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Le choix démocratique opté par la Tunisie est irréversible, a affirmé, lundi soir, le président de la République Béji Caïd Essebsi ajoutant qu’il n’encourage personne, actuellement, à modifier la Constitution.
 » La Constitution de 2014 a jeté les fondements d’un régime démocratique et consacré le caractère civil de l’Etat « , a-t-il ajouté dans une interview diffusée sur la chaîne publique  » Al-Wataniya 1  » à l’occasion du 61e anniversaire de la fête de l’indépendance.
Caïd Essebsi a souligné que la mise en place de la deuxième République nécessite des sacrifices beaucoup plus importants que ceux consentis lors de l’instauration de la première République en 1956.
Par ailleurs le président de la République a assuré que toute décision militaire prise par la Tunisie est une décision souveraine en allusion à la coopération militaire engagée avec plusieurs pays.
 » Les finances de l’armée nationale sont assurés par l’Etat Tunisien « , a-t-il poursuivi.
S’agissant de la lutte anti-terroriste, le chef de l’Etat a souligné que les attentats du Bardo et de Sousse survenus en 2015 ont, bel et bien, changé la donne pour la Tunisie.
 » Bien que le phénomène du terrorisme a été, largement, maîtrisé, le danger demeure toujours présent « , a-t-il averti.
D’après Caïd Essebsi, la promptitude des forces de sécurité a été renforcée après les attentats de 2015 rappelant la mise en échec d’une attaque terroriste de grande ampleur en 2016 visant l’instauration d’un émirat à Ben Guerdane outre le démantèlement de plusieurs cellules terroristes.
Selon Caïd Essebsi, la situation sécuritaire devra s’améliorer davantage, en juillet prochain, après le parachèvement de la mise en place d’un système de contrôle électronique le long de la frontière avec la Libye et l’acquisition de plusieurs équipements et avions des Etats- Unis.
Sur un autre plan, le président de la République a affirmé que le gouvernement d’union nationale est déterminé à mettre en œuvre les clauses du Document de Carthage ajoutant que seul le patri patriotique libre (UPl) s’est retiré de ce projet.
Volet économique, le chef de l’Etat a souligné que la situation n’est pas aussi catastrophique mais commande d’opérer des réformes structurelles.
Pour l’année en cours, le président de la République prévoit un taux de croissance de 2.5% en raison, a-t-il dit, de l’amélioration constatée dans le secteur du tourisme et de la hausse de l’exportation de phosphates.

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Le Secrétaire général du Mouvement Machrou Tounes, Mohsen Marzouk, a mis en garde, lundi 20 mars 2017, contre la menace qui pèse sur l’indépendance nationale, particulièrement au double plan sécuritaire et économique.
 » L’indépendance de la Tunisie demeure menacée en raison du spectre du terrorisme qui hante le pays et de la crise économique qui le suffoque « , a-t-il averti lors d’un meeting à Kairouan, à l’occasion du 61e anniversaire de l’indépendance.
« Face à l’échec de la politique tunisienne, de la dégradation de la situation économique et de la baisse du pouvoir d’achat du Tunisien, nous devons tout mettre en œuvre pour défendre la bannière nationale et protéger l’indépendance du pays », a-t-il martelé.
A ce propos, il a dit regretter de voir l’économie nationale s’appuyer désormais sur  » l’aumône et l’endettement extérieur « .
 » L’évasion fiscale, l’importation anarchique et l’émergence d’une mafia économique ont considérablement affaibli l’économie nationale « , a-t-il encore déploré.
 » Le Mouvement Machrou Tounes est là pour mettre fin au chaos politique. Il est nourri d’une ferme volonté de diriger le pays pour engager les réformes nécessaires et construire un avenir meilleur  » a-t-il dit.

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La ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikh Rouhou, a présenté aujourd’hui la stratégie énergétique de Tunisie 2030.

Approuvée lors d’un Conseil ministériel restreint qui s’est réuni récemment, cette stratégie est basée sur quatre piliers, a précisé la ministre lors d’un petit déjeuner-débat organisé ce jeudi 24 novembre par la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique.

Le premier pilier vise à reconstituer les réserves et capacités à atteindre l’indépendance énergétique autant que possible, en termes de production d’énergie fossile primaire.

Le deuxième pilier est lié au renforcement de la transformation, du transport et de la distribution des produits fossiles.

Cette démarche est importante, a déclaré la ministre, pointant du doigt la dépendance excessive du transport terrestre qui présente deux risques : risque d’accidents et celui d’interruption de l’approvisionnement en raison des mouvements sociaux.

Pour le troisième pilier, il concerne le renforcement de la production de l’électricité. Le travail consiste à augmenter la capacité installée de production. Pour y parvenir, une grande responsabilité incombe à la Steg, qui devrait continuer à installer de nouvelles capacités de production, mais aussi renforcer le rôle du secteur privé.

Le dernier pilier est bien évidement lié au domaine de l’énergie renouvelable qui doit être bien exploité de manière à assurer une meilleure production de l’électricité

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La députée Bochra Bel Haj Hmida a déclaré, ce mercredi, 23 novembre 2016, que le budget consacré à la réforme administrative est insuffisant. Lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP et consacrée à l’examen du budget de ministère de la Justice, elle a ajouté que la réforme exige plus de moyens. Sur un autre plan, Bocha bel Haj Hmida a affirmé que la garantie de l’’indépendance de la justice est une responsabilité partagée entre les différentes composantes de la société civile. A ce niveau, elle a qualifié d’important la mise en place du conseil supérieur de la magistrature. « C’est une première étape pour l’instauration de l’indépendance souhaitée », a-t-elle indiqué.

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On ne peut nullement disconvenir que ce 23 octobre 2013 sera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire souvent mouvementée de la justice en Tunisie. Il s’y consacre l’indépendance et l’impartialité, piliers de tout système judiciaire , en ce sens qu’elles viennent enfin garantir aux justiciables que l’acte de juger sera seulement déterminé par les arguments du débat judiciaire, en dehors de toute pression ou de tout préjugé. L’élection du Conseil supérieur de la magistrature, ce dimanche, prend rang à cet égard d’étape d’autant plus essentielle qu’elle attribue au magistrat tunisien un statut pratiquement unique dans le monde arabe.

C’est que le Conseil supérieur de la magistrature est une institution  constitutionnelle, ayant vocation à être le garant, dans le cadre de ses attributions, de la bonne administration de la justice et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, conformément aux dispositions de la Constitution et des conventions internationales ratifiées.  Ces prérogatives s’adossent, plus est, à une autonomie administrative et financière  et à une auto-gouvernance qui lui permettent de vaquer à la plénitude de ses missions tout en disposant d’un pouvoir réglementaire dans son domaine de compétence.

Une conquête majeure mais à laquelle il pourrait être fait grief d’être quelque part incomplète au regard des revendications initiales des magistrats dont les instances représentatives n’ont jamais baissé les bras pour faire aboutir leurs demandes qu’ils jugeaient légitimes et indispensables pour une bonne administration de la justice. Et ceci leur a valu bien des déboires et des vicissitudes pour avoir notamment rejeté sans autre forme de procès tous les projets de texte concoctés par le ministère de la Justice et les différents  gouvernements qui se sont succédé depuis la promulgation de la Constitution. De reports en épreuves de force appuyées par de déterminés mouvements de protestation et de grèves dans les prétoires et ailleurs, le projet de loi organique relatif au Conseil supérieur de la magistrature a donné lieu à un combat sans répit pour la reconnaissance non seulement par le pouvoir exécutif  et par certains partis qui se reconnaîtront, de l’indépendance des juges.

Le CSM autrement

Le résultat est désormais là qui justifie la persévérance voire  l’intransigeance du pouvoir judiciaire pour remporter de haute lutte une croisade qu’il estimait nécessaire pour éviter que soit rééditée la funeste condition qui était la sienne depuis l’Indépendance du pays et plus encore sous le régime renversé par la Révolution. Une situation où la justice répondait rarement à son essence et à sa vocation avec des magistrats sous les ordres de l’exécutif,  parce que sans doute passibles de toutes les exactions, particulièrement des sanctions disciplinaires et autres, des mutations arbitraires, le plus souvent décidées par le Conseil supérieur de la magistrature, réuni une fois l’an par le chef de l’Etat.

Avec la nouvelle architecture désormais  en place, il en sera sans doute autrement, si bien que  le CSM sera souverain s’agissant du fonctionnement de la magistrature, sans nulle intervention de l’autorité de tutelle. Et ceci ne va pas sans  le mettre enfin à l’abri des doutes insistants que son mode de fonctionnement actuel, à tort ou à raison, peut générer. Ce n’est donc pas là une entreprise anodine, et elle revêt même pour la Tunisie  une importance tout à fait considérable.

Gare au corporatisme !

Il n’en demeure pas moins essentiel que les magistrats se dotent de toutes les parades pour pouvoir se protéger des pressions  et des ingérences de nature forcément politiques, dussent-elles être le fait de certains de ses membres, ce qui n’est pas raisonnablement exclu. Car si le système judiciaire  n’évolue pas ou si par commodité ou calcul politique, il lui arrivait que son  évolution soit entachée, ceci  l’exposerait  de manière inéluctable à des épreuves aux effets incalculables, de nature à menacer jusqu’à l’équilibre du dispositif judiciaire dans son intégralité. Aucun responsable soucieux de l’intérêt général ne saurait s’accommoder d’une telle prise de risque.

L’autre aléa qu’il va falloir conjurer, c’est cette velléité de corporatisme qui risque de s’emparer des juges pour en faire une « République » à part entière, qui fonctionne au gré de ses intérêts, auréolée d’une toute-puissance qui jette fatalement  le discrédit sur son office et partant l’affaiblit, et d’abord aux yeux des justiciables.

Enfin, on ne finira pas de célébrer les vertus du système de l’élection des juges, un système réel et déjà pratiqué dans de grandes démocraties comme la Suisse ou les États-Unis. Il est à espérer que le même dogme et les mêmes convictions feront bon ménage dans les prétoires de la Tunisie et bien plus au cœur des métiers du droit, particulièrement, de la magistrature, qu’elle soit du siège ou debout.

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Il fallait s’y attendre après la sortie fracassante de la Grande-Bretagne de l’Union européenne : La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a fait savoir ce jeudi 13 octobre son intention de présenter dès la semaine prochaine un nouveau projet de loi pour un référendum d’indépendance. Selon elle, le fait que les citoyens britanniques aient opté majoritairement pour le Brexit a porté un sérieux coup à la logique même du Royaume-Uni, alors que l’Ecosse est favorable au maintien dans l’UE.

Pour rappel, un référendum similaire avait été organisé le 18 septembre 2014. Les Ecossais avaient alors voté, à 55.3%, en faveur du non. Mais à l’époque il n’était pas encore question pour la Grande-Bretagne de quitter le navire européen. La donne a changé le 23 juin 2016…
« Je suis déterminée à ce que l’Ecosse puisse reconsidérer la question de son indépendance et ce avant que le Royaume-Uni quitte l’UE si c’est nécessaire pour protéger les intérêts de notre pays », a déclaré la patronne de l’exécutif écossais.

Les ennuis commencent pour la Première ministre britannique, Theresa May, qui devra aussi gérer, très prochainement sans doute, des velléités d’indépendance du pays de Galles, qui a aussi une forte envie d’Europe…

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L’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) a appelé dans son rapport semestriel, qui vient d’être publié, les différentes parties concernées à lui assurer l’indépendance morale et financière  afin qu’elle exerce sa mission dans les bonnes conditions.

Elle a également passé en revue les nombreuses difficultés rencontrées en 2015, dont notamment le manque de ressources et de moyens nécessaires pour traiter les dossiers relatifs à la corruption et aux dépassements.

En effet, elle  a relevé qu’elle a renforcé son staff en 2016 avec le recrutement de nouveaux profils,  soit 78 agents et inspecteurs. Et d’ajouter qu’elle projette également de recruter plusieurs autres profils, et ce dans l’objectif de réussir la mission qui lui a été confiée de lutter efficacement contre le fléau de la corruption. Sur un autre volet, elle ajouté qu’elle a besoin d’une enveloppe de 700 mille dinars pour couvrir les salaires de ses employés au titre de l’année 2016

Un numéro vert pour dénoncer les cas de corruption

Sur un autre volet,  l’INLUCC a annoncé la mise en place d’un numéro vert (80 10 22 22) pour dénoncer les cas de corruption dans tous les gouvernorats du pays. A travers cette initiative, l’instance veut inciter les citoyens à porter plainte contre toute personne suspectée de corruption. Elle vise aussi à sensibiliser les Tunisiens sur l’impact négatif de ce fléau qui se propage d’une manière notable dans le pays.

10 instances régionales devraient voir le jour d’ici fin 2016

On rappelle que le nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé que le rôle de l’Instance nationale de la lutte contre la corruption sera renforcé au double plan humain et matériel. Il a fait savoir que 10 instances régionales devraient être mises en place d’ici la fin de l’année en cours. Une décision plus que salutaire qu’il faudra mettre en application dès que possible, compte tenu de l’ampleur du phénomène qui sévit en Tunisie depuis des décennies, notamment ces cinq dernières années…

Le ministre algérien de la Communication a intenté une action en justice contre un journal. Les avocats se disent offusqués de la dérive totalitaire des institutions algériennes et estiment qu’il était vain de continuer à travailler sur une affaire politique par excellence…

Selon le site d’El Watan, le nouveau siège du journal, situé à l’avenue des Fusillés (Ruisseau), est encerclé par la police. « Les forces de police ont fermé l’entrée et encerclé l’immeuble. Les policiers n’ont pas donné des explications. Ils se sont contentés de dire qu’ils ont reçu des instructions », est-il indiqué dans l’article signé « Elwatan.com. »

Il est à préciser que le journal avait prévu de quitter, hier jeudi, la maison de la presse pour aller investir les locaux du nouveau siège.

Par ailleurs, le site du journal El Khabar vient de publier un article dans lequel il est indiqué qu’après l’arrestation du directeur de KBC ainsi que d’une responsable du ministère de la culture, voilà que le président du conseil d’administration d’El Khabar a été, à son tour, placé en garde à vue, jeudi 23 Juin 2016.

La même source indique que finalement cinq personnes ont été arrêtées. En plus des trois suscitées plus haut il faut ajouter le producteur de l’émission « Nass Stahe » ainsi que du comptable de KBC.

al khabarSelon le site internet d’informations de ce journal, les avocats du groupe de presse algérien El Khabar ont annoncé, mercredi, leur retrait de l’affaire du rachat du groupe par un homme d’affaires en guise de protestation contre ce qu’ils ont qualifié de « simulacre » de procès, se disant « convaincus qu’il était vain de continuer à travailler sur une affaire politique par excellence ».

Ils ont relevé que le ministre algérien de la Communication « n’a pas le droit d’intenter une action en justice contre un journal. L’autorité de régulation de la presse est seule habilité à le faire, plaident-ils ». A conclu le journal El Khabar.

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Très chèrement conquise et acquise, l’indépendance de la Tunisie dont c’est ce 20 mars 2016 l’An 60 ne semble pas habiter les esprits de tous ceux qui vivent aujourd’hui ses grâces même si 87% des Tunisiens s’en déclarent fiers, selon un sondage Sigma. Il est vrai qu’on a tendance à confondre indépendance et liberté, comme le faisait remarquer en son temps Jean-Jacques Rousseau. Il est vrai aussi que les Tunisiens se sentaient moins libres qu’indépendants et qu’ils n’ont découvert la liberté qu’un certain 14 janvier 2011 à la faveur d’une Révolution dont ils rêvaient mais ne l’attendaient pas.

C’est que les gouvernants du pays rechignaient à donner aux citoyens ce bien le plus cher qu’est la liberté de peur qu’ils en fassent un « mauvais usage » et menacer leur pouvoir. L’artisan de l’Indépendance le Leader Habib Bourguiba en « despote éclairé » s’en méfiait tout en s’employant à chercher le bonheur de son peuple ailleurs qu’à travers la liberté, notamment, l’éducation, la santé pour tous, l’émancipation de la femme, l’égalité entre celle-ci et l’homme, et bien d’autres domaines où il est passé à la postérité comme l’un des pionniers pour ne pas dire le Pionnier non seulement en Tunisie mais partout dans le tiers-monde. Son successeur, Zine el Abidine Ben Ali, tout en préservant et laissant intangible une partie de ce legs, s’est mis en vrille pour asseoir son pouvoir en faisant peu de cas et de cette indépendance et de la liberté qu’il prônait aux premiers commencements de ses successifs mandats. Les choses s’accumulant de la sorte et si pernicieusement, les Tunisiens se sont retrouvés totalement dépossédés de leur libre-arbitre pour être traités comme des sujets devant obédience au président du moment, un état de choses qui s’est maintenu et a empiré au fil des 23 ans de son passage au pouvoir renversé contre toute attente par la Révolution.

60 ans après le 20 mars 1956, date de l’Indépendance que Bourguiba n’a pas jugé bon d’élever au rang de Fête nationale, y substituant le jour de son retour en Tunisie, le 1er juin 1955, les Tunisiens sont certes libres au sens entier du terme, mais sont en peine de voir le bout du tunnel, économiquement, socialement et culturellement. Les gouvernements qui se sont succédé depuis plus de cinq ans à la tête du pays, pour autant qu’ils aient été animés par la volonté de faire avancer les choses vers le bien-être général, ont vu leurs politiques finir en eau de boudin avec des taux de croissance qui dégringolent au fil des ans , une agitation sociale qui va croissant, des disparités entre citoyens et régions qui s’accentuent à vue d’œil, et surtout un phénomène aux allures de fléau qui est venu s’ajouter à leurs misères : un terrorisme de plus en plus tentaculaire qui plombe toutes leurs aspirations vers des lendemains meilleurs.

C’est que chacun entreprend de tirer la couverture vers soi, les salariés veulent plus de salaires, les politiciens se chamaillent à longueur de journée, les uns pour conserver le pouvoir, les autres pour le leur arracher, les syndicats s’emploient à être les maîtres du jeu, et les citoyens vaquent à des occupations autres que le travail. Une configuration qui a ceci de désespérant qu’elle pulvérise toute chance de voir l’avenir se dessiner autrement qu’à l’enseigne de ce qui existe déjà. La culture du labeur est rangée au magasin des vieilles lunes, alors que les Tunisiens sont requis de retrousser les manches, taire leur fièvre revendicative, voire consentir des sacrifices pour déblayer le terrain vers ce qui est moins mauvais, à tout le moins. L’Etat, par ailleurs, frileux, d’autres diraient, manquant d’audace, semble pieds et poings liés, dépourvu de ressources, et s’il arrive qu’il en dispose, il les dépense pour payer ses salariés, hypothéquant ainsi les projets créateur de richesses. Et en cela, il ne fait que s’endetter, et déployer des trésors d’imagination pour trouver des bailleurs de fonds et des donateurs. Les Tunisiens accepteraient-ils de vivre de la « mendicité » internationale, alors qu’ils devraient chercher en eux-mêmes la ressource de sortir de l’ornière comme l’avaient fait bien des peuples, soit au sortir d’une guerre ou d’une révolution comme c’est le cas qui est  le leur ?  Ces cinq années que la Tunisie a passées à dilapider les dividendes de la Révolution auraient été plus fructueuses si ses citoyens en avaient fait un autre usage, celui de rouspéter moins et de travailler plus, de respecter la loi, de se respecter les uns les autres, de sceller l’union sacrée sans laquelle le rêve qui les habite aura du mal, beaucoup de mal à s’exaucer et devenir réalité.

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Les autorités marocaines, très diplomates par ailleurs, perdent toute notion de self-control dès qu’on les titille sur la question de l’indépendance du Sahara occidental, une revendication du front Polisario mais dont le royaume ne veut surtout pas entendre parler. Et quand le secrétaire générale de l’ONU, Ban Ki-moon, va jusqu’à employer le mot « occupation », en évoquant le destin du Sahara occidental, là Rabat voit carrément rouge et menace la communauté internationale. Rien que ça !

« Le Maroc a pris des décisions, elles sont irrévocables (…). D’autres décisions sont à l’étude », a dit devant la presse le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, un peu avant une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette épineuse affaire. Le Maroc a perdu là son flegme légendaire et se démène comme il peut pour empêcher à l’ONU de faire le moindre le pas vers l’indépendance du Sahara occidental. Les Européens « ont besoin d’une coopération étroite avec le Maroc dans la lutte contre le terrorisme, on l’a vu récemment avec les échanges entre ce pays et la France ou la Belgique », souligne le journaliste Ignace Dalle, un fin connaisseur des pays arabes. Il ajoute : « Cela met le Maroc en position de force pour avancer ses pions sur tous les dossiers qu’il traite avec l’Europe ». D’ailleurs pas plus tard que février 2016, le Premier ministre belge, Charles Michel, est allé à Rabat pour plancher sur le partenariat sécuritaire, le tournant étant les attentats de Paris du 13 novembre 2015 (130 morts) où les deux pays ont uni leurs forces pour mettre la main sur des suspects.

De très gros enjeux

Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole que les Marocains ont arrachée en 1975. Depuis il y a un bras de fer entre Rabat et les indépendantistes du Polisario, appuyés par Alger, ce qui a le don d’irriter profondément le royaume. Ce dernier est tellement sourcilleux sur cette question qu’il va procéder, suite aux critiques de Ban Ki-Moon, à une « réduction significative » de ses troupes à la disposition de l’ONU au Sahara occidental. Dimanche à Rabat, des centaines de milliers de personnes ont battu le pavé pour protester contre le SG de l’ONU, qui du coup a préféré renoncer à son voyage au Maroc.

Pour le Maroc, ce territoire immense de moins d’un million d’habitants est de la plus haute importance, et pour cause. Son sous-sol cache de grosses quantités de phosphate et ses côtes sont très poissonneuses. Mais il n’y a pas que ça. Mis à part l’intérêt économique de cette étendue, « l’enjeu est politique, c’est le dossier numéro un pour le Maroc, sur fond de rivalité avec l’Algérie », signale Khadija Mohsen Finan, spécialiste du dossier. Rabat est prêt tout au plus à concéder un plan d’autonomie, mais sous sa souveraineté. Pas plus. Alors que le Polisario est intransigeant sur un référendum d’autodétermination…

Le roi du Maroc, Mohammed VI, ne manque pas d’alliés dans ce lourd dossier, la France et les USA sont de son côté. Il a réussi cette semaine à intégrer la Russie dans ce front, un soutien de poids quand on voit ce que Moscou est capable de faire pour ses ‘amis’ en difficulté. Le président syrien, Bachar Al Assad, le sait mieux que tout le monde…

 

 

 

 

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