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Indice de déliquescence, Tunisie,

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L’édition 2013 du « Failed States Index » ou indice mondial de déliquescence vient de paraître. Parmi les 178 pays classés

L’édition 2013 du « Failed States Index » ou indice mondial de déliquescence vient de paraître. Parmi les 178 pays classés, cette année, la Tunisie perd 11 places par rapport à l’année dernière, pour figurer , de ce fait, dans la catégorie des pays en « danger ».

Classée 83ème, la Tunisie est devancée par le Maroc qui arrive au 93ème rang, gagnant 6 places par rapport à l’année dernière où il classé 87ème, devançant la Turquie de 7 places mais reste, tout comme la Tunisie, dans cette catégorie des pays en « danger ». Réalisé en partenariat avec la revue Foreign Policy, le rapport « Failed States Index », classe les pays en fonction de leur degré d’exposition à la faillite.

A vrai dire, la Tunisie reste tributaire, depuis sa Révolution, du statut d’Etat défaillant, alors qu’elle avait fait un pas gigantesque en quelques décennies d’indépendance seulement, notamment en se dotant d’institutions républicaines dignes de ce nom et qui avaient relativement bien fonctionné malgré la dictature qui régnait à cette époque.

Les attaques répétées contre des citoyens, des journalistes, des intellectuels, des artistes et même des touristes par des groupes extrémistes violents, témoigne de l’incapacité du pouvoir à contrôler le pays et la vie publique et à faire respecter la loi, l’ordre et la sécurité, c’est l’une des raisons qui peuvent expliquer la dégradation du classement de la Tunisie en termes d’indice de déliquescence. Ajoutons à cela, les agissements criminels qui ne cessent de se multiplier au fil des jours devant le silence des parties gouvernantes. Témoin pour ne citer que le dernier en date des affaires, celle de Yosr Développement, la société à l’origine de détournement de fonds et de trafic d’importantes sommes d’argent dont la provenance et l’usage sont douteux.

Par définition, un Etat en déliquescence ou défaillant est un Etat qui ne parvient pas à assurer ses missions essentielles, particulièrement le respect de l’état de droit.

Un État en déliquescence se trouve, également, confronté à de sérieux problèmes qui compromettent sa cohérence et sa pérennité. D’autres indicateurs probants sont un gouvernement central si faible ou inefficace qu’il n’exerce qu’un contrôle marginal sur son territoire (le niveau de contrôle attendu pour déterminer le niveau de déliquescence varie cependant selon les auteurs), la légitimité dudit gouvernement pour prendre certaines décisions est contestée ; l’absence de services publics essentiels, une corruption généralisée, la présence de réfugiés ou déplacement de populations et une crise économique.

C’est en 2005 que le think tank américain Fund for Peace et le magazine Foreign Policy ont commencé à publier un indice annuel intitulé « Failed States Index ». Cette liste n’inclut que les pays membres des Nations unies. Plusieurs entités sont donc exclues faute de statut politique clair. C’est le cas de Taïwan, de la Palestine, de Chypre du Nord, du Kosovo et du Sahara occidental.

Le classement est établi sur la base de douze indicateurs. Le score final reflète le total obtenu sur ces indicateurs, à savoir la pression démographique, les mouvements massifs de réfugiés et de déplacés internes, les cycles de violences communautaires, l’émigration chronique et soutenue, les inégalités de développement, le déclin économique subit ou prononcé, la criminalisation et dé-légitimation de l’État, la détérioration graduelle des services publics, les violations généralisées des droits de l’homme, l’appareil de sécurité, l’émergence de factions au sein de l’élite et l’intervention d’autres puissances.

S’agissant plus particulièrement des conclusions du rapport 2013, il en ressort que le manque de stabilité devient inquiétant dans les pays concernés par le printemps arabe comme la Tunisie et l’Algérie. Ce dernier pays se classe à la 73ème en régression de 4 places par rapport à 2012. Le rapport souligne, également, la fragilité de l’Etat égyptien qui s’est accentuée, depuis l’an dernier, le pays étant en situation d’ « alerte », à la 34ème position. Les analystes font état, au passage, du contraste entre la rapidité avec laquelle des Etats peuvent s’effondrer et le temps et les ressources nécessaires pour les reconstruire.

Globalement, selon le rapport, la situation s’est améliorée dans plus de cas qu’elle ne s’est détériorée, d’après l’analyse de l’un des dirigeants de l’étude et co-auteur du rapport final. Cependant, un pays comme la Somalie, arrivé en tête de classement pour la sixième année consécutive, ressemble le plus à un Etat en déliquescence ». La Finlande et la Suède par contre s’arrachent le bas du tableau, se profilant comme étant les pays les plus sûrs, alors que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France restent « stables ».

Kh.T

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L’édition 2013 du « Failed States Index » ou indice mondial de déliquescence vient de paraître. Parmi les 178 pays classés

L’édition 2013 du « Failed States Index » ou indice mondial de déliquescence vient de paraître. Parmi les 178 pays classés, cette année, la Tunisie perd 11 places par rapport à l’année dernière, pour figurer , de ce fait, dans la catégorie des pays en « danger ».

Classée 83ème, la Tunisie est devancée par le Maroc qui arrive au 93ème rang, gagnant 6 places par rapport à l’année dernière où il classé 87ème, devançant la Turquie de 7 places mais reste, tout comme la Tunisie, dans cette catégorie des pays en « danger ». Réalisé en partenariat avec la revue Foreign Policy, le rapport « Failed States Index », classe les pays en fonction de leur degré d’exposition à la faillite.

A vrai dire, la Tunisie reste tributaire, depuis sa Révolution, du statut d’Etat défaillant, alors qu’elle avait fait un pas gigantesque en quelques décennies d’indépendance seulement, notamment en se dotant d’institutions républicaines dignes de ce nom et qui avaient relativement bien fonctionné malgré la dictature qui régnait à cette époque.

Les attaques répétées contre des citoyens, des journalistes, des intellectuels, des artistes et même des touristes par des groupes extrémistes violents, témoigne de l’incapacité du pouvoir à contrôler le pays et la vie publique et à faire respecter la loi, l’ordre et la sécurité, c’est l’une des raisons qui peuvent expliquer la dégradation du classement de la Tunisie en termes d’indice de déliquescence. Ajoutons à cela, les agissements criminels qui ne cessent de se multiplier au fil des jours devant le silence des parties gouvernantes. Témoin pour ne citer que le dernier en date des affaires, celle de Yosr Développement, la société à l’origine de détournement de fonds et de trafic d’importantes sommes d’argent dont la provenance et l’usage sont douteux.

Par définition, un Etat en déliquescence ou défaillant est un Etat qui ne parvient pas à assurer ses missions essentielles, particulièrement le respect de l’état de droit.

Un État en déliquescence se trouve, également, confronté à de sérieux problèmes qui compromettent sa cohérence et sa pérennité. D’autres indicateurs probants sont un gouvernement central si faible ou inefficace qu’il n’exerce qu’un contrôle marginal sur son territoire (le niveau de contrôle attendu pour déterminer le niveau de déliquescence varie cependant selon les auteurs), la légitimité dudit gouvernement pour prendre certaines décisions est contestée ; l’absence de services publics essentiels, une corruption généralisée, la présence de réfugiés ou déplacement de populations et une crise économique.

C’est en 2005 que le think tank américain Fund for Peace et le magazine Foreign Policy ont commencé à publier un indice annuel intitulé « Failed States Index ». Cette liste n’inclut que les pays membres des Nations unies. Plusieurs entités sont donc exclues faute de statut politique clair. C’est le cas de Taïwan, de la Palestine, de Chypre du Nord, du Kosovo et du Sahara occidental.

Le classement est établi sur la base de douze indicateurs. Le score final reflète le total obtenu sur ces indicateurs, à savoir la pression démographique, les mouvements massifs de réfugiés et de déplacés internes, les cycles de violences communautaires, l’émigration chronique et soutenue, les inégalités de développement, le déclin économique subit ou prononcé, la criminalisation et dé-légitimation de l’État, la détérioration graduelle des services publics, les violations généralisées des droits de l’homme, l’appareil de sécurité, l’émergence de factions au sein de l’élite et l’intervention d’autres puissances.

S’agissant plus particulièrement des conclusions du rapport 2013, il en ressort que le manque de stabilité devient inquiétant dans les pays concernés par le printemps arabe comme la Tunisie et l’Algérie. Ce dernier pays se classe à la 73ème en régression de 4 places par rapport à 2012. Le rapport souligne, également, la fragilité de l’Etat égyptien qui s’est accentuée, depuis l’an dernier, le pays étant en situation d’ « alerte », à la 34ème position. Les analystes font état, au passage, du contraste entre la rapidité avec laquelle des Etats peuvent s’effondrer et le temps et les ressources nécessaires pour les reconstruire.

Globalement, selon le rapport, la situation s’est améliorée dans plus de cas qu’elle ne s’est détériorée, d’après l’analyse de l’un des dirigeants de l’étude et co-auteur du rapport final. Cependant, un pays comme la Somalie, arrivé en tête de classement pour la sixième année consécutive, ressemble le plus à un Etat en déliquescence ». La Finlande et la Suède par contre s’arrachent le bas du tableau, se profilant comme étant les pays les plus sûrs, alors que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France restent « stables ».

Kh.T

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