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L’Office national des statistiques (ONS) a annoncé que l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel s’est située à 7% jusqu’à fin avril 2017, a-t-on appris de l’APS.

L’évolution des prix à la consommation en rythme annuel à avril 2017 est le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte des douze mois allant de mai 2016 à avril 2017 par rapport à celle allant de mai 2015 à avril 2016.

Quant à la variation mensuelle des prix à la consommation, qui est l`indice des prix d’avril 2017 par rapport à ceux de mars 2017, elle a été de près de 0,4%.

En terme de variation mensuelle et par catégorie de produits, les prix des biens alimentaires ont évolué avec un taux de 0,5%, résultant aussi bien par l’évolution des prix de produits agricoles frais que par ceux des produits alimentaires industriels.

Ainsi, les prix des produits agricoles frais ont enregistré une hausse de 0,5% en avril 2017 par rapport à mars dernier.

A titre d’exemple, les prix de la viande de poulet ont connu une augmentation de 10% et les fruits de 11,4%, tandis que des baisses ont été enregistrées pour les légumes (-6,1%) et la pomme de terre (-2,2%).

Pour ce qui est des produits agro-alimentaires, les prix ont connu une variation mensuelle de 0,4%, une hausse qui s’explique, selon l’ONS, par l’augmentation des prix de produits relevant du sous-groupe sucres et produits sucrés (+1,3%), détaille l’APS.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé, lors de son audition, ce mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que la Tunisie est entrée depuis l’année 2011 dans une inflation ascendante qui s’est aggravée à partir de l’année 2013 pour dépasser aujourd’hui les 6%, ce qui explique, selon lui, la décision de la BCT d’augmenter son taux directeur. « On est obligé d’intervenir pour maîtriser la situation et réduire le gap entre l’offre et la demande… C’est notre responsabilité…« , a-t-il expliqué.

Ayari a dans le même contexte indiqué que la Tunisie est arrivée à des niveaux historiques de refinancement interne pour atteindre près de 9 milliards de dinars, un chiffre qui demeure, selon ses déclarations, encore insuffisant et qui contraint la Banque centrale à s’endetter encore plus de l’extérieur pour financer le déficit budgétaire.

Le gouverneur de la BCT a toutefois mis en garde contre l’utilisation des crédits étrangers pour payer les salaires et non pour la croissance et la création de richesses. « Depuis plusieurs années, on s’endette pour payer les salaires… Si cela continue, c’est la catastrophe« , a-t-il expliqué.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chadly Ayari, n’a pas exclu que le taux d’inflation atteigne 6% en 2017, évoquant une spirale ascendante qui se situe à l’heure actuelle à 5%

Intervenant mardi devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), il s’est déclaré inquiet de cette tendance qui va s’accélérant du fait des politiques suivies, notamment en matière des prix, d’augmentations salariales, de fiscalité ainsi que de la dépréciation du dinar.

 

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En avril 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois de mars 2017 de l’ordre de 0.9%. En avril 2017, l’inflation était donc à 5 % et même de 5,2 % si on y ajoute les produits carburants et de l’alimentation.
Cette nouvelle envolée des prix en Tunisie engage ainsi un trend haussier pour le 2ème mois constitutif et ne devrait pas revenir à la baisse à l’approche du mois du Ramadan généralement connu pour son boom consumériste.
Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), dont l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, avait pris le train d’une inflation à un niveau plutôt modéré de 3,8 % à fin août 2016 se serait endormi sur les lauriers du gouvernement précédent. En effet, un mois après l’entrée en fonction de son ministère, en septembre 2016, c’est une inflation à 4,2 % qu’on retrouve. Après une légère baisse à 3,9 % en octobre, l’inflation de l’ère Laadhari reparait ensuite à la hausse, pour se situer à 4 % en octobre dernier, selon les chiffres de l’INS. Le sommeil du ministre aura ainsi coûté un point entier, puisque l’inflation a terminé décembre 2016 au taux de 4,2 %.

Le ministre Laadhari ne saura ensuite plus maîtriser les prix qui augmenteront presqu’en roue libre. Il démarrera l’exercice 2017 avec une inflation à 4,6 % en janvier (+0,6 points par rapport à décembre 2016). Il n’arrivera pas à en infléchir la courbe qui restera à 4,6 % en février et prendra même de la hauteur en mars où elle culminait à 4,8 %. On ne sait pas ce qu’a fait le ministre pour endiguer ce trend, mais cela n’aura finalement rien rapporté.
Avril ne sera en effet que la continuité du trend haussier, qui marque l’état de délabrement des règles d’un marché qui s’étaient déjà effritées depuis 2011, que le ministère ne contrôlerait presque plus et où chacun fait ce qui lui plait à tous les niveaux des circuits de distribution.

⦁ En avril on n’enlève pas une virgule. En mai chacun fait ce qu’il peut
Officiellement, selon l’INS (Institut national des statistiques, «le taux d’inflation (5%), enregistré au mois d’avril 2017, résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%». L’INS explique, dans un communiqué, que «cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des légumes de 11,5%, des huiles alimentaires de 13,6%, des poissons de 5,8%, du lait, fromages et œufs de 2,4% et les viandes de 3,6%». Les prix des boissons n’ont pas été du reste, puisque ceux des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de fruits ont grimpé de 6,2%.

Avec une des plus fortes pondérations, dans le panier de la ménagère, les articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 8,4%, les chaussures de 7,6%, les vêtements de 8,9% et les tissus de 4,4%.
Les loyers ont augmenté de 6,3%, l’eau de la Sonede de 15 %, l’électricité et gaz de 2,8% chez la Steg. Pour les prix du groupe santé, ils enregistraient en avril dernier une augmentation de 3,1%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,1% et les prix des services ambulatoires privés de 6.8%.
Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 4,8%, suite à l’augmentation des prix des véhicules de 12,2%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2 % et des services de transport de 1,4%.
Une première qu’on n’a pas vue depuis longtemps, les prix du groupe communication, d’habitude toujours à la baisse jusqu’à presque constituer un élément de régulation, ont augmenté de 0,9% en glissement annuel, suite à l’augmentation des services postaux de 33,5% et le matériel de téléphonie de 3,9%.

⦁ Que fait ce ministre impotent sur les prix ?
Les augmentations sous le GUN n’ont rien épargné en cette cruciale période d’avant-Ramadan. Sur un an, les prix du groupe enseignement ont augmenté de 4,3%. Les augmentations des prix de l’enseignement préélémentaire et secondaire ont été respectivement de 5,9% et 9,6%. Hausse des prix aussi des services restaurants et cafés de 6,1% et de 2,8 % pour les services d’hébergement.
Il est important de signaler, comme le fait l’INS qui laisse ainsi entendre que toutes les hausses précédentes avaient concerné les prix des produits encadrés, que «les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5.8% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6.0% contre 0.8% pour les produits administrés». Les augmentations auront ainsi été générales.

Laadhari s’était dernièrement illustré par un coup de gueule des plus médiatisés au siège d’une entreprise qu’il voulait (lui et le GUN selon le long document du député Sahbi Ben Fraj) vendre à tout prix. A aucun moment, d’octobre à avril, on ne l’a vu faire autant à Bir El Kassaa, à Ben Arous, devant les barons du marché de gros. Il en aurait certainement récolté plus de gloire et moins de critiques.
Loin de nous l’idée de ressembler à l’UGTT, même pour simplement souhaiter le départ d’un ministre, aussi sinistre soit-il sur le plan du rendement. Force est pourtant de se demander si le panier du citoyen est moins important que l’Education pour un Youssef Chahed plus prompt à renvoyer les Jalloul et Zribi, qu’à faire le bilan d’un ministre qui défend plus les exportations turques que le couffin de la ménagère tunisienne dont il est directement responsable ?

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Le taux d’inflation a atteint 5%, au mois d’avril 2017, après une stagnation à 4,6% durant les mois de janvier et février, suivi d’une augmentation à un niveau de 4,8% au mois de mars, a annoncé l’Institut National de la Statistique (INS).

Cette augmentation est le résultat de l’accélération du rythme d’augmentation des prix (+0,9%) entre les mois d’avril et mars de cette année (contre +0,7% au cours de la même période en 2016) et aussi, en raison de la hausse remarquable des prix des produits alimentaires et boissons (+5,2%) et des prix des articles d’habillement et chaussures (+8.4%).

A quelques semaines du mois de Ramadan, l’INS fait état de l’augmentation des prix des légumes de 11,5%, des huiles alimentaires de 13,6%, des poissons de 5,8%, du lait, fromages et œufs de 2,4% et de viandes de 3,6%. Les prix des boissons ont augmenté, pour leur part, de 4,6% sous l’effet de la hausse des prix des eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 6,2%.

S’agissant de l’inflation des articles d’habillement et chaussures (8,4%), elle résulte de l’augmentation des prix des chaussures de 7,6%, des vêtements de 8,9% et des tissus de 4,4%.

Les prix du groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles ont augmenté de 5,9% en glissement annuel, du fait de l’augmentation des loyers de 6,3%, des tarifs de la SONEDE de 15% et de l’électricité et gaz de 2,8%.

Des hausses de prix sont également, observées dans les tarifs du groupe transport (4,8%) et également au niveau des prix du groupe enseignement (4,3%).

En avril 2017, l’indice des prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois de mars 2017 de l’ordre de 0,9%, et ce en raison notamment de l’augmentation des prix des articles d’habillement et chaussures de 5,9%, sous l’effet de la fin de la période des soldes d’hiver. Ainsi, les prix des vêtements ont augmenté de 6,3%, des chaussures de 5,6% et des accessoires d’habillements de 2,6%.

De même, les prix du groupe santé ont augmenté de 1% et ceux du groupe alimentation et boissons ont progressé de 0,5%.

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Le pouvoir d’achat du citoyen est encore chevillé à une d’inflation qui ne semble point revenir à des seuils tolérables. Progressant au fil des mois à des décimales régulières, sont taux général est sur le point de culminer à 5%. Mais, en fait, il serait le double de ce qui est annoncé par les pouvoirs publics, nommément la Banque centrale et l’Institut national de la statistique, selon certains experts.

En mars, le taux d’inflation a augmenté, a « gagné » deux décimales, passant de 4,6% durant les deux premiers mois de l’année courante à 4,8%. L’INS explique cette remontée par le rythme ascendant des prix de plusieurs produits, notamment ceux relevant des groupes de l’alimentation et boissons (5%) et de l’habillement et chaussures (7,4%), selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS).

C’est le groupe alimentation et boissons qui affiche la plus forte hausse, en raison essentiellement de l’accroissement des prix des huiles alimentaires (14%), des légumes (10,7%) et des poissons (6,6%). Celui de l’habillement et chaussures n’est pas reste même si c’est dans une moindre mesure, l’augmentation des prix y est perçue surtout au niveau des prix du prêt à porter (7,7%) et des chaussures (6,9%). L’INS fait aussi état d’une hausse des prix de l’habitat et énergie domestique (6,1%), de l’éducation (4,6%), du transport (4,4%), des meubles, équipements et services domestiques (4,2%), et de la santé (3,1%).

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,2% au cours du mois de mars 2017, en comparaison avec le mois de février de la même année.

Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe de santé de 0,7%, au vu de l’augmentation des prix de produits pharmaceutiques (0,5%) et des services médicaux (1,1%). De même, l’indice des prix du groupe alimentation et boissons a enregistré une hausse de 0,2%.

La BCT explique

Dans sa dernière note sur les évolutions économiques et monétaires, la Banque centrale de Tunisie a relevé que le taux d’inflation au titre du mois de février s’est établi à 4,6%, en glissement annuel maintenant la même progression enregistrée en janvier, et ce, à la faveur d’une baisse modérée de l’IPC.

Cette évolution de l’inflation globale a résulté, explique-t-elle, d’une baisse saisonnière de l’IPC de 0,3% en février 2017 (contre +0,7% en janvier) et qui trouve son origine exclusivement dans celle des prix libres (-0,4% en VM contre +0,7% un mois auparavant). Les prix administrés n’ont connu, globalement, aucun changement (0,0% en VM contre +0,5%).

La nette décélération de l’IPC alimentaire en février (+0,1% en VM contre +1,4%) provient essentiellement de la baisse des prix des produits frais (-0,3% en VM contre +2%) et de la légère décélération des prix de l’alimentaire transformé (+0,6% en VM contre +0,8%). Sur un an, l’inflation alimentaire s’est légèrement accélérée, en février, sous un effet de base défavorable pour atteindre 4,9% contre 4,7% un mois auparavant.

Concernant les prix des produits manufacturés, ils ont enregistré au cours du mois de février 2017 une diminution de -1,2 % en VM (contre une progression de 0,2% un mois auparavant), favorisée par la baisse saisonnière des prix de l’habillement et chaussures (-4,6% en VM contre +0,4%) et qui a été en partie contrebalancée par l’accélération des prix des matériaux de construction (+0,7% contre +0,3%) et ceux des équipements ménagers (+0,3% contre 0,0%). En glissement annuel , l’inflation des produits manufacturés s’est établie à 4,2% en février contre 4,4% en janvier.

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Les prix des fruits et légumes ont connu une flambée vertigineuse dans tous les gouvernorats du pays. Des légumes qui étaient accessibles pour les petites et moyennes bourses sont aujourd’hui hors de portée.

Cette flambée reste souvent inexplicable, les commerçants et les responsables se rejettent la balle tandis que le citoyen lambda peine à remplir son couffin avec les produits de consommation les plus essentiels comme les tomates et les piments! L’Organisation de défense du consommateur (ODC) a exprimé dans un communiqué publié récemment publié son mécontentement et sa préoccupation face à la hausse vertigineuse des prix des produits de consommation de base, appelant ainsi le GUN à intervenir en urgence, et à prendre les mesures nécessaires afin de mettre fin à ce phénomène, surtout avec l’approche du mois de Ramadan.

L’ODC a précisé que « en observant les prix des légumes, des fruits, des légumineuses et des viandes, on remarque qu’ils ont connu un accroissement continu depuis le début de l’année. Les autorités expliquent cette hausse par des facteurs climatiques et le renchérissement du coût de la production », lit-on dans son communiqué.

45% des produits agricoles se vendent dans les marchés parallèles !

Le Président de l’ODC, Slim Saadallah, a affirmé dans une déclaration accordée à Africanmanager que 45% des produits agricoles se vendent dans les marchés parallèles.

Il a appelé les différentes parties concernées à appliquer la loi et à lutter contre ce phénomène largement répandu dans les différentes régions du pays.

Il a ajouté que les brigades de contrôle économique travaillent d’arrache-pied afin de réglementer tous les circuits et de contrecarrer ce fléau qui pèse très lourd non seulement sur le pouvoir d’achat du citoyen mais aussi sur l’économie nationale, surtout avec l’augmentation du taux de l’inflation.

Il a, sur un autre volet, appelé les Tunisiens à boycotter l’achat des piments et des tomates qui ont connu une hausse de prix vertigineuse, atteignant les 4 dinars et même plus.

On rappelle que l’INS a annoncé que le taux d’inflation est en hausse continue depuis quatre mois, s’est stabilisé à 4,6%, en février 2017, alors qu’il avait atteint 4,2% tout au long de 2016.
Le taux d’inflation enregistré résulte de l’accroissement des prix du groupe alimentation et boissons de 4,9% en glissement annuel, en raison de la hausse des prix des légumes de 12,8%, des huiles alimentaires (12,7%), des poissons (8%), des fruits et fruits secs (3,5%) et du lait et dérivés ainsi que des œufs (2,6%).

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L’Office national des statistiques algérien a annoncé que l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel s’est située à 7% jusqu’à fin février 2017, a-t-on appris de l`APS.

L’évolution des prix à la consommation en rythme annuel à février 2017 est le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte des douze (12) mois allant de mars 2016 à février 2017 par rapport à la période allant de mars 2015 à février 2016.

Quant à la variation mensuelle des prix à la consommation, c’est-à-dire l’évolution de l’indice du mois de février 2017 par rapport à celui du mois de janvier 2017, elle a été de -0,6%, soit une baisse un peu plus importante que celle observée le même mois de l’année écoulée (-0,2% en février 2016 par rapport à janvier 2016), nous apprend la même source.

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Le taux d’inflation, en hausse continue depuis quatre mois, s’est stabilisé à 4,6%, en février 2017, alors qu’il avait atteint 4,2% en 2016, d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).
Il s’agit d’une stabilisation du rythme de la hausse des prix entre janvier et février 2017, en comparaison avec la même période de 2016. Compte non tenu de l’énergie et de l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de février 2017 a atteint 4,8%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,8% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,3%.

Les prix des légumes continuent de flamber

Le taux d’inflation enregistré résulte de l’accroissement des prix du groupe alimentation et boissons de 4,9% en glissement annuel, en raison de la hausse des prix des légumes de 12,8%, des huiles alimentaires de 12,7%, des poissons de 8%, des fruits et fruits secs de 3,5% et du lait et dérivés ainsi que des œufs de 2,6%. En revanche, les prix des viandes ont baissé de 0,4%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont cru de 4,8%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de 6,6%.

S’agissant du groupe des restaurants et hôtels, il a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,8%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés de 5,3% et des prix des services hôteliers de 1,8%.

L’eau potable et l’assainissement coutent plus cher

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,2%, par rapport au mois de février de l’année précédente, à cause de la hausse des prix de chaussures et des vêtements de 6,2%, des tissus de 1,7% et des accessoires de 9,2%.
Même constat pour le groupe habitat et énergie domestique, qui a enregistré un enchérissement de 6,1%, en raison de la progression des prix des loyers (de 6,7%), des matériaux de construction et de la maintenance du logement (2,5%), de l’eau potable et d’assainissement (15%) et de l’électricité, du gaz et des carburants (2,8%).

Petite hausse des prix du groupe meubles, équipements et services 

Quant à l’indice du groupe des meubles, équipements et des services domestiques, ils se sont inscrits à la hausse de 4,2%, au vu de l’augmentation des prix des ustensiles de cuisine de 6,2%, de ceux des services d’entretien du logement de 3,7%, des prix des rideaux et couvertures de 6,5%. La hausse a concerné aussi, les prix des équipements électroménagers (3,9%) et des meubles et tapis (3,8%).
Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de février 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,4% et ceux des produits pharmaceutiques de 1,5%.
En outre, le groupe du transport a progressé de 4,4%, en raison du renchérissement des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 1,9% et des services du transport public et privé de 1,3%.

Les prix du groupe produits et services divers ont enregistré, pour leur part, une augmentation de 4,4%, en glissement annuel, en raison de l’accroissement des prix de soins personnels de 5,4% et ceux des fournitures personnelles de 6,1%.
Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,9%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services postaux, de 3,3% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

Montée des dépenses de l’enseignement secondaire 

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 4,8%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,4%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et des fournitures scolaires (3,7%).

Léger recul de l’indice des prix à la consommation en février

L’indice des prix à la consommation familiale a régressé de 0,3% au cours du mois de février 2017, en comparaison avec le mois de Janvier de la même année.
Cette baisse est due à la diminution des prix du groupe habillement et chaussures de 4,6%, en raison des soldes d’hiver. L’indice des prix des chaussures a ainsi enregistré un repli de 5,5%, des vêtements de 4,6%, des accessoires de 1,8% et des tissus de 1,2%.
S’agissant du groupe alimentation et boissons, l’indice des prix a enregistré une légère hausse de 0,1%.

TAP

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Le taux d’inflation au Sénégal s’est établi à 0,8% au terme de l’année 2016, a appris APA auprès de l’Agence Nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Comparé à l’année 2015 où une évolution modérée de 0,1% avait été relevée par l’ANSD, le taux d’inflation a enregistré 0,7 point de pourcentage.

«Cette accélération du niveau des prix à la consommation est due en grande partie au renchérissement des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (plus 3,3%), ainsi que des biens et services de loisirs et culture (plus 1,2%), de communication (plus 0,8%), de l’enseignement (plus 0,7%) et de santé (plus 0,5% » explique l’ANSD dans sa note annuelle de l’indice harmonisé des prix à la consommation de 2016.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient de prendre le pouls des fondamentaux de l’économie tunisienne, et le moins qu’on puisse dire est que c’est la soupe à la grimace pour ce début d’année…

  • La croissance économique, évaluée aux prix constants 2010, devrait se maintenir, en 2016, sur une trajectoire légèrement ascendante avec un taux annuel de 1,3% contre 1% en 2015, avant de passer à 2,3% et 2,8% en 2017 et 2018 respectivement.
  • En 2016, le taux d’inflation a été à son plus bas niveau depuis 2012, soit 3,7% contre 4,9% une année auparavant, en dépit de la résurgence des tensions inflationnistes vers la fin de l’année, portant le taux d’inflation à 4,2% en GA, en décembre 2016.
  • En revanche, on relève une plus grande persistance de la composante sous-jacente de l’inflation (hors alimentaire frais et administrés) qui s’est maintenue sur un palier relativement élevé, soit 5,2% contre 5,3% en 2015.
  • Les perspectives de l’inflation sont orientées à la hausse avec un taux de 4,8% au terme du premier trimestre 2017 et un taux moyen de 4,7% pour toute l’année 2017.
  • La politique budgétaire est de plus en plus contrainte par la hausse structurelle des dépenses courantes et la faiblesse des ressources, limitant ses marges de manœuvre pour mener une politique contra-cyclique.
  • La balance courante demeure fragilisée par l’ampleur du déficit énergétique, la part de plus en plus grandissante des importations non productives et par un secteur touristique qui peine à se relever, exacerbant les pressions sur les réserves de change.
  • Renforcement des crédits à l’économie, au cours de l’année 2016, bénéficiant aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.
  • Poursuite des pressions sur la liquidité bancaire dans le sillage d’un déficit courant toujours important, induisant un déséquilibre permanent entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et une intervention accrue de la BCT sur ce marché pour lisser ce déséquilibre, en plus de l’effet de la hausse importante des billets et monnaies en circulation.

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Le taux d’inflation a, encore, augmenté, en janvier 2017, à 4,6% contre 4,2% en décembre 2016 et 4% en novembre 2016, d’après les dernières statistiques de l’INS.
Compte non tenu de l’énergie et l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de janvier 2017 a atteint 4,9%.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à une accélération du rythme d’accroissement, en glissement annuel, des prix des légumes (7,5% durant le mois de janvier, contre 5,4% en décembre 2016), de ceux du groupe alimentation et boissons (4,7% contre 3,2%), résultant de l’enchérissement des prix des légumes (+15,6%), des huiles alimentaires (+10,7%) et des poissons (+ 9,2%. ), outre l’augmentation des prix du groupe logement et énergie de 2,8%.
Concernant les prix des fruits et fruits secs, ils ont augmenté de 4,5% et les prix du lait et dérivés et des œufs ont cru de 1%, tandis que les prix des viandes ont baissé de 2,3%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 4,6%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 6,6%.

Ça se corse pour l’habillement, les chaussures, l’habitat, les équipements…

Les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,1%, par rapport au mois de janvier de l’année précédente, à cause de la croissance des prix des chaussures de 7,1%, des vêtements de 6,8%, des tissus de 2,5% et d’accessoires de 6,2%.
Quant à l’indice du groupe habitat et énergie domestique, il a avancé de 6,1%, en comparaison avec le même mois de 2016, en raison d’une hausse de 6,8%, des prix de location et ceux des matériaux de construction et de la maintenance du logement de 2,1%.
Les prix de l’eau potable et de l’assainissement, se sont inscrits à la hausse de 15% et les prix de l’électricité, du gaz et des carburants de 2,8%.
Les prix du groupe des meubles, équipements et des services domestiques ont progressé de 4,1%. L’INS a expliqué cette croissance par l’accroissement de 6% des prix des ustensiles, de 4% de ceux des services de l’entretien de logement et de 7% des prix des rideaux et couvertures. La hausse a concerné aussi les prix des équipements électroménagers (3,4%) et des meubles et tapis (3,5%).

La santé et le transport coûtent plus cher

Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de janvier 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,2% et des prix des produits pharmaceutiques, soit une hausse de 1,6%.

En outre, le groupe du transport a progressé de 4,5%, en raison du renchérissement de l’augmentation des prix des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 2,3% et des services du transport public et privé de 1,1%.

Hausse mesurée pour les télécoms, ça flambe pour l’enseignement

Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,8%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services de la poste, de 2,9% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 6,7%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,3%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et de la fourniture scolaire de 14,4%.

Les restos, hôtels, les produits et services divers deviennent un luxe!

Ce groupe a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,4%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés ont augmenté de 4,9%. De même les prix des services des hôtels ont cru de 1,4%.

En glissement annuel, les prix du groupe ont enregistré une augmentation de 4,7%. Les prix de soins personnels ont augmenté de 5,6% et ceux des fournitures personnelles ont grimpé de 6,6%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,6% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,2%

L’IPC monte, boosté par l’alimentation et les boissons

L’Indice mensuel des prix à la consommation familiale (IPC), a connu, en Janvier 2017, une augmentation de 0,7% par rapport au mois de décembre 2016, en raison de la hausse de l’indice du groupe Alimentation et Boissons de 1,4%, résultant de l’augmentation des prix de la majorité des produits alimentaires, notamment les légumes frais, l’huile d’olive et les œufs, contre une régression des prix de certains produits à l’instar des viandes et des fruits frais.

L’indice du groupe logement et énergie a également connu une hausse importante de 0,9%, due essentiellement à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz de 2,8%, suite à la révision des prix, entrée en vigueur depuis janvier 2017.

Cette tendance haussière a également touché l’indice du groupe Articles d’habillement et chaussures qui a évolué de 0,4%, suite à l’augmentation enregistrée par les indices des prix des Chaussures (0,5%), des vêtements d’hiver (0,3%) et des tissus (0,4%).

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A la fin de l’exercice 2016, selon l’INS (Institut National de la Statistique), l’indice des prix à la consommation familiale a dégagé une inflation de 4,2 % contre un taux de 4,1 % en 2015. L’inflation avait en fait connu un trend haussier depuis le début de l’année 2015, débutant à 3,5 % et terminant à 4,2 % en hausse, malgré le léger repli d’octobre dernier.

La hausse est due, selon l’INS, à la flambée de 3,2 % des prix du groupe alimentation à cause de la hausse des prix des fruits, de l’huile, des légumes et des poissons notamment, de 5,6 % du groupe habitation et même de 7,3% des chaussures. Entre juillet et décembre, période du nouveau gouvernement et du ministère Zied Laadhari, ce dernier n’aura pas réussi à maîtriser l’accordéon des prix et de l’inflation.

Côté prix à la vente pour le secteur industriel, sur un an selon les chiffres de l’INS, les prix de vente industriels augmentent de (+1,3%), selon l’INS. En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a progressé de (+1,3%) en glissement annuel. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de (+0,7%) et les prix des produits de l’industrie extractive de (+5,9%), du fait des augmentations des produits de l’extraction énergétique de (+7,5%) et des produits non énergétiques de (+1,3%).

En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a augmenté de (+0,3%) contre une baisse de (-0,1%) enregistrée en Octobre 2016. Les prix des produits de l’industrie extractive ont enregistré une augmentation de (+1,0%) et ceux des produits de l’industrie manufacturière de  (+0,7%). L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse  des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de (+0,4%) et de l’industrie chimique de (+0,6%). En revanche, une baisse de prix a été enregistrée pour les produits de l’industrie mécaniques et électriques de (-0,2%). Ministre, aussi, de l’Industrie, Zied Laadhari n’arrive toujours pas à courir plus vite que les prix, pour en endiguer le dérapage.

 

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Le taux d’inflation s’est situé à 4,2%, en 2016, il a enregistré un rythme ascendant, depuis le début de l’année (3,5% en janvier), pour atteindre ses plus hauts niveaux durant les deux mois de septembre et de décembre (4,2%) et ses plus bas niveaux en juillet (3,7%) et octobre (3,9%), d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Pourtant, d’après la même institution, les Tunisiens n’ont jamais autant dépensé, pas effrayés le moins du monde par la montée des prix : 3871 dinars en 2015 de dépenses de consommation par personne et par an, contre 2601 Dinars en 2010, soit une hausse de 48.8% sur la période 2010-2015, des années pourtant difficiles économiquement pour un pays qui n’a pas fini de régler la facture de la Révolution.
L’enquête de l’INS est allée plus loin en établissant un recul important du taux de pauvreté en Tunisie l’an dernier, par rapport à l’année de base (2010), soit avant la Révolution. D’après les statistiques, tout ce qu’il y a de plus officiel, le taux de pauvreté a fondu depuis 2010, passant de 20.5% à 15.2% en 2015, avec le bémol tout de même des milieux non communaux (hors périmètres communaux), où la pauvreté aurait franchi le seuil de 26%. Alors paradoxaux les Tunisiens ? Plus dépensiers et plus « riches » que jamais, alors que le pays est au plus mal économiquement ?

En tout cas les citoyens contestent et crient à la manipulation des chiffres, à des méthodes de calcul fausses, etc. Bref le Tunisie dit haut et fort qu’il n’a pas vu la couleur de cet argent que l’INS prétend qu’il a dans les poches et dépense sans compter. Même Fadhel Ben Omrane, député de Nidaa Tounes, s’est fendu d’une déclaration pour accuser l’institution de tromper l’opinion publique, de l’induire en erreur. C’est pour vous dire. Le bruit est tellement monté que Hédi Saïdi, Directeur Général de l’INS, a dû monter au front, hier mercredi 04 janvier, à la Radio Nationale, pour défendre l’honneur de son organisme. Il a énergiquement rejeté les accusations, de tous bords, arguant l’indépendance de l’institution et la fiabilité de ses méthodes de travail. L’histoire ne nous dit pas s’il a réussi à convaincre des citoyens qui doutent de tout en ce moment, en attendant l’INS livre ce jeudi des chiffres qui au moins mettent tout le monde d’accord, puisqu’ils concernent la hausse des prix, sur la même période 2010-2015…

En comparaison avec l’année de base 2010, l’inflation a été de 4,1% en 2015, 4,8% en 2014 et 5,7% en 2013.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à l’enchérissement des prix du groupe de l’alimentation et boissons de 3,2%, en comparaison avec 2015, en raison de la progression des prix des fruits et fruits secs de 11,1%, ceux des huiles alimentaires, des poissons et des légumes, respectivement, de 9%, 8,4% et 5,4%.
Cette augmentation est due, également, à l’accroissement des prix des pâtisseries de 2,2% et des dérivés de céréales de 1,6%, contre une régression au niveau des prix des viandes de 2,5%.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 5,2%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 7,4%.
Le groupe boissons alcoolisées et tabac a régressé, quant à lui, de 0,8%, durant l’année 2016, en comparaison avec 2015, suite à la baisse des prix des boissons alcoolisées de 9,5%.

La palme de la hausse à l’habillement et chaussures

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 7,3%, en raison de l’enchérissement des prix des chaussures de 8,4%, des vêtements de 7,2%, des tissus de 3,2% et des accessoires de 6%.
En ce qui concerne le groupe habitat et énergie domestique, il s’est renchéri de 5,6%, suite à la hausse des prix de l’eau potable et de l’assainissement de 15,5%, après la dernière augmentation des tarifs au mois de juin 2016, et des prix de location de 6,9%.
Pour ce qui est des prix du groupe meubles, équipements et services domestiques, ils ont connu une augmentation de 4,1%, au vu de l’accroissement des prix des rideaux et tapisseries de 6,7%, des ustensiles de cuisine de 6,4%, des services de maintenance de logement de 4% et des prix d’équipements électroménagers de 3,5% .
Les prix du groupe de la santé ont accru, à leur tour, de 2,8%, par rapport à 2015, en raison de la hausse des prix des services de santé de 4,9%, ainsi que ceux des médicaments et des produits pharmaceutiques de 1,8%. En revanche, les services hospitaliers ont connu une stabilité au niveau de leurs prix, tout au long de l’année 2016.
Même constat pour le groupe de transport, qui s’est enchéri de 4,4%, en 2016, en raison de l’augmentation des prix des voitures de 10,9% et ceux des frais des services de transport public et privé de 2,8%, ainsi que des coûts d’usage de voitures de 1,3%.
Cette inflation est due, également, à la hausse enregistrée aux niveaux des prix du groupe des télécommunications (0,4%), et ceux de groupe loisirs et culture (1,1%).
Aussi, les groupes de l’éducation, des restaurants et hôtels et celui de produits et services divers ont progressé respectivement de 7,2%, 4,3% et 5,6%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre 2016, en comparaison avec le mois de novembre de la même année.
Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe alimentation et boissons de 0,7%, en raison de l’augmentation des prix de certains produits alimentaires à l’occasion de la célébration de la fête de Mouled et de la fin de l’année.
De même, le groupe habillement et chaussures a poursuit sa tendance haussière (1,2% en décembre 2016), en raison de l’accroissement de l’indice des prix des chaussures de 1,3% et de vêtements d’hiver de 1%.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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Ce dimanche 4 décembre 2016, le GUN (gouvernement d’union nationale) et Youssef Chahed auront fait 100 jours à la tête de l’exécutif bicéphale de la Tunisie. Le temps est donc de faire le premier bilan du 7ème gouvernement de l’ère de l’après Ben Ali, celui de la 6ème année de la révolution et du 3ème gouvernement de la transition. Jules César disait en 47 Av J.C, «Veni, vidi, vici», traduisez, «je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu». Qu’en est-il de Youssef Chahed et de son GUN ?

Il est venu le 27 août 2016. Depuis, il a vu et rencontré presque tout le monde. Il a su ce qu’il ne savait peut-être pas quand il n’était que ministre sous Habib Essid. Il a lu des notes et des rapports de tous genres et entendu ce qu’il devait ou voulait entendre, discuté et négocié avec toutes les parties de la scène économique et sociale. Désormais, il ne peut plus se retrancher derrière l’excuse de l’héritage du gouvernement Essid, car ce sont désormais ses propres choix, même si ce n’est pas totalement le cas comme pour le budget et la loi de finances, pour manque de temps, qui sont en application.

  • 55,4 % de taux de satisfaction en septembre

En septembre dernier, selon le sondeur d’opinion Sigma Conseil, le jeune quadra qui aura entamé, le 18 septembre dernier, sa 42ème année d’âge, avait la confiance de 55,4 % des Tunisiens. 76,6 % d’entre eux étaient alors pessimistes sur l’avenir du pays.

En octobre, le taux de confiance dans son gouvernement était à 55,9 % alors que Chahed n’était qu’à la 6ème position des personnalités politiques qui inspirent confiance, loin derrière Neji Jalloul et même l’ancien chef de gouvernement Habib Essid.

En octobre aussi, la lutte contre le chômage était la 1ère préoccupation des Tunisiens et à la 3ème (14,9) position de leurs attentes. A la même date, le nombre de chômeurs s’établissait à 630.0 mille du total de la population active et le taux de chômage s’établit à 15,5%. Il était à 15,4 % à la fin du 1er trimestre 2016, à 15,6 % au 2ème trimestre et à 15,5 au 3ème. Autant dire que le chômage fait du sur-place.

L’inflation était à 3,8 % lorsqu’il avait remporté le vote de confiance de l’ARP en août dernier. Deux mois plus tard, en octobre, l’inflation s’est gonflée d’une décimale ( 3,9 % )et l’indice de production industrielle baissait de 0,1 %, fin novembre 2016, signe de la difficulté persistante à redémarrer de l’économie tunisienne dont la croissance n’était que de 1,3 % au terme du 3ème trimestre de la 1ère année de sa Primature. Avant cette Primature, le PIB du 1er trimestre n’enregistrait qu’une croissance de 1 %. Fin octobre aussi, la balance commerciale enregistrait un déficit de 1454,5 MDT. Un mois auparavant, le déficit n’était que de 1073,2 %.

  • C’est officiel. 2 sur 96 promesses tenues et 18 en voie de … !

Le bilan par les chiffres est donc plus que mitigé. Il est même nul, selon le «Chahedmeter» de «I Watch» pour qui le chef du gouvernement n’a réalisé aucune des 96 promesses qu’il a faites. Le 7ème chef de gouvernement tunisien a pourtant maintenu la maîtrise de la situation sécuritaire par l’intensification la lutte contre le terrorisme initiée par Habib Essid (35 terroristes arrêtés et démantèlement de 160 cellules au cours des 10 premiers mois 2016). Il n’a, par contre, presque rien fait en matière économique.

gfd2Selon un document officiel qui nous a été remis par son propre Cabinet, sur les 96 priorités ou promesses qu’il s’était fixées, uniquement 2 (deux) ont été tenues. Il s’agit du Forum de l’investissement «Tunisia 2020», initié faut-il le rappeler, par son prédécesseur, et du retour à la production du phosphate.

Le même document fait état de 18 autres promesses ou priorités en voie d’être tenues et … une seule qui ne l’a pas été, celle de «la clarification des prérogatives entre le gouvernement et l’instance de lutte contre la corruption». Pour le reste des 75 promesses, c’est le silence. Sur les 23 promesses, économiques et financières, 4 seraient en voie d’être accomplies (Plan de financement des PME par le biais de l’IS, la police fiscale, priorisation de l’exportation et l’équité fiscale).

Il reste que la majorité des promesses en cours, comme celle des 3.500 logements avant la fin 2016 ou encore le démarrage du programme d’aide au 1er logement, dépendent de la loi de finances 2017 et ne démarreront donc réellement que l’année prochaine. Peut-on donc lui demander plus ? Avec seulement 100 jours au pouvoir, 96 promesses et dans une telle conjoncture, ce serait lui mettre la barre la barre plus haut que ce que ne pourrait n’importe qui à sa place. Peut-on attendre plus de lui ? Certainement oui, car c’est le droit de tout citoyen.

  • Et pourtant …. !

Et pourtant, force est de constater que les 100 premiers jours de Youssef Chahed à la tête du GUN, dont l’un des ministres a été démis de ses fonctions après qu’il a encorné les Wahhabites saoudiens, seront marqués par quelques points, plus ou moins lumineux.

Il tient toujours tête à l’omnipotente UGTT et à certains puissants lobbies socioprofessionnels, comme les avocats ou les médecins, sur les questions des salaires et de la fiscalité. C’est ainsi que celui qui trône toujours à la tête du palmarès des personnalités politiques (Neji Jalloul), a pu rester en haut de ce podium. Le dernier qui l’avait fait avant lui, est Mehdi Jomaa. Mais il a fini par perdre son siège ! Chahed cèdera-t-il ou partira-t-il ?

Il réussit le « Tunisia 2020 « avec 35 milliards DT, en théorie en poche. Il lui reste à concrétiser ces promesses et à finaliser et même démarrer les projets qui leur sont liés. Il sera surtout attendu à ce titre et son avenir politique en dépendra. L’idée avait été certes lancée par son prédécesseur, mais il lui restera le mérite de l’avoir menée à terme et de la réussir, de l’avis de tous ceux qui y ont assisté. Les concrétisera-t-il ? Le pourra-t-il ? Avant lui, pour ne pas parler de l’exemple égyptien, BCE s’était vu promettre 5 milliards DT par le G7 et il attend toujours. C’est peut-être du pessimisme, mais c’est en même temps du réalisme !

Il a mené plusieurs campagnes contre le commerce parallèle et contre le non-respect des lois par les tenanciers des cafés et restaurants. Un petit pas dans la rude bataille de la restauration de l’autorité de l’Etat. Mais aussi, une action dont il ne récoltera pas des tonnes d’amour. Continuera-t-il ?

Il a enfin donné le coup d’envoi à un certain nombre de projets d’infrastructure. Mais, ce sont aussi des projets datant de l’ancien régime, tant en conception qu’en financement. Il restera à Chahed le mérite de les avoir inaugurés. En lancera-t-il de nouveaux lui-même ?

Mais le bilan dicte aussi d’attirer l’attention sur ce qui n’est pas allé pendant ces 100 premiers jours et ce qui reste à faire. Indéniablement, la mauvaise communication reste encore le point noir.

  • Une image de chef, pas encore construite

Youssef Chahed aura beau casser la croûte dans les rues de la vieille ville de Tunis, s’afficher avec son ancienne institutrice et se faire photographier retrouvant les traces de son papa à Sciences-Po à Paris ou animé quelques réunions de «Team Building» débridées et en tenue décontractée avec quelques membres de son gouvernement. Il n’arrive toujours pas à en tirer un changement d’image, d’un débauché d’Al Joumouri, débarquant à Nida et outsider en politique, vers le chef de gouvernement, l’homme d’Etat et le leader qu’il aspire à devenir.

Ses sorties média restent cadrées avec des journalistes triés sur le volet. Et lorsque son équipe n’y réussit pas, face à des journalistes chevronnés, il se fait brillamment tacler par un journaliste français. Et hormis quelques discours en séminaires et autres rencontres, l’homme qui manie pourtant bien le verbe, n’arrive toujours pas à donner des ailes à sa communication et user du verbe comme d’une arme contre ceux qui refusent de se soumettre à la loi dont il est pourtant démocratiquement l’incarnation.

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Fébrilement attendu par les pays qui, comme la Tunisie, ont lié leur sort économique et financier aux « recommandations » du Fonds monétaire international, le rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales vient de livrer ses constats et ce qu’il importe de faire pour pouvoir espérer tirer son épingle du jeu. Ses conclusions sont venues confirmer les appréhensions pour l’année courante mais, dans le même temps, esquissent  quelque chose qui s’apparente à un léger mieux en 2017.

Ainsi, le taux de croissance pour la Tunisie sera pire que celui estimé par son gouvernement. Il ne dépassera pas le 1,5% fin 2015, pour devoir remonter à 2,8% l’année prochaine. L’inflation tournera autour de 3,7% cette année, pour y ajouter deux décimales (3,9%) en 2017. Quant au déficit budgétaire,  il se situera, fin 2016, à 4,5% du PIB pour baisser à 3,6% l’année prochaine. Une petite éclaircie quand même, l’avancement continu des réformes, la modération du frein budgétaire et l’accroissement de la demande extérieure, en particulier de la zone euro, devraient accompagner une reprise attendue. Sauf que, dans un contexte marqué par la persistance d’obstacles structurels, la croissance à moyen terme restera vraisemblablement trop faible pour remédier au chômage élevé et renforcer l’inclusion. La perspective est valable pour tous les pays MENA importateurs de pétrole, surtout pour ceux en proie à la  lenteur des créations d’emploi et de l’amélioration des conditions de vie  qui pourraient s’attendre à une aggravation des tensions sociopolitiques en ce sens que les revers des transitions politiques et de la mise en œuvre des réformes pourraient compromettre la reprise.

S’ y ajoute le durcissement des conditions financières mondiales, dans un contexte marqué par le rééquilibrage de la Chine, la normalisation des taux d’intérêt aux États-Unis et les retombées du Brexit, pourrait limiter l’accès au financement. En revanche, les exportations pourraient augmenter plus rapidement si, par exemple, davantage de progrès étaient accomplis en matière d’accords commerciaux avec l’Union européenne. Le rééquilibrage de l’économie chinoise pourrait en outre élargir les débouchés pour les exportations de biens de consommation, prévoit l’institution de Bretton Woods.

En revanche, elle estime que  l’investissement et la croissance de la productivité sont trop faibles pour stimuler la croissance, la marge de manœuvre budgétaire est limitée par le coût élevé du service de la dette et le poids de la masse salariale, et, dans certains cas, les vulnérabilités externes restent fortes. Il est nécessaire, recommande le FMI,  de poursuivre l’assainissement des finances publiques afin d’améliorer le profil de la dette publique et de renforcer la marge de manœuvre disponible. Cet assainissement peut mettre l’accent sur des mesures ciblées en matière de recettes — suppression des exonérations fiscales, progressivité accrue des impôts sur le revenu et renforcement du recouvrement de l’impôt —ainsi que sur la poursuite de la redéfinition des priorités en matière de dépenses, en délaissant les subventions énergétiques universelles au profit de l’aide sociale ciblée, de l’investissement et d’autres domaines porteurs de croissance. Une plus grande flexibilité des taux de change permettrait de renforcer la compétitivité. Enfin, des réformes structurelles, en particulier dans les domaines de l’entreprise, du commerce et des marchés du travail et de la finance, sont nécessaires pour favoriser l’expansion du secteur privé et la création d’emploi.

La faible compétitivité  qui s’explique aussi par une appréciation du dollar américain, sur lequel les monnaies de nombreux pays de la région sont indexées, et malgré la récente dépréciation du taux de change en Tunisie comme en Egypte devrait, selon les prévisions, continuer à peser sur les parts de marché à l’exportation.

Pressions inflationnistes contrecarrées

Les  pressions inflationnistes ont été contrebalancées par la disparition progressive des subventions à l’énergie, la hausse des prix alimentaires et, dans certains cas, la dépréciation de la monnaie en Tunisie , la monétisation des déficits budgétaires et des politiques monétaires accommodantes, note le Fonds qui avertit toutefois que l’année prochaine, la région y compris la Tunisie subira de nouvelles pressions à la hausse, imputables à l’augmentation des prix mondiaux de l’énergie, à la suppression progressive des subventions à l’électricité et à l’eau .

Voilà pourquoi il est estimé qu’une  politique monétaire accommodante et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à favoriser la croissance et la stabilité macroéconomique. Lorsque la compétitivité se dégrade, que les pressions sur le taux de change nominal s’accentuent (par exemple creusement de l’écart entre les taux de change officiels et officieux) et que l’asymétrie des bilans est limitée, une transition plus rapide vers des régimes de taux de change plus flexibles s’impose pour éviter un ajustement macroéconomique plus complexe par la suite. La plus grande flexibilité doit aller de pair avec l’indépendance de la banque centrale  au titre de laquelle des avancées ont été enregistrées en Tunisie, la détermination d’un autre point d’ancrage nominal, le renforcement des capacités institutionnelles, la réduction du primat de la politique budgétaire, le développement de marchés des changes plus larges et plus liquides et le renforcement de la surveillance et de la réglementation bancaire.

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Le Forum Economique Mondial a dévoilé cette semaine son rapport global sur la compétitivité des différents pays du monde. Le Forum a analysé les niveaux de corruption, d’inflation et de stabilité pour élaborer une image virtuelle de chaque pays, rapporte Mosaïque fm.

L’un des facteurs utilisés pour élaborer cette image virtuelle est la taxe sur le business laquelle à chaque fois qu’elle augmente fait baisser la compétitivité du pays.

Vingt-cinq pays ont enregistré des taux de taxation sur le business supérieur à 50% et parmi ces pays, la Tunisie est classée 17ème avec un taux de taxation de 59.9%. La Tunisie a cependant baissé ses taxes par rapport à l’année dernière, puisqu’elles étaient estimées à 62%.

L’Argentine quant à elle est à la première place de ce classement, alors que la Bolivie et le Tajakistan complètent le podium. Au niveau africain, l’Algérie est le pays le plus taxé avec un taux de 72.7%, suivie par la Mauritanie avec 71.3%.

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« La Tunisie souffre de nombreux facteurs qui expliquent sa crise économique. Il s’agit, à titre d’exemple, de la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien, de l’inflation, l’augmentation du taux de chômage, l’endettement… Ces facteurs auront un impact indésirable non seulement actuellement mais pour les années à venir. Nous avons également devant nous une vraie menace qui pèse lourd sur notre pays : celle de la contrebande. Il faut mettre en place des mesures radicales et pertinentes pour faire face à ce phénomène à travers l’identification des opérations de contrôle au niveau de tous les circuits de distribution  informels », a déclaré l’expert en économie Sami Arfaoui, ce vendredi  12 août 2016, à Africanamanger.

On rappelle que le ministère du Commerce a déclaré à Africanmanager que la contrebande cause des pertes énormes au budget de l’Etat.

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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