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Lotfi Nagdh

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L’affaire Lotfi Nagdh sera peut-être le champ du cygne, plus tôt que prévu, pour Nidaa Tounes, parti sorti vainqueur des dernières législatives, une formation bigarrée de militants à la sensibilité dite progressiste et Ennahdha, parti d’obédience islamiste, une étiquette qu’il cherche énergiquement à effacer. Cette affaire, symptôme d’un pays déboussolé, tiraillé entre des valeurs aux antipodes et dont la justice, étrangement, accumule les rendez-vous manqués, est la mauvaise nouvelle du moment. Une de plus. En remettant en liberté les deux accusés du meurtre de l’ancien coordinateur régional de Nidaa Tounes à Tataouine, et deux de leurs complices, les juges du Tribunal de première instance de Sousse ont superbement ignoré le traumatisme vécu par un peuple sous la botte d’un dictateur pendant 23 ans, après un paternalisme de plusieurs décennies, à peine un peu plus clément. La démission collective des jeunes nidaïstes de la région l’a rappelé à ceux qui l’avaient oublié. Mais le réveil est brutal et les dégâts immenses.

D’abord la réaction de la femme du défunt, outrée, indignée, meurtrie, qui jette sur la place publique de graves accusations, pointant du doigt le tandem hétéroclite, contre nature disent certains, au sommet du pouvoir. Même si on n’ira pas aussi loin qu’elle en situant leur responsabilité directe dans ce fiasco judiciaire, l’affaire fait tache car c’est sous leur magistère que ce coup – fatal ? – a été porté à l’honneur de la justice. L’heure est grave. Et il le faut le marteler pour ceux qui ne l’ont pas saisi et qui sont déjà en train de fourbir leurs armes pour les prochains rendez-vous électoraux.

Et puis il y a les contrecoups politiques, non moins inquiétants et dangereux pour un pays qui peine à retrouver sa stabilité sociale et économique, et prétend convoquer les investisseurs du monde entier dans à peine dix jours. Nidaa Tounes, comme à son habitude, a été très long à la détente, et n’a programmé une réunion qu’après le coup de sang des jeunes de Sousse. Trop tard ! Pour un parti censé présider aux destinées du pays et qui aspire encore à le faire, c’est l’hésitation, le flottement de trop. Cette image d’un parti mammouth, qui est à la remorque des événements au lieu de les anticiper, qui surréagit par moment au lieu de doser son action, qui se vautre dans l’auto-contemplation et les bisbilles intestines au lieu de se tourner vers l’intérêt général, vient peut-être d’atomiser le peu de vernis de crédibilité qui lui restait. Le désaveu lors des prochaines municipales risque d’être cinglant, avant d’autres déconvenues.

Il y a aussi Ennahdha, avec ses sempiternelles contorsions, sa position très inconfortable d’opposant et d’acteur dans la majorité au pouvoir en même temps, dehors et dedans à la fois. Ennahdha, qui invite son partenaire, ou plutôt acolyte, Nidaa Tounes, à ne pas surfer sur la tragique disparition de Nagdh, comme si lui ne faisait pas feu de tout bois pour prendre date avec ses électeurs et militants. Tout cela est tellement pathétique, renvoyant à la face des citoyens une classe politique qui accumule les ratés, les fautes, les sorties de route. Mais d’une certaine manière on comprend leur embarras et leur tâtonnements car Nagdh, rappelons-le, a perdu la vie dans des circonstances troubles, au cours d’affrontements entre des partisans de Nidaa Tounes et des membres de la dite Ligue de protection de la révolution, adoubés à l’époque par Ennahdha. Et oui, c’était aussi ça la Tunisie il y a à peine 3 ans, des horreurs dont on n’est d’ailleurs pas sorti…

De fiasco en fiasco

L’affaire Nagdh c’est aussi l’histoire des lendemains qui déchantent, avec un président de la République, Béji Caid Essebsi, qui avait déclaré solennellement, la main sur le coeur, que toute la lumière sera faite et que les coupables paieront. On sait ce qu’il en a été. Comme c’est aussi le cas pour les martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, dont les veuves et défenseurs se sont résolus à saisir la justice internationale pour avoir la moindre chance d’élucider cette affaire et de situer les responsabilités. Là aussi le chef de l’Etat s’était engagé, publiquement. C’était même un de ses arguments de campagne phares. On peut y ajouter la relaxe des complices présumés des auteurs de l’attentat du Bardo, et tous les faits étranges qui entourent le juge en charge de l’affaire à l’époque, des éléments qui ont fait des vagues jusqu’en France. Ce qui a valu à BCE un camouflet, avec le refus de 6 des victimes françaises d’assister à l’hommage de ce vendredi 18 novembre…

Certes le président de la République nous rétorquera qu’on est dans un Etat de droit, que c’est la sacro-sainte séparation des pouvoirs qui prévaut et qu’il n’interfère en rien dans les affaires de la justice, qui est souveraine. Mais tout de même, trois grosses affaires et autant de fiascos, ça fait beaucoup pour un pays qui veut asseoir une crédibilité à l’international et convaincre le monde entier que la page des violations des droits humains est définitivement tournée !

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Le mouvement Ennahdha a estimé jeudi, que le non-lieu rendu lundi dernier dans l’affaire Lotfi Nagdhest une décision de justice qui doit être respectée.
Pour Ennahdha, « il n’y a aucun intérêt à mettre en cause cette décision qui ne peut être constesté que par voie de recours devant la justice.
Ennahdha qui regrette la mort de Lotfi Nagdh et renouvelle ses condoléances à sa famille, considère que l’instrumentalisation de cette affaire risque de faire de l’ombre aux vraies questions nationales et de diviser les Tunisiens, peut-on lire dans un communiqué publié jeudi.
L’affaire Nagdh n’est pas un différend entre Ennahdha et Nidaa Tounes. Elle a eu lieu en 2012, dans un contexte de tension.
Ennahdha affirme dans sa déclaration n’avoir aucun lien avec les  » ligues de protection de la révolution » interdites depuis 2014, se disant contre le retour de ces associations.
Le mouvement a, par ailleurs, appelé à faire prévaloir l’intérêt du pays par le consensus et à unir tous les efforts pour permettre au pays de relever les défis.
Ennahdha a préconisé de tout mettre en oeuvre pour la réussite de la conférence internationale sur l’investissement.
La chambre criminelle près le tribunal de première instance de Sousse 1 a prononcé, lundi soir à une heure tardive, un non-lieu en faveur des accusés dans l’affaire du meurtre du coordinateur régional du mouvement Nidaa Tounes Lotfi Nagdh.
Le tribunal a, également, condamné des accusés dans cette affaire à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour agression violente, participation à la rixe et détention d’arme blanche.

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Les quatre accusés dans le meurtre du coordinateur général de Nidaa Tounes à Tataouine, Lotfi Nagdh, ont bénéficié d’un non lieu.

Leur avocat Hatem Chalghoumi a assuré à Mosaïque fm que les quatre personnes en question devraient être libérées dans la journée du mardi 15 novembre 2016 si le ministère public ne fait pas appel du verdict du tribunal.

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La première séance d’audition des accusés dans l’affaire du meurtre de « Lotfi Nagdh » se tiendra, aujourd’hui lundi 11 avril 2016, à la chambre criminelle du tribunal de première instance de Sousse, rapporte Jawhara Fm.

Quatre accusés arrêtés comparaitront demain devant le juge, dans l’affaire du meurtre de l’homme politique Lotfi Nagdh, survenue le 18 octobre 2012, indique la même source.

Les 4 individus, qui font partie de la Ligue dite de protection de la Révolution (LPR), sont accusés de meurtre volontaire et prémédité.

Il est à rappeler à ce propos que Lotfi Nagdh, ancien coordinateur de Nidaa Tounes à Tataouine, et ancien président de la section régionale de l’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP), avait été lynché, le 18 octobre 2012, suite à une manifestation des membres de la Ligue de protection de la Révolution, qui a dérapé en des affrontements violents.

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L’avocat de la défense dans l’affaire de Lotfi Nagdh a annoncé

L’avocat de la défense dans l’affaire de Lotfi Nagdh a annoncé, vendredi 3 janvier 2014, la libération imminente des personnes accusés du meurtre et détenues depuis plus de 14 mois.

L’avocat Hatem Chalghoum, a affirmé à ShemsFM que la Cour de cassation de Tunis a ordonné, vendredi 3 janvier 2014, la libération des accusés du meurtre du coordinateur régional de Nidaa Tounes à Tataouine.

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