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Jean Ping

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La CAN, c’est le sport et la fête, sur le terrain et dans les foyers africains, mais cette année ce sont aussi des quiproquos politiques au Gabon, pays organisateur, où les tensions sont au maximum entre le président officiellement réélu, Ali Bongo Ondimba et son intraitable rival, Jean Ping, qui revendique encore sa victoire. Il faut dire que Bongo a été très mal réélu puisque même les observateurs européens dépêchés dans le pays pour s’assurer de la transparence du scrutin du 27 août dernier sont repartis avec une liste de reproches longue comme le bras. Tous ces ratés ont donné du grain à moudre à Ping, qui maintenant jette son dévolu sur les coûts exorbitants de l’organisation de la CAN, dans un pays – producteur de pétrole – en difficulté économiquement du fait de la chute des cours du brut, ce qui revient à tirer sur celui qui se proclame le chef de l’Etat…

Hier vendredi 27 janvier 2017, la Coalition pour la nouvelle république (CNR), le rassemblement derrière Ping, a décoché une flèche en direction de Bongo : « L’organisation en 2012 et 2017 de la Coupe d’Afrique des Nations coûtent d’ores et déjà au contribuable gabonais la somme de 863 milliards de FCFA (1,3 milliard d’euros). Le communiqué, lu devant la presse en présence de Ping, ajoute que ce montant  colossal a été administré par « des hommes-liges (..) en marge de la loi et en dehors de toute orthodoxie budgétaire et comptable », rapporte Jeune Afrique.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, est tout de suite monté au front : « Qu’ils apportent des preuves ». Il a enchainé : « Ce sont eux qui ont coûté cher au contribuable gabonais » lorsqu’ils étaient aux manettes, en faisant allusion à Ping et ses alliés politiques qui, comme on le sait, ont fait partie des responsables du régime de l’ex-président Omar Bongo, le père de l’actuel, qui a régné sans partage de1967 à 2009.

Bilie-By-Nzé donne des gages, pour tenter d’éteindre le feu des critiques de l’opposition : « Notre pays s’est engagé à lutter contre la corruption (…) ça va concerner tout le monde », même ceux qui s’en sont mis plein les poches dans le passé, assure-t-il. Il est vrai que deux anciens ministres ont été coincés par la justice début janvier, pour malversation présumée, mais cela ne veut nullement dire que le gouvernement s’est lancé dans une vaste opération mains propres. En tout cas l’opposition n’y croit absolument pas…

Pour ne pas être accusé de saboter la CAN, Ping a affirmé ceci devant la presse étrangère : « Nous n’allons rien dire sur la CAN, pour ne pas pénaliser les autres pays avec nos problèmes », en indiquant néanmoins que le Gabon aurait dû renoncer à l’accueil de la CAN, au profit du Maroc ou de l’Algérie.

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Jean Ping, challenger du président sortant, Ali Bongo, officiellement réélu à la présidentielle d’août 2016, n’a pas enterré la hache de guerre. Non seulement Ping continue de contester la réélection de Bongo, au terme d’un scrutin émaillé d’irrégularités, de l’avis même des observateurs européens, mais il a promis de prêter serment « bientôt ». C’était hier vendredi 23 décembre lors d’un meeting avec des membres de l’opposition et de la société civile. Il a même appelé la police et l’armée gabonaise à se joindre à lui dans son bras de fer contre Bongo. Le pays risque très gros…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes du côté de l’assemblée parlementaire UE-ACP (les pays de l’Union Européenne et de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Aucun accord sur une résolution concernant le déroulement des élections gabonaises n’a pu sortir des débats. La mission d’observation de l’UE avait qualifié le processus électoral gabonais de « non transparent » et les résultats de « très douteux », mais rien de tangible et surtout permettant de démêler la crise politique n’a été obtenu depuis.

Jean Ping quant à lui est plus actif que jamais sur la scène politique locale et internationale. Dernièrement, il avait même déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale, accusant le pouvoir gabonais de « crimes contre l’humanité »…

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Jean Ping, le challenger d’Ali Bongo à la présidentielle, a décidé de varier son angle d’attaque contre les résultats de l’élection. Il a déposé un recours hier jeudi 08 septembre auprès de la Cour constitutionnelle pour obtenir l’invalidation de la victoire officielle de Bongo Ondimba, après que son camp l’a contesté dans la rue.

Les supporters de Ping et Bongo crient à la fraude dans certaines régions lors du scrutin du 27 août. Mais le camp de Ping pointe surtout du doigt la région du Haut-Ogooué, a confié à Jeune Afrique Jean-Gaspard Ntoutoume, directeur de campagne de Jean Ping. Dans cette partie du pays, où est né le chef de l’État sortant, le taux de participation s’établit officiellement à 99,98%. Depuis l’élection, l’opposition réclame énergiquement un recompte des voix, bureau de vote par bureau de vote, dans cette région, ce que refuse catégoriquement Bongo au motif que cette disposition n’est pas prévue par la Constitution. Jean Ping n’a pas voulu au départ saisir la Cour constitutionnelle, doutant de son indépendance.

Quant au camp d’Ali Bongo Ondimba, Alain-Claude Bilie By Nze, le porte-parole, avait évoqué « une fraude massive » dans la province du Woleu-Ntem, connue pour être acquise à la cause de l’opposition.

Une délégation de chefs d’États de l’Union africaine avait prévu de se rendre à Libreville pour tenter de faire baisser la tension, mais le voyage a été ajourné pour des raisons obscures…

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Après le vote d’hier samedi 27 août, les électeurs gabonais attendant avec une certaine fébrilité l’annonce du nom de celui qui va présider aux destinées du pays. Les deux camps, celui du président sortant, Ali Bongo Ondimba et de son opposant, Jean Ping, un ancien dignitaire du régime de feu Omar Bongo, revendiquent la victoire et se jettent à la figure des accusations de fraudes.

Ce dimanche après-midi, Jean Ping a fait sensation devant la presse et ses partisans à Libreville en se déclarant vainqueur de la présidentielle, dont les résultats officiels devraient être annoncés ce mardi. « Je suis l’élu. J’attends que le président sortant m’appelle pour me féliciter », a affirmé avec aplomb le challenger d’Ali Bongo Ondimba.

Si Bongo est terrassé, ce serait un séisme politique majeur dans un pays où sa famille règne sans partage depuis des décennies (le papa, El Hadj Omar Bongo Ondimba, de 1967 à sa mort, en 2009 ; et le fils depuis cette date)…

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