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Le « Septembre de l’Emploi et du Développement régional » s’est conclu, vendredi, sur un rendez-vous où la part belle a été donnée aux investisseurs étrangers dont les chambres et organismes représentatifs on exposé leurs griefs et dit avec franchise ce qu’ils attendent encore de leur implantation en Tunisie.
Il est revenu à deux ministres, celui de la Planification et de la Coopération internationale, et celui de la Formation professionnelle et de l’Emploi, de répondre au catalogue de doléances et critiques formulées tout en laissant au  Directeur général de l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (FIPA) le soin de dresser l’état des lieux de l’investissement direct étranger dans la foulée des événement du 14 janvier.

A vrai dire, la situation n’est pas si maussade qu’on aurait pu l’appréhender, puisque, selon les statistiques dont il a été fait état, 98 nouvelles entreprises à participation étrangère, ont été créées après la révolution du 14 janvier 2011. De plus,  136 opérations d’extension d’entreprises étrangères ont été réalisées au cours de la même période, générant 6720 nouveaux postes d’emplois  et l’augmentation de prés de 40% des IDE dans le secteur des services.

Au final, la baisse des IDE continue de s’estomper pour s’établir, au terme des huit premiers mois de l’année en cours, à seulement 17%, et même moins, ce qui n’a aucune mesure commune avec les records de 25% enregistrés, presque régulièrement depuis le début de l’année.

Le ministre Abdelhamid Triki explique cette évolution par «  plusieurs initiatives prises au cours des premiers mois de la Révolution tunisienne qui  ont permis d’atténuer les craintes des investisseurs étrangers et d’améliorer le climat d’affaires, outre le retour progressif des flux d’IDE en Tunisie »

«La baisse de 25% des IDE enregistrée, au cours des quatre premiers mois de 2011, par rapport à la même période de 2010, a été réduite à seulement 17% au cours des 8 derniers mois et plus de 7000 emplois ont été également crées par les entreprises étrangères en 2011 à travers plus de 200 projets de créations et d’extensions», a-t-il souligné.

Said Aidi, le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, estime que «  les difficultés qui ont surgi au niveau de l’investissement direct étranger sont annonciatrices d’un avenir plus rationnel », constatant que les secteurs offshore ont été épargnés. Il n’en demeure pas moins que, selon les représentants des chambres mixtes de commerce et d’industrie, la croissance des flux des investissements directs étrangers  est tributaire de la garantie des conditions de stabilité et de sécurité. Ils ont exigé que les entreprises déjà installées soient assistées et qu’il soit  apporté des solutions concrètes à leurs problèmes.

L’intervention la plus remarquable à cet égard est celle faite parle président de  la CTFCI (Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie) qui a lancé une campagne d’information sur la situation politique et économique en Tunisie, depuis mars 2011,  en collaboration avec la FIPA, le CEPEX et  l’APII.
«Il règne un climat peu propice à l’attraction de nouveaux investisseurs en Tunisie où plusieurs entreprises françaises, du moins en ce qui nous concerne, rencontrent des difficultés dans l’exercice de leurs activités», a souligné le responsable.

Ce constat est d’ailleurs corroboré par le dernier sondage réalisé par la CTFCI, en août 2011, auprès des entreprises françaises installées en Tunisie, a-t-il indiqué.  En effet, 83% d’entre elles s’attendent à une réduction ou une interruption de leurs nouveaux investissements en 2011, contre 52% en 2010.
Le fait avéré est que les investisseurs étrangers en Tunisie observent une attitude teintée d’un fort attentisme, différant leurs décisions à l’après scrutin du 23 octobre et les résultats auxquels il aura abouti, ce qui signifie qu’il va falloir rassurer sur la pérennité du site Tunisie.

Le représentant de la Chambre de commerce mixte tuniso-italienne, évoque, lui, des »moments de doute » notant que quelque 800 sociétés italiennes seulement sont présentes en Tunisie alors qu’on en compte 15 000 en Roumanie.
Il n’en faudra pas davantage pour mesurer l’étendue de l’effort qu’il sera essentiel de faire pour rattraper semblable retard et redonner au site tunisien l’attrait nécessaire pour créer de la valeur et bien davantage de l’emploi, tout en repensant toute l’architecture des incitations aux IDE .

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