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De plus en plus d’indicateurs pointent sur une possible issue de la crise déclenchée par le chef de l’Etat, qui proposait il y a quelques semaines un gouvernement d’union nationale avec un chef de gouvernement autre que Habib Essid. Il semblerait que ce dernier ait enfin accepté de démissionner et que d’ici la fin de cette semaine ou le début de la semaine prochaine, Caïed Essebssi pourrait annoncer le nouveau nom du chef du gouvernement qui sera proposé au vote de confiance du Parlement.

En attendant, les candidatures, réelles ou farfelues, n’arrêtent pas de fuser, alors que les partis politiques semblent désormais convaincus de la nécessité de recourir à un indépendant, c’est-à-dire ne représentant aucun parti politique, pour le poste de chef de gouvernement. C’est ainsi que coure toujours, mais en tant que personnalité indépendante, le nom de Néjib Chebbi, celui aussi de l’ancien ambassadeur et actuel président du Conseil de la société Ennakl, Fadhel Khalil. Le nom de l’ancien ministre de l’Equipement Hedi Belarbi refait aussi surface, alors que celui de l’actuel directeur de l’Institut tunisien des études stratégiques est une première. A noter aussi la candidature de l’actuel gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, dont le nom aurait été proposé aussi bien par Ennahdha que par l’UGTT.

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Détendu, souriant, blaguant même avec les journalistes. Serein, presqu’en dehors de toute la sphère politique où il est pourtant dans l’œil du cyclone. Mais surtout convaincu qu’il fait bien son travail à la tête du gouvernement et même content de ce qu’il fait et de la manière dont il le fait. Ainsi  apparaissait le chef du gouvernement tunisien, ce samedi 16 avril 2016, lorsqu’il a rencontré des journalistes de la presse écrite et électronique.

Une image, presque celle d’une «force tranquille», pour reprendre, peut-être pas à juste titre, ce slogan de la campagne de François Mitterrand en 1981. Une image qui jure en tout cas avec toute l’atmosphère politique, incandescente et chaotique,  du pays. Une conjoncture, chargée de bruits récurrents sur son possible départ et même son possible remplacement. Lui, il semble ne donner aucune importance à tous ces bruits, presqu’insouciant de toute ce qui se dit à son propos.

Il en sourit même et affirme qu’il est «prêt à partir, si cela s’avère nécessaire pour le pays». Il met même en exergue ses bonnes relations avec le chef de l’Etat, avec lequel il dit travailler «dans l’harmonie» et dans un «esprit de collaboration et de mutuelles consultations» avec les équipes de la Présidence qui ressembleraient à un gouvernement de l’ombre.

Pendant deux heures et demie, acceptant stoïquement et avec résignation toutes les critiques, Habib Essid donnera la franche impression d’être dans son élément, dans son propre système de gouvernement et de gouvernance d’un pays, pour lequel il a plus de pouvoir qu’il n’en veut utiliser. Il affirme ainsi, par exemple, refuser de changer quoi que ce soit à la presse et aux médias publics ou encore d’user de l’autorité de l’Etat.

C’est aussi un homme «déçu» du comportement parlementaire d’une partie de sa coalition gouvernementale, lorsqu’on évoque avec lui le résultat du vote sur la loi relative aux nouveaux statuts de la BCT. Il n’en accusera pourtant aucune, expliquant cela par l’absentéisme des députés qui a fait que le projet de loi BCT ne passe qu’in extrémis. Il bottera cependant en touche, lorsque nous lui parlons de son manque flagrant de soutien à quelques uns de ses ministres, comme avec  Saïd Aïdi ou encore Neji Jalloul, le premier dans son bras de fer avec les syndicalistes de la santé et le second avec ceux de l’enseignement.

reuns Nous avons aussi et surtout trouvé un chef de gouvernement qui n’aimait pas toute la presse et qu’il n’en aime manifestement qu’une certaine presse. Il admet pourtant, avec un visage consterné et qui  se ferme à l’évocation de ce sujet, qu’il a un réel problème de communication, que son mandat souffre d’absence de stratégie de communication, surtout de crise, et de mauvaise gestion de son image. On le lui a dit, ce qui le fait se retourner alors vers son attaché de presse qui deviendra par la suite insultant à notre égard, qu’il est enfermé dans un cercle bien déterminé et choisi, peut-être pour lui éviter certaines questions ou pour en banaliser d’autres. Il s’emportera, dans un des rares moments d’énervement de cette rencontre décontractée, entendant mal notre question sur la situation du pays. «Excusez-moi, vous n’y comprenez rien», dit-il crispé, avant de s’excuser avec un sourire déconfit, lorsque un autre journaliste lui rappelle qu’il s’agissait d’une  question et non d’une affirmation. Pour le chef du gouvernement, presque tout va bien et il donne pour preuve le taux d’inflation et le taux de croissance du PIB.

C’est, au final, un autre Habib Essid qu’on a retrouvé dans ce qui était le bureau de Béji Caïd Essebssi, alors ministre des Affaires étrangères de Bourguiba. Peut-être pas le chef du gouvernement qu’on aimerait voir. Peut-être pas encore le commandant d’une équipe gouvernementale dont il n’arrivait pas encore à tirer le meilleur d’elle-même. Peut-être pas enfin le sauveur que toute une population attendrait, ni l’économiste chevronné, le politicien racé, le technocrate qui ne jurerait que par cela. C’est un homme, heureux et content de ce qu’il fait, qu’on a rencontré et qui a parlé sans arriver à convaincre.

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Une séance de travail a eu lieu ce lundi 4 avril 2016 au Palais du gouvernement à la Kasbah entre le chef du         gouvernement Habib Essid et un groupe d’investisseurs allemands, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

La rencontre a été organisée par l’agence de promotion de l’investissement et la chambre tuniso-allemande du Commerce et de l’Industrie.

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