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international financial reporting standdards, Tunisie

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Dans un contexte transitionnel

Dans un contexte transitionnel, la restructuration du secteur bancaire s’avère une nécessité pour booster l’investissement, notamment étranger et assurer une meilleure intégration de l’économie locale dans le tissu international.

L’idée de regrouper les banques publiques en un seul pôle financier commence à avoir des adeptes , malgré la controverse suscitée par le cout social de cette option et le niveau d’ouverture de ces institutions publiques aux apports privés .

L’entreprise de restructuration du secteur bancaire publique ou privé , passe par la mise en application des normes et codes universels, associés aux deux grands accords de Bâle II en 2004 et Bâle III en décembre 2004 , fondés essentiellement sur la gestion des risques. Les autorités prudentielles ont décidé d’instaurer, à travers ces mécanismes , un ensemble de règles aux banques pour stabiliser le système bancaire, à travers l’instauration des normes internationales de renforcement de chaque établissement financier ,afin d’éviter des crises de plus en plus importantes, et courantes .

Les recommandations de Bâle , qui sont revues régulièrement ,sont devenues une obligation harmonisée à l’ensemble des banques. De Bâle I à Bâle II, puis Bâle III les banques doivent anticiper la feuille de route pour respecter la règlementation prudentielle à temps.

Ces mécanismes rendent opportun l’utilisation des modèles de notation de risques en interne , à travers l’application des normes IFRS (international financial reporting standdards) notamment IAS 39 et IFRS 9.

Pour Chiheb Ghanmi, expert-comptable, c’est une démarche stratégique pour entamer le chantier de restructuration des différentes banques , surtout qu’une convergence totale aura lieu à l’horizon 2015 entre IFRS et Bale II.

Rencontré lors d’une réunion organisée ce mercredi 5 juin, sur l’introduction des IFRS dans le secteur bancaire, l’expert-comptable a affirmé que la mission est possible puisque le cadre conceptuel des banques tunisiennes est proche des standards internationaux .L’expert -comptable souligne que les professionnels tunisiens utilisent déjà cinq normes comptables qui se rapprochent des principes comptables dans les pays développés .

Tâche facile, mais encore des failles

La tâche est certes facile comme l’a mentionné Chiheb Ghanmi, mais les contraintes sont de plus en plus nombreuses.

En effet, le système d’information des banques tunisiennes souffre de plusieurs insuffisances (manque d’informations et d’intégration). A cela s’ajoute la faible capitalisation des banques tunisiennes et le niveau élevé des impayés sur les engagements. Pour ce faire, Chiheb Ghanmi a appelé le secteur bancaire à entamer le chantier de la migration vers l’application des normes internationales, particulièrement les IFRS.

Il estime que le temps est venu pour aller vers le marché progressif. Les banques cotées seront la cible de départ. Elles seront les premières à être touchées en traitant les états financiers consolidés .Les autres banques non cotées faisant partie d’un groupe international étranger seront touchées en un deuxième temps . « L’application de toutes les normes internationales est souhaitable à l’exception des instruments financiers » a recommandé le l’expert-comptable.

Nombreux défis à relever

Dans ce cadre, Le système bancaire tunisien a devant lui des défis à relever . Dieter Van der Stock, responsable de Fernbach Financial Software, considère qu’il est utile d’avoir plus des détails ,et surtout avoir un bilan intermédiaire pour le produit financier , afin que les banques tunisiennes soient capable de répondre aux exigences des normes internationales . « Les auditeurs devraient assister les banquiers dans ce processus » a noté Dieter Van der Stock, indiquant que l’application des IFRS ne signifie pas seulement être en conformité avec les normes internationales, mais aussi avoir à disposition une base de données claire permettant de comprendre et de gérer les résultats des comptes.

Wiem Thebti

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