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« Lions on the Move II : Réaliser le potentiel des économies africaines »

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Dans son deuxième rapport sur les économies africaines, intitulé « Lions on the Move II : Réaliser le potentiel des économies africaines », un document publié récemment, le cabinet américain McKinsey Global Institute expose les raisons qui font qu’il faut miser sur le continent africain. D’après ce rapport, qui est sorti 6 ans après le premier, la croissance des onze économies qui pèsent 60 % du PIB africain, notamment les pays exportateurs de pétrole et les pays de l’Afrique du Nord (Égypte, Libye et Tunisie) a été freinée. A l’inverse les autres économies du continent on vu leur rythme de croissance annuelle se maintenir, et même croitre, passant de 4,1% en 2000-2010 à 4,4% en 2010-2015. « Le tableau d’ensemble reste positif et le FMI prévoit que l’Afrique deviendra la deuxième région mondiale en termes de croissance d’ici 2020 », après l’Asie, indique le rapport.

Le cabinet américain attribue la bonne santé du continent à quatre facteurs économiques essentiels. D’abord le taux d’urbanisation, considéré comme le plus fulgurant de la planète. D’après le document, durant les dix prochaines années, 187 millions d’Africains de plus logeront en ville, ce qui fait la moitié de la population américaine actuelle. Il est également prédit que l’Afrique abritera la plus population en âge de travailler la plus importante de la planète, soit 1,1 milliard d’individus en 2034 (un chiffre plus élevé que celui de la Chine ou de l’Inde!). Autre élément déterminant : Les ressources naturelles essentielles. L’étude souligne que le continent possède 60% de la surface agricole mondiale exploitable encore non utilisée, ainsi que de grosses réserves de vanadium, de manganèse et d’autres minerais.

Il faut mettre le paquet sur la technologie

McKinsey met également le curseur sur la manne potentielle de la révolution technologique, notamment les technologies mobiles et numériques. Le cabinet table sur une percée des smartphones à l’horizon 2020, à hauteur de 50% contre 18% l’an dernier. « Ces facteurs devraient contribuer à accélérer considérablement la croissance de la consommation et des chaînes d’approvisionnement des entreprises et offrir la possibilité de développer de grandes entreprises industrielles et de service rentable », affirme dans un communiqué Acha Leke, associé principal chez McKinsey et co-auteur du rapport.

La marge de progression des économies africaines se loge donc dans les dépenses des ménages et des entreprises africaines, présentement à 4 000 milliards de dollars. « D’ici à 2025, elles pourraient atteindre 5 600 milliards de dollars », dit McKinsey. Quant aux entreprises, elles devraient décaisser 3 500 milliards de dollars d’ici 2025, contre 2 600 milliards de dollars en 2015, tandis que la production manufacturière devrait être multipliée par deux, à 930 milliards de dollars.

L’activité entrepreneuriale, un filon à développer

D’après le rapport, les trois quarts de ce développement pourraient être réalisés par les entreprises domiciliées en Afrique, en profitant de l’explosion de la demande sur le marché africain. « Aujourd’hui, l’Afrique importe un tiers des produits alimentaires, des boissons et des produits transformés similaires qu’elle consomme. Le quart restant de la croissance pourrait venir d’une augmentation des exportations », note le cabinet.

Pour une exploitation optimale de ces opportunités, « l’Afrique a besoin de plus de grandes d’entreprises », souligne le rapport. D’après les données récentes recueillies par le cabinet, le continent abrite 700 entreprises générant des recettes de plus de 500 millions de dollars, seules 400 d’entre elles ont un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard de dollars. « Les grandes entreprises africaines se développent plus rapidement et sont généralement plus rentables que les entreprises internationales équivalentes », dit cependant McKinsey.

Selon l’enquête, les 100 plus grosses entreprises africaines sont parvenues à régner sur leurs marchés locaux, « en développant leurs activités sur plusieurs décennies, en intégrant ce que d’autres entreprises auraient tendance à sous-traiter, en investissant dans les infrastructures et en fidélisant les talents ».

Les solutions de McKinsey

Après le diagnostic de la situation économique du continent, place aux recommandations pour un meilleur essor économique du continent. Ainsi, « pour prospérer dans le secteur commercial, les entreprises devront offrir des produits et mettre en place des équipes de ventes capables de cibler un secteur privé relativement fragmenté », déclaré Acha Leke.

Des segments tels que commerce de gros et de détail, les aliments et la transformation des produits agricoles, la santé, les services financiers, l’industrie légère et la construction « sont les six secteurs à haut potentiel caractérisés par une forte croissance, de bons rendements et un faible taux de consolidation, présente des opportunités additionnelles de croissance », fait savoir le cabinet.

Toutefois les entreprises ne sont pas les seules à devoir carburer. « Ce que notre étude montre également c’est le niveau d’effort que doivent fournir aussi bien les entreprises que les gouvernements africains pour traduire ces opportunités en avantages économiques tangibles », a précisé l’associé principal chez McKinsey.

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