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ITRI Ahmed Manai

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Ahmed Manai président de l’Institut tunisien des relations internationales (ITRI) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie

Ahmed Manai président de l’Institut tunisien des relations internationales (ITRI) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, a affirmé, dans une interview accordée au journal La Presse de Tunisie, jeudi 28 mars 2013, que la commission des observateurs arabes en Syrie a été constituée sur la base de la résolution du Conseil de la Ligue arabe en date du 24 novembre 2011, et que le premier volet de sa mission était de trouver des réponses aux quatre questions suivantes:

-Les manifestations pacifiques organisées par les opposants dans les villes et les villages sont-elles réprimées ou non par la force brutale ?

-Existe-t-il une présence militaire dans les villes et aux alentours ?

-Les autorités ont-elles relâché les détenus politiques arrêtés à la suite des derniers événements?

-Et enfin, voir si les médias locaux et internationaux sont présents sur place et s’ils couvrent régulièrement et sans obstacle les manifestations.

Ahmed Manai a indiqué dans l’interview que la commission a présenté un rapport préliminaire, porté à la connaissance de la Ligue arabe, le 17 janvier 2012. Ce rapport qu’il a qualifié d’objectif, d’impartial et d’un grand professionnalisme , a abouti à la conclusion que la violence était surtout exercée du côté des  » manifestants armés « , et que les forces de l’ordre n’en faisaient usage qu’en état de légitime défense . De ce fait, ajoute Ahmed Manai , le rapport a déplu aux décideurs de la Ligue arabe , et ils l’ont alors enterré et porté l’affaire devant le Conseil de sécurité.

La résolution présentée par les pays occidentaux devant le Conseil de sécurité a été bloquée par le double véto russo-chinois. Et la suite est connue.

Ahmed Manai a relevé que les grandes puissances ont poussé à la déstabilisation des Etats, afin d’écarter les forces politiques qui dirigeaient ces pays, très discréditées, et de les remplacer par celles qui paraissaient avoir le plus de présence sur le terrain, en l’occurrence les islamistes, issus de la confrérie des « frères musulmans ».

En Tunisie, commente Ahmed Manai ,quoique laminés par deux décennies de persécutions et donc totalement absents des manifestations qui ont fini par pousser l’ancien président à la sortie, les nahdhaouis se sont rapidement mobilisés et se sont vite imposés comme la principale force politique dans le pays. Il en fut de même en Egypte et à un moindre degré en Libye. L’objectif des Américains surtout était de confier le pouvoir à ces forces sous la houlette des turcs de l’AKP et le leadership d’un Erdogan, très populaire dans les pays arabes. Ce qui fut fait sans beaucoup de casse dans certains pays. Mais là où les régimes ont résisté, comme en Libye ou en Syrie, la contestation s’est vite armée et il y a eu appel aux armes et aux combattants armés, conclut-il .

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