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A la fin de l’exercice 2016, selon l’INS (Institut National de la Statistique), l’indice des prix à la consommation familiale a dégagé une inflation de 4,2 % contre un taux de 4,1 % en 2015. L’inflation avait en fait connu un trend haussier depuis le début de l’année 2015, débutant à 3,5 % et terminant à 4,2 % en hausse, malgré le léger repli d’octobre dernier.

La hausse est due, selon l’INS, à la flambée de 3,2 % des prix du groupe alimentation à cause de la hausse des prix des fruits, de l’huile, des légumes et des poissons notamment, de 5,6 % du groupe habitation et même de 7,3% des chaussures. Entre juillet et décembre, période du nouveau gouvernement et du ministère Zied Laadhari, ce dernier n’aura pas réussi à maîtriser l’accordéon des prix et de l’inflation.

Côté prix à la vente pour le secteur industriel, sur un an selon les chiffres de l’INS, les prix de vente industriels augmentent de (+1,3%), selon l’INS. En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a progressé de (+1,3%) en glissement annuel. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de (+0,7%) et les prix des produits de l’industrie extractive de (+5,9%), du fait des augmentations des produits de l’extraction énergétique de (+7,5%) et des produits non énergétiques de (+1,3%).

En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a augmenté de (+0,3%) contre une baisse de (-0,1%) enregistrée en Octobre 2016. Les prix des produits de l’industrie extractive ont enregistré une augmentation de (+1,0%) et ceux des produits de l’industrie manufacturière de  (+0,7%). L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse  des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de (+0,4%) et de l’industrie chimique de (+0,6%). En revanche, une baisse de prix a été enregistrée pour les produits de l’industrie mécaniques et électriques de (-0,2%). Ministre, aussi, de l’Industrie, Zied Laadhari n’arrive toujours pas à courir plus vite que les prix, pour en endiguer le dérapage.

 

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Le taux d’inflation s’est situé à 4,2%, en 2016, il a enregistré un rythme ascendant, depuis le début de l’année (3,5% en janvier), pour atteindre ses plus hauts niveaux durant les deux mois de septembre et de décembre (4,2%) et ses plus bas niveaux en juillet (3,7%) et octobre (3,9%), d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Pourtant, d’après la même institution, les Tunisiens n’ont jamais autant dépensé, pas effrayés le moins du monde par la montée des prix : 3871 dinars en 2015 de dépenses de consommation par personne et par an, contre 2601 Dinars en 2010, soit une hausse de 48.8% sur la période 2010-2015, des années pourtant difficiles économiquement pour un pays qui n’a pas fini de régler la facture de la Révolution.
L’enquête de l’INS est allée plus loin en établissant un recul important du taux de pauvreté en Tunisie l’an dernier, par rapport à l’année de base (2010), soit avant la Révolution. D’après les statistiques, tout ce qu’il y a de plus officiel, le taux de pauvreté a fondu depuis 2010, passant de 20.5% à 15.2% en 2015, avec le bémol tout de même des milieux non communaux (hors périmètres communaux), où la pauvreté aurait franchi le seuil de 26%. Alors paradoxaux les Tunisiens ? Plus dépensiers et plus « riches » que jamais, alors que le pays est au plus mal économiquement ?

En tout cas les citoyens contestent et crient à la manipulation des chiffres, à des méthodes de calcul fausses, etc. Bref le Tunisie dit haut et fort qu’il n’a pas vu la couleur de cet argent que l’INS prétend qu’il a dans les poches et dépense sans compter. Même Fadhel Ben Omrane, député de Nidaa Tounes, s’est fendu d’une déclaration pour accuser l’institution de tromper l’opinion publique, de l’induire en erreur. C’est pour vous dire. Le bruit est tellement monté que Hédi Saïdi, Directeur Général de l’INS, a dû monter au front, hier mercredi 04 janvier, à la Radio Nationale, pour défendre l’honneur de son organisme. Il a énergiquement rejeté les accusations, de tous bords, arguant l’indépendance de l’institution et la fiabilité de ses méthodes de travail. L’histoire ne nous dit pas s’il a réussi à convaincre des citoyens qui doutent de tout en ce moment, en attendant l’INS livre ce jeudi des chiffres qui au moins mettent tout le monde d’accord, puisqu’ils concernent la hausse des prix, sur la même période 2010-2015…

En comparaison avec l’année de base 2010, l’inflation a été de 4,1% en 2015, 4,8% en 2014 et 5,7% en 2013.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à l’enchérissement des prix du groupe de l’alimentation et boissons de 3,2%, en comparaison avec 2015, en raison de la progression des prix des fruits et fruits secs de 11,1%, ceux des huiles alimentaires, des poissons et des légumes, respectivement, de 9%, 8,4% et 5,4%.
Cette augmentation est due, également, à l’accroissement des prix des pâtisseries de 2,2% et des dérivés de céréales de 1,6%, contre une régression au niveau des prix des viandes de 2,5%.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 5,2%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 7,4%.
Le groupe boissons alcoolisées et tabac a régressé, quant à lui, de 0,8%, durant l’année 2016, en comparaison avec 2015, suite à la baisse des prix des boissons alcoolisées de 9,5%.

La palme de la hausse à l’habillement et chaussures

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 7,3%, en raison de l’enchérissement des prix des chaussures de 8,4%, des vêtements de 7,2%, des tissus de 3,2% et des accessoires de 6%.
En ce qui concerne le groupe habitat et énergie domestique, il s’est renchéri de 5,6%, suite à la hausse des prix de l’eau potable et de l’assainissement de 15,5%, après la dernière augmentation des tarifs au mois de juin 2016, et des prix de location de 6,9%.
Pour ce qui est des prix du groupe meubles, équipements et services domestiques, ils ont connu une augmentation de 4,1%, au vu de l’accroissement des prix des rideaux et tapisseries de 6,7%, des ustensiles de cuisine de 6,4%, des services de maintenance de logement de 4% et des prix d’équipements électroménagers de 3,5% .
Les prix du groupe de la santé ont accru, à leur tour, de 2,8%, par rapport à 2015, en raison de la hausse des prix des services de santé de 4,9%, ainsi que ceux des médicaments et des produits pharmaceutiques de 1,8%. En revanche, les services hospitaliers ont connu une stabilité au niveau de leurs prix, tout au long de l’année 2016.
Même constat pour le groupe de transport, qui s’est enchéri de 4,4%, en 2016, en raison de l’augmentation des prix des voitures de 10,9% et ceux des frais des services de transport public et privé de 2,8%, ainsi que des coûts d’usage de voitures de 1,3%.
Cette inflation est due, également, à la hausse enregistrée aux niveaux des prix du groupe des télécommunications (0,4%), et ceux de groupe loisirs et culture (1,1%).
Aussi, les groupes de l’éducation, des restaurants et hôtels et celui de produits et services divers ont progressé respectivement de 7,2%, 4,3% et 5,6%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre 2016, en comparaison avec le mois de novembre de la même année.
Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe alimentation et boissons de 0,7%, en raison de l’augmentation des prix de certains produits alimentaires à l’occasion de la célébration de la fête de Mouled et de la fin de l’année.
De même, le groupe habillement et chaussures a poursuit sa tendance haussière (1,2% en décembre 2016), en raison de l’accroissement de l’indice des prix des chaussures de 1,3% et de vêtements d’hiver de 1%.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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Ce dimanche 4 décembre 2016, le GUN (gouvernement d’union nationale) et Youssef Chahed auront fait 100 jours à la tête de l’exécutif bicéphale de la Tunisie. Le temps est donc de faire le premier bilan du 7ème gouvernement de l’ère de l’après Ben Ali, celui de la 6ème année de la révolution et du 3ème gouvernement de la transition. Jules César disait en 47 Av J.C, «Veni, vidi, vici», traduisez, «je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu». Qu’en est-il de Youssef Chahed et de son GUN ?

Il est venu le 27 août 2016. Depuis, il a vu et rencontré presque tout le monde. Il a su ce qu’il ne savait peut-être pas quand il n’était que ministre sous Habib Essid. Il a lu des notes et des rapports de tous genres et entendu ce qu’il devait ou voulait entendre, discuté et négocié avec toutes les parties de la scène économique et sociale. Désormais, il ne peut plus se retrancher derrière l’excuse de l’héritage du gouvernement Essid, car ce sont désormais ses propres choix, même si ce n’est pas totalement le cas comme pour le budget et la loi de finances, pour manque de temps, qui sont en application.

  • 55,4 % de taux de satisfaction en septembre

En septembre dernier, selon le sondeur d’opinion Sigma Conseil, le jeune quadra qui aura entamé, le 18 septembre dernier, sa 42ème année d’âge, avait la confiance de 55,4 % des Tunisiens. 76,6 % d’entre eux étaient alors pessimistes sur l’avenir du pays.

En octobre, le taux de confiance dans son gouvernement était à 55,9 % alors que Chahed n’était qu’à la 6ème position des personnalités politiques qui inspirent confiance, loin derrière Neji Jalloul et même l’ancien chef de gouvernement Habib Essid.

En octobre aussi, la lutte contre le chômage était la 1ère préoccupation des Tunisiens et à la 3ème (14,9) position de leurs attentes. A la même date, le nombre de chômeurs s’établissait à 630.0 mille du total de la population active et le taux de chômage s’établit à 15,5%. Il était à 15,4 % à la fin du 1er trimestre 2016, à 15,6 % au 2ème trimestre et à 15,5 au 3ème. Autant dire que le chômage fait du sur-place.

L’inflation était à 3,8 % lorsqu’il avait remporté le vote de confiance de l’ARP en août dernier. Deux mois plus tard, en octobre, l’inflation s’est gonflée d’une décimale ( 3,9 % )et l’indice de production industrielle baissait de 0,1 %, fin novembre 2016, signe de la difficulté persistante à redémarrer de l’économie tunisienne dont la croissance n’était que de 1,3 % au terme du 3ème trimestre de la 1ère année de sa Primature. Avant cette Primature, le PIB du 1er trimestre n’enregistrait qu’une croissance de 1 %. Fin octobre aussi, la balance commerciale enregistrait un déficit de 1454,5 MDT. Un mois auparavant, le déficit n’était que de 1073,2 %.

  • C’est officiel. 2 sur 96 promesses tenues et 18 en voie de … !

Le bilan par les chiffres est donc plus que mitigé. Il est même nul, selon le «Chahedmeter» de «I Watch» pour qui le chef du gouvernement n’a réalisé aucune des 96 promesses qu’il a faites. Le 7ème chef de gouvernement tunisien a pourtant maintenu la maîtrise de la situation sécuritaire par l’intensification la lutte contre le terrorisme initiée par Habib Essid (35 terroristes arrêtés et démantèlement de 160 cellules au cours des 10 premiers mois 2016). Il n’a, par contre, presque rien fait en matière économique.

gfd2Selon un document officiel qui nous a été remis par son propre Cabinet, sur les 96 priorités ou promesses qu’il s’était fixées, uniquement 2 (deux) ont été tenues. Il s’agit du Forum de l’investissement «Tunisia 2020», initié faut-il le rappeler, par son prédécesseur, et du retour à la production du phosphate.

Le même document fait état de 18 autres promesses ou priorités en voie d’être tenues et … une seule qui ne l’a pas été, celle de «la clarification des prérogatives entre le gouvernement et l’instance de lutte contre la corruption». Pour le reste des 75 promesses, c’est le silence. Sur les 23 promesses, économiques et financières, 4 seraient en voie d’être accomplies (Plan de financement des PME par le biais de l’IS, la police fiscale, priorisation de l’exportation et l’équité fiscale).

Il reste que la majorité des promesses en cours, comme celle des 3.500 logements avant la fin 2016 ou encore le démarrage du programme d’aide au 1er logement, dépendent de la loi de finances 2017 et ne démarreront donc réellement que l’année prochaine. Peut-on donc lui demander plus ? Avec seulement 100 jours au pouvoir, 96 promesses et dans une telle conjoncture, ce serait lui mettre la barre la barre plus haut que ce que ne pourrait n’importe qui à sa place. Peut-on attendre plus de lui ? Certainement oui, car c’est le droit de tout citoyen.

  • Et pourtant …. !

Et pourtant, force est de constater que les 100 premiers jours de Youssef Chahed à la tête du GUN, dont l’un des ministres a été démis de ses fonctions après qu’il a encorné les Wahhabites saoudiens, seront marqués par quelques points, plus ou moins lumineux.

Il tient toujours tête à l’omnipotente UGTT et à certains puissants lobbies socioprofessionnels, comme les avocats ou les médecins, sur les questions des salaires et de la fiscalité. C’est ainsi que celui qui trône toujours à la tête du palmarès des personnalités politiques (Neji Jalloul), a pu rester en haut de ce podium. Le dernier qui l’avait fait avant lui, est Mehdi Jomaa. Mais il a fini par perdre son siège ! Chahed cèdera-t-il ou partira-t-il ?

Il réussit le « Tunisia 2020 « avec 35 milliards DT, en théorie en poche. Il lui reste à concrétiser ces promesses et à finaliser et même démarrer les projets qui leur sont liés. Il sera surtout attendu à ce titre et son avenir politique en dépendra. L’idée avait été certes lancée par son prédécesseur, mais il lui restera le mérite de l’avoir menée à terme et de la réussir, de l’avis de tous ceux qui y ont assisté. Les concrétisera-t-il ? Le pourra-t-il ? Avant lui, pour ne pas parler de l’exemple égyptien, BCE s’était vu promettre 5 milliards DT par le G7 et il attend toujours. C’est peut-être du pessimisme, mais c’est en même temps du réalisme !

Il a mené plusieurs campagnes contre le commerce parallèle et contre le non-respect des lois par les tenanciers des cafés et restaurants. Un petit pas dans la rude bataille de la restauration de l’autorité de l’Etat. Mais aussi, une action dont il ne récoltera pas des tonnes d’amour. Continuera-t-il ?

Il a enfin donné le coup d’envoi à un certain nombre de projets d’infrastructure. Mais, ce sont aussi des projets datant de l’ancien régime, tant en conception qu’en financement. Il restera à Chahed le mérite de les avoir inaugurés. En lancera-t-il de nouveaux lui-même ?

Mais le bilan dicte aussi d’attirer l’attention sur ce qui n’est pas allé pendant ces 100 premiers jours et ce qui reste à faire. Indéniablement, la mauvaise communication reste encore le point noir.

  • Une image de chef, pas encore construite

Youssef Chahed aura beau casser la croûte dans les rues de la vieille ville de Tunis, s’afficher avec son ancienne institutrice et se faire photographier retrouvant les traces de son papa à Sciences-Po à Paris ou animé quelques réunions de «Team Building» débridées et en tenue décontractée avec quelques membres de son gouvernement. Il n’arrive toujours pas à en tirer un changement d’image, d’un débauché d’Al Joumouri, débarquant à Nida et outsider en politique, vers le chef de gouvernement, l’homme d’Etat et le leader qu’il aspire à devenir.

Ses sorties média restent cadrées avec des journalistes triés sur le volet. Et lorsque son équipe n’y réussit pas, face à des journalistes chevronnés, il se fait brillamment tacler par un journaliste français. Et hormis quelques discours en séminaires et autres rencontres, l’homme qui manie pourtant bien le verbe, n’arrive toujours pas à donner des ailes à sa communication et user du verbe comme d’une arme contre ceux qui refusent de se soumettre à la loi dont il est pourtant démocratiquement l’incarnation.

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Fébrilement attendu par les pays qui, comme la Tunisie, ont lié leur sort économique et financier aux « recommandations » du Fonds monétaire international, le rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales vient de livrer ses constats et ce qu’il importe de faire pour pouvoir espérer tirer son épingle du jeu. Ses conclusions sont venues confirmer les appréhensions pour l’année courante mais, dans le même temps, esquissent  quelque chose qui s’apparente à un léger mieux en 2017.

Ainsi, le taux de croissance pour la Tunisie sera pire que celui estimé par son gouvernement. Il ne dépassera pas le 1,5% fin 2015, pour devoir remonter à 2,8% l’année prochaine. L’inflation tournera autour de 3,7% cette année, pour y ajouter deux décimales (3,9%) en 2017. Quant au déficit budgétaire,  il se situera, fin 2016, à 4,5% du PIB pour baisser à 3,6% l’année prochaine. Une petite éclaircie quand même, l’avancement continu des réformes, la modération du frein budgétaire et l’accroissement de la demande extérieure, en particulier de la zone euro, devraient accompagner une reprise attendue. Sauf que, dans un contexte marqué par la persistance d’obstacles structurels, la croissance à moyen terme restera vraisemblablement trop faible pour remédier au chômage élevé et renforcer l’inclusion. La perspective est valable pour tous les pays MENA importateurs de pétrole, surtout pour ceux en proie à la  lenteur des créations d’emploi et de l’amélioration des conditions de vie  qui pourraient s’attendre à une aggravation des tensions sociopolitiques en ce sens que les revers des transitions politiques et de la mise en œuvre des réformes pourraient compromettre la reprise.

S’ y ajoute le durcissement des conditions financières mondiales, dans un contexte marqué par le rééquilibrage de la Chine, la normalisation des taux d’intérêt aux États-Unis et les retombées du Brexit, pourrait limiter l’accès au financement. En revanche, les exportations pourraient augmenter plus rapidement si, par exemple, davantage de progrès étaient accomplis en matière d’accords commerciaux avec l’Union européenne. Le rééquilibrage de l’économie chinoise pourrait en outre élargir les débouchés pour les exportations de biens de consommation, prévoit l’institution de Bretton Woods.

En revanche, elle estime que  l’investissement et la croissance de la productivité sont trop faibles pour stimuler la croissance, la marge de manœuvre budgétaire est limitée par le coût élevé du service de la dette et le poids de la masse salariale, et, dans certains cas, les vulnérabilités externes restent fortes. Il est nécessaire, recommande le FMI,  de poursuivre l’assainissement des finances publiques afin d’améliorer le profil de la dette publique et de renforcer la marge de manœuvre disponible. Cet assainissement peut mettre l’accent sur des mesures ciblées en matière de recettes — suppression des exonérations fiscales, progressivité accrue des impôts sur le revenu et renforcement du recouvrement de l’impôt —ainsi que sur la poursuite de la redéfinition des priorités en matière de dépenses, en délaissant les subventions énergétiques universelles au profit de l’aide sociale ciblée, de l’investissement et d’autres domaines porteurs de croissance. Une plus grande flexibilité des taux de change permettrait de renforcer la compétitivité. Enfin, des réformes structurelles, en particulier dans les domaines de l’entreprise, du commerce et des marchés du travail et de la finance, sont nécessaires pour favoriser l’expansion du secteur privé et la création d’emploi.

La faible compétitivité  qui s’explique aussi par une appréciation du dollar américain, sur lequel les monnaies de nombreux pays de la région sont indexées, et malgré la récente dépréciation du taux de change en Tunisie comme en Egypte devrait, selon les prévisions, continuer à peser sur les parts de marché à l’exportation.

Pressions inflationnistes contrecarrées

Les  pressions inflationnistes ont été contrebalancées par la disparition progressive des subventions à l’énergie, la hausse des prix alimentaires et, dans certains cas, la dépréciation de la monnaie en Tunisie , la monétisation des déficits budgétaires et des politiques monétaires accommodantes, note le Fonds qui avertit toutefois que l’année prochaine, la région y compris la Tunisie subira de nouvelles pressions à la hausse, imputables à l’augmentation des prix mondiaux de l’énergie, à la suppression progressive des subventions à l’électricité et à l’eau .

Voilà pourquoi il est estimé qu’une  politique monétaire accommodante et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à favoriser la croissance et la stabilité macroéconomique. Lorsque la compétitivité se dégrade, que les pressions sur le taux de change nominal s’accentuent (par exemple creusement de l’écart entre les taux de change officiels et officieux) et que l’asymétrie des bilans est limitée, une transition plus rapide vers des régimes de taux de change plus flexibles s’impose pour éviter un ajustement macroéconomique plus complexe par la suite. La plus grande flexibilité doit aller de pair avec l’indépendance de la banque centrale  au titre de laquelle des avancées ont été enregistrées en Tunisie, la détermination d’un autre point d’ancrage nominal, le renforcement des capacités institutionnelles, la réduction du primat de la politique budgétaire, le développement de marchés des changes plus larges et plus liquides et le renforcement de la surveillance et de la réglementation bancaire.

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Le Forum Economique Mondial a dévoilé cette semaine son rapport global sur la compétitivité des différents pays du monde. Le Forum a analysé les niveaux de corruption, d’inflation et de stabilité pour élaborer une image virtuelle de chaque pays, rapporte Mosaïque fm.

L’un des facteurs utilisés pour élaborer cette image virtuelle est la taxe sur le business laquelle à chaque fois qu’elle augmente fait baisser la compétitivité du pays.

Vingt-cinq pays ont enregistré des taux de taxation sur le business supérieur à 50% et parmi ces pays, la Tunisie est classée 17ème avec un taux de taxation de 59.9%. La Tunisie a cependant baissé ses taxes par rapport à l’année dernière, puisqu’elles étaient estimées à 62%.

L’Argentine quant à elle est à la première place de ce classement, alors que la Bolivie et le Tajakistan complètent le podium. Au niveau africain, l’Algérie est le pays le plus taxé avec un taux de 72.7%, suivie par la Mauritanie avec 71.3%.

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« La Tunisie souffre de nombreux facteurs qui expliquent sa crise économique. Il s’agit, à titre d’exemple, de la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien, de l’inflation, l’augmentation du taux de chômage, l’endettement… Ces facteurs auront un impact indésirable non seulement actuellement mais pour les années à venir. Nous avons également devant nous une vraie menace qui pèse lourd sur notre pays : celle de la contrebande. Il faut mettre en place des mesures radicales et pertinentes pour faire face à ce phénomène à travers l’identification des opérations de contrôle au niveau de tous les circuits de distribution  informels », a déclaré l’expert en économie Sami Arfaoui, ce vendredi  12 août 2016, à Africanamanger.

On rappelle que le ministère du Commerce a déclaré à Africanmanager que la contrebande cause des pertes énormes au budget de l’Etat.

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On se doutait que le prêt de 2,9 milliards de dollars accordé par le Fonds monétaire international (FMI) à la Tunisie était assorti de conditions et d’engagements de la part des autorités du pays. C’est la loi du genre, le FMI, sans être à proprement parler une banque, en a quand même quelques tics, du genre assortir ses crédits de conditions pour s’assurer que l’Etat emprunteur se donne les moyens de rembourser. C’est ce qui permet au fonds d’être viable dans la durée et de continuer à peser dans la direction des affaires du monde, notamment chez les pays émergents et sous-développés. L’autre raison pour laquelle le FMI fixe le cadre de ses prêts est d’ordre disons politique et géostratégique. Cet aspect est lié au fait que derrière le FMI il y a des Etats, et ces derniers défendent avant tout des intérêts. Et ils ont effectivement intérêt à ce que les pays moins avancés restent stables et relativement prospères, ne serait-ce que pour la continuité des échanges commerciaux, du business en gros. Comme le disait si bien le général de Gaulle, « les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».

Tout le monde se demandait ce que la Tunisie avait bien pu concéder pour que le FMI, encore fois, malgré les signaux très inquiétants émis par l’économie du pays, accepte d’ouvrir le robinet. L’institution a publié très récemment un document qui éclaire nos lanternes sur les engagements de la Tunisie. Dans le document on trouve le rapport des services du FMI, qui avait été présenté au Conseil d’administration en mai 2016. Ce document contient les politiques économiques définies par le gouvernement de Habib Essid, en échange du prêt du FMI, dans le cadre du mécanisme élargi de crédit.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de la BCT

S’agissant des politiques monétaires et de change, les autorités tunisiennes ont pris l’engagement de conduire une politique monétaire prudente, qui tient compte des aléas conjoncturels. D’après le gouvernement, le maintien de la tendance à la baisse de l’inflation, une hausse raisonnable du volume de l’emprunt public et une activité économique très en deçà de son potentiel apportent de l’eau à son moulin et plaident en faveur de la politique monétaire menée actuellement (qui est étalonnée sur un taux d’intérêt réel positif de 1%). Selon les autorités tunisiennes, les faibles pressions inflationnistes suite aux dernières vagues de hausse des salaires confortent cette orientation.

Toutefois les services du FMI ont insisté sur le fait qu’il faille conserver un taux d’intérêt réel positif de manière à fixer les anticipations inflationnistes et anticiper des pressions probables vers la dépréciation. Ils soutiennent la posture de la BCT de revoir la baisse des taux d’octobre 2015 si les pressions inflationnistes refont surface.

Mieux cerner l’inflation, une bataille à gagner

Les autorités tunisiennes ont également pris l’engagement de viser les avoirs intérieurs nets de manière à garder le gonflement de la masse monétaire au même niveau que l’objectif d’inflation, du moins jusqu’à ce qu’on ait une nette idée de l’inflation.

Le document table également sur une amélioration des prévisions des liquidités et la consolidation du mécanisme de garanties pour renforcer les dispositifs de transmission monétaire et la gestion des liquidités bancaires.

Enfin le rapport du FMI recommande à la BCT de mieux diffuser ses grands objectifs et ses engagements en matière de politique économique ; il suggère également d’assouplir le taux de change et d’adopter un dispositif de contrôle fondé sur les risques, de manière à donner corps à un véritable mécanisme de ciblage de l’inflation.

Reste à savoir ce que le gouvernement d’unité nationale en gestation, sous la houlette de Youssef Chahed, va faire pour rester dans les clous des engagements pris par la précédente équipe…

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L’avancement de la période des soldes d’été (à partir du 15 juillet 2016) a été derrière de la baisse du taux d’inflation en juillet 2016, selon les analyses de l’Institut National de la Statistique (INS).
L’INS a indiqué, dans un communiqué, que  » le taux d’inflation pendant le mois de juillet 2016 a baissé pour la première fois depuis trois mois de 0,2 point, par rapport au mois de juin 2016, pour s’établir à 3,7% « .
Le taux d’inflation est allé crescendo au cours des trois derniers mois passant de 3,4% en avril 2016, à 3,9% en mois de juin 2016, selon les statistiques de l’INS. L’institut a indiqué que l’avancement de la période des soldes d’été des vêtements et les chaussures a entrainé une chute du taux d’inflation à ce groupe qui représente 8,3% en terme d’indice des prix , passant ainsi de 7,0% en juin 2016 à 2,9% en juillet 2016, en glissement annuel.
Hausse de 0,1 % de l’indice des prix à la consommation en juillet 2016 par rapport au mois de juin 2016
L’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,1% pendant le mois de juillet 2016, par rapport au mois de juin 2016. Cette évolution est imputable à la hausse des prix du groupe  » alimentation et boissons  » de 0,2%. Les prix des viandes et des huiles ont connu une progression contre une régression des prix des légumes fraiches et des œufs.
L’indice des prix du groupe  » logement et énergie domestique  » ont évolué de 0,7% suite à la hausse des prix de l’assainissement public de 1,9% parallèlement aux loyers pendant l’été de 0,7 % .
Les prix du groupe  » Santé  » a aussi grimpé de 0,3, suite à l’évolution des prix des médicaments de 0,5% et de ceux des services médicaux de 0,2%. Idem pour l’indice des prix du groupe  » Transport  » qui a progressé de 0,3% malgré la baisse des prix des carburants qui ont connu un ajustement au niveau de certains produits (Gasoil et gasoil50). Aussi, faut -il rappeler que les prix des nouvelles voitures ont augmenté de 1% contre une régression des dépenses de l’usage des voitures de 0,2%.
Par contre, les prix des vêtements et des chaussures ont baissé de 2,7%, sous l’effet du démarrage de la période des soldes d’été avant la date prévue soit à mi-juillet 2016. Ils ont baissé respectivement de 3% (vêtements d’été), de 2,1% (chaussures) et de 1,8% (tissus).

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Selon le ministère du commerce Mohsen Hassen, les Tunisiens peuvent s'attendent à des baisses des prix des produits de base pendant le mois de Ramadan.

Le ministère du commerce et les professionnels ont convenu d’appliquer, à partir du 1er juin 2016 jusqu’à la fin du mois de ramadan, des baisses oscillant entre 5% et 30% sur les prix de huit produits de consommation et de fixer un plafond pour certains autres produits, a annoncé, mardi, le ministre du commerce Mohsen Hassen.

Au cours d’une conférence de presse organisée, mardi à la Kasbah, le ministre a souligné que ces baisses seront de l’ordre de 10% pour les œufs emballés, les eaux minérales, les boissons gazeuses et les confiseries Chamia, 15% pour les conserves de tomates et de thon (160 g à 1kg), 15% pour les huiles végétales de 1litre et de 3 litres, entre 7% et 10% pour les dérivés du lait et entre 20% et 30% pour les produits d’hygiène.

Un plafond (4990 dinars le kg) a été fixé pour le prix de poulet, les steaks de dinde à 8990 dinars le kg et les viandes ovines emballées (sans os) à 17 dinars le kg.

Hassen a par ailleurs annoncé qu’au cours du mois de ramadan, 20 points de vente du producteur au consommateur seront ouverts dans les différentes régions du pays, en coopération avec l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) pour maitriser les prix et préserver le pouvoir d’achat du citoyen.

Le ministère a mis en place des quantités exceptionnelles supplémentaires estimées à 3000 tonnes d’huiles végétales subventionnées qui seront injectées sur le marché tout au long du mois de ramadan, selon le besoin du marché, a précisé Hassen, ajoutant qu’un quota mensuel de 13,3 mille tonnes a été mis en place pour garantir la régulation du marché, lutter contre le monopole et l’utilisation illégale d’huile végétale et protéger le consommateur.

S’agissant du contrôle économique au cours du mois de Ramadan, le ministre a précisé qu’il sera généralisé et concernera les cafés, les espaces de loisir, les magasins de prêt à porter et des chaussures et les pâtisseries. Il s’agit également de se concentrer sur les marchés de gros et les marchés municipaux ainsi que les grandes surfaces.

Il a souligné que son département a pris plusieurs mesures pour rationnaliser la consommation des citoyens. Il s’agit de la diffusion de spots publicitaires de sensibilisation dans quatre radios publiques qui mettent l’accent sur la nécessité de lutter contre le gaspillage du pain, dont la consommation enregistre une hausse de 138%, au cours du mois de ramadan.

Hassen a relevé que le ministère a élaboré une stratégie pour promouvoir l’exportation, rationnaliser l’importation, dynamiser la politique commerciale, notamment à travers la révision du cadre législatif et institutionnel.

Il s’agit, également, de développer le commerce électronique, mettre à niveau les chambres du commerce et de l’industrie, réviser les textes, et les circuits de distribution et de lutter contre la contrebande et le commerce parallèle. (TAP)

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Le taux d’inflation pour le mois d’avril a enregistré une légère hausse d’une décimale s’élevant à 3,4% contre 3,3% en mars 2016.

Il n’en demeure pas moins que ce taux est inférieur à celui du mois d’avril 2014 qui était de 5,7%  et à celui d’avril 2013 (6,1%).

Cette légère augmentation du taux d’inflation est imputable à l’évolution mensuelle des prix du groupe Habillement/chaussures (5%), et de celui d’aliments et boissons (0,3%).

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Même si les dates de début et de fin du mois de jeûne ne sont pas connues à l’avance, cette année, Ramadan 2016 – 1437 devrait débuter le 6 ou le 7 juin 2016

Le 29ème jour du mois de « Chaâbane » les musulmans observent le ciel à la recherche du croissant de lune. S’ils le voient, le mois de ramadan débute le lendemain. Sinon, le Saint mois débute le surlendemain.

Même si les dates de début et de fin du mois de jeûne ne sont pas connues à l’avance, cette année, Ramadan 2016 – 1437 devrait débuter le 6 ou le 7 juin 2016. En tout cas, tous les musulmans du monde l’attendent avec impatience.

Le calendrier des horaires début du jeûne, de ruptures et durée du jeûne, prévues pour cette année a déjà été publié, dont nous en affichons une copie :

امساكية شهر رمضان 2016

 

« Il n’y aura pas d’augmentation des prix de vente du ciment ».

C’est en ces termes que le ministre de l’Industrie de l’énergie et des mines, Zakaria Hamad, a démenti, vendredi 13 mai 2016 sur les ondes de Mosaïque Fm, les rumeurs qui circulent quant à une possible augmentation des prix de vente du ciment « en raison du manque du charbon du pétrole », élément essentiel nécessaire pour la fabrication du ciment.

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Le ministère du commerce a annoncé des baisses exceptionnelles des prix de certains produits de consommation et a fixé les prix d’autres produits, au mois de ramadan.

À l’occasion du mois de ramadan, le ministère a, dans un communiqué publié jeudi à Tunis, annoncé des baisses exceptionnelles des prix de certains produits de consommation et fixé les prix d’autres produits, soulignant que ces baisses entreront en vigueur à partir du 1er juin 2016.

Ces baisses concerneront les produits suivants :

L’eau minérale et les boissons gazeuses : baisse de 5% à 10%.

Les huiles végétales de 1 litre et de 3 litres : réduction de 15%.

Les conserves de tomate : baisse de 7% à 10%.

Les œufs emballés de 15 unités et de 30 unités : une baisse de 10%.

La boîte de confiserie Chamia : une baisse de 10%.

Les produits d’hygiène : une réduction entre 20% et 30%.

Sur un autre plan, les prix maximums de certains produits ont été fixés.

Viande de poulet : 4990 millimes le kilo

Escalope de dinde : 8990 millimes le kilo

Le ministère a précisé que la baisse décidée auparavant pour la viande bovine sans os emballée sera maintenue à 17 dinars le kilo. (TAP)

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En glissement annuel, le taux d’inflation (année de base 2010) s’est établi en avril 2016, à 3,4%, après une régression qui a duré cinq mois successifs, atteignant au mois de février et mars 2016 un taux de 3,3%, a indiqué l’Institut national de la statistique (INS) dans son bulletin mensuel, publié sur son site Web.
D’après l’INS, sans compter l’énergie et l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois d’avril 2016 a atteint 4,6%.
Cette hausse est due principalement à l’accroissement des prix des groupes de l’alimentation et boissons (1,8%), des vêtements et chaussures (8,1%), des logement et de l’énergie domestique (4,6%), des meubles, des équipements et services domestiques (5,3%), de la santé (2,3%), du transport (1,5%), de l’enseignement (10,2%), des restaurants et hôtels (4,8%) et des prix du groupe des produits et services divers  (6,2%).
Hausse de 1,8% des prix du groupe alimentation et boissons
Les prix de ce groupe sont passés de 1,3% au cours du mois d’avril 2015 à 1,8% en avril 2016.
A cet égard, l’INS a précisé que la hausse de ce groupe résulte de la hausse de 7,3% des prix des huiles alimentaires, de 6% de ceux des poissons, de 10,7% des prix des fruits et fruits secs ainsi que de la hausse de 5,4% des prix des boissons, suite à la hausse des prix du café et du thé (1,7%) et des prix des eaux minérales , boissons gazeuses et jus (7,2%).
En contrepartie, les prix des viandes ont régressé en glissement annuel de 5,7%, de même pour les prix du lait et ses dérivés et des œufs, qui ont régressé de 0,3%.
Hausse de 8,1% du groupe des vêtements et chaussures
Les prix du groupe des vêtements et chaussures ont augmenté de 8,1% au cours du mois d’avril 2016 en comparaison avec le mois d’avril 2015, suite au renchérissement de 7,5% des prix des chaussures, de 8,2% des prix des vêtements et de 2% des prix des tissus ainsi qu’une hausse de 14,7% des prix des accessoires des vêtements.
Augmentation de 4,6% du groupe de logement et énergie domestique
En glissement annuel, les prix de ce groupe ont augmenté de 4,6%, suite à la hausse de 7% des prix de location et de 1,9% des prix des produits de construction et de l’entretien.
Hausse de 5,3% du groupe des meubles, équipements et des services domestiques
En avril 2016, les prix de ce groupe ont augmenté de 5,3% par rapport au même mois de l’année précédente. La hausse est due principalement à l’accroissement de 5,6% des prix Des ustensiles, de 6,8% de la contrepartie des services de l’entretien de logement et de 6,3% des prix des rideaux et couvertures. La hausse a concerné aussi les prix des équipements électroménagers ( 3,9%) et des meubles et tapis (4,6%).
Augmentation de 2,3% des prix du groupe de la santé
Les prix des services médicaux ont augmenté de 4,2% au cours du mois d’avril 2016 par rapport à avril 2015 ainsi que les prix des produits pharmaceutiques, soit une hausse de 1,3%.
Hausse de 1,5% du groupe du transport
La hausse dans ce groupe a concerné les prix des dépenses d’utilisation des voitures (1,6%), les prix des voitures (0,9%) et les prix des services du transport public et privé (2,1%).
Augmentation de 10,2% du groupe de l’enseignement
En glissement annuel, cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (6,5%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (8,9%).
De même, les prix des fournitures scolaires ont augmenté de 8%.
Accroissement de 4,8% du groupe des restaurants et hôtels
Dans ce groupe, les prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés ont augmenté de 5,3%. De même les prix des services des hôtels ont cru de 1,7%.
Hausse de 6,2% du groupe des produits et services divers
En glissement annuel, les prix de soins personnels ont augmenté de 4,9% et ceux des fournitures personnelles ont grimpé de 12,7%. De même pour les prix des services d’assurance et des services financiers qui ont augmenté respectivement de 6,9% et de 10,1%.
Baisse de 0,5% des prix du groupe des boissons alcoolisées et du tabac
Les prix du groupe des boissons alcoolisées et du tabac ont enregistré une baisse de 0,5%, suite à une régression de 5,5% des prix des boissons alcoolisées.
Baisse continue du groupe des télécommunications
Les prix du groupe des télécommunications ont diminué de 1,4% suite à une baisse de 1,1% des prix des services des télécommunications et une régression de 3,5% des prix des équipements.
S’agissant de l’indice des prix à la consommation, l’INS a ajouté qu’au cours du mois d’avril 2016, cet indice a
augmenté de 0,7% en comparaison avec le mois précédent de la même année.
Cette hausse est expliquée par la hausse des groupes des vêtements et chaussures (5%), de l’alimentation et des boissons (0,3%), du logement et de l’énergie domestique (0,5%) et du groupe des produits et services divers ( 0,7%).

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La Banque centrale de Tunisie (BCT) a indiqué, dans une note sur les évolutions monétaires et conjoncturelles rendu publique ce mercredi 4 mai 2016, que les pressions sur les prix auraient tendance à augmenter au cours des prochains moins et leur hausse pourrait provenir du risque de rebond des prix des produits alimentaires frais, au cours du mois de Ramadhan et à l’approche de la saison estivale.

Selon l’exercice de prévision du mois d’avril 2016, l’inflation devrait atteindre 3,7% au terme du deuxième trimestre en raison d’une progression mensuelle moyenne de l’IPC de 0,5% durant la même période. L’inflation moyenne serait de 3,5% au cours du deuxième trimestre 2016 contre 3,4% au cours du premier trimestre et 3,3% durant le mois de mars de la même année.

Le scénario central de la prévision se base sur un certain nombre d’hypothèses. Il s’agit selon la Banque centrale :

– Des ajustements des prix des produits administrés se limitent à ceux des tarifs de l’eau potable par la SONEDE, en mai 2016.

– Une forte reprise des prix de l’habillement suite à la fin de la période des soldes d’hiver.

– Une stabilisation des prix internationaux du pétrole à des niveaux relativement bas.

– Une hausse des coûts des facteurs de production (notamment les salaires), et Une légère dépréciation du dinar par rapport aux principales devises étrangères.

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Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan, a déclaré dans une interview accordée ce mercredi 27 avril 2016 au journal « Assabahnews  » que le taux d’inflation poursuivra son trend baissier pour se situer à 3,5% à la fin de cette année, ce qui permettra, selon lui, de préserver le pouvoir d’achat du citoyen.

Le ministre a, dans le même cadre, précisé que le taux d’inflation a atteint 3,3% à fin mars 2016 contre 5,3% au cours de la même période de 2015.

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Dans son rapport sur les Perspectives de l’économie mondiale, publié, mardi, à Washington, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la Tunisie, pour 2016, soit à 2% contre une prévision de 3% évoquée précédemment. Ce taux pourrait atteindre 3 % en 2017.

Le FMI prévoit également une amélioration du taux d’inflation en Tunisie, soit de 4,9% en 2015 à 4% en 2016 et à 3,9% en 2017.

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Le taux d’inflation a baissé à 3.3% au mois de février 2016 après avoir été de 3.5% en janvier 2016 et 4.1% en décembre 2015, d’après les dernières statistiques publiées par le ministère du Commerce
Dans un communiqué rendu public, la même source a ajouté que l’indice des prix à la consommation a chuté de 0.3%..
Cette baisse résulte du recul des prix dans les secteurs de l’habillement et des chaussures (-4.1%), dans le groupe « alimentation et boissons » (0.1%)
S’agissant du commerce extérieur, le déficit commercial a régressé de 13.2% au cours des deux premiers mois de 2016 et ce, en comparaison avec la même période de l’année écoulée.. Cela est dû à une amélioration du taux de couverture de 1.5 points à environ 76.6%.

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