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Il est mécontent de tout le citoyen tunisien de l’après Révolution. A presque 51 % selon un sondage d’opinion réalisé par l’agence d’information Tap avec Istis, il juge «incompréhensible» la situation politique actuelle qui prévaut en Tunisie et plus de 56 % des sondés trouvent que «la situation économique n’est pas claire». Tout y passe, l’économie, la politique, la sécurité, l’UGTT et les partis politiques qui sont pourtant l’émanation de la démocratie qu’il recherchait par la Révolution.
Plus de la moitié des  répondants  (57%) se sont déclarés insatisfaits de la situation sécuritaire, 25% sont moyennement satisfaits et seulement 18% sont satisfaits. Cela ne les empêche pourtant pas [mais cela le sondage ne le dit pas] de continuer à se faire querelles tribales et à s’entre-tuer, à couper routes et autoroutes et à racketter automobilistes et bus, à brûler les prisons pour en évader les criminels de droit commun, à s’attaquer les uns les autres dans rues et les mosquées, à s’accuser  les uns les autres de tout et de rien, à privilégier la «mouhassaba» (accountability) et les procès pour tous le monde sur la réconciliation nationale et à s’approprier les biens des autres et de l’Etat.
Ils sont contre les revendications sociales et se déclarent insatisfaits de l’UGTT.
A 61 %, les Tunisiens se déclarent insatisfaits de la situation économique. Ce pourcentage a même augmenté de 4 points entre avril et août de cette année 2011. Cela ne les empêche pas [mais cela le sondage ne le dit pas encore] à faires encore grèves et sit-in sauvages et impunis, à refuser les primes pour création d’entreprises et à se bousculer pour l’indemnité des 200 DT pour ne rien faire. Bizarrement, selon les résultats de ce sondage, «la population tunisienne semble de plus en plus insatisfaite des revendications sociales qui se sont multipliées au cours des derniers mois.  L’opinion des tunisiens sur les revendications sociales est globalement négative, les deux tiers déclarent leur insatisfaction contre seulement 11% de personnes satisfaites et 21% moyennement satisfaites». Cela est tellement bizarre, qu’il nous semblerait presque que les sondeurs se seraient trompés de sondés. La contradiction du Tunisien s’affiche plus par ce résultat de 64 % d’insatisfaits des performances de l’UGTT (Centrale syndicale ouvrière et on notera bien que l’insatisfaction n’est pas contre le rôle de l’UGTT, mais contre ses performances comme le note bien le sondage. Suivez notre regard !). Là aussi, le taux des satisfait diminue de 9 points entre avril et août 2011. Le Tunisien ne semble pas encore savoir ce qu’il veut, insatisfait de sa condition économique, faisant grève sur grève, dénigrant ceux qui le font et se déclarant mécontent de ceux qui défendent le droit de ceux qui font grève pour demander toujours plus d’argent !
Il n’aime pas le gouvernement Caïed Essebssi et se dit insatisfait des partis politiques en place !
 Le citoyen de la Tunisie de l’après Ben Ali, est aussi insatisfait des performances du gouvernement provisoire de Béji Caïed Essebssi. «Les résultats du sondage montrent que le taux de satisfaction de la population à l’égard des performances du gouvernement provisoire se situe à 21%, contre 31% au mois d’avril, perdant ainsi 10 points dans la confiance des tunisiens au cours des quatre derniers mois », indique le sondage de la Tap. Ce même citoyen n’arrête cependant pas encore de rappeler à ce gouvernement, qu’il n’a aucune légitimité pour prendre telle ou telle décision et qu’il n’est qu’un gouvernement de transition. Léger bémol, le taux des satisfaits a quand même augmenté de 9 points entre avril et août. 
Mais ce même citoyen tunisien, est tout aussi mécontent et insatisfait des performances des partis politiques en place et pour lesquels il s’apprête à voter. Le sondage de la Tap indique à ce titre que «le niveau de satisfaction des tunisiens par rapport aux partis politique se situe à un niveau très faible (7%). Le taux d’insatisfaction vis-à-vis des performances des partis politiques a augmenté de 64% au mois d’avril 2011 à 70% au mois d’août 2011». Selon l’agence de sondage qui en a fait la lecture, «cette situation s’explique par le manque d’intérêt manifesté par les tunisiens, décrit plus loin dans ce document, à l’égard de la politique de manière générale et des activités des partis politiques de manière plus précise».
Le Tunisien de l’après Révolution, ne semble ainsi vouloir donner sa confiance en aucun, ni pour les politiques, ni pour les politiciens, ni pour les syndicats et encore moins pour les médias. «Presque les trois quart  des  répondants  (47% et 29 %)  ont déclaré être  insatisfaits ou moyennement satisfaits de la performance des Média. Le taux de satisfaction a considérablement diminué entre les mois d’avril et août » indique le sondage. Et …  «Viva la Revoluçion» !
Ces résultats montrent en tous cas, selon notre modeste explication, que le bras de fer entre la population et le pouvoir (quel qu’il soit et d’où qu’il vienne du gouvernement ou des partis politiques), pour le pouvoir, n’est pas encore terminé. La rue a fait sa révolution, a découvert les joies du pouvoir et ne semble pas encore vouloir remettre les rennes de ce pouvoir entre les mains d’une quelconque autre personne qu’elle-même !

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