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Jamel Belhaj, CDC

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Le bilan de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC)

Le bilan de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), ses mécanismes, son business plan et sa relation avec les banques commerciales ont fait l’objet d’un entretien accordé à Africanmanager par Jamel Belhaj, directeur général de la CDC. Interview :

Quel bilan peut-on tirer du travail de la CDC ?

Le bilan à tirer est qu’on a mis en place toutes les structures de la caisse. On a travaillé avec un bureau international pour la mise en place de notre politique de gouvernance, de risque et d’investissement. Aujourd’hui, on a une doctrine d’investissement, et on peut prétendre être en mesure de faire des partenariats tant avec des investisseurs étrangers que locaux.

Dans le cadre des projets d’infrastructure, on a créé notre premier fonds d’investissement et mis en place des procédures plus strictes pour la participation dans le fonds notamment en ce qui concerne le financement dans le cadre du le fonds « El Theemar », le premier fonds de placement collectif conforme aux normes islamiques. Filiale de la CDC, il s’agit d’un fonds doté d’un capital de 50 millions de dinars et visant, en première étape, la création de 30 entreprises et 1000 emplois. Ce fonds assurera également l’accompagnement des petites et moyennes entreprises sur une période de 4 à 5 ans.

On est également en train de faire les diligences pour la participation dans ce fonds. Nous le feront incessamment. Le closing est prévue d’ici la fin de l’année en cours.

Peut-être qu’on n’avance pas beaucoup au niveau des idées notamment en ce qui concerne les grands projets d’infrastructure. C’est pour cela qu’il faut trouver les partenaires, identifier les projets et faire les études notamment en matière d’eau, d’énergie ou d’assainissement. Dans ces derniers secteurs, les projets demeurent des idées, puisque cela demande des autorisations de la part de l’Etat qui monopolise la Steg et la Sonede. D’où la nécessité de prendre des décisions politiques. Nous sommes déjà en négociation avec ces opérateurs pour avoir des décisions stratégiques.

D’où viennent les ressources de la CDC ?

Nous avons un fonds d’investissement de 50 millions de dinars alloués par l’Etat. Nous avons aussi des ressources en gestion de 3,5 milliards de dinars provenant de l’épargne postale et des consignations en trésorerie. Il s’agit des ressources affectées en gestion. Dans notre modèle du plan qu’on a fait sur 5 ans, une partie de ces ressources sera affectée à l’investissement. On ne va pas laisser ces 3,5 milliards de dinars dans l’investissement physique. Il y a des ratios de liquidité et surtout de risques. Nous estimons que, sur les 5 prochaines années, nous pouvons investir en capital environ 600 millions de dinars.

Y-a-t-il des méthodes d’orientation pour la CDC ?

Oui ! On a élaboré un business plan sur les 5 prochaines années où il y a l’ensemble des ressources qui sont affectées notamment à travers les produits nets bancaires qui vont être dégagés à partir de l’année 2012. Toutefois, en ce qui concerne les grands projets d’infrastructure, on n’a pas de stratégie ou de planning. Par contre, on avance rapidement au niveau de l’assurance en appui des PME.

Comment la CDC va-t-elle intervenir pour les entreprises confisquées ?

La CDC va acheter les actifs sur la base de la révélation faite par des bureaux d’études comptables. L’évaluation a été engagée par le ministère des Finances. Nous sommes sur une valeur de 300 millions de dinars. Une fois, acquis, la filiale de développement qui a été créée à cet effet, les prendront en charge.

On a acheté dans ce cadre deux projets dans l’agriculture, à savoir Zitouna 1 et 2. Dans le secteur immobilier, la CDC a acheté également Carthago Palace, et Marina Gammarth, dans le secteur touristique. Au total, la CDC prendra en charge 115 entreprises et il va élaborer un plan de réhabilitation en partenariat particulièrement avec des investisseurs industriels et financiers qui sont intéressés par ces actifs.

Dans quelle mesure les mécanismes mis en place par la CDC pourraient-ils répondre aux besoins financiers des PME ?

Il y a beaucoup d’instruments pour le financement des entreprises notamment des PME. En parallèle, nous allons essayer d’apporter de nouveaux instruments et renforcer ceux existants notamment en ce qui concerne le capital risque. On est aussi en négociation avec la Sotugrad sur les mécanismes de garantie. On veut aussi mettre en place des lignes de crédit en faveur des PME. Avec les Sicars régionales qui n’ont pas de ressources, on va aussi trouver des solutions principalement via l’octroi des dettes subordonnées, puisque ces Sicars gèrent directement le risque avec les PME.

Quels sont les objectifs quantitatifs pour ce fonds ?

Les objectifs sont plus larges si on arrive à mettre en place tous les grands projets. Nos projections tablent sur 6 millions de dinars en investissement sur 5 ans dont 1,5 millions de dinars proviennent des capitaux propres.

Quelle relation entre la CDC et les banques commerciales ?

On est dans une relation de continuité avec les banques commerciales notamment en ce qui concerne le financement des PME. Ainsi, nous allons placer une partie de nos liquidités dans les banques commerciales. On a également discuté avec certaines banques qui sont prêtes à investir dans les régions et réserver des ressources pour la création des fonds d’investissement régionaux.

En 2011, le ministère des Finances a fait signer aux banques des conventions de parrainage pour que chaque banque parraine une région. Cette mesure n’est pas encore efficace, mais on va essayer d’impliquer davantage les banques dans les régions.

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