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La dure vie des lanceurs d’alerte. Pourfendeurs de la corruption devant l’Eternel, Zorro des temps modernes, chevaliers blancs de la morale publique… Ce sont ces êtres très spéciaux, plus précisément dix d’entre eux, qui ont été honorés vendredi dernier par l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), rapporte tv5monde.com ce lundi 31 janvier 2017.

Pour la coordinatrice d’I-Watch, Henda Faleh, « l’idée est de leur donner du courage, et de prouver qu’on est en guerre ouverte » contre ce fléau qualifié d' »épidémique » par le président de l’INLUCC, Chawki Tabib. D’après Mme Faleh il faut faire « changer la peur de camp » et inciter le plus de citoyens à monter au front contre la « petite corruption » qui essaime dans tous les secteurs.

« Il y a des personnes qui se sentent mal protégées, qui ne peuvent pas construire seules des dossiers solides et qui risquent au final d’être poursuivies » pour des propos jugés diffamatoires par exemple, a déploré Noureddine Khalfaoui, un des lauréats, cadre à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam). Il a été distingué pour avoir déballé sur la place publique, l’été dernier, l’utilisation de stents périmés dans plusieurs cliniques privées en Tunisie, une révélation explosive qui avait défraayé la chronique. Le secteur de la santé y avait laissé des plumes… Sauf que depuis, les enquêtes diligentées par le parquet n’ont débouché sur aucune condamnation.

Un autre lauréat, qui occupe une haute fonction dans une entreprise publique de transports, a partagé son « parcours du combattant » et relaté l’énorme pression sur lui quand il s’est décidé à dénoncer les actes de corruption. « Depuis 2006, je n’ai cessé de dénoncer, preuves écrites à l’appui, des détournements de fonds –notamment en achats de carburants–, pour plusieurs dizaines de millions de dinars » (euros), a raconté Mohamed Abdelmoumen à l’AFP. Mais, « à chaque fois, la seule mesure prise a été… de me muter ». D’après lui, « il faut encore lever l’immunité dont bénéficient les lobbies de corruption car ils sont toujours à l’œuvre ». Ereinté par ce combat âpre et refroidi par l’impunité, il est présentement en congé maladie suite à une dépression nerveuse.

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L’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC) a remis 120 dossiers de corruption à la justice, a déclaré, jeudi, son Président Chawki Tabib, précisant que certains de ces dossiers impliquent trois ministres et des Présidents-Directeurs Généraux d’établissements publics.

 S’exprimant lors d’une journée d’étude, organisée au siège de l’Agence TAP, Tabib a souligné que les noms des personnes impliquées dans des affaires de corruption ne peuvent en aucun cas être dévoilés puisque, a-t-il dit, la loi régissant le travail de l’instance exige le secret professionnel.

« Pour lutter contre la corruption, il faut démanteler tout le système de corruption », a-t-il plaidé, indiquant que l’Instance est devenue depuis quelques temps un acteur actif de la scène politique, même si elle existe depuis 2011.
Parmi les réformes engagées, le président de l’Instance a cité la signature de la stratégie nationale de la lutte contre la corruption par le gouvernement, l’autorité judiciaire et le Syndicat national des Journalistes Tunisiens (SNJT), précisant, à ce sujet, qu’une journée nationale sera consacrée prochainement à la signature de la stratégie nationale par les représentants de la société civile.

Chawki Tabib a, par ailleurs, fait remarquer que la lutte contre plusieurs formes de corruption n’exige pas d’importants financements, à l’exemple de la mise en place d’un système informatique au sein du ministère de la justice qui permettra le recouvrement des amendes impayées, estimées, selon lui, à 3000 millions de dinars. « Interconnecter les systèmes informatiques des divers ministères permettra de réduire la marge des violations possibles de la loi », a-t-il dans ce sens souligné.

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Le Congrès national de la lutte contre la corruption a démarré ce jeudi 8 décembre, et se poursuivra jusqu’à demain vendredi à Tunis sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité ».

Coïncidant avec la journée internationale de lutte contre la corruption, cet évènement est une opportunité pour présenter la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Elaboré par l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) sur la base d’une approche inclusive et participative, ce plan s’appuie sur 6 objectifs stratégiques, à commencer par l’affirmation de la volonté politique en insufflant une dynamique de changement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

De même, elle vise à encourager la participation citoyenne active dans les efforts de l’Etat en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, à améliorer la transparence, l’accès à l’information dans l’organisation des services publics, la gestion des ressources et des dépenses publiques.

Outre ces actions, cette stratégie table sur le renforcement de l’imputabilité et la responsabilité de manière à empêcher l’impunité tout en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans discrimination.

Dans la même perspective, ce dispositif vient renforcer les capacités de parties prenantes en matière de bonne gouvernance, tout en clarifiant et coordonnant les rôles des différents acteurs intervenant dans ce domaine…

Pour y parvenir, des plans et des politiques de lutte contre la corruption ainsi qu’un plan d’action détaillé seront mis en place.

Le plan d’action de cette stratégie s’étalera sur 2 ans et se basera sur des programmes semestriels.

Selon le texte de la stratégie, une instance ou une commission doit être mise en place pour élaborer les rapports d’avancement semestriels. Cette dernière devrait regrouper des représentants des établissements publics, des représentants de l’INLUCC, du secteur privé, de la société civile, des médias ainsi que des personnalités académiques et culturelles.

Une étape historique…

Cette initiative vient traduire un consensus national pour faire avancer l’agenda de la lutte contre la corruption en Tunisie et renforcer la transparence dans la prestation des services publics, a relevé le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, mettant l’accent sur ce passage à l’action.

De toute façon et afin de consacrer cette ferme volonté, une charte sera signée par l’INLUCC, l’ARP, la présidence du gouvernement, l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire de la justice judiciaire et la société civile représentée par le syndicat des journalistes.

La démarche consiste à réunir l’ensemble des partenaires en donnant la possibilité de réagir.

C’est important dans la mesure où le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenant », a dit le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Lors de son discours d’intervention, il a souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception, engendrant ainsi d’énormes dégâts. D’après des statistiques officielles, la corruption cause à l’Etat des pertes annuelles estimées à 2000 millions de dinars

Appui international

Ce passage à l’action est déjà appuyé par plusieurs organismes internationaux dont notamment les Nations Unies, qui se sont montrées disposées à accompagner la Tunisie dans ce processus.

«Les Nations Unies sont heureuses d’accompagner la Tunisie dans les différents chantiers entamés dont notamment le chantier de la démocratisation et celui de la lutte contre la corruption », a assuré ElKebir Alaoui, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a fait savoir que ce nouveau cadre stratégique national s’intègre dans les aspirations des Tunisiens et les perspectives constitutionnelles de l’édification d’un régime démocratique et participatif. « Un régime dans lequel l’État garantit la primauté de la loi, le respect des libertés et des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs et l’équité entre les régions », a-t-il ajouté.

La réalisation de cet objectif semble facile, surtout avec l’appui de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale à travers son programme de « renforcement de la redevabilité publique en Tunisie », mis en œuvre depuis juillet 2016. Rappelons que ce programme vise à favoriser l’émergence d’îlots/modèles d’intégrité (dans des secteurs tels que la police, la douane, les communes, etc.) autour desquels devront être développées des actions collectives et des réformes sectorielles ciblées pour lutter contre la corruption.

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« Le chef du gouvernement actuel, Youssef Chahed, est appelé à appuyer financièrement et logistiquement les instances chargées de la lutte contre la corruption pour qu’elles puissent accomplir leurs missions ». C’est ce qu’a déclaré le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib.

Cet appui devrait selon lui, toucher l’INLUCC, la Cour des Comptes, le tribunal administratif ainsi que le pôle judiciaire et financier. Il réclame plus de moyens pour les magistrats concernés par ces affaires ; le Pôle judiciaire manque, en effet, d’outils, notamment d’ordre législatif.

Il a qualifié, par ailleurs, les textes législatifs et d’application d’inadéquats dans la mesure où ils protègent les corrompus en leur permettant de profiter des deniers publics.

« C’est important », a encore indiqué Tabib dans une déclaration à la presse à l’occasion de la signature d’une convention de partenariat et d’échange d’expérience avec son homologue libyen, rappelant que le nouveau gouvernement a fait de la lutte contre la corruption sa priorité et s’est engagé aussi à mobiliser tous les moyens pour éradiquer la corruption, phénomène qui a atteint un stade «épidémique en Tunisie»,

« Le Gouvernement d’Union Nationale est appelé à traduire sa volonté par des mesures audacieuses en ce qui concerne le suivi des corrompus, également au niveau administratif et ministériel », a dit Tabib.

Pour le président de l’INLUCC, tout est possible, surtout que le chef du gouvernement a les prérogatives nécessaires non seulement pour la réalisation de cet objectif, mais aussi pour la reconstruction des institutions de l’Etat en se basant sur la bonne gouvernance et la transparence.

L’INLUCC : peut et doit mieux faire

La signature de la convention avec l’instance libyenne de lutte contre la corruption était aussi l’occasion pour Chawki Tabib d’évaluer le rendement de son instance, cinq ans après sa création.

Ce rendement est jugé insuffisant, surtout que l’INLUCC n’a pas pu jouer son rôle et accomplir ses missions conformément à la loi à cause de plusieurs facteurs, à commencer par le manque de moyens financiers et logistiques, a-t-il déploré.

Or, une pareille situation ne peut que perturber le processus de la bonne gouvernance, selon Tabib, qui a ajouté qu’on allait tout droit vers un Etat mafieux.

Et pourtant, le président de l’INLUCC s’est montré déterminer à aller jusqu’au bout de sa mission. Chiffre à l’appui, l’instance a transmis plus de 100 dossiers à la justice en plus d’autres dossiers émanant de la Commission des investigations et de la Direction de répression fiscale, soit un total de près de 1200 dossiers à instruire par le Pôle judiciaire. Ces dossiers concernent essentiellement les transactions publiques et coûtent près de deux milliards de dinars par an aux caisses publiques. Ces initiatives ne peuvent que déranger sérieusement les barons de la corruption, dont les hommes aujourd’hui évoluent dans les hauts rangs de l’administration publique, d’après lui.

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A ce jour, l’Instance Nationale de lutte contre la Corruption (INLUCC) a reçu environ 12500 dossiers. Selon le quotidien « Assarih », ces dossiers touchent plusieurs secteurs, notamment la Santé, la Sécurité, l’Education et la Douane etc.

Pour plusieurs observateurs, le chiffre est important dans la mesure où la corruption a atteint un stade « épidémique » en Tunisie, des propos qui relaient les révélations du premier responsable de l’INLCC, Chawki Tabib, qui a appelé le gouvernement d’union nationale à freiner les barons désireux de créer un Etat mafieux.

D’après une récente étude de l’ONG Transparency International, plus de deux tiers des Tunisiens considèrent que la corruption est l’un des maux à l’origine de la révolution de 2011 et qu’elle a augmenté dans le pays au cours de ces dernières années.

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L’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) a appelé dans son rapport semestriel, qui vient d’être publié, les différentes parties concernées à lui assurer l’indépendance morale et financière  afin qu’elle exerce sa mission dans les bonnes conditions.

Elle a également passé en revue les nombreuses difficultés rencontrées en 2015, dont notamment le manque de ressources et de moyens nécessaires pour traiter les dossiers relatifs à la corruption et aux dépassements.

En effet, elle  a relevé qu’elle a renforcé son staff en 2016 avec le recrutement de nouveaux profils,  soit 78 agents et inspecteurs. Et d’ajouter qu’elle projette également de recruter plusieurs autres profils, et ce dans l’objectif de réussir la mission qui lui a été confiée de lutter efficacement contre le fléau de la corruption. Sur un autre volet, elle ajouté qu’elle a besoin d’une enveloppe de 700 mille dinars pour couvrir les salaires de ses employés au titre de l’année 2016

Un numéro vert pour dénoncer les cas de corruption

Sur un autre volet,  l’INLUCC a annoncé la mise en place d’un numéro vert (80 10 22 22) pour dénoncer les cas de corruption dans tous les gouvernorats du pays. A travers cette initiative, l’instance veut inciter les citoyens à porter plainte contre toute personne suspectée de corruption. Elle vise aussi à sensibiliser les Tunisiens sur l’impact négatif de ce fléau qui se propage d’une manière notable dans le pays.

10 instances régionales devraient voir le jour d’ici fin 2016

On rappelle que le nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé que le rôle de l’Instance nationale de la lutte contre la corruption sera renforcé au double plan humain et matériel. Il a fait savoir que 10 instances régionales devraient être mises en place d’ici la fin de l’année en cours. Une décision plus que salutaire qu’il faudra mettre en application dès que possible, compte tenu de l’ampleur du phénomène qui sévit en Tunisie depuis des décennies, notamment ces cinq dernières années…

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L’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) a annoncé dans son rapport semestriel qui vient d’être publié qu’elle a besoin d’une enveloppe de 700 mille dinars pour couvrir les salaires de ses employés au titre de l’année 2016.

L’ INLUCC a , en outre, rappelé la nécessité de renforcer ses ressources humaines  pour que l’instance puisse accomplir la mission qui lui a été accordée en matière de lutte contre la corruption, dans de bonnes conditions.

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L’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) a annoncé la mise en place d’un numéro vert (80 10 22 22) pour dénoncer les cas de corruption dans tous les gouvernorats du pays.

A travers cette initiative, l’instance veut inciter les citoyens et les encourager à porter plainte contre toute personne suspectée de corruption. Elle vise aussi à sensibiliser les Tunisiens sur l’impact négatif de ce fléau qui se propage d’une manière notable dans le pays.

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Dans son rapport semestriel, l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) a annoncé qu’en 2016, l’instance a renforcé son staff avec le recrutement de nouveaux profils,  soit 78 agents et inspecteurs.

L’instance a, dans le même contexte, indiqué qu’elle projette également recruter plusieurs autres profils, et ce dans l’objectif de réussir la mission qui lui a été accordée de lutter efficacement contre le fléau de la corruption.

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Nous rapportions, dans notre édition en date du 16 juin, cette information sous le titre «Qui fait les nominations à Tunisair ? Non ce n’est pas la PDG». Nous apprenons à ce sujet, outre le silence coupable des services du chef du gouvernement qui n’ont pas bougé d’un iota face à cette affaire, en flagrant délit de l’article 15 de la Constitution [ndlr : L’Administration publique est au service du citoyen et de l’intérêt général. Elle est organisée et agit conformément aux principes de neutralité, d’égalité et de continuité du service public, et conformément aux règles de transparence, d’intégrité, d’efficience et de redevabilité.], que  l’INLUCC (Instance de lutte contre la corruption) pourrait contacter le ministère du Transport pour une éventuelle explication sur ce dossier, suite à la lecture de notre article. C’est en tous cas ce qu’on nous a indiqué à l’INLUCC.

 

Nous apprenons aussi, par la voix du président de l’INLUCC, Chawki Tabib, que la compagnie tunisienne de transport aérien était depuis quelque temps déjà sous la loupe de l’Instance de lutte contre la corruption. C’est ainsi qu’une affaire d’emplois fictifs et de promotions administratives non régulières a été déjà instruite par l’INLUCC contre Tunisiair. 

  • Des affaires dont les faits remontent à 2012 et 2013, selon Chawki Tabib

Cette affaire pourrait avoir été instruite à partir d’un rapport d’inspection, rapport révélé par l’ancien ministre du Transport Chiheb Ben Ahmed en août 2015. Ce dont nous sommes sûrs, car cela nous a été confirmé par Chawki Tabib lui-même lors d’un entretien avec Africanmanager ce lundi, c’est que les deux affaires de corruption de Tunisair sont relatives à des faits intervenus en 2012 et 2013, pas après. Cette affirmation du président de l’INLUCC met de facto hors de cause l’actuelle PDG.

Une autre affaire a aussi été instruite chez Tunisair par les équipes de Chawki Tabib. Elle est relative à la société «Amadeus», une des filiales du groupe Tunisair. Cette affaire comporte deux volets. Le premier est relatif à des primes reçues par l’un des dirigeants d’Amadeus. L’autre est relative à un reliquat d’impôt non payé, d’un montant de 27 MDT. Les faits des deux volets de cette affaire Amadeus, que traitent les équipes de Chawki Tabib, remontent aussi aux années 2012 et 2013. C’est en tout cas ce que nous a assuré le président de l’Instance de lutte contre la corruption. 

  • Tunis-Montréal : Un 1er voyage bénéficiaire, en monnaie sonnante et trébuchante !

Ces dossiers font partie des 80 dossiers instruits par l’INLUCC sous Chawki Tabib. Des dossiers qui s’ajoutent aux 300 autres instruits par Feu Abdelfattah Amor et dont 150 seulement auraient été tranchés de manière définitive. «Les autres stagnent encore au niveau de l’instruction, pour différentes causes dont les longs délais des expertises et le grand nombre d’oppositions», a indiqué ce lundi 20 juin 2016 Chawki Tabib à Africanmanager.

Tunisair fait encore parler d’elle, et pas toujours en positif, à l’occasion du vol inaugural d’ouverture de la nouvelle ligne Tunis-Montréal. Plus d’un, parmi ceux qui ont traité ce sujet, n’étaient pas du voyage (Suivez notre regard). Un voyage qui n’a pas compris que des invités, mais 112 voyageurs ordinaires qui ont payé leurs tickets. Parmi ces voyageurs ordinaires, le mari de la ministre du Tourisme et chef de la délégation tunisienne, Selma Rekik, après que le chef du gouvernement a refusé la demande du ministre du Transport. Un voyage aussi de promotion, faut-il le préciser, ce qui explique la présence des journalistes selon des listes de personnes désignées par leurs organes sur la liste des 90 invités et des 20 personnes de l’équipe Tunisair.

En chiffres, selon nos informations, le coût total de ce voyage a été de 126,6 mille DT et non 300 mille, comme dit par certaines sources. Cela, sachant que l’ONTT a participé à hauteur de 50 % aux frais du cocktail et de l’Iftar à Montréal et que les frais de la réception qui avait suivi la conférence de presse à Montréal ont été à la charge de l’aéroport de Montréal lui-même.

Il est tout aussi important de préciser, selon nos informations issues de sources proches du ministre, que la compagnie Tunisair a aussi fait d’importantes entrées financières avec des voyageurs payants, à l’aller comme au retour. En effet, selon nos sources, la première traversée  de l’Atlantique a laissé 312 mille DT de recettes dans les caisses de Tunisair, dont 155 mille DT à l’aller et 157 mDT au retour. Et si l’on y retranche les 126 mDT de dépenses, ce premier vol Tunis-Montréal aura été bénéficiaire de 186 mille DT. De bon augure pour le transporteur national !

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