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Dans une interview accordée à Africanmanager, le directeur général de la FIPA, Khalil Laabidi, a assuré que le rythme de la fermeture des entreprises étrangères a plutôt baissé. D’après les statistiques, une cinquantaine d’entreprises étrangères ferment leurs postes chaque année. Ce chiffre est beaucoup moins élevé qu’avant la révolution, où chaque année environ 150 entreprises quittaient la Tunisie. Pourtant, le risque existe encore.

Sur un autre plan, il est revenu sur le retard enregistré au niveau de l’adoption du code de l’investissement et qui aura certainement des effets.

Par ailleurs, il a indiqué qu’on n’est pas dans un vide juridique, mais qu’on a des investisseurs qui attendent que la situation politique et sociale se clarifie pour pouvoir décider.

Khalil Laabidi a évoqué les actions que le futur gouvernement doit entreprendre pour gagner ce challenge. Interview :

Pouvez-vous nous brosser la situation des IDE pour les premiers mois de 2016 ?

A la fin du mois de juin de l’année 2016, les investissements étrangers ont atteint le montant de 915.1 millions de dinars tunisiens (MTND). Comparés aux trois dernières années, ces investissements ont enregistré une baisse de -23,4% par rapport à 2015.
Les investissements de portefeuille ont enregistré un net recul au cours des trois premiers mois de cette année, ce qui est tout à fait prévisible, après la consommation de la mesure (décret n° 2014-3629 du 18 septembre 2014) accordée aux étrangers d’acquérir librement, sans autorisation, des titres de capital sur la cote, à condition que la participation étrangère, y compris l’opération d’acquisition concernée, soit comprises entre 50 et 66,66% du capital.
Cette meure a suscité un intérêt acheteur très fort en 2015 sur les titres de quelques sociétés cotées en bourse.

Au cours des six premiers mois de l’année 2016, les investissements directs étrangers ont atteint le montant de 882,9 MTND. Comparés aux trois dernières années, ces investissements ont enregistré des variations de -7,4% par rapport à l’an dernier, 25,2% par rapport à 2014 et 6,0% par rapport à 2013.
Les IDE sont répartis à hauteur de 57% pour les énergies, 34% pour les industries manufacturières et 9% pour les services.

Le retard affiché au niveau de l’exécution de plusieurs réformes dont notamment l’adoption du code de l’investissement a beaucoup affecté le climat des affaires et par la suite la stimulation des nouveaux investisseurs. Qu’en pensez-vous ?

C’est surtout que l’investissement reste tributaire de plusieurs facteurs comme le climat des affaires et ce, dans n’importe quel pays.

Pour le cas de la Tunisie, les problèmes sont multiples, sachant qu’on a bien entamé l’exécution de certaines réformes.
Certaines réformes ont été accomplies, comme l’adoption de la loi relative au partenariat public-privé, la loi des énergies renouvelables, une autre sur les banques. Par contre, d’autres lois restent toujours en suspens, à savoir le code de l’investissement, considéré comme l’une des mesures importantes attendues par les investisseurs étrangers.
Faut-il noter qu’on a achevé l’élaboration de ce texte et il a été transféré au Parlement depuis octobre dernier, l’examen des trois premiers articles avait été entamé. Mais le temps n’a pas permis de finir ce travail.

Mais pourquoi ??

C’est simple, l’initiative lancée par le président de la République, Béji Caied Essebsi, portant sur la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale a tardé la réalisation de cet objectif malgré le fait qu’un consens a été trouvé au niveau du Parlement en ce qui concerne le nouveau code de l’investissement.

Avez-vous des craintes par rapport à ce retard ?

Chaque retard aura certainement ses effets, mais n’oubliez pas qu’on possède déjà un code datant de 1992 et qui nous a beaucoup aidés à travailler en offrant une série d’avantages et d’incitations.
Donc, on n’est pas dans un vide juridique, mais on est face à des investisseurs qui temporisent en attendant que la situation politique et sociale se clarifie pour pouvoir décider.
Donc, si on arrive à adopter le code en question d’ici la fin de ce mois, on peut éviter les effets prévus.

Y a-t-il une réelle volonté de la part des étrangers de s’implanter et de créer de nouveaux projets en Tunisie, surtout dans cette conjoncture assez morose ?

La volonté existe, mais il faut préciser qu’on a deux types de projets : De grands projets structurés exigeant des moyens et des conditions bien précises dont notamment les incitations fiscales.
A ce niveau, si on arrive à mieux satisfaire les demandes, on serait capable de stimuler de nouveaux promoteurs.
Pour le deuxième type de projet, il concerne les projets privés. Il s’agit de projets sensibles à la situation du pays en termes d’instabilité politique, ralentissement au niveau de l’exécution des réformes mises en place. Ajoutons à cela l’instabilité enregistrée au niveau régional.
Ces facteurs doivent être pris en considération par les décideurs tunisiens, qui sont plus que jamais appelés à envoyer des messages rassurants pour pouvoir convaincre les investisseurs étrangers.

Au delà de ce constat, il faut affirmer que la Tunisie dispose de plusieurs atouts pour que les étrangers s’implantent dans ce site attractif. Mais, beaucoup reste à faire….

Ce climat d’instabilité poussera certainement plusieurs entreprises étrangères à quitter le pays. Qu’en dites-vous ?

En 2015, le rythme de la fermeture des entreprises étrangères n’a pas baissé. D’après les statistiques, une cinquantaine d’entreprises étrangères ferment leurs postes chaque année. Toutefois ce chiffre est beaucoup moins élevé qu’avant la révolution, où chaque année environ 150 entreprises quittaient la Tunisie.
Et pourtant on reste prudent étant donné que le risque existe encore, surtout que certaines entreprises sont en train de penser à quitter le territoire tunisien.

Dans le même contexte, plusieurs entreprises étrangères n’ont pas voulu augmenter le taux d’investissement en Tunisie.

Avez-vous des chiffres exacts ?

La majorité des entreprises étrangères installées en Tunisie n’ont pas voulu augmenter leurs parts d’investissement, sachant que le nombre global de ces entreprises s’élève à plus de 1200.
C’est tout à fait compréhensible au regard de l’étape actuelle marquée par un nombre limité de nouveaux projets, un rythme en termes d’opérations d’investissement ou d’extension au ralenti.
Mais, la question du départ n’est pas un énorme problème actuellement, c’est plutôt un risque. Notre crainte est bien évidement liée au manque à gagner en termes d’IDE.

Dans de pareilles conditions, quelles seront les taches du futur gouvernement pour combler les failles ?

Les missions du futur gouvernement ont été fixées dans le document de Carthage signé par plusieurs partis politiques et organisations nationales.
Partant de cette idée, je considère qu’il est temps d’accélérer l’adoption du code de l’investissement dans les plus brefs délais.
Il faut faciliter les procédures administratives tout en essayant de suivre les investisseurs étrangers implantés déjà en Tunisie. Cela passera également par la résolution de leurs problèmes de façon rapide.
C’est une démarche cruciale. Avant de chercher de nouveaux investisseurs, il faut fidéliser ceux qui sont là. Car, il s’agit d’un nombre important d’investisseurs ayant la capacité d’étendre leurs projets, mais aussi de faire évoluer leurs investissements.

A noter qu’on a commencé à réaliser cet objectif, surtout qu’on a entamé une série de rencontres avec les chambres mixtes.

Parmi les autres actions à entreprendre, on cite la mise en place d’une stratégie promotionnelle à l’étranger, tout en consacrant les budgets et les ressources nécessaires pour assurer la reprise des investissements étrangers.

Dans ce cas, on devrait commencer par les grands projets, qui sont à mon avis la locomotive des investissements et qui pourront jouer un rôle déterminant dans ce sens.

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Le flux des investissements étrangers a baissé de 23,4%, fin Juin 2016, par rapport à la même période de 2015, à 915,1 millions de dinars (MD), selon le dernier bilan de l’investissement étranger, publié par la FIPA, l’agence de promotion de l’investissement extérieur.
Durant le 1er semestre 2016, ce flux s’est réparti à raison de 882,9 MD en investissements directs étrangers -IDE- (-7,4% par rapport à 2015) et 32,2 MD en portefeuille, en chute libre (-86,7%).
Si les investissement étrangers dans l’énergie sont enregistré une petite progression de 3%, à 505 MD entre 2015 et 2016, ceux dans l’Industrie se montant à 296,5 MD, ont baissé de 6,1%.
Le repli des IDE est sensible dans le secteur des Services, puisqu’ils ont décru de 145,4 MD, en juin 2015, à seulement 78,9 MD, au terme du 1er semestre 2016 (-45,7%).
Pour ce qui est de l’Agriculture, les investissements très modestes (2,53 MD), ont avancé de 28,3%.
A rappeler que les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), avaient voté le 29 Juillet en plénière, pour le changement du nouveau code de l’investissement, en une loi de l’investissement, mais ne sont pas parvenus à un accord permettant d’adopter cette nouvelle législation, censée booster les IDE en Tunisie.
Quelques articles de cette loi, font l’objets de conflits, dont l’article 5 qui a suscité un large débat sur « la possibilité pour l’investisseur de s’approprier des terres agricoles ».

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Une précision de taille, d’emblée : Il ne s’agit pas de larmoyer ici sur le départ des sociétés étrangères de la Tunisie, lequel après tout n’est pas plus massif qu’avant la révolution de 2011. L’ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette, a déclaré en mai 2016 qu’une cinquantaine d’entreprises françaises quittent la Tunisie tous les ans, mais il a ajouté que le flux de départs est le même qu’avant 2010. Khalil Laabidi, directeur général de la FIPA (Agence de promotion de l’investissement extérieur), a déclaré en juin 2016 dans un point de presse qu’au cours des trois dernières années, entre 70 et 80 entreprises étrangères plient bagages chaque année. Mais là aussi M. Laabidi a pris soin de préciser que ce chiffre, aussi impressionnant soit-il, est en deçà du nombre d’entreprises étrangères qui quittaient la Tunisie avant le départ de Ben Ali, à peu près 150 entreprises par an qui cessaient définitivement leurs activités ou migraient vers d’autres contrées.

Tout cela pour dire que le flux d’entreprises qui partent de la Tunisie n’est pas le noeud du problème, à condition que de l’autre côté la masse d’investissements étrangers compensent ce phénomène quasiment normal. A condition également que les décideurs politiques soient suffisamment secoués par ces départs pour s’activer dans le sens d’un assainissement du climat des affaires, de la maitrise des tensions sociales et politiques. Or la situation du pays n’est pas brillante sur ces tous ces points.

Quand la société de la câblerie auto Lear Corporation, domiciliée à Ben Arous, a annoncé qu’elle allait quitter la Tunisie, ça n’a pas fait un pli chez les autorités. Elles n’ont pas bronché. Du moins nous ne l’avons pas entendu. Alors qu’il s’agit tout de même d’une multinationale qui figure à la 154ème position sur la liste Fortune 500, du plus gros fabriquant de sièges automobiles et électriques dans le monde, d’un groupe qui affiche 240 sites de production dans 36 pays et qui fait travailler à peu près 136.000  personnes. Vous imaginez le manque à gagner en termes de rentrées fiscales pour l’Etat tunisien, sans parler des 600 employés locaux sur les carreaux. Et puis il faut voir les motifs du départ de Lear Corporation : Instabilité politique et sécuritaire en Tunisie. En termes de publicité pour attirer les investisseurs il y a mieux ! Les employés ont beau arguer que c’est un faux prétexte et que le climat social et le rythme de la production sont au beau fixe, le mal est fait.

Le problème est ailleurs

Le problème est plus profond et plus complexe que ça. Le souci est que la Tunisie, qui a déclenché une énorme vague de sympathie à l’échelle planétaire, n’a pas su transformer l’essai… en espèces sonnantes et trébuchantes. Les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas été capables de fixer les investissements, le pays étant englué dans des changements politiques incessants, des mouvements sociaux intempestifs et incessants qui ont bousillé les nerfs des investisseurs, même les plus amoureux de la Tunisie. S’y est ajouté le péril terroriste. Il n’y a pas de doute sur le fait que le énième rebondissement politique au sommet que nous fignole actuellement la classe politique, sous la houlette du chef de l’Etat, n’est pas de nature à rassurer ceux qui voudraient miser sur la Tunisie. On aura, tout de même, le 6ème chef de gouvernement en 5 ans ! Peu de pays dans le monde peuvent se targuer d’un tel exploit…

Pourtant les autorités tentent par ailleurs de faire des efforts. Le nouveau code des investissements, avec les incitations – fiscales notamment – qu’il englobe, en est un, assurément, même s’il tarde à entrer en vigueur. Mais de l’aveu même du ministre des Finances, Slim Chaker, ce n’est pas en rabotant le paquet d’impôts que les investisseurs étrangers versent qu’on va les convaincre de parier sur la Tunisie. Il faudra régler les problèmes évoqués plus haut pour cela.

En juin 2016, la FIPA faisait état d’un recul de 25,4% du total des investissements étrangers en Tunisie au premier trimestre de cette année. Pour le moment on ne voit rien de nature à renverser cette tendance poindre à l’horizon. Il y a peut-être – je dis bien peut-être – l’électrochoc du gouvernement d’union nationale en gestation, une affaire aux allures de carte de la dernière chance, de dernière cartouche…

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Le nouveau rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans le monde prévoit pour 2016 un bond en avant des flux d’investissements directs étrangers (IDE) en direction du continent africain, après un tassement l’an dernier. De 54,1 milliards de dollars en 2015, ce pactole devrait monter entre 55 et 60 milliards de dollars cette année.

En janvier dernier, dans les estimations provisoires du Global Investment Trends Monitor, la Cnuced parlait d’un net repli des IDE vers l’Afrique en 2015, jusqu’à -31,4%, s’établissant à 38 milliards de dollars. L’institution onusienne a donc sérieusement revu sa copie dans le rapport officiel annuel, le World Investment Report (WIR), et a fait un correctif de +16 milliards de dollars pour 2015 (WIR) ! Avec des perspectives encore meilleures pour cette année…

Toutefois les IDE vers l’Afrique en 2015, d’après la nouvelle mouture du WIR, ont enregistré une baisse de -7,2 % en comparaison avec les chiffres de 2014 (qui eux-mêmes ont été révisés à 58 milliards de dollars, alors que la précédente édition du rapport tablait sur 54 milliards).

Si on rapporte les financements injectés en Afrique aux flux mondiaux des IDE, ils ont baissé de 4,6 % en 2014 à 3,1 % en 2015, alors que les mêmes flux mondiaux faisaient une évolution spectaculaire de +38 % à 1 762 milliards de dollars et que les IDE en direction des pays émergents atteignaient le chiffre record de 765 milliards de dollars (+9 %).

D’après la Cunced, ce sont les mauvaises performances de l’Afrique subsaharienne (-11 % à 41,43 milliards de dollars) qui expliquent la baisse des flux d’IDE vers l’Afrique en 2015. Le Nord du continent a cependant permis de sauver un peu les meubles, avec +9 % à 12,65 milliards de dollars d’IDE.

Dans le détail, c’est le Congo-Brazzaville qui y laisse le plus de plumes, avec -73 % à 1,5 milliard de dollars, puis l’Afrique du Sud (-69 % à 1,7 milliard de dollars) et ensuite le Nigeria (-34,72 % à 3,06 milliards de dollars).

On doit le sursaut en Afrique du Nord à l’Égypte essentiellement, qui a engrangé 6,9 milliards de dollars d’investissements directs étrangers l’an passé, c’est une progression de +49,3 %. La Libye, malgré le climat sécuritaire délétère, tire son épingle du jeu avec 726 millions de dollars d’IDE en 2015 contre à peine 50 millions en 2014.

En fait ce sont les bons résultats de l’Egypte et de la Libye qui ont permis d’équilibrer la situation générale du continent africain.

L’Algérie a bu la tasse en 2015 avec -587 millions de dollars d’IDE, très loin du 1,5 milliard de dollars en 2014. On parle carrément de désinvestissements massifs (-139 %). Le Maroc a bien mieux résisté avec -11,2 % à 3,16 milliards de dollars

L’Angola, meilleur élève de la classe

Par contre pour l’Angola, premier production de pétrole du continent et qui souffre terriblement de la chute des cours du brut, 2015 a été une année faste, d’après le rapport de la Cnuced. Les IDE auraient carrément bondi de +352 % à 8,7 milliards de dollars en 2015. Un répit après les sombres années 2012 et 2013, où les investisseurs ont déserté massivement le pays. On estime à 7 milliards de dollars par an les sommes retirées. La reprise a été amorcée en 2014, avec +1,9 milliard de dollars d’IDE.

Toutefois la Cnuced fait une précision de taille : Cette embellie sur le front des IDE « consiste essentiellement en des prêts accordés par des groupes internationaux à leurs filiales locales » frappées de plein fouet par la crise économique dans le pays. Néanmoins l’organisation onusienne reconnait des avancées dans le secteur des hydrocarbures, comme le gros investissement de Puma Energy dans un terminal géant à Luanda.

La reprise est déjà perceptible

Au premier trimestre 2016, l’Afrique a capté a 29 milliards de dollars d’IDE, une augmentation de +25 % en comparaison avec la même période en 2015.

D’après la Cnuced, ce sont les secteurs des services (électricité, gaz, eau, construction et transport) et de l’industrie manufacturière (alimentation, boissons et automobile) qui devraient plus profiter de ce regain d’intérêt des investisseurs pour l’Afrique.

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La Côte d’Ivoire a un excellent ambassadeur : Klaus Tilmes, le directeur du département Commerce et Compétitivité de la Banque Mondiale. Dans un entretien avec des médias, qui est passé hier mardi 07 juin 2016 à la radio nationale, M. Tilmes a fait l’éloge des réformes menées en Côte d’ivoire ces dernières années, et qui ont permis au pays d’entrer dans le cercle des économies les plus performantes du continent africain.

Selon lui la Côte d’ivoire a des cartes maitresses qui lui permettent de capter les flux de capitaux étrangers.

A propos du plan quinquennal, il a déclaré : « Il convient de saluer la volonté du gouvernement d’accorder une part importante dans le financement du Plan national de développement (PND) au secteur privé ».

Les trains qui n’arrivent pas à l’heure

Comme tout diagnostic qui se respecte, surtout émanant d’un spécialiste aussi éminent, il fallait aussi mettre le curseur sur les trains qui n’arrivent pas à l’heure. Le directeur du département Commerce et Compétitivité de la BM ne s’est pas dérobé. Il a mis le doigt sur les ratés de l’économie ivoirienne, qu’il faut solutionner, d’après lui, si les autorités veulent se donner toutes les chances de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent. « La Côte d’Ivoire devrait veiller à initier plusieurs réformes dans les secteurs du transport, des infrastructures, du port et surtout dans le secteur de la logistique, qui reste capital pour un secteur privé qui se veut dynamique », a-t-il précisé.

Il a affirmé qu’il faut faire en sorte que la richesse ne niche pas seulement dans la capitale, Abidjan et qu’elle soit perceptible dans les autres régions du pays.

Par ailleurs M. Tilmes se félicite de la volonté du gouvernement de diversifier ses sources de revenus dans des secteurs tels que l’agrobusiness, les technologies, tout en actionnant les leviers d’une croissance inclusive et durable.

Enfin il a déclaré que « la Côte d’Ivoire peut jouer un rôle extrêmement important dans la sous-région en développant le commerce, en connectant les grandes agglomérations par voie terrestre, comme le corridor Abidjan-Lagos ».

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Malgré de difficultés à l’échelle nationale et internationale, les investissements étrangers recensés ont atteint en 2015 le montant de 2374,5 millions de dinars. Comparés à ceux des  trois dernières années, ces investissements ont enregistré une augmentation de 20,7 % par rapport à 2014, 19,1 %  par rapport à 2013 et 8,2 % en 2012, indique un communiqué du ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale rendu public ce lundi 25 janvier 2016.

Les IDE (hors portefeuille qui ont connu de leur part une nette augmentation) ont évolué de 9,2 % par rapport à 2014.

Les investissements prévus à l’étranger ont évolué de 14,4 % par rapport à 2014 contre une baisse de 5,3 % par rapport à 2013 et une augmentation de 15,1% par rapport à 2012.

Dans le secteur agricole, les investissements ont enregistré également une hausse de 17,7 %  par rapport à 2014, une baisse de 17,9% par rapport à 2013 et une hausse de 102 % par rapport à 2012. Ces IDE sont répartis comme suit : 52 % pour les énergies, 27% pour les industries manufacturières 21% pour les services et 0,005 pour l’agriculture.

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Les investissements étrangers ont marqué un recul de 1

Les investissements étrangers ont marqué un recul de 1,33%, durant le premier semestre 2013, passant de 951,2 millions de dinars (MD), au cours de la même période de 2012, à 939 (MD).

D’après les statistiques de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), environ 823,2 MD de ces flux sont générés par des investissements directs étrangers (IDE) et 115,8 MD proviennent d’investissements de portefeuille.

En termes de répartition sectorielle , le secteur des services a affiché la plus importante baisse par rapport à 2012 (-21,8%) suivi par le secteur industriel (-5%) et l’énergie (-4,3%).

Cependant, une légère reprise a été remarquée au niveau de l’industrie manufacturière au mois de juin 2013, dans les secteurs de l’électrique électronique, la plasturgie et l’agroalimentaire en particulier.

La même source a indiqué que les nouveaux investissements ont contribué à la création de 89 nouvelles entreprises et l’extension de 246 unités déjà installées contre 112, au cours de la même période de 2012. Ces investissements ont permis de générer seulement 2 610 nouveaux postes, durant le premier semestre 2013, dont 47% sont dans le secteur du textile/habillement.

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