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Jalloul Ayed, Banque, Tunisie

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Quatre banques attendent toujours la nomination de leurs PDG. Cela fait quatre institutions financières, dont deux poids lourds de la bourse de Tunis (STB et BNA) sans direction et la STB sans DGA ni secrétaire général, livrées à elles-mêmes,  les intérêts de leurs petits actionnaires aussi ainsi que ceux des entreprises qui leur font confiance et ceux qui en attendent des financements tout aussi livrées au vide directionnel. Tout cela, sans que les autorités, ministère de tutelle, BCT et CMF, ne bougent le petit doigt et ne s’en inquiètent.

A en croire certaines sources, généralement bien informées, si la BCT s’en tient, et elle a raison, à son rôle de superviseur qui ne peut être contrôleur et celui qui nomme l’administrateur  qu’il va par la suite contrôler, le ministère est loin d’être absous et semble même retarder les nominations par souci de ménager le courroux des «dégageurs».  Aucun, en tout cas, ne semble s’inquiéter de ce vide.

Au cabinet du ministre Jalloul Ayed, on se remémore  encore la débandade subie, après avoir réuni en secret les conseils d’administration des deux banques pour coopter des nominations qu’il n’a pas pu soutenir face aux agents de la STB et de la BNA, et on refuse d’avancer tout autre nom. Sans direction et sans administrateurs, ces banques, livrées à elles-mêmes, n’inquiètent pas non plus le Conseil du marché financier dont l’une des tâches principales est la défense des intérêts des petits porteurs et des actionnaires. D’aucuns rappellent l’initiative de la BCT de nommer des administrateurs à la tête de Zitouna et de la BT lorsque leurs anciennes directions avaient été écartées et se demandent pourquoi la BCT refuserait maintenant de le faire. D’autres se demandent  pourquoi le CMF ne suspendrait pas carrément la cotation de ces entreprises où il ne semble pas y avoir un pilote dans l’avion ?

Autre gaffe du ministère, la nomination du président du Conseil de la BFT, banque en situation de presque banqueroute et en tout cas en proie à de  grosses difficultés financières, à la tête de cette institution de crédit, même si cela est par intérim. Cela fait de Hédi Abdelmoumen, de fait, et bien que les fonctions de DG lui aient été données temporairement,  un PDG à la tête d’une banque dont les statuts n’autorisent pas ce genre de mode de gouvernance. Cela ne semble pourtant inquiéter personne !

Dernière gaffe, et pas des moindres, du ministère des Finances avec le silence presque complice du CMF : l’existence dans le Conseil d’administration d’une entreprise publique cotée sur la bourse de Tunis,  d’un membre qui est en même temps dirigeant direct d’une entreprise concurrente. La chose ne date en plus pas d’aujourd’hui. On s’en est cependant rendu compte lorsque le CMF a publié sur son propre site et avec la mention légale qu’il «n’entend donner aucune opinion ni émettre un quelconque avis quant au contenu des informations diffusées dans cette rubrique par la société qui en assume l’entière responsabilité », que le conseil d’administration de la Star a désigné comme administrateur délégué Mme Lamia Ben Mahmoud, représentant l’Etat tunisien. Le ministère des Finances et le CMF savent pourtant très bien que Mme Ben Mahmoud est PDG d’une autre entreprise, tout aussi cotée sur la même BVMT, travaillant, de surcroît, dans le même secteur des assurances que la Star. Elle gère ainsi, et la Tunis-Ré et la Star. On nous opposera certainement le fait que Tunis-Ré travaille dans la réassurance et la Star dans les assurances. On précisera, de notre côté, que c’est  le cas de la Star aussi et  que le nom complet de la Star est : Société tunisienne d’assurance et de réassurance. Le ministère des Finances manquerait-il aussi cruellement de cadres pour ne trouver que Mme Ben Mahmoud dont on ne remet ici aucunement les compétences ?  Le Conseil du Marché Financier ne lit-il pas les communiqués qu’on lui envoie avant de les publier ? Ne voit-il pas qu’il y a contradiction avec toutes les règles de bonne concurrence et ne réagit-il pas ?

Tout cela dit, il est important de rapporter les remarques suivantes. D’abord, le fait d’être PDG dans le secteur public n’intéresse plus grand monde. Les actions de «dégagement» ont été si nombreuses, le silence de toutes les autorités était assourdissant, avec une totale incapacité à assurer la sécurité physique de ceux qu’elles désignent, que plus personne n’a envie de siéger. L’une des plus récentes démissions qu’a enregistrées le ministère des Finances, le prouve. Ce dernier n’a plus ainsi, depuis quelques mois, de DG de financement par exemple. On ne s’attardera pas sur le vide, en matière de «bonnes têtes bien faites », auquel est actuellement confronté le ministère et qui expliquerait le retard de certaines nominations.

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