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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le « traitre », n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place « d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux ». Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une « commissionite » bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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Le taux d’inflation, en hausse continue depuis quatre mois, s’est stabilisé à 4,6%, en février 2017, alors qu’il avait atteint 4,2% en 2016, d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).
Il s’agit d’une stabilisation du rythme de la hausse des prix entre janvier et février 2017, en comparaison avec la même période de 2016. Compte non tenu de l’énergie et de l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de février 2017 a atteint 4,8%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,8% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,3%.

Les prix des légumes continuent de flamber

Le taux d’inflation enregistré résulte de l’accroissement des prix du groupe alimentation et boissons de 4,9% en glissement annuel, en raison de la hausse des prix des légumes de 12,8%, des huiles alimentaires de 12,7%, des poissons de 8%, des fruits et fruits secs de 3,5% et du lait et dérivés ainsi que des œufs de 2,6%. En revanche, les prix des viandes ont baissé de 0,4%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont cru de 4,8%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de 6,6%.

S’agissant du groupe des restaurants et hôtels, il a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,8%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés de 5,3% et des prix des services hôteliers de 1,8%.

L’eau potable et l’assainissement coutent plus cher

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,2%, par rapport au mois de février de l’année précédente, à cause de la hausse des prix de chaussures et des vêtements de 6,2%, des tissus de 1,7% et des accessoires de 9,2%.
Même constat pour le groupe habitat et énergie domestique, qui a enregistré un enchérissement de 6,1%, en raison de la progression des prix des loyers (de 6,7%), des matériaux de construction et de la maintenance du logement (2,5%), de l’eau potable et d’assainissement (15%) et de l’électricité, du gaz et des carburants (2,8%).

Petite hausse des prix du groupe meubles, équipements et services 

Quant à l’indice du groupe des meubles, équipements et des services domestiques, ils se sont inscrits à la hausse de 4,2%, au vu de l’augmentation des prix des ustensiles de cuisine de 6,2%, de ceux des services d’entretien du logement de 3,7%, des prix des rideaux et couvertures de 6,5%. La hausse a concerné aussi, les prix des équipements électroménagers (3,9%) et des meubles et tapis (3,8%).
Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de février 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,4% et ceux des produits pharmaceutiques de 1,5%.
En outre, le groupe du transport a progressé de 4,4%, en raison du renchérissement des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 1,9% et des services du transport public et privé de 1,3%.

Les prix du groupe produits et services divers ont enregistré, pour leur part, une augmentation de 4,4%, en glissement annuel, en raison de l’accroissement des prix de soins personnels de 5,4% et ceux des fournitures personnelles de 6,1%.
Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,9%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services postaux, de 3,3% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

Montée des dépenses de l’enseignement secondaire 

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 4,8%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,4%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et des fournitures scolaires (3,7%).

Léger recul de l’indice des prix à la consommation en février

L’indice des prix à la consommation familiale a régressé de 0,3% au cours du mois de février 2017, en comparaison avec le mois de Janvier de la même année.
Cette baisse est due à la diminution des prix du groupe habillement et chaussures de 4,6%, en raison des soldes d’hiver. L’indice des prix des chaussures a ainsi enregistré un repli de 5,5%, des vêtements de 4,6%, des accessoires de 1,8% et des tissus de 1,2%.
S’agissant du groupe alimentation et boissons, l’indice des prix a enregistré une légère hausse de 0,1%.

TAP

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L’expert en économie, Ezzedine Saidane a affirmé, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Shems Fm que le taux de croissance réel est inférieur ou égal à zero, démentant ainsi le chiffre de 1% annoncé par l’Institut national des statistiques (INS).

Il a par ailleurs précisé que le secteur des services non marchands est l’unique secteur ayant enregistré une croissance, alors que l’évaluation de la production des administrations se fait à travers l’étude de la masse salariale qui a gonflé en Tunisie ces dernières années.

L’expert en économie n’a pas manqué d’indiquer que le taux de croissance est décevant et prouve que l’économie nationale est inapte à créer ni emplois ni quelconque richesse.

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Le taux d’inflation a, encore, augmenté, en janvier 2017, à 4,6% contre 4,2% en décembre 2016 et 4% en novembre 2016, d’après les dernières statistiques de l’INS.
Compte non tenu de l’énergie et l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de janvier 2017 a atteint 4,9%.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à une accélération du rythme d’accroissement, en glissement annuel, des prix des légumes (7,5% durant le mois de janvier, contre 5,4% en décembre 2016), de ceux du groupe alimentation et boissons (4,7% contre 3,2%), résultant de l’enchérissement des prix des légumes (+15,6%), des huiles alimentaires (+10,7%) et des poissons (+ 9,2%. ), outre l’augmentation des prix du groupe logement et énergie de 2,8%.
Concernant les prix des fruits et fruits secs, ils ont augmenté de 4,5% et les prix du lait et dérivés et des œufs ont cru de 1%, tandis que les prix des viandes ont baissé de 2,3%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 4,6%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 6,6%.

Ça se corse pour l’habillement, les chaussures, l’habitat, les équipements…

Les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,1%, par rapport au mois de janvier de l’année précédente, à cause de la croissance des prix des chaussures de 7,1%, des vêtements de 6,8%, des tissus de 2,5% et d’accessoires de 6,2%.
Quant à l’indice du groupe habitat et énergie domestique, il a avancé de 6,1%, en comparaison avec le même mois de 2016, en raison d’une hausse de 6,8%, des prix de location et ceux des matériaux de construction et de la maintenance du logement de 2,1%.
Les prix de l’eau potable et de l’assainissement, se sont inscrits à la hausse de 15% et les prix de l’électricité, du gaz et des carburants de 2,8%.
Les prix du groupe des meubles, équipements et des services domestiques ont progressé de 4,1%. L’INS a expliqué cette croissance par l’accroissement de 6% des prix des ustensiles, de 4% de ceux des services de l’entretien de logement et de 7% des prix des rideaux et couvertures. La hausse a concerné aussi les prix des équipements électroménagers (3,4%) et des meubles et tapis (3,5%).

La santé et le transport coûtent plus cher

Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de janvier 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,2% et des prix des produits pharmaceutiques, soit une hausse de 1,6%.

En outre, le groupe du transport a progressé de 4,5%, en raison du renchérissement de l’augmentation des prix des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 2,3% et des services du transport public et privé de 1,1%.

Hausse mesurée pour les télécoms, ça flambe pour l’enseignement

Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,8%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services de la poste, de 2,9% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 6,7%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,3%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et de la fourniture scolaire de 14,4%.

Les restos, hôtels, les produits et services divers deviennent un luxe!

Ce groupe a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,4%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés ont augmenté de 4,9%. De même les prix des services des hôtels ont cru de 1,4%.

En glissement annuel, les prix du groupe ont enregistré une augmentation de 4,7%. Les prix de soins personnels ont augmenté de 5,6% et ceux des fournitures personnelles ont grimpé de 6,6%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,6% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,2%

L’IPC monte, boosté par l’alimentation et les boissons

L’Indice mensuel des prix à la consommation familiale (IPC), a connu, en Janvier 2017, une augmentation de 0,7% par rapport au mois de décembre 2016, en raison de la hausse de l’indice du groupe Alimentation et Boissons de 1,4%, résultant de l’augmentation des prix de la majorité des produits alimentaires, notamment les légumes frais, l’huile d’olive et les œufs, contre une régression des prix de certains produits à l’instar des viandes et des fruits frais.

L’indice du groupe logement et énergie a également connu une hausse importante de 0,9%, due essentiellement à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz de 2,8%, suite à la révision des prix, entrée en vigueur depuis janvier 2017.

Cette tendance haussière a également touché l’indice du groupe Articles d’habillement et chaussures qui a évolué de 0,4%, suite à l’augmentation enregistrée par les indices des prix des Chaussures (0,5%), des vêtements d’hiver (0,3%) et des tissus (0,4%).

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Le député de Nidaa Tounes à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Mohamed Fadhel Ben Omrane a démenti les statistiques et les chiffres récemment communiqués par l’Institut National des statistiques(INS) sur le taux de pauvreté en Tunisie.

Lors de son intervention, ce mardi 24 janvier 2017, au cours d’une plénière consacrée aux questions orales à 5 ministres dont le ministre de Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Ben Omrane a accusé l’INS de publier des chiffres erronés et d’induire l’opinion publique en erreur.

Selon ses déclarations, il est très improbable que le taux de pauvreté baisse en Tunisie de 5 points entre 2010 et 2015.

Le député de Nidaa Tounes a, à ce propos, appelé à mettre en place un comité d’audit composé de plusieurs responsables et parties gouvernementales pour enquêter sur les chiffres communiqués par cet institut au sujet de la pauvreté.

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Les statistiques dévoilées au début de ce mois par l’Institut National des Statistiques (INS) et selon lesquelles le taux de pauvreté a baissé de 5 points entre les années 2010 et 2015 ne cesse de soulever un tollé. Aujourd’hui, c’est au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) que l’affaire a été de nouveau évoquée.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a démenti en bloc toutes les accusations contre l’INS au sujet des chiffres qu’il avait récemment publiés et selon lesquels le taux de pauvreté en Tunisie a baissé de 5 points entre 2010 et 2015. « On ne peut pas mettre en doute la performance et les compétences de cet institut qui emploie 1050 personnes dont 60 ingénieurs », a-t-il dit.

Lors d’une séance plénière, ce mardi 24 janvier à l’ARP, consacrée aux questions orales à 5 ministres, Abdelkefi a fait savoir que l’INS n’a pas changé de stratégie et de méthode :  » On n’a pas changé de méthode (…). C’est la même stratégie qu’on a adoptée en 2010 (…) Ce sont aussi les mêmes techniques convenues à l’échelle internationale », a–t-il précisé.

Le ministre a en outre assuré que l’INS travaille dans l’indépendance totale et que la dernière enquête a été réalisée en collaboration avec plusieurs parties dont l’UGTT, l’Utica et l’ODC, avant d’expliquer que les chiffres de la pauvreté ont été calculés par rapport à la consommation et non par rapport aux revenus comme certains le pensent, et c’est pour la première fois, selon ses déclarations, que l’enquête prend en considération toutes les régions du pays.

Il a par ailleurs indiqué que plusieurs facteurs expliquent la baisse du taux de la pauvreté en Tunisie dont l’accroissement des prêts à la consommation, la baisse de l’épargne nationale, l’augmentation de la prime accordée aux familles nécessiteuses et l’effet de la contrebande sur certaines régions.

Quant à lui, le directeur général de l’INS, Hédi Saïdi, a fait remarquer que l’INS est un institut indépendant et que son directeur général n’est qu’un membre parmi l’équipe qui s’est chargée de ce travail.

Dans une déclaration à la presse en marge de cette plénière, Hédi Saïdi a tenu également à préciser que l’INS a fourni toute l’assistance logistique pour faire réussir cette enquête, qui a été faite dans les bonnes conditions, selon ses dires : « Lors de notre mission, aucun problème technique ou logistique n’a été constaté », a indiqué le DG de l’INS, soulignant que l’Institut a déjà entrepris la même stratégie, la même technique et les mêmes méthodes adoptées en 2010.

Ces  deux déclarations viennent en réponse aux accusations du député de Nidaa Tounes à l’ARP Mohamed Fadhel Ben Omrane lancées contre l’INS, mettant en cause les statistiques et les chiffres récemment communiqués sur le taux de pauvreté, l’accusant ainsi de publier des chiffres erronés et d’induire l’opinion publique en erreur. Selon ses déclarations, il est très improbable que le taux de pauvreté baisse en Tunisie de 5 points entre 2010 et 2015.

Le député de Nidaa Tounes a appelé à mettre en place un comité d’audit composé de plusieurs responsables et de parties gouvernementales pour enquêter sur les chiffres communiqués par cet institut au sujet de la pauvreté. Il a également appelé l’UGTT à dévoiler sa position par rapport à ce sujet.

Il est à noter par ailleurs que les résultats de l’enquête quinquennale sur la consommation présentés au début de ce mois en Tunisie ont révélé que le taux de pauvreté en Tunisie s’est inscrit à la baisse de 5% pour atteindre 15,2% en 2015 contre 20,5% en 2010 et 23,1% en 2005. En outre, l’enquête a indiqué que le taux de pauvreté “qualifié de sévère ou extrême” est estimé à 2,9% en 2015 contre 6% enregistré en 2010 et 7,4% en 2005, a-t-il souligné, lors d’une conférence de presse à Tunis.
Les résultats de l’enquête par région ont également montré que le taux de pauvreté se concentre particulièrement dans les régions de l’Ouest et certains gouvernorats du Sud, dépassant ainsi la moyenne nationale, à l’instar de ce qui se passe au Kef, Kasserine et Béja, où la pauvreté atteint respectivement 34,2%, 32,8% et 32%.

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A la fin de l’exercice 2016, selon l’INS (Institut National de la Statistique), l’indice des prix à la consommation familiale a dégagé une inflation de 4,2 % contre un taux de 4,1 % en 2015. L’inflation avait en fait connu un trend haussier depuis le début de l’année 2015, débutant à 3,5 % et terminant à 4,2 % en hausse, malgré le léger repli d’octobre dernier.

La hausse est due, selon l’INS, à la flambée de 3,2 % des prix du groupe alimentation à cause de la hausse des prix des fruits, de l’huile, des légumes et des poissons notamment, de 5,6 % du groupe habitation et même de 7,3% des chaussures. Entre juillet et décembre, période du nouveau gouvernement et du ministère Zied Laadhari, ce dernier n’aura pas réussi à maîtriser l’accordéon des prix et de l’inflation.

Côté prix à la vente pour le secteur industriel, sur un an selon les chiffres de l’INS, les prix de vente industriels augmentent de (+1,3%), selon l’INS. En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a progressé de (+1,3%) en glissement annuel. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de (+0,7%) et les prix des produits de l’industrie extractive de (+5,9%), du fait des augmentations des produits de l’extraction énergétique de (+7,5%) et des produits non énergétiques de (+1,3%).

En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a augmenté de (+0,3%) contre une baisse de (-0,1%) enregistrée en Octobre 2016. Les prix des produits de l’industrie extractive ont enregistré une augmentation de (+1,0%) et ceux des produits de l’industrie manufacturière de  (+0,7%). L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse  des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de (+0,4%) et de l’industrie chimique de (+0,6%). En revanche, une baisse de prix a été enregistrée pour les produits de l’industrie mécaniques et électriques de (-0,2%). Ministre, aussi, de l’Industrie, Zied Laadhari n’arrive toujours pas à courir plus vite que les prix, pour en endiguer le dérapage.

 

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Le Tunisien consomme de plus en plus depuis 5 ans au moins. Selon les derniers chiffres de l’INS (Institut National de la statistique), la moyenne de dépense familiale (une moyenne de 4 personnes par famille) par an 2010 était de 6.450 DT. En 2015, cette moyenne était de 15.561 DT, contre 11.286 DT cinq années auparavant. L’effet des augmentations salariales successives s’y ressent. Individuellement, c’est une moyenne de 3.871 DT par an et par personne, ce qui fait 10,5 DT par jour et par personne contre 7 DT en l’an 2010.

⦁ Moins de pain et plus de poulet

Dans cette dépense, les derniers chiffres de l’INS pointent une prépondérance de l’alimentation (28,9%) et de l’habitat (26,6%), les deux gouffres qui avalent plus de 51 % de la dépense familiale. Dans cette alimentation, les céréales prennent moins de place en 2015 par rapport à 2010 et donc moins de pain, mais plus de fruits et légumes, avec une préférence pour les viandes où la consommation augmente (32,5 Kg contre 29,8 Kg par an et par famille) pour les volailles, plus de produits laitiers et un peu plus de café et de thé.

⦁ La bouteille l’emporte sur le livre

Le transport est la 4ème source de dépense des familles, en hausse par rapport à 2010, suivi par l’habillement et les communications. Au bas de l’échelle, viennent l’alcool et le tabac. Mais là où il y a lieu de s’interroger, c’est la primauté que donne le consommateur tunisien à ce groupe de produits (alcool & tabac, 2,6 % des dépenses) par rapport à l’éducation. Cela pourrait s’expliquer par la gratuité de l’éducation en Tunisie, même pendant ce dernier quinquennat ; l’éducation se délocalise dans le privé. Mais ce peu de dépense se traduit aussi par l’avant-dernière place (1,1 % des dépenses familiales) pour la culture et cela impacte nécessairement le niveau d’éducation des Tunisiens, qui décaissent peu dans ce domaine et cherchent peu à l’améliorer.

Même si le chiffre de l’INS a fait dernièrement objet de beaucoup de polémiques, le taux national de pauvreté a été fixé à 15,2 % de la population en 2015 (1,693.968 million de Tunisiens) ; il est à noter que ce n’est pas toujours dans les gouvernorats les plus pauvres qu’on trouve les dépenses de consommation familiale les plus basses.

⦁ Les pauvres dépensent plus que les riches.

Il en est ainsi, par exemple, de la région de Kébilli. Avec une moyenne de dépense par an et par personne de 2.834 DT, ce gouvernorat est à la 19ème place dans le classement par région, juste avant Sidi Bouzid (23,1 % de pauvreté et 2.664 DT de dépense par personne), Kasserine, Béja, Le Kef et Kairouan (2.269 DT par an et par personne). Kébilli est pourtant la région où le taux de pauvreté est l’un des plus hauts (18,5 %) et dépasse même la moyenne nationale. Avec un taux de pauvreté de 21,1%, Mahdia a pourtant la 10ème plus hausse dépense du pays. Cela s’explique, peut-être, par la géographie de la région où le rural dépasse nettement le taux national.

Comme attendu, ce sont les régions du littoral et notamment le Grand Tunis, Monastir, Sfax, Nabeul et Sousse, où les dépenses familiales sont les plus importantes (une moyenne entre 5,8 mille DT et 4,8 mille DT par personne et par an) avec des taux de pauvreté généralement en-dessous de 10%. Mais là où le cliché «se casse la gueule», c’est le cas de Sousse, la 7ème plus grande dépense familiale, mais avec aussi un taux de pauvreté au-dessus de la moyenne nationale. Cela pourrait s’expliquer par les nouvelles ceintures de migration, notamment de Kairouan vers Sousse. Le cas le plus étonnant est celui du Grand Tunis où malgré ses ceintures de cités dortoirs et pauvres, le taux de pauvreté est le plus faible et les dépenses y sont les plus grandes.

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En réaction aux déclarations du directeur de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi selon lesquelles, le taux de la pauvreté en Tunisie a baissé de 5 points, le député à l’ARP, Monji Rahoui lui a accusé de mensonges « en fournissant des chiffres incorrects » et l’a sollicité de « prendre une distance par rapport aux politiciens ».

« Vous nous mentez comme l’a fait Ben Ali avant. Cette étude est erronée et a été commandée par la Banque mondiale et le FMI. Le taux de pauvreté a augmenté dans les quartiers populaires et les zones marginalisée. », a-t-il dit.

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Le taux d’inflation s’est situé à 4,2%, en 2016, il a enregistré un rythme ascendant, depuis le début de l’année (3,5% en janvier), pour atteindre ses plus hauts niveaux durant les deux mois de septembre et de décembre (4,2%) et ses plus bas niveaux en juillet (3,7%) et octobre (3,9%), d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Pourtant, d’après la même institution, les Tunisiens n’ont jamais autant dépensé, pas effrayés le moins du monde par la montée des prix : 3871 dinars en 2015 de dépenses de consommation par personne et par an, contre 2601 Dinars en 2010, soit une hausse de 48.8% sur la période 2010-2015, des années pourtant difficiles économiquement pour un pays qui n’a pas fini de régler la facture de la Révolution.
L’enquête de l’INS est allée plus loin en établissant un recul important du taux de pauvreté en Tunisie l’an dernier, par rapport à l’année de base (2010), soit avant la Révolution. D’après les statistiques, tout ce qu’il y a de plus officiel, le taux de pauvreté a fondu depuis 2010, passant de 20.5% à 15.2% en 2015, avec le bémol tout de même des milieux non communaux (hors périmètres communaux), où la pauvreté aurait franchi le seuil de 26%. Alors paradoxaux les Tunisiens ? Plus dépensiers et plus « riches » que jamais, alors que le pays est au plus mal économiquement ?

En tout cas les citoyens contestent et crient à la manipulation des chiffres, à des méthodes de calcul fausses, etc. Bref le Tunisie dit haut et fort qu’il n’a pas vu la couleur de cet argent que l’INS prétend qu’il a dans les poches et dépense sans compter. Même Fadhel Ben Omrane, député de Nidaa Tounes, s’est fendu d’une déclaration pour accuser l’institution de tromper l’opinion publique, de l’induire en erreur. C’est pour vous dire. Le bruit est tellement monté que Hédi Saïdi, Directeur Général de l’INS, a dû monter au front, hier mercredi 04 janvier, à la Radio Nationale, pour défendre l’honneur de son organisme. Il a énergiquement rejeté les accusations, de tous bords, arguant l’indépendance de l’institution et la fiabilité de ses méthodes de travail. L’histoire ne nous dit pas s’il a réussi à convaincre des citoyens qui doutent de tout en ce moment, en attendant l’INS livre ce jeudi des chiffres qui au moins mettent tout le monde d’accord, puisqu’ils concernent la hausse des prix, sur la même période 2010-2015…

En comparaison avec l’année de base 2010, l’inflation a été de 4,1% en 2015, 4,8% en 2014 et 5,7% en 2013.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à l’enchérissement des prix du groupe de l’alimentation et boissons de 3,2%, en comparaison avec 2015, en raison de la progression des prix des fruits et fruits secs de 11,1%, ceux des huiles alimentaires, des poissons et des légumes, respectivement, de 9%, 8,4% et 5,4%.
Cette augmentation est due, également, à l’accroissement des prix des pâtisseries de 2,2% et des dérivés de céréales de 1,6%, contre une régression au niveau des prix des viandes de 2,5%.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 5,2%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 7,4%.
Le groupe boissons alcoolisées et tabac a régressé, quant à lui, de 0,8%, durant l’année 2016, en comparaison avec 2015, suite à la baisse des prix des boissons alcoolisées de 9,5%.

La palme de la hausse à l’habillement et chaussures

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 7,3%, en raison de l’enchérissement des prix des chaussures de 8,4%, des vêtements de 7,2%, des tissus de 3,2% et des accessoires de 6%.
En ce qui concerne le groupe habitat et énergie domestique, il s’est renchéri de 5,6%, suite à la hausse des prix de l’eau potable et de l’assainissement de 15,5%, après la dernière augmentation des tarifs au mois de juin 2016, et des prix de location de 6,9%.
Pour ce qui est des prix du groupe meubles, équipements et services domestiques, ils ont connu une augmentation de 4,1%, au vu de l’accroissement des prix des rideaux et tapisseries de 6,7%, des ustensiles de cuisine de 6,4%, des services de maintenance de logement de 4% et des prix d’équipements électroménagers de 3,5% .
Les prix du groupe de la santé ont accru, à leur tour, de 2,8%, par rapport à 2015, en raison de la hausse des prix des services de santé de 4,9%, ainsi que ceux des médicaments et des produits pharmaceutiques de 1,8%. En revanche, les services hospitaliers ont connu une stabilité au niveau de leurs prix, tout au long de l’année 2016.
Même constat pour le groupe de transport, qui s’est enchéri de 4,4%, en 2016, en raison de l’augmentation des prix des voitures de 10,9% et ceux des frais des services de transport public et privé de 2,8%, ainsi que des coûts d’usage de voitures de 1,3%.
Cette inflation est due, également, à la hausse enregistrée aux niveaux des prix du groupe des télécommunications (0,4%), et ceux de groupe loisirs et culture (1,1%).
Aussi, les groupes de l’éducation, des restaurants et hôtels et celui de produits et services divers ont progressé respectivement de 7,2%, 4,3% et 5,6%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre 2016, en comparaison avec le mois de novembre de la même année.
Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe alimentation et boissons de 0,7%, en raison de l’augmentation des prix de certains produits alimentaires à l’occasion de la célébration de la fête de Mouled et de la fin de l’année.
De même, le groupe habillement et chaussures a poursuit sa tendance haussière (1,2% en décembre 2016), en raison de l’accroissement de l’indice des prix des chaussures de 1,3% et de vêtements d’hiver de 1%.

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Selon les résultats de l’Enquête nationale sur la population et l’emploi dévoilés par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de chômage a enregistré, au cours du 3e trimestre de l’année en cours, une légère baisse par rapport au deuxième trimestre 2016, passant de 15,6% à 15,5%

D’après la même source, le nombre de chômeurs s’établit à 630.000 du total de la population active.

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Force est de reconnaitre que les bonnes nouvelles ne se bousculent pas pour accueillir le nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed. Après Hizb Ettahrir, qui a nous a habitués à ses facéties mais là ne nous fait plus rire du tout quand il menace de couper des têtes à cause d’une bannière arrachée, Chahed devra encaisser les mauvais indicateurs de la production industrielle, qui affichent un recul de -0,3%. Le plus inquiétant dans tout ça c’est que la production industrielle est le thermomètre de l’activité économique et de la croissance en Tunisie. Mais en même temps Chahed savait tout ça avant de prendre les rênes du pays. Il savait aussi qu’on attendrait beaucoup de lui, jusqu’à l’impossible. C’est ce qui explique sans doute la lueur fugace qu’on a vue dans ses yeux quand il a entendu le président de l’ARP dévoiler les résultats du vote de confiance, qui lui donnaient une écrasante majorité. Une lueur d’étonnement, d’effroi, de panique, mais qui a vite cédé la place à un large sourire. Il faut lui souhaiter que ce sourire ne le quittera pas au fil des mois face à l’immensité de sa tâche. En attendant, regardons ce que l’Institut National de la Statistique (INS) nous dit de la production industrielle.

Et bien l’INS nous dit que la légère embellie de la production industrielle qu’on a notée au cours du deuxième trimestre 2016, c’est terminé, c’est déjà du passé. Ce qu’on a maintenant c’est un indice de la production industrielle cumulée à la fin des six premiers mois de cette année qui affiche un tassement de -0,3%, d’après l’INS.

La mauvaise saison agricole a lourdement affecté la cadence de la production industrielle, à ajouter à l’impact négatif du recul sur le front de l’industrie du raffinage du pétrole (-8,9%), celui des mauvais chiffres de l’industrie du caoutchouc et des plastiques (-2,8%) et la baise de forme de l’extraction des produits énergétiques (-11,1%).

Chahed voulait plus de phosphate, il l’a!

Le rebond du secteur des produits non énergétiques dont principalement le phosphate a tout de même permis de rendre un peu plus grisâtre ce sombre tableau. De 965.8 mille tonnes au cours du premier semestre 2015, la production du phosphate brute a fait un bond jusqu’à 1868.6 mille tonnes à la fin de la même période de cette année, soit une envolée de 93.5%. On verra si la tendance va se maintenir, mais ce qui est sûr c’est que le nouveau patron de l’exécutif tient là une bonne nouvelle, une des rares. Il aurait tort de bouder son plaisir, lui qui avait évoqué devant la représentation nationale la dégringolade du secteur des phosphates depuis la Révolution, -60%, un énorme préjudice pour les caisses publiques évalué à 5 milliards de dinars.

La production dans les industries manufacturières sera également l’un des grands chantiers de Chahed, notamment l’industrie du textile-habillement, celle du cuir et des chaussures, du secteur mécanique et électrique.

Tout le monde, le chef gouvernement en tête, guette les signes de relance, mais franche, de la production industrielle. C’est ce qui donnera le tempo de la reprise économique, et par ricochet le retour des investisseurs. C’est dire que cette affaire est de la plus haute importance, car la menace du scénario à la grecque plane, avec sa cohorte de mesures d’austérité que Chahed a déjà évoquées à l’ARP. Pour conjurer le sort, il invite tout ce que la Tunisie compte comme forces vives à doper la croissance avec les deux leviers que sont l’investissement et la productivité du travail. Mais ça ses prédécesseurs l’avaient dit, pour le succès que l’on sait. Il faudra à Chahed beaucoup plus que des incantations pour tirer la Tunisie de ce mauvais pas. C’est pour cela que les élus de la nation lui ont donné cette écrasante majorité. A lui de faire en sorte qu’elle ne l’écrase pas…

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Samir Bettaieb s’apprête à prendre la tête d’un ministère difficile, complexe et d’autant plus délicat à piloter que ses réalisations dépendent en grande partie du climat. Alors que justement la nature n’est pas généreuse avec la Tunisie en ce moment. Le pays va boucler une saison agricole 2015/2016 particulièrement âpre et qui restera dans les annales de l’histoire du fait du déficit pluviométrique et de la sécheresse lesquels, hélas, ont tendance à s’ancrer ces dernières années. Les regards sont donc tournés vers le mois de septembre qui pointe le bout de son nez et marque le début de la nouvelle saison agricole. L’heure est d’importance, même si la politique et les incessantes gesticulations des politiciens pour s’attirer les bonnes grâce du nouveau chef du gouvernement lui volent la vedette. Ce qui va déterminer le contenu de l’assiette des citoyens est sans aucun doute au moins aussi important!

Comme c’est le cas pour le Maroc, dont la croissance va être scotchée sous les 2% en 2016, l’économie de la Tunisie paie le prix des mauvaises performances du secteur agricole. Le recul de la production de l’huile d’olive a lourdement impacté la production agricole, et par ricochet la croissance économique de la Tunisie.

L’Institut National de la Statistique (INS) fait état dans son rapport d’un recul de 3,6% de la valeur ajoutée du secteur agricole au terme du deuxième trimestre de 2016 et d’une baisse de 35,1% des exportations en valeur et en volume du secteur agricole et des industries agroalimentaires et ce, au mois de juillet 2016. Ces chiffres sont sans commune mesure avec les résultats de l’an dernier, où on a enregistré respectivement des bonds de +118,6% et +85,6%.

Des problèmes matériels à régler

Face à ces mauvaises nouvelles, sur lesquelles on n’a pas vraiment de prise, ‘Dame Nature’ étant la seule maitresse à bord, les autorités tunisiennes se démènent comme elles peuvent pour soulager les producteurs et l’économie nationale. Il y a peu, Habib Essid, chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, a piloté un Conseil ministériel dédié à l’étude des avancées de la saison agricole 2016/2017. Au menu des travaux les problèmes structurels et conjoncturels qui lestent le secteur agricole. Il a été question du retard pris dans la modernisation des outils de production, de l’endettement qui plombe le business des agriculteurs, du faible accès au financement et du déficit hydrique, une grosse source d’inquiétude, surtout au regard des prédictions alarmistes des rapports internationaux.

Une production agricole mi-figue, mi-raisin

En parlant de déficit hydrique, il a eu des effets nocifs dans certaines parties du pays, rapporte le bulletin de conjoncture de l’ONAGRI (Juillet 2016). La relative clémence aux mois d’avril et mai de cette année a permis de soulager les grandes cultures, surtout dans le Nord. Il y a même eu une petite embellie qui a permis de porter à 14 millions de quintaux la production céréalière, soit une progression de 7,8% en comparaison avec la campagne précédente.

Par contre la production oléicole fait grise mine. Elle affiche un modeste 700 mille tonnes pour les olives, ce qui a donné à peine 140 mille tonnes d’huile d’olive, précise le bulletin de l’ONAGRI pour le mois de juillet 2016.
Par conséquent, les exportations d’huile d’olive ont fondu de 70% en comparaison avec la saison dernière. Les recettes globales des exportations se sont établies à 480 millions de dinars. Les conditions climatiques sont pointées du doigt, elles ont malmené les plantations du Centre et du Sud. Le gouvernement a mis en place un dispositif pour solutionner les dégâts causés. Un pactole de 925 mille dinars a été décaissé.

La production des agrumes a également été affectée. La production a chuté de 5% durant la saison 2015/2016.

Tous les segments du secteur agricole ont été impactés par les conditions climatiques, sauf la production et l’exportation de dattes. Cette filière tire son épingle du jeu, d’après les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques. Mais c’est bien peu pour tirer vers le haut un secteur agricole dont plusieurs moteurs sont en panne. On verra ce que le nouveau ministre a dans sa besace pour régler les problèmes d’un secteur très stratégique et vital. Du moins ce qui sera de son ressort, pour le reste il faudra implorer le ciel…

L’Institut National de la Statistique(INS) a annoncé le lancement d’un indice relatif au marché de l’immobilier tunisien dont les transactions se sont élevées à 2400 MD, en 2015.
Le directeur général de l’INS Hedi Saidi a précisé que l’indice sera élaboré à partir de la base de données du ministère des finances mise en place en coordination avec les professionnels du secteur, sur recommandation de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) suite à la crise mondiale (2008/2009).
Cet indice vise à fournir des données précises permettant la réalisation d’études prospectives pour connaitre le développement du secteur immobilier.
Il a souligné que la première version de l’indice est basée sur l’examen du développement du marché de l’immobilier (terrains, appartements et maisons), entre 2000 et 2015.
Il a fait savoir dans ce cadre que le volume des transactions est passé de 800 MD en 2000, à 2400 MD en 2015, ajoutant que la vente des appartements représente 1400 MD des transactions du secteur.
Les prix du mètre carré des terrains a augmenté, entre 2000 et 2015, passant de 40 dinars en 2000, à 80 dinars tandis que le prix du mètre carré des appartements qui était entre 200 et 400 d a varié, en 2015, entre 800 et 1000 dinars.
Il a précisé que la zone du Grand Tunis, de l’Ouest et Sfax contribuent à l’augmentation des prix des logements.

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L’Institut national de la statistique (INS) a pris le pouls des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger à prix courants pour les sept premiers mois de 2016. Il est établi que les revenus des exportations ont enregistré à fin juillet dernier un léger recul de 0,5% en comparaison avec la même période en 2015, pour afficher 16,507 milliards de dinars.

Les importations ont également baissé, presque dans les mêmes proportions, -0,7% ; elles s’établissent à 23,363 milliards de dinars en 2016 contre 23,533 milliards en 2015.

Ce qui nous donne un déficit de la balance commerciale, au terme des sept premiers mois de cette année, de 6,853 milliards de dinars contre 6,943 milliards à fin juillet 2015. Un très léger mieux donc…

Le taux de couverture est presque le même, à fin juillet dernier, 70.7% contre 70.5% à la même période de l’an dernier.

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L’avancement de la période des soldes d’été (à partir du 15 juillet 2016) a été derrière de la baisse du taux d’inflation en juillet 2016, selon les analyses de l’Institut National de la Statistique (INS).
L’INS a indiqué, dans un communiqué, que  » le taux d’inflation pendant le mois de juillet 2016 a baissé pour la première fois depuis trois mois de 0,2 point, par rapport au mois de juin 2016, pour s’établir à 3,7% « .
Le taux d’inflation est allé crescendo au cours des trois derniers mois passant de 3,4% en avril 2016, à 3,9% en mois de juin 2016, selon les statistiques de l’INS. L’institut a indiqué que l’avancement de la période des soldes d’été des vêtements et les chaussures a entrainé une chute du taux d’inflation à ce groupe qui représente 8,3% en terme d’indice des prix , passant ainsi de 7,0% en juin 2016 à 2,9% en juillet 2016, en glissement annuel.
Hausse de 0,1 % de l’indice des prix à la consommation en juillet 2016 par rapport au mois de juin 2016
L’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,1% pendant le mois de juillet 2016, par rapport au mois de juin 2016. Cette évolution est imputable à la hausse des prix du groupe  » alimentation et boissons  » de 0,2%. Les prix des viandes et des huiles ont connu une progression contre une régression des prix des légumes fraiches et des œufs.
L’indice des prix du groupe  » logement et énergie domestique  » ont évolué de 0,7% suite à la hausse des prix de l’assainissement public de 1,9% parallèlement aux loyers pendant l’été de 0,7 % .
Les prix du groupe  » Santé  » a aussi grimpé de 0,3, suite à l’évolution des prix des médicaments de 0,5% et de ceux des services médicaux de 0,2%. Idem pour l’indice des prix du groupe  » Transport  » qui a progressé de 0,3% malgré la baisse des prix des carburants qui ont connu un ajustement au niveau de certains produits (Gasoil et gasoil50). Aussi, faut -il rappeler que les prix des nouvelles voitures ont augmenté de 1% contre une régression des dépenses de l’usage des voitures de 0,2%.
Par contre, les prix des vêtements et des chaussures ont baissé de 2,7%, sous l’effet du démarrage de la période des soldes d’été avant la date prévue soit à mi-juillet 2016. Ils ont baissé respectivement de 3% (vêtements d’été), de 2,1% (chaussures) et de 1,8% (tissus).

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Les revenus des exportations tunisiennes ont enregistré, au cours du 1er semestre 2016, une régression de 1,3% pour atteindre 14255,3 millions de dinars (MD), contre 14437,8 MD, au cours de la même période 2015, selon les données de l’Institut national de statistique (INS).
Les importations ont baissé de 1,5% atteignant 20289,4 MD, contre 20606,9 MD au cours de la même période 2015.
Selon la même source, cette situation a causé une légère régression du déficit commercial qui a atteint 6034,1MD contre 6169,1 MD au cours de la même période 2015.
Le taux de couverture des importations par les exportations s’est légèrement stabilisé atteignant 70,3%, contre 70,1% au cours de la même période 2015.
L’INS a expliqué cette régression des exportations à fin juin 2016, par la baisse des exportations du secteur des produits agricoles et alimentaires de 36% à cause de la chute des ventes d’huile d’olives, au cours de cette période par rapport à la même période de 2015 (442,8MD contre 1287,8 MD).
Les exportations du secteur de l’énergie ont régressé de 50,1% à cause de la baisse des exportations des produits raffinés (168,7MD contre 552,2MD).
Sur un autre plan, les exportations du secteur du phosphate et dérivés ont poursuivi leur croissance, enregistrant au cours du 1er semestre 2016 une hausse de 93,6% à cause de la progression des exportations d’acides phosphoriques.(332,3 MD contre 108,7 MD) outre la hausse des exportations du secteur des industries mécaniques et électriques de 11,7% et du secteur textile/habillement de 4,6%.
Selon l’INS, la régression enregistrée au niveau des importations (1,5%), est expliquée par la baisse des importations du secteur de l’énergie de 33,9% à cause de la baisse des achats de pétrole brut (213,8MD, contre 504,8MD) et des produits agricoles de base de 15,5% à cause de la régression des achats de blé dur (303,9MD contre 411,2MD).

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Selon les chiffres de l’INS (institut national des statistiques), relatifs à l’indice des prix à la consommation familiale pour le mois mars 2016, l’inflation s’est stabilisée à 3,4 % avec un glissement de -0,1 % entre décembre 2015 et mars 2016. En février de la même année, elle était au même niveau. En dehors de l’énergie, l’inflation était de 3,6 %, ce qui montre l’impact de la petite baisse des prix des carburants, introduite dernièrement. En dehors des prix des boissons alcoolisées et du tabac, l’inflation aurait été de 3,5 %. Il faut aussi noter le glissement négatif, de -2,2 au cours des 3 premiers 2016 comparés à la même période 2015, du prix des communication grâce à la concurrence des opérateurs téléphoniques

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Une convention quinquennale de coopération technique et d’échange des données, a été signée mardi entre le ministère des Affaires locales et l’Institut national de la statistique (INS). L’accord porte aussi sur la préparation matérielle du recensement décennal du patrimoine immobilier ( construit et non construit) que réalisent les municipalités. En vertu de l’accord, les municipalités fournissent à l’INS des informations précises sur la population et des cartes sur la nouvelle extension municipale.
Selon le directeur général des collectivités locales au ministère Mokhtar Hammami, ce partenariat devra faciliter le paiement des impôts municipaux et assurera aux citoyens des services de meilleure qualité. Dans le cadre de cet accord, l’INS aidera le ministère à la réalisation du recensement décennal et élaborera le formulaire que les citoyens seront appelés à remplir, a expliqué le directeur général de l’Institut Hedi Saidi. De plus, l’Institut fournira toute sorte de données statistiques et cartographiques pour faciliter le travail sur le terrain et mettra à la disposition des équipes affectées au projet les moyens logistiques et les ressources humaines nécessaires.

TAP

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Selon les chiffres de
Le rapport sur la population et l’emploi, élaboré par l’Institut national de la statistique (INS), fait état d’une légère hausse du taux de chômage. Ce dernier est passé de 15,3% au troisième trimestre 2015 à 15,4% au quatrième trimestre de l’an dernier. Le nombre de demandeurs d’emploi s’établit ainsi à 618.800 sur les 4.020.800 qui constituent la population active globale.

Dans le détail, 12,5% des hommes sont touchés par le chômage et 22,6% des femmes pour le quatrième trimestre 2015.
Quant aux diplômés de l’enseignement supérieur en chômage, ils sont évalués à 241.400 au quatrième trimestre 2015, alors qu’ils étaient 242.000 au troisième trimestre 2015, ce qui nous donne respectivement 31,2% et 32%.

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