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Les importations ont atteint un niveau record au Maroc en 2016, dit le rapport d’activité annuel de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII). La conséquence immédiate : les recettes douanières ont explosé, +4 points de pourcentage pour se situer à 90,5 milliards de dirhams (9,2 milliards $) en 2016, rapporte aujourd’hui.ma. Pour les biens confisqués, la Douane a ramassé un peu plus de 400 millions de Dirhams (41 millions $), précise le document.

Dans le détail, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pèse 57% dans les recettes globales, vient ensuite la taxe intérieure de consommation (31%), puis le droit d’importation (11%) et enfin la taxe intérieure de gazoduc (1%).

D’après les données communiqués par l’ADII et reprises par l’agence Morocco world news, les opérations de contrôle ont permis de mettre la main sur plus de 2,25 millions de produits contrefaits, un bond en avant phénoménal de 83%, dont 12,5 millions de cigarettes, 19 tonnes de sacs en matière plastique et 53 tonnes de stupéfiants.

A noter que l’an dernier, les recettes douanières représentaient 39,7% des revenus fiscaux globaux. C’est donc une niche très juteuse pour les caisses publiques, en attendant les nouvelles dispositions fiscales de la loi de finances 2017 qui vont taper davantage dans le portefeuille de certaines entreprises…

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Le déficit de la balance commerciale alimentaire s’est aggravé de 58%, entre 2016 et 2017 (mois d’Avril), pour atteindre 490,9 MD, a fait savoir mardi le Ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Le département explique l’exacerbation du déficit par l’augmentation des importations alimentaires de 21,9%, à un rythme beaucoup plus soutenu que les exportations (+9,8%), à cause des importations de céréales, surtout du blé tendre et des importations de viandes (+ 50%), dans le cadre des préparatifs pour le mois de Ramadan.
Cette tendance a engendré une baisse du taux de couverture des importations par les exportations, à 67,4%, contre 74,9% durant avril 2016.
Le ministère a indiqué que la valeur des exportations de l’huile d’olive a atteint jusqu’au 30 avril 483,6 MD contre 412,6 MD l’année dernière.
La valeur des importations alimentaires (9,8% du total des importations) a augmenté de 21,9%, pour atteindre 1507,8 MD. Les importations des céréales ont fait un bond de 25%, à 679,8 MD, elles se taillent, notamment le blé (64,1% des importations des céréales), la part du lion avec 45,1% du total des importations alimentaires pour avril 2017, contre 44%, l’année dernière.
Les importations des huiles végétales ont aussi progressé de 55,7% pour une valeur de 180,6 MD, alors que les prix des huiles importées ont cru de 33,7%. Aussi, les importations de sucre ont pratiquement doublé (+ 99,3%) et les prix ont augmenté de 59,5% par rapport à la même période de 2016.

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Le déficit commercial, abyssal, est dans tous les esprits, surtout dans ceux des autorités du pays. C’est un véritable casse-tête, un vrai cauchemar, que la dépréciation du dinar a aggravés. Mais que voulez-vous, quand on importe au niveau où le fait la Tunisie, la casse est inévitable. Et là, inéluctablement, les regards se tournent vers la Turquie et la Chine, responsables, en grande partie, des maux de la Tunisie, par leur poids énorme dans le déséquilibre de la balance commerciale, du fait de ce trop-plein de produits dont la Tunisie n’a pas réellement besoin. Néanmoins il faut aussi reconnaitre que ce ne sont pas les dattes et l’huile d’olive, quels que soient les volumes écoulés à l’étranger, qui vont tirer la Tunisie ce de mauvais pas. Si le pays exportait des produits à haute valeur ajoutée, ce serait évidemment une toute autre histoire…

Le ministère du commerce étudie actuellement la possibilité d’instaurer des mesures tarifaires sur l’importation des produits de consommation non essentiels provenant des pays avec lesquels la Tunisie a signé des accords de libre-échange, a indiqué le directeur général du commerce extérieur, Khaled Ben Abdallah, dans un entretien accordé à l’agence TAP.
Ces mesures tarifaires permettent d’augmenter les droits douaniers sur l’importation des produits de consommation non essentiels qui ont enregistré une hausse de 11% entre les années 2011-2016, sans pour autant dépasser les taux des droits de douane consolidés (fixés) dans le cadre des accords régis par l’OMC.
Elles visent également à rationaliser les importations tunisiennes. Depuis 2011, la Tunisie souffre d’un déficit commercial chronique qui n’a cessé de se creuser, enregistrant à la fin de 2016 un déficit de 12,62 milliards de dinars. Les exportations ont atteint 29 145,6 MD contre des importations de l’ordre de 41 766,1MD.
Les importations des produits de consommation représentent 14% des importations tunisiennes, dont 51% proviennent de l’Union européenne (UE), 12% de la Chine, 6% de la Turquie et 31% du reste des pays du monde.
En outre, le ministère du commerce compte charger une cellule pour assurer la gestion et la coordination des importations des entreprises publiques et offices en hydrocarbures, céréales, huiles végétales, sucre, riz et café, étant donné que les achats de ces entreprises sont volumineux et influencent les réserves en devises, surtout lorsque la sortie des devises a lieu à des moments rapprochés, voire dans un même temps.

On marche sur des oeufs

Concernant l’application des mesures de sauvegarde, inclues dans les accords de libre-échange, signés entre la Tunisie et d’autres pays, pour des raisons liées aux difficultés de la balance de paiement, le responsable a fait savoir que ce mécanisme est « lourd » car il touche la crédibilité et l’image du pays qui sera perçu comme protectionniste. En outre, a-t-il ajouté, l’endettement extérieur deviendra coûteux. Par ailleurs, les autre pays avec lesquels la Tunisie a conclu des accords de libre-échange réagiront de la même manière. Donc, « cette solution devrait venir en dernier recours« , a fait remarquer le responsable.
Les mesures à long terme consistent, quant à elles, en la promotion des exportations tunisiennes qui demeurent concentrées sur une zone géographique bien déterminée et sur des produits classiques, tels que l’huile d’olive, les dattes, le phosphate, le tourisme et les produits mécaniques et électriques. « L’augmentation de nos exportations nécessite un climat d’exportation favorable (logistique, transport….) et un produit compétitif et de bonne qualité« .

Selon Ben Abdallah, 30% de l’accroissement des importations tunisiennes sont « le fruit de la réforme des droits douaniers concrétisée par le gouvernement de Habib Essid et stipulant l’application de deux droits de douane, à savoir 0% ou 20%, ce qui fait qu’une grande partie des produits de contrebande sont maintenant écoulés sur le marché formel, notamment les importations des boissons alcoolisées, pneus et fruits secs ….« . Il a encore indiqué que 32% des importations tunisiennes (matières premières et produits semi finis) réalisées en 2016 par les entreprises offshore étaient destinées à l’exportation.
« Les échanges commerciaux reflètent l’ouverture de l’économie, sauf que la situation devient inquiétante lorsque les importations tunisiennes proviennent d’un pays avec lequel la Tunisie n’a pas signé un accord, tel est le cas de la Chine et aussi lorsque le rythme des importations est plus rapide que celui des exportations« , a-t-il souligné.
Pour lui, 53% du déficit commercial provient de l’importation de l’énergie pour plusieurs raisons, notamment la baisse de la production, l’augmentation de la consommation et la régression du cours du dinar.

TAP

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Après les contrebandiers de carburants, Hassan Zargouni, le directeur de Sigma Conseil, s’attaque au gros morceau des importations turques, plus précisément les pneumatiques, toujours sur sa page Facebook. Il y a écrit ceci, ce lundi 15 mai 2017 :

« Il s’agit de l’évolution des importations tunisiennes en pneumatiques en provenance de Turquie entre l’an 2010 où elles étaient à hauteur de 1.31 million de dinars à 19.68 millions de dinars en 2016, soit près de 15 fois de croissance en 6 ans.


La Tunisie importait des pneus à raison de 27 millions de dinars en 2010 au total, ce chiffre a grimpé à 40 millions de dinars en 2015, pour connaître une progression de 78% en 2016 et atteindre les 78.8 millions de dinars.

En 2016, la part de marché de l’importation de pneumatiques de la Turquie était de 25%, alors qu’elle n’était que de 4.8% en 2010. Les importations chinoises ont, quant à elles, doublé de 2010 à 2016, où elles ont représenté 19.6% de l’ensemble des achats tunisiens de pneus de l’étranger.

Pendant ce temps, la compagnie nationale, la STIP, a vu ses performances baisser tous les ans depuis 2010, année où elle exportait pour 39 millions de dinars, contre une importation de 27 millions de dinars, et où les ventes locales représentaient 61.8 millions de dinars. Aujourd’hui, les exportations ne représentent plus que 7.3 millions de dinars et les ventes locales sont passées de 60 millions de dinars en 2015 à seulement 34.6 millions de dinars en 2016, soit une baisse de 42%.
Les prémisses de 2017 confirment la même tendance. La Tunisie vient d’importer sur les 2 premiers mois, janvier et février 2017, pour 7.9 millions de dinars de pneus en provenance de Turquie, soit 40% de part des importations totales, contre 3 millions importés de Chine et une part de 15%.

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Le taux de couverture des importations tunisiennes par les exportations a perdu 8 points, au cours du premier trimestre 2017, atteignant 66% contre 74% durant la même période de l’année dernière, ce qui a porté le déficit de la balance commerciale à 3878,9 millions de dinars (MD), selon les données du commerce extérieur présentées lors du conseil ministériel du 28 avril.
La dépréciation du dinar a contribué à l’aggravation de ce déficit. A cet égard, la monnaie nationale a perdu 10,6% de sa valeur par rapport aux autres devises durant le premier trimestre de cette année, alors que les prix internationaux ont augmenté de 1,1%, d’après la même source.

L’aggravation du déficit de la balance commerciale est imputée notamment à la hausse des importations des produits énergétiques (50%), des matières premières et semi industrialisés (30%). Ainsi, les importations du pétrole ont augmenté à 242,5 MD contre 150 Md, durant la même période de 2016. Il s’agit également, de la hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de 31% et des produits de consommation non alimentaires de 11, 7%.
Durant le premier trimestre de 2017, les importations ont atteint au total 11411,5 MD, en hausse de 20,3% alors que les exportations ont augmenté de 7,4 % atteignant 7532,6MD. Les importations des produits de consommation ont atteint une valeur de 1864,5 millions de dinars (MD), ce qui représente 14,1% du total des importations du pays et 16,7% du déficit commercial.

Les importations des produits de consommation industriels ont augmenté de 10,6% pour atteindre une valeur de 1581 millions de dinars (MD). Parmi ces produits, figurent les véhicules du tourisme dont les importations ont atteint 231,7 MD, dont 137 MD réalisés par les concessionnaires de voitures. Il s’agit également, des matériaux électriques dont les importations se sont élevées à 81MD, en hausse de 11MD, des parfums et de prêt à porter avec respectivement 72,8MD et 52MD. Les importations s des chaussures est de l’ordre de 20,8MD. A elles seules, les importations des vêtements d’occasion (fripes) représentent 49,3 MD, toujours selon les données gouvernementales.
Quant aux médicaments, ils accaparent la part de lion dans les importations de produits industriels, atteignant 264 MD, en hausse de 26 MD par rapport à la même période de 2016.

S’agissant des produits de consommation alimentaire, leurs importations se sont inscrites en hausse de 16MD pour les fruits, dont 10,6 MD consacrés aux bananes, en augmentation de 2, 3MD par rapport au premier trimestre 2016.
Les importations des légumes ont également augmenté de 13 MD, outre la hausse enregistrée au niveau des achats à l’extérieur des huiles végétales (20MD), des produits de la pêche (23 MD), des préparations alimentaires (88MD) et des conserves de poissons (10,8MD). Le déficit commercial s’est particulièrement creusé avec les pays asiatiques, atteignant 2761 MD à la fin du mois de mars, contre 2123 MD, durant la même période de l’année dernière.

Les échanges avec la Chine et la Turquie enregistrent toujours les plus importants déficits de respectivement, 940 MD et 478 MD. Alors que le déficit avec les pays de l’Amérique du nord a régressé de 91 MD, et un excédent commercial a été enregistré avec les pays du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie), lequel est passé de 187 MD à 206 MD.
Face à cette situation, les voix de la société civile et des experts se sont élevées pour appeler à rationaliser les importations et mettre fin à l’importation anarchique. Certains experts ont même recommandé de mettre en œuvre les clauses de sauvegarde prévues dans les accords commerciaux liant la Tunisie à certains pays et groupements économiques.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant le premier trimestre de 2017, pour s’établir à 3878,9 MD, contre 2466,3 MD durant la même période en 2016. Le taux de couverture a perdu 8 points par rapport à son niveau de l’année dernière pour atteindre 66%, contre 74% durant la même période en 2016, d’après la note conjoncturelle de l’INS, sur le Commerce extérieur à prix courant (mars 2017).
Ce déficit est expliqué par l’évolution des échanges entre les importations (+20,3%) et les exportations (+7,4%). En effet les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant le premier trimestre de 2017 une augmentation au niveau des exportations de 7,4% pour une valeur de 7532,6 MD, contre 7015,6 MD durant la même période de l’année 2016 et une augmentation importante au niveau des importations de 20,3% pour une valeur de 11411,5, contre 9482,0 MD durant la même période de l’année 2016.

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (-942,4MD), suivie d’autres pays tels que la Turquie (-478,1 MD), l’Italie (-462,4MD), la Russie (-406,1 MD) et l’Algérie (-50,2MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 624,3 MD, la Libye de 175,8MD et le Royaume-Uni de 79,1MD.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 2696,2 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1182,7MD (30,5% du total du déficit) contre 468 MD durant le premier trimestre de l’année 2016.

Hausse de 7,4% des exportations

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (7,4%) durant le premier trimestre de 2017 est imputable essentiellement au secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 13,9%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (197,4 MD contre 139,5 MD), au secteur des industries mécaniques et électriques de 16,3%, au secteur textile et habillement et cuirs de 10,1% et au secteur des industries manufacturières de 6,2%.
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse, dont notamment l’énergie de 43%, suite à la diminution de nos ventes du pétrole brut (173,1 MD contre 311,8 MD), de même, le secteur mines phosphates et dérivés de 25,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (80,9MD contre 183,3 MD).

Forte poussée des importations

De leur côté, les importations ont augmenté remarquablement de 20,3%, suite à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 59,9%, sous l’effet de la hausse des achats de la Tunisie en pétrole brut (242,5 MD contre 150,5MD) et des produits raffinés (889,3 MD contre 737,8 MD). De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 31,1%, du fait de la hausse des achats de blé tendre (139,5 MD contre 53,7 MD), les matières premières et demi produits de 17,8%, les biens d’équipement de 13,5%, les mines phosphates et dérivés de 16,5% et les biens de consommation autres qu’alimentaires de 11,7%.

Photographie géographique des échanges commerciaux

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (76,1% du total des exportations) ont augmenté de 10,6%. Cette évolution est expliquée essentiellement par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 18,7%, l’Allemagne de 12,7%, la Belgique de 17,7%.
En revanche, les ventes de la Tunisie ont enregistré une diminution vers d’autres pays, notamment avec le Pays Bas de 15,7% et le Portugal de 12,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé vers l’Algérie de 6,7%. Par contre, les exportations ont augmenté vers le Maroc et la Libye respectivement de 56,7% et de 3,3%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (53,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,5% pour s’établir à 6150,4 MD. La France et l’Italie maintiennent leurs premières places sur la liste des principaux fournisseurs de la Tunisie avec des parts respectives de 15,3% et de 15,4%, ainsi les importations ont augmenté de 8,9% avec la France et de 29,1% avec l’Italie.

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le « traitre », n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place « d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux ». Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une « commissionite » bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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La balance commerciale alimentaire a enregistré, au cours des deux premiers mois de 2017, un déficit de 295,2 millions de dinars (ce qui représente 11,7%, du déficit de la balance commerciale), contre 102,6 MD, au cours de la même période de 2016.
En janvier et février 2017, le taux de couverture des exportations par les importations a, ainsi, régressé à 63% contre 80,6% en 2016. Cette situation résulte d’une importante augmentation de la valeur des importations alimentaires de 51% et notamment les produits de base, alors que les exportations n’ont progressé que de 18,1%.
La valeur des importations alimentaires au cours des deux premiers mois de 2017 a atteint l’équivalent de 798,1 MD. Leur forte augmentation est expliquée par l’évolution du rythme des achats de la plupart des produits alimentaires de base durant cette période et la hausse de leurs cours mondiaux, au moment ou le taux de change du dinar tunisien se dégrade par rapport aux devises internationales.

Parmi ces produits figurent, le blé tendre (99 MD contre 22MD), l’orge (+31%), les huiles végétales (+104%), le sucre (152,5 MD contre 15,6 MD). Il s’agit aussi, de l’évolution du rythme d’autres produits alimentaires classés « hors produits de base », tels que les bananes (+64%), les préparations alimentaires (23 MD contre 7MD) et les conserves de poissons (8,6MD contre 2MD).

Au rayon des produits alimentaires dont la valeur des importations a connu une baisse, figurent les pommes de terre (-22%) et les viandes (-50%).
Le ministère de l’agriculture a indiqué, par ailleurs, que la valeur des importations alimentaires au cours des premiers mois de 2017, a représenté 11,2% du total des importations du pays contre 9,2% au cours de la même période de 2016.
S’agissant des exportations, la Tunisie a principalement, exporté les dattes dont les recettes ont enregistré une hausse de 76%, à 128 MD grâce à l’amélioration des quantités exportées de 34% et des prix de 32%, ainsi que les préparations de légumes et de fruits (+ 26%), des produits de la mer (+10%) et dans une moindre mesure des agrumes (+1%).
A contrario, les exportations d’huile d’olive ont baissé de 18% en valeur à 143 MD et de 35 % pour ce qui est de la quantité à 16,4 mille tonnes.
Les ventes nationales de légumes frais et de conserves ont régressé respectivement de 2% et de 24%.
A relever que la valeur des exportations alimentaires au cours des deux premiers de 2017 a représenté 10,8% des exportations totales de biens contre 9,6% au cours de la même période de 2016.

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Face au marasme économique du fait de la fonte des cours de pétrole, dont l’Algérie dépend tant, le gouvernement a décidé de continuer à serrer la vis, notamment sur le front des importations, qui dévoraient les devises du pays. Après les excellents résultats de la balance commerciale dernièrement, le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a fait savoir, le 6 mars 2017, que le gouvernement va encore rogner la facture des importations, 35 milliards en 2016. «Notre objectif en 2017 est de réduire à 30 milliards de dollars le volume de nos importations», a affirmé Sellal lors de la 20ème réunion tripartie gouvernement-syndicats-patronat, rapporte l’Agence Ecofin.

Il a indiqué que les gros efforts d’assainissement ont permis de «ramener les importations de 66 milliards dollars en 2014 à 35 milliards dollars en 2016», soulignant les «avancées» dans les industries mécanique et pharmaceutique.

Il a, dans la foulée, levé un coin du voile sur le grand virage des autorités vers les marchés du continent, se détournant de l’Europe, à l’instar du voisin marocain. Sellal a invité les patrons algériens à s’implanter sur les marchés africains, précisant que le secteur privé «peut jouer un rôle important dans ce domaine». Il a ajouté, dans ce sens, que l’industrie pharmaceutique nationale «possède des capacités énormes pour conquérir le marché africain».

Ces propos font suite aux pas accomplis par l’Algérie lors du Forum africain pour les affaires et les investissements, en décembre 2016, la toute première rencontre de ce type dans le pays, lui qui a longtemps ignoré ce continent où les possibilités de partenariat sont infinies. Il semble que le gouvernement soit décidé à rattraper le coup. Il n’est jamais trop tard pour bien faire…

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L’ex-ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a révélé lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 03 mars que les dettes de l’un des importateurs tunisiens ont dépassé 200 millions de dinars.

Il a également affirmé qu’il a présenté une liste nominative des commerçants qui n’ont pas payé les taxes et les frais douaniers au chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais que ce dernier n’a rien fait pour les poursuivre.

Sur un autre volet, il a déclaré qu’il a découvert un réseau de trafic de corail algérien à partir des ports tunisiens et qu’il a dénoncé un des contrebandiers auprès du chef du gouvernement, mais il s’est assis sur le dossier…

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La douane algérienne a annonce lundi 27 février 2017, que la facture d’importation des véhicules de tourisme s’est établie à 1,292 milliard de dollars en 2016 contre 2,038 milliards de dollars en 2015, soit une baisse de 36,61%, a-t-on appris auprès de l’agence d’information APS.

Quant aux véhicules de transport de personnes et de marchandises (classés en biens d’équipement), leur facture d’importation s’est chiffrée à 782,36 millions de dollars contre 1,5 milliard de dollars en 2015, en recul de 48%.

Concernant les parties et accessoires des véhicules automobiles (classés en biens de consommation non alimentaires à l’instar des véhicules de tourisme), leur facture d’importation a atteint 393,96 millions de dollars contre 394,86 millions de dollars en 2015, soit une légère baisse de 0,23%.

Pour rappel, sur l’année 2016, le contingent quantitatif d’importation des véhicules a été fixé à 98.374 unités dans le cadre des licences  d’importation, a précisé APS.

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Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 585 millions de dollars (usd) en janvier 2017, contre un déficit de 1,82 milliard usd en janvier 2016, soit une baisse du déficit de 68% entre les deux périodes de comparaison, a appris lundi l’APS auprès des services de la Douane.

Les exportations ont augmenté à 3,3 milliards usd sur le premier mois de l’année en cours contre 2,05 milliards usd en janvier 2016, soit une hausse de 60,74% correspondant à une augmentation de 1,25 milliard usd, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles se sont stabilisées en s’établissant à 3,89 milliards usd en janvier 2017 contre 3,88 milliards usd au même mois de l’année écoulée, soit une hausse de 0,31%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 85% en janvier 2017 contre 53% à la même période de l’année précédente.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Lâadhari, a fait savoir, dans une déclaration ce mercredi à Shems Fm, que la hausse du prix des légumes comme le piment et la tomate est due à la conjoncture actuelle à savoir la vague de froid et le manque d’eaux dans plusieurs régions agricoles du pays.

Il a par ailleurs précisé à la même source que son ministère œuvre actuellement pour faire baisser les prix en modérant le marché et en améliorant l’offre. Le ministre a aussi annoncé que la Tunisie a importé des légumes de Libye pour augmenter l’offre sur le marché. Environ 20 tonnes de tomates et piment avaient été importées.

Le ministre du Commerce a tenu à rassurer le consommateur tunisien concernant la qualité des produits importés de Libye. Ces produits auraient subi les tests et les examens nécessaires avant leur diffusion du marché tunisien.

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Selon les chiffres publiés par le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes, publiés ce mardi, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 17,2 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2016, contre un déficit de 15,39 milliards à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 11,76%, rapporte l’agence APS.

Pour les exportations, elles ont reculé à 25,58 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2016 contre 32,06 milliards sur la même période de 2015, soit une baisse de 6,48 milliards (-20,22%), précise la même source.

 S’agissant des importations, elles se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations en s’établissant à 42,78 milliards de dollars contre 47,45 milliards durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 4,67 milliards (-9,85%), selon la même source.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 60% durant les 11 premiers mois de 2016 contre 68% à la même période de l’année écoulée, ajoute la même source.

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Le secrétaire général de l'UGTT Bouali Mbarki a déclaré que la lettre envoyée par Moncef Marzouki au Président de Nidaa Tounes

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Bouali Mbarki, a déclaré que le secteur du textile connait une crise à cause de la hausse des importations de vêtements, qui consomment en plus de la devise étrangère. Selon Mosaïque fm,il a appelé le gouvernement à mettre en place des lois limitant les importations et à prendre des mesures pour encourager la production de textile en Tunisie et mieux présenter les produits tunisiens à l’étranger.

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Les sociétés tunisiennes de transport de carburants

Les échanges commerciaux avec l’extérieur ont enregistré un recul du déficit en volume de 334 ktep durant les 4 premiers mois de 2016, ce qui correspond à un allégement du déficit volumique de 19% par rapport à la même période de 2015. En effet, les importations ont diminué de 13% (y compris la redevance considérée comme importation à valeur nulle) alors que les exportations sont restées stables.

En valeur, les importations des produits énergétiques ont reculé de 44%. La baisse des quantités de produits pétroliers importés revient à la chute des importations de fioul, du fait qu’il n’a pas été trop utilisé pour la production électrique à fin avril 2016, et à la baisse de la demande en carburants routiers, et cela malgré l’arrêt des raffinerie STIR pour entretien du 12/3/2016 au 21/4/2016, soit 42 jours d’arrêt à fin février 2016 contre 15 jours à fin avril 2015.

Pour les exportations, elles ont connu une baisse de 31% en valeur malgré le maintien des exportations en quantité en raison de la baisse du Brent. En effet, la quantité de pétrole brut exporté a augmenté malgré la baisse de la production, et cela à cause de la diminution de 45% de la quantité de brut local utilisée au niveau de la STIR entre fin avril 2015 et fin avril 2016.

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Les importations de gaz algérien ont progressé de 6% entre fin avril 2015 et fin avril 2016 pour se situer à 699 ktep, contre une hausse de 22% entre fin mars 2015 et fin mars 2016, d’après les chiffres dévoilés ce lundi 20 juin 2016 par le ministère de l’Énergie et des Mines à Africanmanager. 

Cela s’explique par l’augmentation significative du forfait fiscal de 125% (soit une quantité supplémentaire de 125 ktep) entre fin avril 2015 et fin avril 2016. Ajoutons à cela la non utilisation du fuel pour la production électrique. En effet, l’approvisionnement d’électricité s’est basée sur le gaz naturel au cours des 4 premiers mois de 2016, contrairement à la même période de l’année dernière ou la Steg a utilisée 144 ktep de fioul comme substitution au gaz naturel pour la génération électrique.

L’approvisionnement national en gaz naturel a enregistré une augmentation de 6% entre fin avril 2015 et fin avril 2016 pour se situer à 1539 ktep.

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La balance commerciale alimentaire a enregistré un déficit de 307 MD, au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, contre un excédent de 183,2 MD, pendant la même période de l’année dernière, selon les dernières statistiques du ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.

Le taux de couverture des importations par les exportations a régressé à 79,5% à fin mai 2016, contre 110 ,4% à fin mai 2015, sous l’effet de la baisse des exportations de 38,8%, bien que les importations ont chuté, elles aussi, de 15%.

Les mêmes statistiques montrent que la valeur des exportations a été quasi-stable (hausse de 0,5%) pendant la période précitée de l’année 2016, compte non tenu des recettes de l’huile d’olive qui ont atteint des niveaux record en 2015.

Les exportations des produits alimentaires ont diminué de 39% pendant les cinq premiers mois de l’année en cours, suite à la régression des recettes de l’huile d’olive de 66% en termes de valeur (383 MD en 2016, contre 1142 MD en 2015) et de 72% en termes de volume (54,3 mille tonnes contre 191,8 mille tonnes).

Le ministère de l’agriculture a révélé que les prix de l’huile d’olive se sont améliorés de 18% (7,1 dinars /kg en 2015 contre 6 dinars /kg en 2015) outre la baisse des exportations des produits de la mer de 12% suite à la diminution de la production de 10%, outre la chute du volume de la production des agrumes, (9%) et des pâtes alimentaires (17%), durant la période précitée.

Par contre, d’autres produits alimentaires ont vu leurs exportations augmenter, à l’instar des dattes qui ont évolué de 7% en valeur et de 19% en volume.

Cette évolution a touché tous les marchés ciblés, à l’exception de l’Amérique du Nord où les exportations tunisiennes en dattes ont baissé par rapport à la saison dernière.

La valeur des exportations alimentaires au cours des cinq premiers mois de l’année actuelle, a représenté 10 ,2% de la totalité des exportations des biens contre 16,2% pendant la même période de l’année précédente.

En revanche, la valeur des importations alimentaires, a atteint en 2016, près de 1497,9 MD, enregistrant ainsi une baisse de 15% par rapport à la même période de l’année 2015, sous l’effet de la décélération du rythme de l’importation de certains produits alimentaires de base, à l’instar du blé tendre (37%), de l’orge (29%), des huiles végétales (8%), du sucre (62%).

Les importations de certains produits comme les produits de la mer frais et congelés et la banane ont baissé respectivement de 6% et de 35%, au moment où la valeur des importations alimentaires représente 8,9% de l’ensemble des importations tunisiennes au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, contre 10,6% durant la même période de l’année écoulée. (TAP)

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Le ministre du Commerce a déclaré, ce mardi 17 mai 2016 à Africanmanager que  la hausse du déficit de la balance commerciale à la fin du mois d’avril 2016 en comparaison avec la même période de l’année précédente, s’explique par de nombreux facteurs. Il s’agit de :

L’augmentation des importations  par rapport aux exportations ;

La baisse des exportations des   produits alimentaires, agricoles, essentiellement de l’huile d’olive ;

La hausse des  importations  en produits de consommation ;

La baisse  des activités du secteur touristique de 47% fin  avril 2016 en comparaison avec l’année précédente ;

La baisse des réserves en devises ;

L’augmentation des dépenses de compensation…

 Le ministre, a dans ce contexte, affirmé la nécessité de  prendre une série de mesures pertinentes pour le commerce extérieur et le secteur touristique.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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