Tags Posts tagged with "investissement,"

investissement,

par -
0

C’est le coup de semonce qu’on n’attendait pas, tant l’économie marocaine inspire le dynamisme et la santé. D’après le dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de Bank Al-Maghrib, dont le journal L’Economiste s’est fait l’écho ce lundi 23 janvier 2017, si le PIB fait grise mine depuis un moment, c’est à cause de l’investissement et de la compétitivité, en berne, d’après le document.

Selon le journal, l’investissement, du fait de son tassement, dope de moins en moins la croissance du pays. A souligner que le Haut commissariat au plan (HCP) a mis en relief cette tendance dans ses précédents rapports sur le comportement du PIB. L’Économiste a indiqué que la disjonction de la croissance et de l’investissement présente un coefficient marginal (Icor) critique, ce qui nuit à l’économie du royaume. Pour que l’investissement impacte sensiblement l’économie, il faut que le stock de capital physique monte beaucoup plus, jusqu’à 4 ou 5 fois que le PIB.

Toutefois le CESE et BAM sont d’avis que l’inclination du pays vers les marchés internationaux est porteuse d’une dynamisation des capacités de production et de l’attractivité du Maroc. Mais pour que ce soit optimal, il faut une offre plus diversifiée et une franche accélération de la compétitivité. Le rapport recommande également aux autorités de mettre le curseur sur les secteurs à forte valeur ajoutée, telles que les industries technologiques.

par -
0

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) à Kasserine a approuvé 775 opérations d’investissement durant l’année 2016, a indiqué le directeur régional de l’APIA Jamel Chatti à l’agence Tap.

D’un montant total de 5,4 Md, ces investissements devront créer 814 emplois. Ces investissements seront réalisés notamment dans des projets d’arboriculture et de culture des légumineuses, d’acquisition d’équipements agricoles et d’économie d’eau d’irrigation, de forage de puits et de création d’unités de collecte de lait.
La part de Lion dans ces investissements revient aux délégations de Sbeitla, Foussane et Sebiba, a précisé la même source.

par -
0

La stratégie énergétique de la Tunisie à l’horizon 2030 a fait l’objet d’un débat organisé, ce jeudi, à Tunis, à l’initiative de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Dans son mot d’ouverture, la ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a affirmé l’existence d’un grand potentiel dans le secteur de l’énergie et que plusieurs acteurs lui accordent un grand intérêt. Elle a toutefois souligné la nécessité de faire revenir l’investissement dans le secteur des hydrocarbures, notamment en matière de prospection et de recherche.

La ministre a dans le même contexte indiqué que la production nationale en hydrocarbures a été réduite de 10% par an, et ce suite à l’absence d’activités d’investissement et de forage, appelant ainsi à reconstituer les capacités de production de la Tunisie et à relancer l’octroi des permis d’exploration, de prospection et de recherche, dans l’objectif au moins d’atteindre un rythme de production similaire à celui des années précédentes.

Elle a sous un autre angle appelé à l’amélioration de l’infrastructure, notamment pour le transfert et le stockage des hydrocarbures, à ajuster les importations de cette matière, même en ce qui concerne le gaz naturel et à maîtriser, entre autres, l’utilisation de l’énergie tout en stimulant l’investissement dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

S’agissant des décrets d’application relatifs aux énergies renouvelables, la ministre a tenu à préciser que la commission de la concurrence relevant du ministère de l’Industrie les a déjà approuvés et qu’ils vont être publiés dans le JORT dans les semaines à venir.

S’agissant de la stratégie de son ministère, Hela Chikhrouhou a assuré qu’une équipe d’assistance technique, en collaboration avec la Banque Mondiale, est en train de mener une réflexion sur plusieurs axes en rapport avec le secteur, dont le nouveau code des hydrocarbures et le rôle futur de l’Etap. Sur ce dernier point, la ministre a appelé à mettre en place une réflexion, à retenir les compétences et à renforcer ses activités. Autre point : Elle a appelé à faire connaître le domaine minier. « Il faut une approche plus active pour faire connaître nos ressources et le cadre réglementaire et par conséquent attirer les investissements et développer les ressources nationales.

En outre, la ministre a annoncé qu’une réunion de la commission mixte tuniso-algérienne sera tenue au début du mois de février prochain pour voir les orientations et les différentes facettes de la collaboration avec ce pays, notamment en ce qui concerne le gaz naturel. Elle a par ailleurs annoncé que des études et des réflexions portant sur l’extension de la raffinerie de Bizerte sont en cours au niveau de son ministère.

Elle a fait remarquer que bien que la Tunisie soit un pays importateur d’hydrocarbures, elle n’est pas efficace dans sa façon de consommer l’énergie, d’où la nécessité de renforcer le rôle de l’ANME, qui peine à retenir ses compétences. Il faut que cette structure puisse développer ses compétences pour pouvoir agir de la meilleure façon, a dit Mme Cheikhrouhou.

De son côté, Fouad Lakhoua, le président de la CTFCI, a mis en garde contre la détérioration du secteur des hydrocarbures en Tunisie, soulignant que le déficit énergétique en Tunisie ne cesse de se creuser au fil des années.  Il est aujourd’hui primordial de relever le défi de l’efficacité énergétique, sinon c’est la pénurie qui va s’installer à l’horizon 2020.

Il a par ailleurs appelé à faire réussir ce processus de transition qui mise sur le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergique. Pour ce faire, le président de la CTFCI a appelé à stimuler l’investissement dans les énergies renouvelables pour créer de l’emploi et améliorer le secteur industriel.

Selon ses déclarations, la part des énergies renouvelables dans la production nationale est estimée entre 5 et 7%. « Nous avons besoin d’un cadre juridique plus approprié et des procédures plus simples », a-t-il ajouté.

par -
0
Le chef du gouvernement

Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement a affirmé, dans une déclaration, mardi, à Mosaïque Fm, que le gouvernement actuel est responsable de la situation sociale actuelle et des protestations dans plusieurs régions de la République, et ce en référence aux tensions.

Il a également remis la responsabilité sur d’autres partis politiques, appelant ainsi les hommes d’affaires à faire des initiatives et à booster l’investissement dans les régions de l’intérieur.

Dans un autre contexte, Hamadi Jebali a indiqué qu’il travaille actuellement dans l’associatif et que ceci ne l’éloignera pas de la vie politique.

par -
0

L’ancien président de l’UTICA, Hédi Djilani a appelé à activer l’initiative relative à la réconciliation économique et à tourner la page du passé, rapporte Mosaique Fm.

Il a par ailleurs indiqué en marge de sa participation à une rencontre tenue, mardi, à l’Utica, que cette initiative permettra de booster l’investissement et l’emploi et réaliser un taux de croissance élevé.

par -
0

La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (la BERD) vient d’octroyer un prêt de 25 millions de Dinar Tunisiens à la Compagnie Internationale de Leasing (CIL) pour le financement des très petites et moyennes entreprises (TPME) tunisiennes.

Ce prêt aidera la CIL à financer davantage les TPME, qui sont au cœur de l’économie tunisienne mais qui manquent encore d’un soutien financier adéquat. Il s’agit d’un financement à long terme important, et ce dans un contexte de liquidité financière restreinte depuis 2011. La CIL utilisera les fonds pour octroyer des crédits à des TPME souhaitant acquérir des équipements, des véhicules utilitaires légers, des camions, des remorques et des biens immobiliers.

La BERD a récemment mis en place une structure de financement en dinars tunisiens, qui lui permet d’accorder désormais des prêts dans la monnaie locale, sans avoir besoin de faire appel à des opérations de
couverture. Ce prêt à la CIL est le second à être consenti par la BERD conformément à ce nouveau dispositif.

Marie-Alexandra Veilleux-Laborie, Chef du Bureau de la BERD en Tunisie, a déclaré : « Les TPME constituent le pilier de l’économie tunisienne et nous sommes très heureux d’accorder ce prêt à la CIL, afin de soutenir
les entreprises de petite taille à se développer. La CIL est un partenaire stratégique de la BERD en Tunisie ; avec plus de vingt ans d’expérience, la CIL est acteur incontournable du secteur du leasing dans le pays.»

Mohamed Brigui, PDG de la CIL, a ajouté : « Nous sommes ravis de renforcer notre partenariat avec la BERD, afin de soutenir les TPME en Tunisie. Grace à ce prêt, nous serons en mesure de financer un plus grand nombre de petites sociétés dans tout le pays ». La CIL est la plus grande société de leasing tunisienne non affiliée à
une banque. Elle est cotée à la bourse tunisienne et contrôlée majoritairement par un groupe d’investisseurs locaux.

Depuis septembre 2012, date à laquelle ont débuté les opérations de la BERD en Tunisie, la Banque a investi plus de 350 millions d’euros dans près de 25 projets réalisés à travers le pays.

par -
0

L’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, était l’invité de l’émission Expresso aujourd’hui 16 janvier 2017. Il a par ailleurs estimé, lors de son passage, ce lundi 16 janvier 2017, sur les ondes d’Express Fm, que la Tunisie a réussi à instaurer une transition démocratique qui devrait être suivie par une réussite économique que l’Union Européenne est prête à accompagner par un soutien financier s’élevant à 3 milliards d’euros.

L’invité a aussi déclaré qu’il est nécessaire de préparer l’atmosphère pour l’investissement afin de faire face au chômage.

Au sujet du terrorisme, il a indiqué, à la même source, que le fait de se focaliser sur la nationalité de ces criminel n’a aucune importance et qu’il n’y a pas plus de terroristes tunisiens que d’autres nationalités. « Cette comptabilisation ne sert absolument à rien et elle est totalement stérile. Ce qu’il faut dire c’est qu’il y a des individus qui ont basculé dans la violence. C’est tout. », a-t-il souligné.

Patrice Bergamini a aussi déclaré que 250 étudiants tunisiens bénéficiaient du programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport « Erasmus Plus », et que suite à la rencontre entre le président de la république Béji Caïd Essebsi et Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères, le nombre des étudiants va grimper pour arriver à 1500 bénéficiaires de la bourse Erasmus Plus pour continuer leur crusus universitaire en Europe ou ailleurs.

par -
0

Le mois d’octobre 2016 a connu la déclaration de 301 projets correspondant à un montant d’investissement de 265.2 MD et des créations d’emplois au nombre de 4456. Par rapport au mois précédent durant lequel 266 projets, 474.4 MD d’investissement et 4320 emplois ont été déclarés, le mois d’octobre 2016 a connu une augmentation de 13.2% au niveau des projets à réaliser, une baisse de 44.1% au niveau des investissements déclarés et une progression de 3.1% au niveau des emplois à créer.

Les investissements déclarés durant le mois d’octobre 2016 ont atteint 265.2 MD, contre 147.6 MD lors du mois d’octobre 2015, enregistrant ainsi une augmentation de 79.7%. Le nombre de projets déclarés est passé de 244 au cours du mois d’octobre 2015 à 301 en octobre 2016, soit une hausse de 23.4%. Ces projets permettront la création de 4456 postes d’emplois, contre 3828 postes d’emplois lors du mois d’octobre 2015, soit une progression de 16.4%

Début novembre, la Tunisie a connu, juste entendu et pas vu, un flot de promesses de dons, de crédits et autres projet d’un montant de plus de 15 milliards DT. Un flot d’argent qui intervenait cinq années après les promesses de 5 Milliards DT, faites à BCE par un des G7, des promesses jamais tenues. Mais il n’y a pas que les investisseurs étrangers qui ont fait des promesses lequelles, comme les autres, n’engagent que ceux qui les croient. En effet, à la lecture des chiffres de l’Agence de promotion de l’investissement pour les mois de septembre et d’octobre 2016, 27 hommes d’affaires tunisiens ont fait part d’intentions d’investissement d’une valeur totale, et juste pour ces deux mois, de 2, 328 Milliards DT  et qui devraient créer quelque 4.065 nouveaux emplois.

En octobre dernier, l’API, qui innove en continuant à tenir la comptabilité des promesses, a listé les projets déclarés dont  le financement est égal ou supérieur à 5MDT :

1) Création d’une unité de construction d’automobiles à Sfax pour 1770,3 MD et 1650 emplois (projet non comptabilisé, selon l’API)

2) Extension d’une unité d’exploitation d’une carrière de pierre à Gabes pour 32,0 MD et 50 emplois

3) Extension d’une unité de fabrication de machines et organes pour l’industrie automobile à Ben Arous pour 20,3 MD et 210 emplois

4) Extension d’une unité d’embouteillage de l’eau minérale à Sidi Bouzid pour 14,5 MD et 27 emplois

5) Extension d’une brasserie à Tunis pour 14,5 MD et 25 emplois

6) Création d’une unité de transformation de phosphate à Sfax pour 12,0 MD et 70 emplois

7) Extension d’une unité de fabrication d’articles hygiéniques à Beja pour 10,4 MD et 60 emplois

8) Création d’une ébénisterie à Zaghouan pour 10,0 D et 390 emplois

9) Renouvellement de matériel d’une unité de fabrication de papier pour impression à Sfax pour 9,9 MD et 12 emplois

10) Renouvellement de matériel d’une unité de façonnage de papier ondulé à Sfax pour 9,0 MD et 14 emplois

11) Extension d’une unité de transformation de plastique à Tunis pour 7,5 MD et 40 emplois

12) Extension d’une unité de fabrication de yaourts à La Mannouba pour 7,3 MD et 17 emplois

13) Extension d’une unité de fabrication de tabac à Kairouan pour 7,1 MD

14) Extension d’une unité de fabrication d’éléments en béton à Kairouan pour 5,5 MD et 42 emplois

15) Extension d’une unité d’une unité de façonnage d’emballages en carton à Zaghouan pour 5,5 MD et 20 emplois

16) Extension d’une unité de fabrication de produits en plastique à Kébilli pour 5,4 MD et 23 emplois

En septembre, juste un mois avant :

1)Création d’une unité de production de lait en poudre au Kef pour 89,8 MD et 400 emplois avec un capital 100% algérien

2 – Création d’une unité de séchage de lait en poudre à Jendouba pour 80,0 MD et 400 emplois avec un capital 100% algérien

3 – Extension d’une unité totalement exportatrice de fabrication d’engrais composés à Gabes pour 60,0 MD et 30 emplois

4 – Extension d’une unité de fabrication de fer à béton à Ben Arous pour 40,0 MD et 40 emplois

5 – Création d’une unité de fabrication de produits de terre cuite et de briques à Sidi Bouzid pour 30,1 MD et 80 emplois

6 – Création d’une unité totalement exportatrice de transformation de plâtre à Gafsa pour 24,6 MD et 92 emplois

7 – Création d’une unité de fabrication de préformes à Siliana pour 20,0 MD et 152 emplois avec un capital turque à 80%

8 – Extension d’une unité de fabrication d’aliments pour animaux à Sfax pour 10,8 MD et 40 emplois

9 – Création d’une unité de fabrication d’ouvrages en béton à Kairouan pour 10,0 MD et 87 emplois

10 – Création d’une unité de galvanisation de métaux à Siliana pour 9,9 MD et 60 emplois

11 – Création d’une unité de mise en bouteilles d’eau minérale à Zaghouan pour 7,4 MD et 44 emplois

AM (Chiffres API)

par -
0

Au rebours des idées reçues et de la perception que l’on se fait généralement de l’investissement, surtout, industriel en Tunisie, les choses ne vont pas si mal comme l’atteste l’APII dans sa note de conjoncture pour le mois d’octobre et plus globalement pour les 10 premiers mois 2016.

30,7%, c’est à ce taux qu’a progressé l’investissement déclaré dans le secteur industriel entre 2015 et 2016, atteignant 2639, 7 millions de dinars. Une évolution dont sont créditées pratiquement toutes les industries manufacturières, sauf celles du cuir et du textile. Une envolée à deux chiffres, en genre comme en nombre, s’agissant notamment des industries mécaniques et électriques avec une hausse de 111,6%. Aussi spectaculaire mais dans une moindre mesure était l’augmentation dans les industries agroalimentaires (63%), chimiques (11,4%) et les matériaux de construction, la céramique et le verre a progressé de seulement (3,7%). Seul bémol, le secteur du cuir et la chaussure où les investissements déclarés ont régressé de 62%, et celui du textile et de l’habillement qui ont reculé de 31,4%.

On a dénombré durant les 10 premiers mois 2016, quelque 2979 projets nouveaux, une hausse de 8,4%, qui permettraient la création de 43 777 emplois. Les intentions d’investissements enregistrées dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 1272,2 MD, soit 50,6% de plus que le volume enregistré lors des dix premiers mois 2015.

Pour ce qui est des industries totalement exportatrices, les investissements déclarés ont affiché une progression de 21,6%, due aux industries mécaniques et électriques (324,3 MD contre 112,6MD), à celles agroalimentaires (25,7%) pour atteindre 183,3 MD et aux industries chimiques (7,5%), avec 121,4 MD. Idem pour les industries dont la production est orientée vers le marché local où les investissements déclarés ont augmenté de 35,5%, atteignant 1793,4 MD. Pour les services, l’investissement déclaré a grimpé de 13% pour atteindre 1243,4 MD, avec à la clé 33 074 emplois.

Le revers de la médaille

Paradoxalement, et c’est toujours l’APII qui en fait le constat, 4319 entreprises manufacturières de plus de 10 emplois ont fermé, entre 2005 et juin 2016, causant la perte de près de 250 mille emplois. Cela veut dire que 400 entreprises mettent la clé sous le paillasson et 5000 emplois sont perdus en moyenne par an. A cela il y a trois explications majeures : le faible potentiel compétitif des petites et moyennes entreprises, les difficultés de liquidité et des problèmes d’accès aux marchés financiers, et la frilosité des investissements étrangers qui tournent le dos au pas pour risque économique, social ou politique.

On notera que la plupart des entreprises fermées sont celles opérant dans le textile-habillement et le cuir, soit 59% des sociétés sur la période 2005-2015, suivies par les industries mécaniques et électriques avec 13%. En termes de régions, c’est le Centre-est qui en pâtit le plus (47%), suivi par le Sud (27%). L’impact de la révolution a été ressenti aussi, au niveau de la création des nouvelles entreprises manufacturières dont la moyenne par an en nombre est passée de 470 sur la période 2005-2011 à 292 sur la période 2012-2015 enregistrant ainsi une baisse d’environ 40%, souligne la note de l’APII, qui relève le taux élevé (60%) de fermeture des entreprises avant d’atteindre l’âge de 10 ans.

Fermetures mais aussi défaut de réalisation. A cet égard, 7548 projets industriels déclarés, qui totalisent 236 milles emplois, n’ont pas été réalisés entre 2005 et 2015, soit une moyenne de non-réalisation de 600 projets par an. En cause principalement, la complexité et les délais si longs des procédures administratives, mais aussi le climat d’affaires non encourageant en raison de l’instabilité politique et des problèmes socio-économiques.

La plupart des projets non réalisés, soit 34%, sont des projets du secteur des industries agroalimentaire, suivi par le secteur des industries mécaniques et électriques avec 17% des projets non réalisés. L’investissement non réalisé est de 12,5 milliards de dinars. Parmi ces projets, 5% sont de taille IMPORTANTE dont le cout de l’investissement est supérieur ou égale à 5MD et représentent 57% des investissements prévus.

En ce qui concerne la répartition régionale des projets non réalisés, l’étude montre que la région de l’Est totalise près du ¾ des projets non réalisés (PNR) avec 47% de PNR au Nord-est et 23% de PNR au Centre-est, étant noté que 61% des 7548 projets non réalisés sont des projets non totalement exportateurs et 73% sont à capital 100% tunisien.

 

par -
0

L’investissement déclaré dans le secteur industriel a enregistré une hausse de 30,7% entre 2015 et 2016 (10 mois), pour atteindre 2639, 7 millions de dinars (MD), selon la note de conjoncture publiée par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), pour le mois d’octobre 2016.
L’analyse des investissements déclarés par secteur montre que les industries mécaniques et électriques ont enregistré la hausse la plus importante des intentions d’investissement , soit +111,6%, à 538 MD, suite aux déclarations d’extension d’une unité totalement exportatrice de fabrication de pièces mécaniques pour le secteur aéronautique (67,6 MD avec un capital mixte), d’une unité de fabrication de fer à béton (40 MD) et d’une unité totalement exportatrice de fabrication de pièces de structure aéronautique (35,6 MD avec un capital 100% étranger), ainsi de la création d’une fonderie totalement exportatrice (25 MD).
Les industries agroalimentaires ont affiché un taux d’accroissement positif de 63% et celles chimiques ont évolué de 11,4% alors que le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre a progressé de seulement 3,7%.
Chute des investissements déclarés dans les industries du cuir et le textile
En contrepartie, les investissements déclarés dans les industries du cuir et de la chaussure ont enregistré, durant les dix premiers mois 2016, un résultat négatif avec une baisse de 62,1% pour atteindre 9,9 MD (déclarations de la création d’une tannerie et mégisserie -8,1 MD- et de deux extensions de deux unités de fabrication de tiges et d’accessoires de chaussures-7,4 MD-). Idem pour les industries du textile et de l’habillement qui ont reculé de 31,4%, à 108,4 MD.
Le nombre de projets déclarés a atteint, au cours des dix premiers mois 2016, 2979 contre 2748 lors de la même période 2015, soit une hausse de 8,4%. Ces projets permettraient la création de 43 777 postes d’emploi.
Les investissements déclarés dans le cadre des projets de création ont atteint, durant les 10 premiers mois 2016, 1367,5 MD, enregistrant ainsi une hausse de 16,4%. La création de projets devrait progresser de 10,6%, en passant de 2003 nouveaux projets en 2015, à 2216, en 2016 (10 mois). Egalement, le nombre des emplois à créer a évolué de 5,1%, à 30 200 postes d’emploi.
Les intentions d’investissements enregistrées dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 1272,2 MD, soit 50,6% de plus que le volume enregistré lors des dix premiers mois 2015. Le nombre de ces projets a augmenté de 2,4% pour atteindre, durant les dix premiers mois 2016, 763 et les emplois y afférents ont progressé de 11,6% avec 13577 postes d’emploi.
Les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices en progression de 21,6%
Les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices ont enregistré, durant les dix premiers mois 2016, une hausse de 21,6% pour atteindre 846,3 MD, résultant de la progression annoncée des investissements dans les industries mécaniques et électriques (324,3 MD contre 112,6MD), essentiellement suite aux déclarations de l’extension d’une unité de fabrication de pièces mécaniques pour le secteur aéronautique (67,6 MD), d’une unité de fabrication de pièces de structure aéronautique (35,6 MD) et d’une unité de fabrication de pièces détachées et accessoires pour l’industrie automobile (20,2 MD).
De même, pour le secteur des industries agroalimentaires dont les investissements déclarés dans le cadre du régime totalement exportateur ont augmenté de 25,7% pour atteindre 183,3 MD. Cette croissance est expliquée par la déclaration de la création d’une conserverie de tomates (51,2 MD) et de l’extension d’une brasserie (14,5 MD).
Les investissements déclarés dans le cadre du régime totalement exportateur des industries chimiques ont évolué de 7,5%, avec 121,4 MD principalement suite aux déclarations de l’extension d’une unité de fabrication des engrais composés (60 MD) et de la création d’une unité de transformation des phosphates naturels et fabrication des dérivés des phosphates (12MD).
Les industries dont la production est orientée vers le marché local ont, de leur côté, augmenté de 35,5%, etteignant 1793,4 MD.
L’investissement déclaré dans le secteur des services a connu une croissance de 13% pour atteindre 1243,4 MD. Le nombre de projets déclarés s’élève à 8290 (+ 5, 6%) et ils permettraient la création de 33 074 postes d’emploi.

par -
0

La nouvelle stratégie de l’administration électronique, « Smart Gov 2020 », vient d’être dévoilée.

Financé par la BAD à hauteur de 500 millions de dinars, ce dispositif est s’articule autour de 5 principaux axes, a indiqué le ministre des Technologies de l’information et de l’Economie numérique, Anouar Maarouf, lors d’une conférence organisée à cette occasion.

Selon ses dires, le premier axe vise la réingénierie des processus administratifs au service des citoyens. Le deuxième axe concerne les programmes comportant les différents systèmes d’information de l’administration et tout ce qui a trait à la circulation de l’information entre les différentes administrations, comme la gestion électronique de la correspondance.

Le troisième axe cible la réforme des systèmes d’information de tous les secteurs pour pouvoir intégrer le système de l’administration électronique, alors que le quatrième axe est lié aux nouveaux services que fourniront l’administration électronique au citoyen. Le dernier axe touche bien évidement l’Open-gov, qui permettra à la Tunisie de grimper sur l’échelle des principales destinations pour l’investissement.

Une administration zéro papier d’ici 2020

A travers ce projet, la Tunisie ambitionne de digitaliser l’administration tunisienne à travers l’E-service avec un objectif de « zéro papier » d’ici 2020, a ajouté le ministre. Il a mis l’accent sur les efforts déployés à ce niveau et qui visent à éradiquer la complexité et la lenteur des procédures administratives actuelles favorisant certaines formes de corruption.

Comment ? A travers une administration performante et ouverte, en fournissant des services accessibles, simples et de haute qualité aux citoyens et aux entreprises, a répondu le ministre.

Vers la concrétisation des projets de développement

Cet avis est partagé par son collègue Abid Briki, qui a saisi cette occasion pour insister sur cette politique. Car, la réforme de l’administration tunisienne et sa modernisation deviennent de plus en plus une exigence et une étape importante pour entamer les grandes réformes. « Les objectifs du plan quinquennal de développement 2016-2020 ne pourront jamais être atteints sans la modernisation de l’administration ou encore l’amélioration de son rendement en adoptant les nouvelles technologies de l’information », a assuré le ministre.

Comme justification, il a mis en avant la situation actuelle de l’administration qui ne favorise pas l’investissement et la réalisation des objectifs de la Tunisie post-révolutionnaire, surtout dans cette conjoncture économique marquée par un déficit budgétaire abyssal devant s’élever à 6 pc environ à fin 2016, accentué par l’aggravation de la dette publique, aux alentours de 64 pc du PIB, contre un peu plus de 40 pc seulement en 2010.

C’est important pour un gouvernement qui mise sur ces réformes en termes de gouvernance et d’intégrité et sur des législations censées faciliter les démarches administratives. Le but en est de permettre l’exécution des politiques de développement.

Ces réformes viennent à un moment opportun où la Tunisie tente de relancer son économie, stimuler la croissance et amorcer une nouvelle dynamique économique et ce, grâce à l’organisation de la conférence Tunisia 2020. Un évènement incontournable qui vient prouver la confiance accordée à la Tunisie, avec les nombreux engagements annoncés. Entre dons, aides et crédits, cette manifestation a permis d’engranger un montant total de financements de 34 milliards de dinars.

par -
0

Un accord a été signé, ce mercredi 30 novembre 2016, entre le ministre des Technologies et de l’Economie numérique, Anouar Maârouf et le président de l’entreprise française « DecoD », Thomas Griffoin, portant sur la création de 400 nouveaux emplois à partir de l’année 2017. C’est en marge de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement au Palais des congrès, que l’accord a été signé.

Le contrat, qui a été conclu dans le domaine des industries créatives avec le leader mondial en matière de 3D, s’inscrit dans le cadre du projet « SMART TUNISIA ».

DecoD est une entreprise française qui accompagne ses clients dans leurs besoins d’intégrer la 3D hyperréaliste dans la production de contenu.

par -
0

General Electric a annoncé, en marge de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement à Tunis, le lancement d’un nouveau projet et promet 50 nouveaux postes d’emplois.

Cette unité, qui vise à renforcer les techniques médicales, va produire 2500 fournitures médicales pour les secteurs privé et public.

par -
0

Le vice-président de la Banque Mondiale, Hafedh Ghanem, a annoncé, lors de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement au palais des congrès à Tunis, que des financements estimés à 1 milliard de dollars seront débloqués chaque année pour la Tunisie, et ce sur une période de 5 ans.

Quant à elle, la Société financière internationale (SFI) relevant de la Banque Mondiale décaissera 300 millions de dollars pour soutenir le secteur privé, ajoute le vice-président de la BM.

par -
0

Dans son intervention, lors de l’ouverture, ce mardi 29 novembre 2016, de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », le ministre koweïtien du pétrole a annoncé qu’un prêt de 500 millions de dollars sera débloqué pour la Tunisie sur une période de 5 ans.

La ministre a par ailleurs souligné la solidité des relations tuniso-koweïtiennes, félicitant ainsi la réussite de la transition démocratique en Tunisie.

par -
0

Mourad Fradi, coordinateur général des travaux de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 »,  a déclaré, lundi à la chaîne Al Wataniya 1 que le nombre des invités étrangers est supérieur aux attentes du gouvernement.

Il a ajouté que 2000 hauts responsables dont des présidents, chefs de gouvernements et représentants d’institutions financières sont attendus à cet événement.

par -
0

On assiste en Tunisie, depuis la «révolution», à une diabolisation sans merci des hommes d’affaires et de l’investisseur privé en général. Ceux qui le font, et ils sont à tous les niveaux, font feu de tout bois. Dès les premiers mois de l’année 2011, ils ont fait l’objet d’attaques de tous genres, de la part des nouveaux ennemis de l’ancien régime, simplement pour avoir coexisté avec ce régime. Menaces, extorsion, chantage, ont été impunément exercés contre eux, dans un dessein global de tentative d’installation d’un nouveau schéma de développement, de remise en selle de l’Etat- providence et de redistribution de la richesse acquise selon la logique révolutionnaire de certains nouveaux partis, nés en 2011 et après.

Le premier à diaboliser, ceux qu’il prenait tous pour des «Trabelsi» en référence à la famille gendre de l’ancien président tunisien, aura été l’ancien chef de gouvernement du parti islamiste tunisien, Ennahdha, Hammadi Jbali lorsqu’il comparait les hommes d’affaire à des affairistes ( اصحاب العمايل ). D’autres, comme les syndicalistes de l’UGTT, n’ont pas manqué d’accrocher les patrons sur la question de l’impôt et des incitations à l’investissement. D’autres encore, comme les partis de Marzouki (CPR et Irada), ont toujours vilipendé le secteur privé. Même l’actuel chef de l’Etat tunisien Béji Caïd Essebssi, mais à nettement moindre mesure, n’a pas manqué d’épingler les hommes d’affaires locaux, les appelant à investir et à donner l’exemple aux IDE.

Le 25 novembre 2016, BCE recevait 18 parmi les grands hommes d’affaires et un banquier (Ferid Ben Tanfous qui a, à l’occasion, «confirmé l’entière disposition du secteur bancaire à l’accompagnement de tous les investisseurs locaux»), dans le cadre de ce qui a été annoncé comme une initiative économique pour promouvoir le développement et l’emploi. La réunion qui se tenait à quelques jours du Forum de l’investissement «Tunisia 20.20», était voulue comme un signal, d’abord aux investisseurs étrangers, confirmant la confiance des locaux dans leur propre pays, sa capacité de résilience à la crise et sa capacité à rebondir pour en sortir. C’est ensuite, une réponse à tous ceux qui ont diabolisé le patronat et sa frilosité face à l’investissement. Et certainement un appui de taille pour son appel, en 2015, en faveur d’une réconciliation économique.

A la fin de cette réunion, ce sont en effet près de 1500 MDT en projets, avec 50 mille créations d’emploi à la clé, qui ont été annoncés dans 14 gouvernorats de l’intérieur tunisien. Tous, parmi les 18, n’ont pas annoncé de nouveaux projets, dans la mesure où beaucoup d’entre eux n’avaient pas attendu l’initiative de BCE pour investir. A titre d’exemple, un groupe comme Poulina consacre annuellement en moyenne  150 MDT à l’investissement.

  • Voici ce que vont faire les Loukil, Bayahi, Bouchammaoui, Ben Ayed, Hamrouni, Doghri et d’autres (Vidéo)

Les groupes tunisiens n’ont en fait jamais arrêté d’investir, si ce n’est parce qu’ils se maintiennent, c’est aussi pour se développer. Les exemples, qui confirment par ailleurs leur confiance dans l’économie de leur pays, malgré la conjoncture difficile et les mouvements sociaux (grèves, sit-in et demandes incessantes de majorations salariales et autres), ont en partie été donnés au cours de la dernière rencontre de Carthage.

Bassam Loukil, se prépare à lancer une unité de porcelaine de luxe à Kasserine, en partenariat avec un groupe français de la ville de Limoges et un autre partenaire russe. Un gouverneur de Kasserine de l’ancien gouvernement, avait donné son accord de principe pour les avantages liés à cet investissement de 45 MDT. Le projet se fera finalement à Kairouan, après que les gouvernements Jomaa et Essid ont tergiversé et après que Youssef Chahed  confirme, lui-même aux investisseurs, son accord pour ces avantages. Loukil a aussi annoncé, au cours de cette réunion, le prochain démarrage d’une unité de montage de Pick-Up et de camions légers, en partenariat avec le Japonais Mazda, totalement destiné à l’export. Par ailleurs, le même groupe Loukil prépare son important projet de Mall multimarques internationales, du côté de Raoued dans la banlieue tunisoise, avec un investissement de 150 MDT et des partenaires koweïtiens et canadiens.

Hassine Doghri développera, à Tataouine et Gabès notamment, des activités liées au secteur des mines, sans donner plus de détails. Le groupe Belkhiria, du groupe «Rose Blanche» a annoncé des investissements pour une valeur de 22 MDT, dans le secteur des semences et l’enrichissement des semences tunisiennes complètement automatisé, dans la région de Bou Salem et devrait assurer l’autosuffisance des semences en Tunisie. Chiheb Slama devrait aussi donner une forte impulsion à l’oléiculture intensive par un projet de conditionnement de l’huile d’olive, à partir de l’oliveraie de Nasrallah (gouvernorat de Kairouan) d’un montant de 21 MDT, sans compter l’extension de l’unité du groupe Bouslama opérant déjà à Sidi Bouzid. Hammadi Kooli devrait faire extension de l’unité de sucrerie de Ben Béchir, dans le gouvernorat de Béja. Yahia Bayahi, du groupe du même nom, nous a confirmé une option pour l’industrie des équipements de BTP dans les régions de Nefza et Amdoun.

  • Bouchammaoui dans le solaire et M. Ben Chaabane avec 50 MDT dans le fonds Tanmiya

Amel Bouchammaoui, du groupe de même nom, a évoqué son important projet agricole, déjà en cours de réalisation, projet d’arboriculture diverse, dont les olives, les amendes et les raisins, de plus de 500 hectares Matmata avec un investissement de 30 MDT et 50 autres MDT pour la partie de transformation industrielle de tous ces produits. Bouchammaoui a aussi annoncé un autre projet à Matmata, dans les énergies renouvelables pour la mise en place d’une centrale d’énergie solaire avec un partenaire français au courant du 1er semestre 2017 et sur un terrain de 100 hectares, pour une capacité de 12 MGW et 25 sur le moyen terme.

Lotfi Hamrouni, dont le programme d’investissement prévu entre 2015 et 2018 prévoit une enveloppe de 69 MDT, devrait lancer des unités industrielles dans la matière première en résine pour la peinture à Zaghouan pour un montant de 30 MDT créant entre 120 et 150 emplois. Kais Sellami est en pointe sur de 50 projets porteurs dans le domaine des Tics «qui peuvent créer 80 mille emplois pour les cadres, sur une période de 5 ans» a-t-il dit devant BCE. Abdessalem El Oued investira dans une série d’innovations.

Fathi Hachicha, qui est déjà installé à Feriana (Gouvernorat de Kasserine) où il emploie déjà 600 personnes dans 4 unités, dans l’électroménager, poursuivra son extension par une nouvelle unité de matériel électroménager dans la même localité pour un investissement de 10 MDT créant 400 emplois et des centres d’installation et de réparation dans 14 des gouvernorats défavorisés à mettre en place et à gérer directement par des 600 sans-emploi parmi les diplômés du supérieur après formation par le groupe. Hachicha a annoncé un volume d’investissement total de 150 MDT

Jamel Mzabi implantera une unité d’eau minérale à Jelma, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Hamdi Meddeb, fera extension de son actuel projet de centrale laitière adossée à une filière d’élevage ovin et de collecte de lait à Sidi Bouzid («le meilleur endroit pour cet investissement», a déclaré l’homme d’affaires, de 90 MDT qui emploie 400 personnes), dans la culture de la tomate et sa transformation sur place. Un nouveau projet pour 40 MDT et fournira de l’emploi à 200 personnes.

Abdelwaheb Ben Ayed et son groupe, qui consacrent annuellement une moyenne de 150 MDT à l’investissement, sont déjà sur une série de projets dans divers secteurs et diverses régions.

Mourad Ben Chaabane, plus connu comme intermédiaire boursier, est le conseiller du groupe financier GFH bahreïni (Gulf Finance House) qui a été inauguré ce dimanche par le chef du gouvernement tunisien, une journée qui a aussi vu la signature d’un contrat de plus de 200 MDT avec le groupe tunisien Soroubat pour la réalisation des infrastructures nécessaires au projet du «Port financier », objet de l’inauguration. Mourad Ben Chaabane qui a lancé le fonds d’investissement de 50 MDT, «Mac Tanmiya» sans avantages fiscaux, qui se donne pour objet d’accompagner les hommes d’affaires tunisiens, en capital, dans leur développement à l’intérieur du pays. Ce fonds devrait ainsi participer au financement du nouveau Mall des Loukil, de la nouvelle unité laitière de Hamdi Meddeb ou dans le projet de Jalila Mezni (Société d’articles d’hygiène SAH) d’une unité de détergents à Zaghouan.

Il reste à dire que le monde de l’entreprenariat tunisien reste encore traumatisé par les effets collatéraux de la «révolution». Des effets, comme la confiscation qui est aux antipodes du droit à la propriété et faite sans fondements judiciaire pour la plupart. Des effets aussi, comme l’interdiction de voyager encore faite à quelques hommes d’affaires. Et encore, le poids grandissant de la centrale syndicale ouvrière, devenue véritable force de pression sur les orientations et les décisions économiques et même sur les lois du pays. Tous ces éléments, on ne les a pas entendus, ni dans l’intervention du chef du gouvernement, ni de celle  du conseiller économique de BCE à l’occasion de cette rencontre. Dommage !

par -
0

Manifestement, la Tunisie a mis les petits plats dans les grands pour donner à la conférence internationale de l’investissement pour l’investissement (Tunisie 2020) les allures d’une grand-messe pour amener le gratin de l’investissement à se convaincre de l’éligibilité du pays à l’acte d’investir après une longue parenthèse due à la Révolution. A maints égards, ce ne devrait pas être une réédition des assises “Investir en Tunisie, start-up democracy”, organisées voici un peu plus de           six ans, finies en bulle de savon.

Les enjeux assignés à l’une et à l’autre n’ont pourtant pas notablement changé sauf que les fondamentaux économiques ont empiré alors que la situation sociale demeure aussi tendue, envenimée par la crise des augmentations salariales et les grèves dont la menace se fait de plus en plus insistante dans maints secteurs et métiers, singulièrement les professions libérales avec comme chef de file les avocats.

Sur le papier, de tels mouvements ont le propre de dissuader les investisseurs tants locaux qu’étrangers de franchir le Rubicon et même d’avoir peur de financer des projets dans un pays qui, à leurs yeux, peine à donner de solides gages de retour sur investissement et qui n’a pas la totale maîtrise de la situation aussi bien économique que sociale. Car investir dans un site qui cultive de semblables écueils serait, en toute rigueur économique, un acte hasardeux dont les conséquences retombent, en premier lieu, sur l’investisseur. Les exemples font florès qui en attestent la véracité partout dans le monde.

Enchaîner transition politique et transition économique

Le fait est, cependant, que la Tunisie qui est en train de réussir sa transition politique, ne peut pas ne pas être susceptible d’en faire autant sur le plan économique, particulièrement celui de l’investissement. Et elle semble s’y employer du mieux qu’elle peut, non seulement en se dépensant en assurances, mais encore et surtout en mettant en place, graduellement certes, l’architecture qui mette en confiance l’investisseur, faite de nouvelles législations qu’il peut ne pas trouver ailleurs, et surtout d’une vision où se décline une ferme volonté d’améliorer le climat des affaires, au moins de le ramener au statu quo ante d’avant la Révolution.

Cela renvoie à l’urgente nécessité de faire bouger les lignes dans le bon sens avec une bonne visibilité sur le périmètre méditerranéen comme ce fut régulièrement le cas il y a quelques années quand la Tunisie était une destination courue grâce à une stabilité politique dont on peut penser ce qu’on veut mais qui avait le mérite de rassurer, jumelée à une croissance qui gravitait autour de 5% et à une attractivité rarement démentie. C’est à cette aune que semble, autre autres, pensée l’approche développée pour ramener au bercail les investisseurs partis sous d’autres latitudes et convaincre les autres qu’il fait bon investir en Tunisie.

Ce n’est pas un pays paria !

L’espoir est partagé de voir cette stratégie déblayer le terrain vers des avancées au vu du nombre et de la qualité de ceux qui ont décidé de venir participer au rassemblement de Tunis. Ce n’est certes pas le Gotha de l’investissement international, mais il s’y trouve des bailleurs de fonds et des investisseurs dont la conviction est faite ou le serait que la Tunisie n’est pas fondamentalement un pays paria et qu’elle a le potentiel d’être dans le radar des investisseurs. Pour ce faire, elle est sommée de libérer les énergies, de renouveler ses compétences, et de se mettre résolument sur l’axe du redressement. Surtout, elle a l’obligation de mettre de l’ordre chez elle, de vouloir et pouvoir donner l’image d’un pays soucieux de tourner le dos à tout ce qui a entaché sa marche durant les six dernières années.

En clair, il s’agit de négocier lucidement et à l’enseigne d’une mobilisation aussi large que possible la transition économique sans laquelle il sera comme prêcher dans le désert de convaincre un investisseur international de venir sans crainte, loin de tout aléa économique ou social. Cela doit signifier aussi que le crédit politique engrangé sur le plan mondial doit être converti et monnayé en potentiel qui attire les capitaux et le savoir-faire.

par -
0

Fadhel Abdelkefi,  ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a déclaré que « l’unique qui s’offre à la Tunisie  est de regagner la confiance des investisseurs locaux, mais aussi étrangers surtout avec la fermeture de 2000 entreprises dont 500 étrangères.

Dans une interview parue dans le journal « Al Maghreb », le ministre a précisé que le pays fait actuellement face à une situation difficile, ce qui engendrerait une complication du climat de l’investissement et par la suite sa perturbation..

Cependant, Abdelkefi s’est montré optimiste quant à l’importance du site tunisien avec une main d’œuvre qualifiée, des capacités logistiques et r les accords de coopération avec l’UE.

par -
0

La présidence de la république a lancé vendredi, une initiative pour promouvoir l’investissement local dans les régions intérieures du pays, à un moment important ou la Tunisie prépare la tenue de la conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 » (du 29 au 30 novembre 2016), dans l’objectif de promouvoir le pays, en tant que site d’investissement compétitif au plan international.
« Cette initiative concerne le lancement d’un ensemble de projets, dans les domaines de l’agriculture, des industries chimiques, des énergies renouvelables, des TIC et des composants automobiles, qui seront réalisés par des investisseurs Tunisiens, dans 14 gouvernorats prioritaires, parmi les plus défavorisés du pays pour un investissement d’une valeur globale de l’ordre de 1 500 millions de dinars, devant générer 50 mille postes d’emploi », a indiqué le président de la république, Béji Caid Essebsi, lors d’une réunion au palais de Carthage, avec une vingtaine d’hommes d’affaires tunisiens conduits par la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, en présence du Chef du Gouvernement et du ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale.
« L’initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle dynamique de l’Etat, constitue en réalité, une action volontaire de la part des chefs d’entreprises tunisiens et un message fort aux investisseurs étrangers qui prendront part à la conférence « TUNISIA 2020″, a-t-il précisé.
Le chef de l’Etat a appelé les investisseurs à assumer leur responsabilité dans la réalisation de leurs projets, soulignant que l’Etat entend les accompagner, en instaurant un climat d’investissement favorable. Il s’est déclaré optimiste quant à la réussite de cette initiative, qui sera suivie d’une seconde similaire dédiée aux autres régions intérieures.
De son côté, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a souligné l’impératif de promouvoir l’économie tunisienne, rappelant que l’emploi et le développement des régions intérieures sont les principales revendications de la révolution tunisienne (17 décembre 2010-14 janvier 2011).
 » Nous soutenons cette initiative qui permet de promouvoir l’image de la Tunisie, en tant que pays compétitif et destination d’investissement par excellence. Nous assurerons toutes les conditions et facilités garantissant la réussite de ces investissements, notamment à travers les lois sur l’investissement, le PPP et l’urgence économique « , a-t-il poursuivi.
Dans son intervention, Bouchamaoui a précisé que le lancement de ces projets concrets, s’inscrivant dans le cadre de l’initiative économique de promotion du développement et de l’emploi, seront réalisés à la faveur d’un climat d’investissement propice. Elle a mis l’accent sur la détermination du secteur privé à accomplir son devoir national en matière d’investissement et de création d’emplois.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

AFRIQUE

0
Le député français Jean Glavany, ancien ministre de l’Agriculture et ex-directeur de cabinet du président François Mitterrand, a mis l'Assemblée nationale, et donc la...

SPORT