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Kamel Jendoubi, Hamadi jebali,

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Kamel Jendoubi

Kamel Jendoubi, président de l’ex-Instance supérieure indépendante pour les élections, a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue, mercredi 27 février 2013, à Tunis, qu’il ne va pas renouveler sa candidature à la présidence de la prochaine ISIE et que c’est également le cas d’environ 6 de ses collègues dans les instances dirigeantes qui ne présenteront pas, donc, leur candidature.

Kamel Jendoubi a accusé, en outre, Hamadi Jebali, en sa qualité de secrétaire général du mouvement Ennahdha d’être derrière le conflit qui persiste au sein de l’ISIE et de briser, par conséquent, la transition démocratique dans le pays. « Hamadi Jebali assume la première responsabilité. J’espère que les Tunisiens ne prendront pas Ali Laârayedh comme l’homme de la situation comme ce fut le cas avec Hamadi Jebali lorsqu’il a décidé de former un gouvernement de technocrates », a souligné Kamel Jendoubi, non sans ironie.

Revenant sur sa décision de ne pas renouveler sa candidature pour la prochaine IISIE, il a précisé que cette instance permanente ne sera pas indépendante. « Je ne peux pas assumer la responsabilité de présider une instance non indépendante et inefficiente. Cette instance peut être dépassée facilement et être un plancher pour abuser du pouvoir du peuple notamment dans cette phase considérée comme étant la plus difficile de la transition démocratique », a souligné Kamel Jendoubi en ajoutant : « je préfère garder la confiance des Tunisiennes et Tunisiens plutôt que de courir derrière les fauteuils et les postes ».

Il a précisé qu’il adressé déjà mardi aux principaux partis politiques, aux associations et organisations, une lettre officielle pour leur informer de sa décision de ne pas présenter sa candidature pour la prochaine ISIE.

En effet, selon lui, la loi relative de l’ISIE n’offre pas les garanties nécessaires pour conduire des élections, selon les normes en vigueur à l’échelle nationale et internationale. De plus, les délais pour la mise en place des procédures pour le choix des membres de la prochaine ISIE ainsi que celle de ses structures ne s’accommodent pas du laps de temps qui nous sépare des prochaines élections.

Kamel Jendoubi a expliqué aussi que le barème qui sera appliqué pour la sélection des candidatures au conseil de l’ISIE est erroné et peut impacter négativement l’avenir de cette instance. Et d’ajouter qu’on n’a pas besoin d’une instance permanente alors que toutes les composantes du pouvoir sont provisoires.

Il a fait remarquer, en outre, que la Tunisie se trouve, aujourd’hui, face à nombre de défis. Le principal défi à relever est d’achever la seconde période transitoire et l’approbation de la constitution pour se préparer aux prochaines élections et mettre en place les pouvoirs et les structures constitutionnalistes dans l’objectif de garantir la stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire ainsi que la résolution des grandes difficultés du pays. En effet, selon lui, 14 mois ont passés depuis l’élection de l’ANC, mais la situation politique demeure floue manquant de visibilité quant à la manière de gérer cette période transitoire jusqu’à la prochaine échéance électorale.

Il a ajouté que le barème qui sera appliqué par la commission de sélection des candidatures au conseil de l’ISIE pèche par plusieurs lacunes. Cette mesure requiert plus de 2 mois. D’autres procédures s’inscrivant dans le cadre de cette loi nécessiteront également plusieurs autres mois.

Il a souligné que la loi de la prochaine ISIE « n’offre pas les garanties nécessaires pour avoir rang d’instance indépendante, neutre, efficace et pertinente permettant l’organisation ’ d’élections neutres, transparentes et conformes aux normes internationales », a indiqué l’ancien président de l’ISIE en s’interrogeant, ce faisant, sur l’opportunité d’avoir ou non une instance permanente pour les élections alors que toutes les instances sont provisoires, selon la loi relative à l’organisation provisoire des pouvoirs publics et la nature de cette période de transition. Selon, lui il faut attendre la promulgation de la constitution de la République tunisienne qui va permettre la création d’instances continues.

Kamel Jendoubi a indiqué également qu’il est urgent aujourd’hui de regagner la confiance des citoyens envers la transition démocratique, ainsi que dans le processus électoral et dans l’Etat, ses structures et ses méthodes de travail.

C’est ainsi qu’il a proposé de réactiver l’ancienne ISIE comme structure provisoire capable d’entamer ses travaux dans les délais les plus brefs, contrairement aux instances permanentes qui nécessiteront beaucoup du temps. Et d’ajouter que l’ancienne ISIE a gagné la confiance de tous les Tunisiens et elle a été la seule à avoir répondu aux objectifs de la Révolution. « Pourquoi l’exclure alors que c’est elle qui a été à l’origine de la naissance de l’ANC et du gouvernement. Personne n’a mis en doute cette instance. Est-il logique de changer l’arbitre entre le premier et le second mach ? »,s’est-il interrogé.

Kamel Jendoubi a appelé à accélérer le processus pour l’élaboration d’un nouveau projet de loi sur les conditions à remplir pour être électeur ainsi que plusieurs autres questions techniques.

Il a ajouté qu’il est impossible de parler d’élections dans les brefs délais sans mettre en place un calendrier très précis et clair sur les grandes lignes de cette période de transition.

Khadija Taboubi

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Kamel Jendoubi

Kamel Jendoubi, président de l’ex-Instance supérieure indépendante pour les élections, a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue, mercredi 27 février 2013, à Tunis, qu’il ne va pas renouveler sa candidature à la présidence de la prochaine ISIE et que c’est également le cas d’environ 6 de ses collègues dans les instances dirigeantes qui ne présenteront pas, donc, leur candidature.

Kamel Jendoubi a accusé, en outre, Hamadi Jebali, en sa qualité de secrétaire général du mouvement Ennahdha d’être derrière le conflit qui persiste au sein de l’ISIE et de briser, par conséquent, la transition démocratique dans le pays. « Hamadi Jebali assume la première responsabilité. J’espère que les Tunisiens ne prendront pas Ali Laârayedh comme l’homme de la situation comme ce fut le cas avec Hamadi Jebali lorsqu’il a décidé de former un gouvernement de technocrates », a souligné Kamel Jendoubi, non sans ironie.

Revenant sur sa décision de ne pas renouveler sa candidature pour la prochaine IISIE, il a précisé que cette instance permanente ne sera pas indépendante. « Je ne peux pas assumer la responsabilité de présider une instance non indépendante et inefficiente. Cette instance peut être dépassée facilement et être un plancher pour abuser du pouvoir du peuple notamment dans cette phase considérée comme étant la plus difficile de la transition démocratique », a souligné Kamel Jendoubi en ajoutant : « je préfère garder la confiance des Tunisiennes et Tunisiens plutôt que de courir derrière les fauteuils et les postes ».

Il a précisé qu’il adressé déjà mardi aux principaux partis politiques, aux associations et organisations, une lettre officielle pour leur informer de sa décision de ne pas présenter sa candidature pour la prochaine ISIE.

En effet, selon lui, la loi relative de l’ISIE n’offre pas les garanties nécessaires pour conduire des élections, selon les normes en vigueur à l’échelle nationale et internationale. De plus, les délais pour la mise en place des procédures pour le choix des membres de la prochaine ISIE ainsi que celle de ses structures ne s’accommodent pas du laps de temps qui nous sépare des prochaines élections.

Kamel Jendoubi a expliqué aussi que le barème qui sera appliqué pour la sélection des candidatures au conseil de l’ISIE est erroné et peut impacter négativement l’avenir de cette instance. Et d’ajouter qu’on n’a pas besoin d’une instance permanente alors que toutes les composantes du pouvoir sont provisoires.

Il a fait remarquer, en outre, que la Tunisie se trouve, aujourd’hui, face à nombre de défis. Le principal défi à relever est d’achever la seconde période transitoire et l’approbation de la constitution pour se préparer aux prochaines élections et mettre en place les pouvoirs et les structures constitutionnalistes dans l’objectif de garantir la stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire ainsi que la résolution des grandes difficultés du pays. En effet, selon lui, 14 mois ont passés depuis l’élection de l’ANC, mais la situation politique demeure floue manquant de visibilité quant à la manière de gérer cette période transitoire jusqu’à la prochaine échéance électorale.

Il a ajouté que le barème qui sera appliqué par la commission de sélection des candidatures au conseil de l’ISIE pèche par plusieurs lacunes. Cette mesure requiert plus de 2 mois. D’autres procédures s’inscrivant dans le cadre de cette loi nécessiteront également plusieurs autres mois.

Il a souligné que la loi de la prochaine ISIE « n’offre pas les garanties nécessaires pour avoir rang d’instance indépendante, neutre, efficace et pertinente permettant l’organisation ’ d’élections neutres, transparentes et conformes aux normes internationales », a indiqué l’ancien président de l’ISIE en s’interrogeant, ce faisant, sur l’opportunité d’avoir ou non une instance permanente pour les élections alors que toutes les instances sont provisoires, selon la loi relative à l’organisation provisoire des pouvoirs publics et la nature de cette période de transition. Selon, lui il faut attendre la promulgation de la constitution de la République tunisienne qui va permettre la création d’instances continues.

Kamel Jendoubi a indiqué également qu’il est urgent aujourd’hui de regagner la confiance des citoyens envers la transition démocratique, ainsi que dans le processus électoral et dans l’Etat, ses structures et ses méthodes de travail.

C’est ainsi qu’il a proposé de réactiver l’ancienne ISIE comme structure provisoire capable d’entamer ses travaux dans les délais les plus brefs, contrairement aux instances permanentes qui nécessiteront beaucoup du temps. Et d’ajouter que l’ancienne ISIE a gagné la confiance de tous les Tunisiens et elle a été la seule à avoir répondu aux objectifs de la Révolution. « Pourquoi l’exclure alors que c’est elle qui a été à l’origine de la naissance de l’ANC et du gouvernement. Personne n’a mis en doute cette instance. Est-il logique de changer l’arbitre entre le premier et le second mach ? »,s’est-il interrogé.

Kamel Jendoubi a appelé à accélérer le processus pour l’élaboration d’un nouveau projet de loi sur les conditions à remplir pour être électeur ainsi que plusieurs autres questions techniques.

Il a ajouté qu’il est impossible de parler d’élections dans les brefs délais sans mettre en place un calendrier très précis et clair sur les grandes lignes de cette période de transition.

Khadija Taboubi

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