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Investissements Directs Etrangers

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A un mois, presque jour pour jour, de la Conférence internationale de l’investissement que se propose d’organiser la Tunisie de l’après révolution, les chiffres officiels du flux entrants d’IDE (Investissements directs étrangers) rapportés par la Fipa (Foreign Investment Promotion Agency) donnent une image plutôt contrastée et laisserait presque perplexe, car alors qu’ils baissaient dans certains secteurs, les IDE ne s’étaient jamais mieux portées.

 D’abord, parce qu’en volume total, c’est une baisse de 2,1 %, passant de 1.408,7 MDT au terme des 9 premiers mois de 2015 à 1.379 MDT pour la même période de 2016. Et si on comparait avec l’année référence de 2010, c’est une baisse de 7,6 %. C’est l’investissement portefeuille qui a baissé le plus (-78,4 %) entre 2016 et 2010. Par secteur d’activité, c’est plutôt la hausse. Dans l’énergie par exemple, le volume d’IDE des 9 mois de cette année est presque stable par rapport aux cinq dernières années et pas très loin du volume de l’année de référence. Dans l’industrie, c’est même le meilleur volume de flux entrants (473,7 MDT) depuis 2011, et même mieux que celui des 9 premiers mois de 2010. Même chose presque pour les IDE dans le domaine de l’agriculture. Là où la baisse a été le plus ressentie, c’est dans le flux des IDE dans le secteur des services avec 115,6 MDT contre plus de 220 MDT en 2015, presque 230 MDT en 2014 et derrière les 189 MDT de 2010.

Pour cette année, le flux entrant des IDE a connu une évolution en dents de scie avec un pic de plus de 200 MDT en avril, suivi d’une lente descente qui a rebondi en août pour rechuter en septembre. Le lien n’existe peut-être pas, mais c’est à la fin d’août que le gouvernement de Youssef Chahed a été mis sur pied. On attendra donc les chiffres d’octobre pour savoir si, comme la pluie, les IDE voteront aussi Youssef Chahed !

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Officiellement aussi, le DG de la Fipa en parlait mercredi dernier à la Radio nationale tunisienne, le taux de mortalité des 3.320 entreprises étrangères implantées en Tunisie était de 100 entreprises par an avant la «révolution». Il est depuis 2011 de 100 à 150 entreprises par an. Le DG de la Fipa, Khalil Laabidi, indique d’ailleurs que 500 à 600 entreprises étrangères ont fermé. Il ne le dira pas, mais il est un secret de polichinelle que l’instabilité politique et les tensions sociales sont directement derrière ces fermetures. Laabidi affirmait aussi que 500 autres entreprises étrangères sont parties, en ce sens qu’elles ont soit été cédées à un autre, soit ont changé d’activité, ou simplement plié bagage.

A travers ce Forum mondial de l’investissement étranger, dont elle espère des offres d’investissement ou la réalisation de quelque autres 50 opportunités d’investissement qu’elle présente, la Tunisie veut surtout restaurer son image de terre d’investissement. Une image qui sera certainement écornée par l’image que les Tunisiens se sont auto-infligée, à force d’autoflagellation à coups de dénigrement et de diabolisation de la richesse et d’accusations de tous par tous d’argent sale, de terre de corruption. Ecornée aussi par la politique de confiscation qui est un déni pur et simple d’un des droits les plus élémentaires et les plus protégés sur le plan international, le droit de propriété !!

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Du 13 au 14 juin prochain

Du 13 au 14 juin prochain, la Tunisie organisera le «Tunisia Investment Forum», pour essayer de dessiner les contours d’une «nouvelle stratégie durable d’investissement». Cet évènement économique, en sera à sa 7ème édition. Celui de l’année 2013 devrait voir s’organiser une réflexion sur l’attractivité des IDE innovants dans la région de la Méditerranée. Un autre workshop devrait discuter de l’implication des compétences tunisiennes dans le processus de développement. Tout cela, sans oublier les rencontres B2B.

Malgré l’optimisme de la Fipa (Foreign Investment Promotion Agency), il est permis de se poser quelques questions sur les perspectives d’un tel évènement. Sans verser dans le pessimisme, il n’est, en effet, pas inutile de rappeler que le TIF s’organise dans un pays dont la notation souveraine a été dégradée par toutes les agences de notation. Il s’organise aussi, dans un pays désormais écarté de tous les classements en matière de compétitivité. Presque tous les observateurs de la conjoncture tunisienne avaient mis en relief le flou politique et la période de transition qui n’en finit plus et leur impact sur les conditions de l’investissement en Tunisie. Malgré l’adoption de la feuille de route, selon laquelle le TIF devrait coïncider avec la fin des travaux d’écriture de la nouvelle Constitution, la conjoncture tunisienne reste floue et fortement perturbée par une situation sociale, toujours tendue. On retiendra ici la déclaration du SG de l’UGTT (Centrale syndicale) au quotidien Al Maghreb où il affirmait que le document du pacte social, dernièrement, signé avec l’Utica (Centrale patronale) n’inclut pas un accord sur la paix sociale.

Le dernier bilan, celui de l’année 2012, concernant les IDE en Tunisie, fait état de 123 nouvelles créations et 185 extensions, soit la création de 10.263 emplois. Il y a cependant en face aussi, 130 fermetures ou départ, pour diverses raisons. Les deux chiffres s’annuleraient presque, réduisant ainsi l’effet des nouvelles créations ou extensions, sur l’emploi et l’économie tunisienne en général.

 

Les chiffres dont nous disposons ne sont pas aussi détaillés qu’on le voudrait. Le gros du lot des IDE qui ont fermé (93), sans pour autant qu’on parle de délocalisation, nous explique-t-on, l’auraient fait pour des problèmes de commercialisation. Mais comme cette dernière est aussi liée à la production, on pourrait facilement lier ces fermetures à la conjoncture sociale, encore tendue, et au flou politique qui persiste en Tunisie. Le pays aura ainsi perdu plus de 93 MDT.

Il n’est pas inutile non plus de rappeler que la moyenne annuelle de «fermetures », sur les 10 dernières années en Tunisie, était de 120 entreprises étrangères et que la taille des entreprises les plus touchées était entre 10 et 50 emplois. Force est pourtant de constater que le nombre de fermetures, dites aussi, décès d’entreprises, était passé de 136, en 2010, à 153 entreprises «décédées», en 2011. Le grabuge de la révolution expliquait aisément cette montée en puissance des fermetures.

Il est important, donc, que le prochain TIF planche sérieusement sur les conditions d’investissement qu’il se propose de présenter aux potentiels investisseurs qu’il compte inviter. Il est tout aussi important que les organisateurs du TIF, sachent trouver les mots qui pourraient convaincre ces investisseurs, que le retrait de la Tunisie de presque tous les indices de concurrence, n’a rien à voir avec la situation politique qui ne se stabilise pas, dans le pays du jasmin flétri, ni avec une situation sociale qui ne se calme pas non plus, les grèves ayant déjà enregistré, en janvier dernier, une hausse de 84 % par rapport au même mois de l’année 2012 (chiffre du ministère des Affaires sociales).

Ka. Bou.

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Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint

Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint, au terme des 10 mois de 2012, un total de 1657,0 millions de dinars, soit pratiquement autant que durant la même période de l’année 2010, plus précisément 1680,3 MDT, selon des derniers chiffres de FIPA.

Cependant, les investissements de portefeuille se sont élevés, durant la même période, à 72,2MDT contre 220,3 MDT, pendant la période correspondante de 2010.

Par secteur, les industries ont reçu 400,8 MDT, contre 429,2 MDT, deux ans auparavant, le tourisme et l’immobilier 75,0MDT, contre 82,0 MDT, en 2010, les services 95,5 MDT vs 116,2 MDT. En revanche , les investissements étrangers dans l’agriculture ont presque doublé, passant de 2,6MDT, en 2010, à 4,6 MDT, au terme des 10 mois de 2012, le secteur financier se signale par des IDE de l’ordre de 25,1 MDT, à la même date, contre une valeur nulle , deux ans plus tôt , alors que le secteur de l’énergie a drainé des IDE d’une valeur de 1056,0 MDT, soit pratiquement les mêmes flux qu’en 2010 (1050,0 MDT).

Par pays, c’est la France qui tient le haut du pavé avec des IDE de l’ordre de 179, 22 MDT, suivie de Qatar avec 123,80 MDT, puis de l’Italie avec 98,61 MDT et en 4ème position l’Allemagne avec 85,53 MDT.

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Les investissements directs étrangers durant les huit premiers de l’année ont enregistré une hausse de 2% par rapport à la même période

Les investissements directs étrangers durant les huit premiers de l’année ont enregistré une hausse de 2% par rapport à la même période de l’année 2010, a indiqué à Africanmanager, Riadh Bettaieb, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale.

Selon lui, cette hausse en termes d’investissement est très importante eu égard à la période transitoire par laquelle passe le pays. « C’est bien de retrouver le rythme de l’année 2010 parce que la situation postrévolutionnaire est assez délicate ».

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Les investissements directs étrangers devraient reculer de 21 % en Tunisie, en 2011, selon les projections de l’Arab Investment and Export Credit Guarantee Corp publiées le 4 octobre qui évoquent une baisse générale de  17% dans les pays arabes.  Au total, les investissements devraient atteindre 55,1 milliards de dollars en 2011 contre 66,2 milliards de dollars en 2010.

Selon l’organisme, l’Egypte devrait accuser le coup, avec une chute de 92% de ses investissements. Ils ne devraient être que de 0,5 milliard de dollars en 2011. Bien loin des 6,4 milliards de dollars de 2010. En Libye, la chute serait de 87% et de 65% en Syrie.

Mais à l’inverse, sept autres pays arabes devraient connaître un phénomène bien plus positif. Par exemple, l’Arabie Saoudite devrait attirer pour 29 milliards de dollars d’investissements étrangers en 2011 contre 28,1 milliards de dollars en 2010. En Irak aussi, ils devraient doubler pour atteindre 3,5 milliards de dollars.

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