il a près de mille logements disponibles pour les budgets de moins de 200 mille dinars. Ces logements sont concentrés dans la capitale, ou à 20 ou 25 kilomètres.
Quel rôle pour les banques?
Les banques sont toujours trop prudentes à l’exception de deux ou trois banques bien engagées dans le secteur immobilier. Aujourd’hui, pour avoir un crédit bancaire, ce n’est pas facile, il y a beaucoup de conditions à remplir et même le produit offert par la banque demeure encore classique. La marge qu’elle prend est très grande. Si tu prendra 100 mille dinars,  tu payera 150 mille dinars. C’est énorme. Et malgré le coût élevé exigé par les banques, elles demeurent réticentes. De plus,  l’assurance qui pourra jouer le rôle d’un bailleur de fonds n’est pas encore intégrée.
Y-a-il de solutions ou de propositions dans ce sens?
Dans le monde entier, on ne peut pas parler de solutions et d’alternatives dans une crise immobilière.

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Des sources relevant du département des affaires foncières ont indiqué au journal « Ekher Khaber » que l’achat

Entre juin et juillet, les prix de l’immobilier dans les 70 principales villes de Chine n’ont augmenté que de 0,8%. Certains observateurs craignent que le rebond observé au premier semestre n’ait déjà atteint son point le plus haut, rapporte la « Tribune.fr ».

La hausse des prix immobiliers dans les principales villes de Chine semble avoir ralenti en juillet, ce qui pourrait réduire le risque de bulles immobilières mais suggère aussi que la construction, l’un des principaux moteurs de la croissance, perd de son élan.

D’après la même source , les prix moyens des logements dans les 70 principales villes de Chine ont augmenté de 7,9% sur un an en juillet, selon les statistiques officielles publiées jeudi, après +7,3% en juin.

D’un mois sur l’autre, leur hausse n’a été que de 0,8%, comme en juin, le chiffre le plus faible depuis avril, selon les calculs de Reuters sur la base des chiffres du Bureau national de la statistique. Les prix ont en outre stagné ou baissé dans un nombre de villes plus élevé qu’en juin.

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En Tunisie, l’immobilier fait partie des secteurs les plus porteurs. Aux yeux des hommes d’affaires qui désirent tirer profit de ce marché florissant, c’est une niche d’investissement sûre et rentable. Néanmoins malgré sa forte contribution à la croissance de l’économie tunisienne, les promoteurs immobiliers sont toujours confrontés à de multiples obstacles qui les freinent dans l’exercice de leur profession.

Des promoteurs immobiliers interrogés par Africanmamanger ont affirmé qu’ils souffrent de nombreux problèmes, comme par exemple la lenteur des procédures administratives, notamment les permis de bâtir et les raccordements de fluides, la hausse vertigineuse des prix des matériaux de construction, en plus de la rareté de la main-d’œuvre qualifiée et de la flambée des coûts de production.

Dans une déclaration à Africanmanager, le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, Fahmi chaâbane, a affirmé que ses collègues font face à de nombreuses difficultés. Il a appelé ainsi le gouvernement à intervenir pour résoudre les problèmes qui sont principalement d’ordre financier et administratif.

Vers la signature des accords de partenariat !

Le président de la Chambre syndicale des promoteurs immobiliers a affirmé que des accords de partenariat visant la facilitation du travail des opérateurs du secteur seront signés ce 11 mai avec la Steg, l’ONAS ou encore la Sonede. Et de préciser que d’autres conventions seront conclues dans le secteur privé.

Il a dans le même contexte réclamé la facilitation d’octroi des crédits et la prolongation de la durée de remboursement des crédits auprès des banques.

Sur un autre volet, le responsable a appelé à annuler l’autorisation du gouverneur pour l’achat de biens immobiliers en Tunisie par des étrangers, soulignant que cette autorisation est un handicap majeur pour l’investissement et le développement économique du pays.

A noter que des chiffres officiels relèvent que le nombre de promoteurs est passé de 150 en 1990 à 2500 en 2015, mais seuls 800 exercent effectivement sur le marché avec une part dans la construction des logements qui ne dépasse pas les 10%.

Environ 60.000 logements sont construits chaque année en Tunisie dont 40.000 en auto-construction et 20.000 réalisés par des promoteurs immobiliers. 5000 sont de type économique et social et 15.000 de type standing.

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La Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers a démarré la construction de logements qui seront gracieusement remis aux martyrs de l’armée nationale et des forces de sécurité.
Le programme s’étend également à la réfection de logements.

Trois logements ont déjà été achevés et livrés, deux sont en cours de construction et seront finalisés le mois prochain.

Le projet est ouvert à toute société opérant dans l’immobilier.
Enfin sachez que la liste des martyrs a été dressée par les ministères de tutelle et qu’elle est consultable à la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers.

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La chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI) a appelé dans un communiqué publié, vendredi, à Tunis, à baisser le taux d’autofinancement exigé par les banques de 30 % de la valeur du logement à 10%, et ce, afin de permettre au citoyen tunisien d’acquérir un logement.
La chambre a demandé également de porter la durée de remboursement des crédits de 20 ans à 30 ans en augmentant la base de calcul du taux de remboursement des crédits de 40% à 50%.
Ces propositions interviennent dans le cadre du suivi de la CSNPI des évolutions de l’activité de la promotion immobilière dans le pays et en réponse aux appels des professionnels concernant les mesures nécessaires à même de dynamiser le secteur de la promotion immobilière ainsi que les autres activités de l’économie nationale.
La CSNPI a expliqué son appel par la relation étroite et directe entre le secteur du bâtiment et les différentes autres activités économiques, à l’instar de ce qui est en vigueur dans les autres pays frères et amis.
A ce titre, la chambre considère que l’anulation de l’autorisation du gouverneur est un impératif compte tenu du changement des conditions de publication du décret du 4 juin 1957 en comparaison avec les conditions actuelles  de l’année 2016 caractérisée par l’élimination des barrières et l’ouverture.

TAP

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Des sources relevant du département des affaires foncières ont indiqué au journal « Ekher Khaber » que l’achat

Des sources relevant du département des affaires foncières ont indiqué au journal « Ekher Khaber » que l’achat des biens immobiliers par des étrangers ne cessent d’évoluer en Tunisie de l’après 14 janvier .

La même source a indiqué que 90% des étrangers qui ont obtenu l’autorisation des gouverneurs sont des Libyens ayant choisi les quartiers chics en Tunisie.

A rappeler qu’au cours d’un conseil ministériel tenu récemment, il a été décidé de faciliter l’octroi de l’autorisation du gouverneur pour l’achat de biens immobiliers en Tunisie, par des étrangers.

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Une séance de travail s'est tenue jeudi 14 février 2013 au Ministère de l'Equipement pour étudier les modalités de coordination 

Une séance de travail s’est tenue jeudi 14 février 2013 au Ministère de l’Equipement pour étudier les modalités de coordination des efforts en vue de développer l’accès à travers les fibres optiques et la réalisation des travaux de maillage interne des lotissements des complexes immobiliers.

La réunion a décidé de former une commission en vue de simplifier les mesures permettant aux promoteurs immobiliers de procéder au maillage interne des lotissements , et également aux particuliers de se conformer dans leurs constructions aux règles en vigueur.

La réunion a insisté sur la nécessité de réduire le cout du maillage interne des lotissements des complexes immobiliers.

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