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Le président gambien, Yahya Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, s’est enfin plié à l’injonction de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et a accepté de lâcher son fauteuil, sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré, contrairement à la menace qu’il a brandie. Il a déclaré hier vendredi 20 janvier au soir à la télévision publique qu’il allait céder le pouvoir au vainqueur de la présidentielle de décembre 2016, Adama Barrow, qui avait déjà été investi officiellement le 19 janvier à Dakar, au Sénégal, où il s’est réfugié, craignant les foudres du terrible Jammeh.

«J’ai décidé aujourd’hui en conscience de quitter la direction de cette grande nation, avec une infinie gratitude envers tous les Gambiens (…). Ma décision d’aujourd’hui n’a pas été dictée par quoi que ce soit d’autre que l’intérêt suprême du peuple gambien et de notre cher pays», a dit le désormais ex-président à la télévision.

Certes Jammeh a soigné les apparences, prétextant un retour à la raison suite à la médiation des présidents mauritanien et guinéen, Mohamed Ould Abdel Aziz et Alpha Condé, mais personne n’est dupe, le fait est qu’il avait les canons des troupes de la CEDEAO pointés vers son palais et que sa propre armée l’avait lâché. On a même vu son chef d’Etat major faire la fête avec les partisans du président élu, une scène ahurissante qui en dit long sur la cote d’amour du dictateur de Banjul (la capitale).

Une source mauritanienne impliquée dans ces tractations avait déjà indiqué à l’AFP hier dans la soirée que l’affaire était presque pliée et que Jammeh avait « accepté de quitter le pouvoir. Les tractations tournent autour d’un point de chute pour son exil et des conditions qui doivent accompagner cet exil », avait-elle ajouté. On devrait donc voir Jammeh prochainement sous le soleil, quelque part dans le monde, jouir d’une retraite dorée, un sort nettement plus enviable que la fin atroce qu’ont eue certains dictateurs tristement célèbres du continent…

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Bruits de bottes hier mercredi 18 janvier 2017 à la frontière gambienne, où des troupes militaires sénégalaises ont pris position, rapporte l’agence Reuters, aux côtés d’unités armées nigérianes, ghanéennes, maliennes et togolaises. Ces bataillons ont été mandatés par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour forcer Yahya Jammeh à quitter le pouvoir suite à sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016, qu’il a reconnue dans un premier temps avant de faire volte-face, une attitude condamnée par la communauté internationale…

« Nous nous préparons très sérieusement », a confié à Reuters une source militaire à Dakar, au Sénégal. Si demain vendredi 20 janvier Jammeh s’obstine à garder son fauteuil, l’assaut pourrait être donné. Mais vu le déséquilibre des forces, les opérations, si opérations il y a, ne devraient pas s’éterniser. En attendant des dizaines de milliers de citoyens gambiens ont déserté le pays…

Le 02 décembre 2016, Jammeh, après 22 ans de règne absolu, avait agréablement surpris la communauté internationale en reconnaissant publiquement – à la télévision – sa défaite. Il avait même soigné les apparences en téléphonant en direct à son adversaire, Adama Barrow, pour le féliciter. Les Gambiens commençaient à croire au crépuscule du dictateur, et ont manifesté bruyamment cette libération. Puis patatras, le 10 décembre 2016, Jammeh revient sur sa décision et conteste la victoire de Barrow, sous prétexte qu’il y aurait eu des fraudes massives. Depuis il s’accroche à son fauteuil, défie la communauté internationale et dit haut et fort qu’il ne craint pas de croiser le fer avec les troupes de la CEDEAO. Il a décrété l’état d’urgence dans le pays et se prépare au pire, malgré les appels à la raison des chefs d’Etat africains venus le voir récemment…

En tout cas sur le plan politique les choses avancent. Le président gambien déclaré vainqueur par les urnes, qui s’est réfugié au Sénégal, va être installé officiellement à la tête du pays ce jeudi 19 Janvier 2017, depuis l’ambassade de Gambie. Il a fait savoir sur son compte Twitter qu’il prêtera serment cet après midi à 16 heures. Il y aura donc de fait deux présidents de la République, mais pas pour longtemps…

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Le Sénégal hausse le ton et montre les muscles face à un président gambien, Yahya Jammeh, battu à la régulière à la présidentielle de décembre 2016 mais qui s’accroche à son fauteuil, en prétendant qu’il y a eu des irrégularités et qu’il faut organiser un autre scrutin, une attitude dénoncée par la communauté internationale. Augustin Tine, le ministre sénégalais des Forces armées, a déclaré dimanche 25 décembre 2016 sur la RFM, lors d’un déplacement à Fandème, dont il est le maire, que son pays fera ce qu’il faut pour que Adama Barrow, qui a déboulonné Jammeh, prenne officiellement les rênes du pays le 19 janvier 2016. Il a ajouté que le Sénégal est prêt à piloter une intervention militaire, avec l’aval de la Cedeao, pour aller en Gambie veiller sur le passage de témoin à Barrow.

« Le Sénégal est un pays de dialogue, pays de paix. Le message est celui de la Cedeao, celui de l’Union africaine et celui des Nations-Unies. Aujourd’hui que Yaya Jammeh a perdu les élections, et M. Barrow est le président élu, je crois comprendre que le président Jammeh entendra raison et le 19 janvier, il laissera la place au nouveau président élu. C’est la volonté de la Cedeao et c’est la volonté du monde entier. Il doit accepter qu’il a perdu. Naturellement, que l’on fasse pour qu’il puisse se retrouver quelque part et vivre tranquillement sa vie. En tout cas, pour la Cedeao, pour le Sénégal, le président Jammeh a fini son mandat et le 19, il devra partir. Le Sénégal assumera ses responsabilités conformément aux décisions de la Cedeao », a affirmé le ministre des Forces armées.

Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, avait agréablement surpris les Gambiens en reconnaissant publiquement sa défaite, et même en félicitant en direct à la télévision son challenger. Puis il a fait volte face en prétextant des fraudes massives qui auraient permis à Barrow de faire la différence. Mardi dernier, il avait réitéré, à la télévision publique, la Grts, sa volonté de garder son fauteuil à la fin de son mandat, le 18 janvier prochain. Son recours est toujours entre les mains de la Cour suprême et sera tranché le 10 janvier prochain, 8 jours avant l’expiration de son mandat. Le timing est donc très serré et la tension à son paroxysme.

On peut aussi penser que pour le Sénégal, envoyer des troupes faire déguerpir Jammeh est une manière de neutraliser une bombe à retardement car personne n’ignore les relations exécrables entre le président sortant et le président sénégalais, Macky Sall, depuis que des Sénégalais ont été violentés et emprisonnés, arbitairement, en Gambie. D’ailleurs Jammeh avait déclaré récemment qu’il n’a aucun problème avec le peuple sénégalais, mais plutôt avec son président, qui gouverne mal ce pays ami et frère. Vous pouvez imaginer la tête qu’a faite Macky Sall en entendant cette critique au vitriol du dictateur de Banjul…

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Le ministre de la Défense, Farhat Horchani, a affirmé, lors d’une visite d’inspection effectuée, ce jeudi 27 octobre 2016, à la base aérienne de Gafsa, que la Tunisie refuse toute intervention militaire étrangère en Libye.

Dans une déclaration à Mosaïque Fm, il a ajouté également que la Tunisie n’a pas l’intention de permettre aux États-Unis de construire ou d’utiliser une base militaire sur son territoire pour attaquer la Libye.

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Le rapport accuse notamment le gouvernement britannique d’avoir échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion, rapporte le site « lepoint.fr ».

L’intervention militaire britannique en Libye en 2011 était basée sur des « postulats erronés », accusent des parlementaires britanniques dans un rapport publié hier mercredi qui critique sévèrement l’ancien Premier ministre David Cameron.

La commission des Affaires étrangères a relevé plusieurs erreurs dans le processus décisionnel qui a amené Londres à intervenir militairement avec la France en 2011, officiellement pour protéger les civils réprimés par le dictateur Mouammar Kadhafi, a ajouté  la même source.

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Le gouvernement tunisien a entamé l’élaboration d’une étude qui déterminera les répercussions  financières et économiques qui pourraient avoir lieu en cas d’intervention militaire étrangère  en Libye, rapporte le quotidien Achourouk dans son édition de ce vendredi 11 mars 2016.

Le travail a été entamé, dans une première étape, en coordination avec la Banque Mondiale en attendant qu’il soit ultérieurement élargi à d’autres institutions financières et des structures spécialisées dans le domaine, a ajouté la même source.

Toujours, selon la même source, la première étape de cette étude a examiné l’impact d’une éventuelle affluence des réfugiés libyens en Tunisie et les dépenses nécessaires de prise en charge notamment en matière d’alimentation, de logement et de santé.

Outre, l’étude portera sur l’examen des effets économiques d’une éventuelle intervention militaire étrangère en Libye et son impact sur les échanges commerciaux entre les deux pays.

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74% des Tunisiens sont « contre » une intervention militaire en Libye contre seulement 12% qui sont « pour », rapporte Mosaïque Fm, citant le baromètre politique d’Emrohd Consulting pour le mois de février 2016.

Cette enquête a été réalisée entre le 16 et le 19 février 2016 auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne en âge de voter (18 ans et plus).

Pour cette nouvelle vague, Emrod a interrogé 1078 personnes, par téléphone dans les 24 gouvernorats (zones urbaines et rurales).

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Plusieurs partis, organisations, associations et personnalités nationales ont affirmé leur opposition à toute intervention militaire en Libye, compte tenu de ses graves conséquences sur la Tunisie et les pays de voisinage. Réunis vendredi à Tunis, ces composantes de la société civile ont annoncé leur intention d’engager une série de mouvements et d’actions pour faire bloc commun contre toute frappe militaire en Libye.
Tout en appelant l’ensemble des partis, organisations et personnalités nationales à adhérer à cette initiative, elles ont mis en garde contre toute forme de collaboration des autorités tunisiennes avec les auteurs de ce projet. « Nous imputons l’entière responsabilité aux autorités tunisiennes en cas de leur implication dans cette attaque », ont-ils averti.
Dans une déclaration dont l’agence TAP a eu copie, les signataires ont réaffirmé leur appui aux forces nationales libyennes dans la lutte contre cette attaque, dans le droit-fil de la préservation de l’intégrité territoriale de la Libye.
Cette déclaration a été signée par :
– Le mouvement du militantisme,
– Le parti de l’unité populaire (Al-Wahda),
– Le Mouvement Echaâb,
– Le Mouvement des démocrates socialistes (MDS),
– L’Instance nationale de soutien à la résistance arabe,
– Le Mouvement Al-Mourabitoun,
– Le Mouvement des unionistes libres,
– Le parti du Rassemblement populaire,
– Le Mouvement républicain,
– Le parti de l’Unité populaire,
– La liste nationaliste arabe,
– Le pacte de l’union des forces nationales progressistes,
– La Ligue tunisienne pour la tolérance,
– Le Parti Attariq,
– La Rencontre internationale des jeunes contre le
sionisme, le racisme et l’impérialisme,
– Le parti du Mouvement du travail,
– Le Front populaire unioniste,
– Le parti « Al-Ghad »,
– Le Parti socialiste.

TAP

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Des sources sécuritaires ont indiqué à Express Fm qu’un groupe de jeunes tunisiens qui étaient partis au jihad en Syrie est arrivé

On se doutait que l’accord arraché à Munich (Allemagne) le vendredi 12 février 2016 allait être difficile à appliquer sur le terrain, mais qu’il soit piétiné avec cette rapidité surprend quand même. En effet la Russie et la Turquie, comme si rien n’avait été conclu à Munich, se livrent à un face à face dangereux et une escalade verbale qui jette de l’huile sur le feu, jusqu’à ce qu’un haut dignitaire turc ait confié ce mardi 16 février à la presse, sous couvert de l’anonymat : « Nous voulons une opération terrestre avec nos alliés internationaux. (…) Sans opération au sol, il est impossible d’arrêter les combats en Syrie ». A noter qu’il s’est empressé d’ajouter que son pays n’ira pas au front sans l’aval et la participation de ses alliés.

Certes il y a très peu de chances que les Occidentaux s’embarquent dans cette croisade, mais la sortie de ce haut responsable turc en dit long sur la volonté de son pays de travailler pour la paix. Déjà samedi dernier, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, avait fait monter la fièvre en affirmant qu’Ankara et Riyad pourraient se lancer dans une action terrestre sur le sol syrien contre Daesh. Une annonce hautement explosive puisqu’on se doute bien que Damas et son parrain russe ne fermeraient pas les yeux sur une telle incursion. La Turquie elle-même avait abattu il y a quelques mois un avion russe au motif qu’il avait violé son espace aérien. Alors on peut être sûr que la Russie attend la Turquie au tournant pour lui rendre la pièce de sa monnaie.

La Turquie et l’Arabie saoudite ont officiellement rejoint la coalition internationale anti-Etat islamique pilotée par les Américains et qui opère en Syrie et en Irak, mais dans les faits, leurs actions ne sont pas aussi lisibles.

Des belligérants qui ont chacun son agenda, ses intérêts

Finalement, en dépit du paquet d’horreurs qu’ils commettent au quotidien en balançant des bombes sur les civils, ce sont les Russes qui ont la position la plus claire dans cet étrange et sanglant conflit (plus de 250.000 morts d’après les observateurs). Depuis le début du soulèvement contre le régime, les Russes ont choisi le camp de Bachar Al Assad et le soutiennent mordicus. Et manifestement ils ne cesseront de taper sur les rebelles que quand leur allié – Al Assad – aura nettement le dessus et sera en mesure de reconquérir les territoires perdus, n’en déplaise à la communauté internationale qui s’émeut après chaque massacre de civils mais ne lèvera pas le petit doigt. Les désastres en Irak et en Libye sont trop criants pour envisager une quelconque action militaire en Syrie. Par contre la Russe elle n’a pas peur de se barbouiller les mains avec le sang des civils…

En face la Turquie, malgré son engagement formel de ferrailler contre Daesh, est obsédée par l’avancée des Kurdes en Syrie. Depuis samedi dernier, une pluie de missiles turcs s’abat sur les combattants kurdes, qu’Ankara a vite fait de mettre dans le sac des « terroristes », surfant sur la bienveillance des USA et de l’Europe. Et oui, les Kurdes pour les Turcs sont beaucoup plus nocifs que les sanguinaires de Daesh. Allez savoir pourquoi. Cette fixation sur les Kurdes ferait presque oublier Bachar Al Assad, l’alaouite (chiite), l’éternel ennemi des turcs sunnites.

De l’autre côte l’Arabie saoudite, qui déjà n’a pas pu empêcher l’Iran de revenir en force sur la scène internationale et qui s’embourbe au Yémen, est bien décidée à se mettre du baume au coeur en abattant Al Assad, l’ami de son meilleur ennemi (les Iraniens). Ryad fait feu de tout bois, quitte même à soutenir des groupes extrémistes en Syrie ou à torpiller l’accord fraichement signé en Allemagne.

Bref, dans cet imbroglio syrien, gagner la bataille de la paix est la dernière préoccupation des nombreux belligérants. Comme chaque protagoniste a un ennemi et un agenda différents, les choses semblent inextricables…

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur a annoncé lundi qu’il effectuera au courant de la semaine une visite au Parlement européen à Bruxelles pour affirmer le refus de la Tunisie de toute intervention militaire en Libye et son attachement à une solution pacifique, lit-on dans un
communiqué de l’ARP. Recevant aujourd’hui au palais du Bardo, le président du conseil d’administration et vice-président de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge (FICR), Mohamed Ben Ghanem El Ali El Maadhid, Mohamed Ennaceur a fait part de la préoccupation de la Tunisie face à la situation en Libye, soulignant l’importance de privilégier les solutions pacifiques et politiques comme issue.
Il a, également, exprimé sa considération pour les actions menées par la FICR pour s’occuper des situations humanitaires urgentes dans les foyers de tension et de crise.
De son côté, El Maadhid a donné un aperçu sur l’action humanitaire de la FICR et ses interventions dans les zones de conflits s’agissant de la protection des civils et de l’accueil des réfugiés.
La rencontre s’est déroulée en présence du président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.

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La position de la Tunisie par rapport à une éventuelle intervention militaire est claire : Elle est opposée à toute frappe internationale, d’autant que le gouvernement d’union nationale en Libye a été  formé dimanche 14 février.

Partageant cette position avec l’Algérie, la Tunisie met l’accent sur la nécessité de parvenir à une issue politique, les deux capitales étant convaincues qu’une éventuelle frappe serait la pire solution.

Malgré cette probabilité, plusieurs indicateurs étayent  l’existence de préparatifs menés dans ce sens et la question est toujours au menu des rencontres des hauts cadres  occidentaux, mais aussi arabes, plus précisément entre le ministre tunisien des Affaires étrangères,  Khemaies Jhinaoui et son homologue algérien, Ramtane Lamamra.

Seulement 20 mille réfugiés pourraient entrer en Tunisie…

Les organisations humanitaires et le Croissant Rouge Tunisien se sont réunis dimanche 14 février,  à Tataouine et Médenine pour prendre les mesures nécessaires pour l’accueil de réfugiés libyens

A ce propos, le président du comité régional du Croissant Rouge Tunisien à Médenine, Mongi Slim a déclaré au quotidien « Achourouk », que la capacité d’accueillir des réfugiés ne pourrait pas dépasser les 15 mille dans cette région tout en décidant d’adopter le même plan que celui de 2014, une année durant laquelle la Libye a connu une crise suite à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays.

Non loin de Médenine, plus précisément à Tataouine, les réunions des autorités locales se poursuivent aussi afin de parer aux conséquences d’une éventuelle intervention militaire dans le pays voisin , synonyme de e chaos et de montée de l’Etat Islamique.

D’ailleurs, la capacité d’accueil dans cette région serait limitée et ne dépasserait pas les 5 mille sachant que le nombre était de l’ordre de 40 mille en 2011, d’après le président du comité régional du Croissant Rouge Tunisien à Tataouine, Slaheddine Al Madani.

Le recul de ce chiffre pourrait s’expliquer par les mutations qu’a connues la Tunisie durant ces dernières années en raison de la crise économique. Des prévisions qui restent loin des chiffres réalisés en 2011. En Effet, la Tunisie avait accueilli plusieurs centaines de milliers de personnes fuyant le conflit qui a provoqué la chute de Mouammar Khadafi en Libye.

Affluence faible, malgré les craintes

Au delà des craintes d’un nombre important d’experts,  l’affluence des réfugiés libyens en Tunisie ne serait  pas au même rythme que celui de l’année 2011, assure le militant des droits de l’Homme et expert en affaires libyennes, Mustapha Abdelkabir dans une déclaration  à Africanmanager.

Il a dans ce cadre estimé que «  l’affluence des Libyens serait limitée et ne dépasserait pas le seuil des 5% ». Car, les Libyens vont certainement recourir à une immigration «interne »  en se déplaçant d’une ville à une autre au lieu d’aller au poste frontalier de Ras Jedir.

Pour Mustapha Abdelkabir, c’est logique étant donné que les Libyens ne sont pas prêts à séjourner  dans les camps aménagés en territoire tunisien ».

Les préparatifs vont bon train

Côté gouvernemental, les préparatifs vont bon train en prévision d’une menace d’intervention militaire. Le gouvernement a annoncé, entre autres, en déclarant qu’il allait mettre en place des commissions régionales chargées d’élaborer un plan pour faire face aux conséquences d’une éventuelle frappe dans ce pays livré au chaos.

Ces commissions seront composées de divers acteurs intervenants pour prendre les précautions nécessaires tout en mettant en place un plan d’action au niveau de chaque région.

De même, un nouveau plan sécuritaire a été mis en place, a annoncé le ministre de la Défense Farhat Horchani au cours de son audition lundi par la  Commission  de l’organisation de l’administration et des corps armés à l’ARP.

Ce plan revêt une grande importante étant donné que la Tunisie sera le pays le plus touché par cette nouvelle frappe qui aura certainement des conséquences très négatives  et la barrière de sable entre la Tunisie et la Libye dont les travaux sont achevés, demeure insuffisante pour faire échec aux tentatives d’infiltration des groupes terroristes, a encore indiqué le ministre assurant cependant que « la protection des frontières sera renforcée par l’instauration d’un système de surveillance électronique.

Sur le plan alimentaire, le gouvernement tunisien est en train de préparer un stock des produits de première nécessité de manière à répondre à une demande supplémentaire sans hausse des prix, a, pour sa part, assuré le ministre du Commerce Mohsen Hassen.

Dans le même contexte, le département de la Santé a indiqué avoir consacré tout récemment une réunion à l’examen d’un plan d’urgence dans le domaine de la santé en prévision de l’afflux de réfugiés et des Libyens sur le territoire tunisien.

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Le parti des Forces du 14 janvier a exprimé, lundi, son refus de toute intervention militaire étrangère en Libye, sauf sur résolution onusienne du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le parti a, dans une déclaration, indiqué qu’il s’oppose à toute intervention de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ou de toute autre alliance pouvant porter atteinte au Maghreb arabe, « à l’instar de ce qui s’est produit dans le Moyen-Orient, notamment en Irak ».
« La détermination de l’OTAN, dirigée par les Etats-Unis d’Amérique, à intervenir en Libye sans consultation de l’ONU ou du Conseil de sécurité constitue une violation manifeste » de tous les traités internationaux, lit-on de même source. Intervenir en Libye sous prétexte de la prolifération du terrorisme, tel qu’avancé par Washington, relève de l’ingérence dans les affaires d’Etats indépendants et souverains et s’oppose avec les conventions et les traités internationaux, ajoute la même source.

TAP

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Une intervention militaire en Libye n’est pas envisageable à l’heure actuelle, a déclaré, mercredi, le président du Parlement européen Martin Schulz. « En dépit de la dégradation de la situation en Libye, l’Union européenne garde toujours l’espoir de parvenir à un règlement pacifique de la crise qui secoue ce pays voisin de la Tunisie », a-t-il ajouté lors d’un point de presse à l’aéroport de Tunis-Carthage au terme de sa visite de travail en Tunisie. Martin Schulz a écarté toute intention d’engager actuellement une action militaire contre la Libye dans « l’intérêt des pays voisins dont en premier lieu la Tunisie », appelant à privilégier les moyens pacifiques pour résoudre les conflits dans ce pays « en proie à une guerre civile.
« Dans la diplomatie, il faut aller jusqu’au bout », a-t-il soutenu devant un parterre de la presse nationale et étrangère dans la mesure a-t-il estimé où l’espoir du dénouement de la crise dans ce pays est toujours permis.
Sur un autre plan, Martin Schulz a réaffirmé la disposition de l’Union européenne d’appuyer les efforts de la Tunisie dans les domaines économique et sécuritaire et à relancer la coopération sur la base de la complémentarité. La perspective d’une éventuelle intervention militaire étrangère en Libye avait préoccupé les autorités tunisiennes. « Les pays qui envisagent une intervention militaire en Libye doivent prendre en considération les intérêts des pays voisins dont en premier lieu la Tunisie et se concerter avec nous », avait déclaré le président de la République, Béji Caid Essebsi.

TAP

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Laurent Fabius

Alors que les milieux politiques et médiatiques bruissent de supputations sur une intervention militaire internationale en Libye et que les autorités tunisiennes cogitent déjà sur un plan d’action en cas de frappes, l’ambassadeur de France en Tunisie, François Gouyette, soutient que son pays « n’a pas l’intention d’intervenir en Libye ». Il a tenu ces propos hier mardi 09 février sur la RTCI.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait dit la même chose le 02 février 2016…

Gouyette a affirmé que sur ce dossier la France et la Tunisie ont la même position, c’est-à-dire l’option politique. Mais l’histoire ne nous dit pas ce que fera la France en cas d’impasse sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, ce qui est fort probable au rythme où vont les choses et compte tenu de l’inconscience et de l’inconséquence des dirigeants libyens…

L’ambassadeur a conclu en ces termes : « s’il devait un jour se passer quelque chose », il y aura forcément des concertations au sommet entre la France et la Tunisie.

Il ne faut pas être devin pour en déduire qu’une action militaire de la France en Libye ne peut être totalement écartée. On ne voit pas comment les chancelleries européennes, la France en tête, pourraient laisser Daesh prospérer tranquillement à quelques kilomètre de leurs côtes. Impensable. D’une façon ou d’une autre le problème de l’EI en Libye sera réglé…

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Laurent Fabius
On ne sait pas s’il faut graver cette déclaration sur le marbre, mais pour le moment « Il n’est absolument pas question » d’intervenir militairement en Libye pour frapper Daesh, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Il l’a dit ce mardi 2 février en marge d’une réunion à Rome de la coalition internationale contre l’Etat islamique.
Fabius a ajouté : « Je ne sais pas de quelle source cela provient. Un petit groupe fait pression, mais ce n’est pas la position du gouvernement »…
 
Il a certainement dû lire le papier du Figaro – ou en avoir des échos – qui a écrit hier soir que les autorités françaises peaufinaient « les plans d’une offensive contre Daesh ».
« Ce qui est vrai, c’est que nous sommes préoccupés par la montée de l’EI en Libye, et c’est pourquoi il faut pousser à la formation d’un gouvernement d’union nationale », a martelé le ministre français, avant de finir en ces termes : « Toute autre perspective n’est pas d’actualité ».
 
Affaire à suivre en tout cas car s’il y a bien une chose qu’on sait, c’est que tout cela dépendra de l’évolution de la situation sur le sol libyen. Il est certain que les Européens ne laisseront jamais une menace telle que Daesh enfler à quelques encablures de leurs côtes…
 

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