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Le Congrès national de la lutte contre la corruption a démarré ce jeudi 8 décembre, et se poursuivra jusqu’à demain vendredi à Tunis sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité ».

Coïncidant avec la journée internationale de lutte contre la corruption, cet évènement est une opportunité pour présenter la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Elaboré par l’INLUCC (Instance nationale de lutte contre la corruption) sur la base d’une approche inclusive et participative, ce plan s’appuie sur 6 objectifs stratégiques, à commencer par l’affirmation de la volonté politique en insufflant une dynamique de changement dans le domaine de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

De même, elle vise à encourager la participation citoyenne active dans les efforts de l’Etat en faveur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, à améliorer la transparence, l’accès à l’information dans l’organisation des services publics, la gestion des ressources et des dépenses publiques.

Outre ces actions, cette stratégie table sur le renforcement de l’imputabilité et la responsabilité de manière à empêcher l’impunité tout en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans discrimination.

Dans la même perspective, ce dispositif vient renforcer les capacités de parties prenantes en matière de bonne gouvernance, tout en clarifiant et coordonnant les rôles des différents acteurs intervenant dans ce domaine…

Pour y parvenir, des plans et des politiques de lutte contre la corruption ainsi qu’un plan d’action détaillé seront mis en place.

Le plan d’action de cette stratégie s’étalera sur 2 ans et se basera sur des programmes semestriels.

Selon le texte de la stratégie, une instance ou une commission doit être mise en place pour élaborer les rapports d’avancement semestriels. Cette dernière devrait regrouper des représentants des établissements publics, des représentants de l’INLUCC, du secteur privé, de la société civile, des médias ainsi que des personnalités académiques et culturelles.

Une étape historique…

Cette initiative vient traduire un consensus national pour faire avancer l’agenda de la lutte contre la corruption en Tunisie et renforcer la transparence dans la prestation des services publics, a relevé le président de l’INLUCC, Chawki Tabib, mettant l’accent sur ce passage à l’action.

De toute façon et afin de consacrer cette ferme volonté, une charte sera signée par l’INLUCC, l’ARP, la présidence du gouvernement, l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire de la justice judiciaire et la société civile représentée par le syndicat des journalistes.

La démarche consiste à réunir l’ensemble des partenaires en donnant la possibilité de réagir.

C’est important dans la mesure où le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenant », a dit le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Lors de son discours d’intervention, il a souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception, engendrant ainsi d’énormes dégâts. D’après des statistiques officielles, la corruption cause à l’Etat des pertes annuelles estimées à 2000 millions de dinars

Appui international

Ce passage à l’action est déjà appuyé par plusieurs organismes internationaux dont notamment les Nations Unies, qui se sont montrées disposées à accompagner la Tunisie dans ce processus.

«Les Nations Unies sont heureuses d’accompagner la Tunisie dans les différents chantiers entamés dont notamment le chantier de la démocratisation et celui de la lutte contre la corruption », a assuré ElKebir Alaoui, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il a fait savoir que ce nouveau cadre stratégique national s’intègre dans les aspirations des Tunisiens et les perspectives constitutionnelles de l’édification d’un régime démocratique et participatif. « Un régime dans lequel l’État garantit la primauté de la loi, le respect des libertés et des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs et l’équité entre les régions », a-t-il ajouté.

La réalisation de cet objectif semble facile, surtout avec l’appui de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale à travers son programme de « renforcement de la redevabilité publique en Tunisie », mis en œuvre depuis juillet 2016. Rappelons que ce programme vise à favoriser l’émergence d’îlots/modèles d’intégrité (dans des secteurs tels que la police, la douane, les communes, etc.) autour desquels devront être développées des actions collectives et des réformes sectorielles ciblées pour lutter contre la corruption.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a affirmé que le gouvernement ne peut lutter seul contre la corruption. « C’est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs intervenants », a dit le ministre lors de son discours d’intervention à l’occasion du Congrès national sur la lutte contre la corruption, qui se tient actuellement à Gammareth.
Il a dans ce cadre souligné la nécessité d’unir les efforts de manière à mettre fin à ce phénomène qui s’est largement propagé après la révolution du 14 janvier, touchant tous les secteurs, sans exception.

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Le gouvernement d’union nationale compte renforcer le dispositif législatif pour lutter contre la corruption et montrera plus de fermeté face à ce fléau. C’est le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, qui l’a affirmé ce mercredi 16 novembre 2016.

« Le gouvernement en place veut traduire sa volonté par un arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption de manière à y faire face », a précisé le ministre lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’A.R.P.

Selon Abid Briki, c’est logique car on ne peut pas lutter contre la corruption sans une législation adaptée à la situation.

« L’arsenal juridique envisagé va commencer par la protection des dénonciateurs des actes de corruption », a dit le ministre, s’appuyant sur l’initiative du gouvernement visant la mise en place d’une loi portant sur la dénonciation de la corruption et la protection des dénonciateurs.

Cette démarche vise principalement à renforcer la confiance des citoyens vis-à-vis des administrations publiques et des entreprises privées et à favoriser leur participation à l’élaboration, l’exécution et l’évaluation des politiques de lutte contre la corruption, a encore expliqué le ministre, qui n’a épargné aucun effort pour défendre ce projet.

Composé de 46 articles répartis sur cinq chapitres, ce projet, a-t-il dit, vient définir les mécanismes de dénonciation de la corruption et de protection des dénonciateurs et consacrer les principes de transparence, d’intégrité et de recevabilité dans les secteurs public et privé.

Le gouvernement veut aller plus loin…

Ce texte vient tout juste après l’adoption en mars dernier de la loi organique sur l’accès à l’information concrétisant ainsi l’article 32 de la Constitution, qui  stipule que « l’État garantit le droit à l’information et le droit d’accès à l’information ».

Et le gouvernement veut aller plus loin en suggérant d’autres lois importantes dans ce processus dont notamment le projet de loi sur la promotion de l’intégrité et la lutte contre l’enrichissement illicite. Elles viendraient consacrer les dispositions de la Constitution relatives à la promotion de l’intégrité et de la transparence et à la prévention des conflits d’intérêts, a assuré le ministre.

Pour lui, il s’agit d’un travail de longue haleine et la lutte contre la corruption est une action sociétale qui implique tous les acteurs de la société. A ce niveau, le gouvernement peut tirer profit d’expériences étrangères, notamment celle de la Corée du Sud. Ce pays a réussi grâce aux actes de dénonciation à gagner 86 millions de dollars dont 7,8 millions de dollars ont été accordés comme avantage financier aux dénonciateurs d’actes de corruption.

Chahed appelé à plus d’audace…

L’audition du ministre était aussi l’occasion pour les membres de la commission de l’organisation de l’administration d’exprimer leurs positions par rapport à cette nouvelle initiative.

La députée Bochra Bel Haj Hmida revient sur l’importance que revêt la répression dans la lutte contre la corruption et appelle à plus de mesures plus audacieuses. Elle a dans ce cadre invité le gouvernement de Chahed à faire preuve de réactivité face aux dossiers présentés en la matière et à accorder la priorité aux investigations.

D’autres élus se sont penchés sur un thème qui en préoccupe plus d’un : La dénonciation de la corruption et les soucis liés à la protection des dénonciateurs.

Les autorités devront, selon le député de Tounes Al-Irada Imed Daïmi, encourager la dénonciation de la corruption en rendant effective la protection des témoins, des dénonciateurs, experts et victimes.

Dans ce sens, il a proposé la mise en place d’une série d’incitations pour pouvoir encourager les citoyens voulant dénoncer une pratique illégale. Parmi les recommandations, il suggère une promotion au travail.

Sur un autre plan, Imed Daïmi a indiqué que ce texte ne doit pas se limiter aux dénonciateurs, mais toucher aussi les acteurs intervenants, à savoir les experts comptables.

Il est temps d’appuyer les instances spécialisées

De son côté, le député Karim Hlali a souligné la nécessité de mobiliser les ressources nécessaires de manière à appuyer davantage les instances chargées de la lutte contre la corruption pour qu’elles puissent accomplir leur mission. Cet appui devrait principalement toucher le pôle judiciaire et financier qui manque, en effet, d’outils, notamment d’ordre législatif, selon ses dires.

Cet appel vient renforcer les propos du président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), Chawki Tabib, qui a à maintes reprises réclamé plus de moyens pour les acteurs concernés par ces affaires.

C’est important pour l’INLUCC laquelle, malgré le manque de moyens, a réussi à transmettre plus de 100 dossiers à la justice, en plus d’autres dossiers émanant de la Commission des investigations et de la Direction de la répression fiscale, soit un total de près de 1200 dossiers à instruire par le Pôle judiciaire. Ces dossiers concernent essentiellement les transactions publiques et coûtent près de deux milliards de dinars par an aux caisses publiques.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Lutte contre la corruption, Abid Briki, a souligné la nécessité de mettre en place un arsenal législatif pour lutter et d’une manière structurelle contre la corruption.
Lors de sa participation ce lundi 03 septembre à la conférence ministérielle qui se tient actuellement sur le thème « De meilleures politiques pour la croissance inclusive et l’intégration économique de la région Mena », le ministre a qualifié cette démarche de stratégique dans la mesure où ce phénomène a pris de l’ampleur en Tunisie, surtout au cours de ces dernières années.
Outre l’adoption de ces lois, Abid Briki a indiqué qu’un intéret sera aussi accordé à l’environnement, lequel a encouragé la prolifération de la corruption.
Pour rappel, cette rencontre donne aux décideurs politiques, experts et représentants de la société civile l’occasion de discuter des moyens de renforcer la participation citoyenne à l’élaboration des politiques publiques, d’amener les administrations publiques à obtenir des résultats plus satisfaisants et à mieux répondre aux besoins des citoyens. De même, ce congrès offre une opportunité pour soutenir les réformes nationales grâce à l’échange d’expériences.

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Le ministre de la Fonction publique et de la Lutte contre la corruption, Abid Briki et le président de l’Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption, Chawki Tabib, ont trouvé un accord autour de la composition d’une commission commune pour passer à la loupe les projets de lois et les dossiers de corruption.

Abid Briki a déclaré, lors de sa réunion avec Chawki Tabib, que cette mesure est salutaire pour le combat contre la corruption, sur les plans procédural et judiciaire, rapporte Mosaïque Fm ce mardi 20 septembre 2016.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 8 septembre 2016 à Abidjan, deux dons d’un million de dollars EU chacun, en faveur du Cabo Verde et de la Guinée- Bissau au titre d’une assistance d’urgence destinée à soutenir la mise en œuvre des plans nationaux de préparation et d’intervention pour lutter contre l’épidémie du virus Zika dans ces deux pays.

L’approbation unanime du Conseil démontre l’engagement continu de la Banque à aider dans la préparation de la lutte contre les pandémies et à renforcer la résilience des communautés et des systèmes de santé sur le continent. Ce soutien viendra compléter les efforts passés et en cours de la Banque visant à renforcer les systèmes de santé, en accompagnant et travaillant en coordination avec d’autres partenaires. La subvention de 2 millions de dollars EU sera utilisée par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS/AFRO). Elle devrait jouer un rôle catalyseur dans le renforcement de la surveillance des maladies, la lutte antivectorielle et le traitement des questions de l’assainissement de l’environnement, à travers une approche intégrant les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé.

Le soutien de la Banque est opportun, puisque l’épidémie du virus Zika continue de s’étendre. Au 8 septembre 2016, 72 pays avaient rapporté que plus de 88 000 cas suspects s’étaient présentés. De ce nombre, 6 500 avaient été confirmés. Compte tenu de la présence du virus au Cabo Verde et en Guinée Bissau, l’OMS prévient qu’il est probable que l’épidémie s’étendra au reste de l’Afrique. Les enseignements tirés du soutien de la Banque à la lutte contre l’épidémie du virus Ebola font ressortir la nécessité d’agencer les interventions de manière opportune et ciblée. La Banque a été la première dans la communauté des donateurs à réagir à l’épidémie du virus Ebola, en menant 10 opérations d’un montant total de 290 millions de dollars EU. Dans l’ensemble, les interventions de la Banque ont renforcé les systèmes de santé grâce à la mise sur pied de systèmes d’alerte, un soutien aux infrastructures, l’institutionnalisation des pratiques de prévention des infections et du contrôle de celles-ci, la mise à disposition de services de logistique et le renforcement de l’engagement des communautés à participer à la lutte contre l’épidémie. Cependant, les systèmes établis sont encore loin d’être parfaits et ont encore besoin de beaucoup de soutien avant de devenir forts, résilients et viables, et d’être capables de faire face à de nouvelles menaces pour la santé.

« L’apparition des maladies causées par les virus Ebola et Zika constitue pour tous les gouvernements africains et leurs partenaires un rappel à la réalité : nous n’avons pas investi suffisamment dans des systèmes de santé publique en Afrique », a déclaré le président Akinwumi Adesina au cours d’une table ronde de haut niveau sur « La CMU (couverture maladie universelle) en Afrique » lors de la Sixième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) à Nairobi.

Pour fournir une solution durable permettant de lutter contre l’incidence croissante de flambées de maladies sur le continent, la Banque va développer substantiellement ses investissements dans les infrastructures de santé publique, y compris en aidant les pays à étendre la fourniture d’eau et l’assainissement. La Banque va accélérer la mise sur pied du Centre africain pour le contrôle des maladies (CACM) régional, établi sous le leadership de la Commission de l’Union africaine, que vont conjointement financer la Fondation Bill et Melinda Gates, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé. Le CACM permettra aux pays africains, tant individuellement que collectivement, de surveiller, prévenir, maîtriser et réagir efficacement et de manière opportune à de nouvelles menaces d’épidémies.

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Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Yasser Mosbah, a fait savoir que la stratégie de son département a changé d’angle pour faire la part belle à l’offensive et à l’anticipation plutôt que la défensive. D’après lui, l’accent est mis sur le renseignement et sur la vigilance ainsi qu’une gestion minutieuse de toute menace terroriste prévue. Interview :

L’attaque terroriste au Djebel Sammama et l’opération sécurité dans un quartier de Kasserine qui ont eu lieu dernièrement annoncent la reprise des actes terroristes en Tunisie après trois mois d’accalmie. Peut-on parler encore une fois de menaces terroristes sérieuses ?

Les menaces terroristes planent encore sur la Tunisie, mais il faut toujours rappeler qu’il s’agit d’un phénomène transfrontalier qui ne concerne pas seulement la Tunisie.

Le terrorisme est un phénomène international. Il frappe là où on ne l’attend pas. Il a touché sans avertir plusieurs pays du monde avec des attentats sans discrimination de lieux et de victimes. Dans ce cadre, on peut citer le cas de la France, l’Allemagne et la Belgique, et même les Etats-Unis.

Avez-vous des craintes par rapport à la fête de l’Aïd-el-Kébir ?

On ne peut pas parler de la recrudescence des menaces terroristes au cours de cette occasion, mais tout est possible, que ce soit en Tunisie ou ailleurs dans le monde.

Et pourtant, le travail sécuritaire n’est pas occasionnel, malgré le fait que toutes les précautions sont prises quand il y a ce genre d’évènement.

Pouvez-vous nous dresser un bilan actualisé des arrestations effectuées dans ce sens ?

Les unités sécuritaires ont déployé un effort louable dans ce sens. Notre département avait empêché à 1877 Tunisiens de voyager vers la Syrie et ce, durant les quatre premiers mois de l’année en cours. En plus, 1400 individus, soupçonnés d’appartenir à des organisations terroristes, ont été déférés en justice au cours de la même période.

A fin avril de cette année, 1294 personnes accusées d’appartenir à des organisations terroristes ont été arrêtées. Par contre, le nombre des affaires terroristes et celles en relation avec des réseaux d’envoi de djihadistes dans des camps d’entraînement en Libye et en Syrie s’est élevé à 931.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a mis en garde hier lundi contre un risque «d’éparpillement» des terroristes de Daech et de migration vers la Tunisie ou l’Egypte, les pays de la région les plus exposés, une fois qu’ils seront chassés de leur fief en Libye. Qu’en pensez-vous ?

C’est une affaire interne, mais une chose est sûre : La stratégie du ministère de l’Intérieur a changé d’angle pour faire la part belle à l’offensive et à l’anticipation plutôt que l’offensive. Dans cette démarche, l’accent est mis sur le renseignement et sur la vigilance ainsi qu’une gestion minutieuse de toute menace terroriste prévue.

L’Elément essentiel de cette stratégie est le rôle déterminant des citoyens, ils sont invités à réagir immédiatement à toute menace. D’ailleurs, l’opération sécuritaire au quartier Karma de Kasserine est une illustration parfaite de l’efficacité des forces de sécurité et des services de renseignements, qui ont pu localiser une cellule terroriste qui s’était barricadée dans une maison.

Ce précieux travail de renseignement doit se poursuivre inlassablement pour consolider les acquis et anticiper les actions terroristes.

Et à partir de ces éléments, on peut assurer que les unités sécuritaires et militaires sont prêtes à faire face à toute menace et à éliminer tout risque de débordement au niveau des frontières.

Les initiatives nouvelles de votre département pour relever ce défi ?

Le ministère de l’Intérieur est en train d’investir dans les nouvelles technologies dans le domaine sécuritaire. C’est très important étant donné que les technologies jouent un rôle déterminant dans la simplification du travail des unités sécuritaires.

Partant de cette idée, notre département a procédé à la mise à la disposition des forces de l’ordre un dispositif électronique, plus précisément des caméras de vidéosurveillance, pour contrôler plusieurs points sur le Grand Tunis : Les entrées, les autoroutes et les espace publics et ce, pour repérer les mouvements des terroristes et prévenir les crimes.

A ce titre, on peut citer un projet visant * l’installation de 1680 caméras pendant la première phase et ce, sur le Grand Tunis et quatre gouvernorats, à savoir Sidi Bouzid, Kasserine, Le Kef et Jendouba. Faut-il rappeler que ce projet coute 9 millions de dinars.

Ce dispositif sera par la suite généralisé. A partir de 2017, on procèdera à la mise en place de 30 points de contrôle électronique dans tous les gouvernorats, avec l’ajout de 100 points de contrôle sur le Grand Tunis.

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Le chef du gouvernement sortant, Habib Essid, a affirmé lors de la cérémonie de passation de pouvoir qui se tient actuellement à Dar Dhiafa à Carthage que la lutte contre la corruption est plus difficile que la lutte contre le terrorisme.

Il a dans le même contexte ajouté que la lutte contre la corruption nécessite un grand souffle, estimant toutefois que la lutte contre ce fléau n’est pas seulement la responsabilité du gouvernement mais de tous les Tunisiens.

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Le projet financé par l’UE «LEMMA, ensemble pour la mobilité » visant  une coopération renforcée entre les autorités européennes et tunisiennes sur l’immigration clandestine et la mobilité doit être présenté mardi à Tunis. Le projet de trois ans et d’un montant de 5 millions d’euros est destiné à développer des synergies entre les politiques publiques en Tunisie et les sept pays européens partenaires – Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal et Suède – et à optimiser les avantages de la migration économique pour la Tunisie.

En outre, il vise à renforcer la capacité des autorités tunisiennes et des organisations de la société civile à  soutenir la réintégration des migrants qui décident de rentrer chez eux. Le projet LEMMA s’inscrit dans le cadre du partenariat UE-Tunisie pour la mobilité signé en mars 2014 et dont l’Italie est signataire.

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Le dirigeant de Nidaa Tounes

Le dirigeant à Nidaâ Tounès, Lazhar Akremi, a évoqué une « lutte pour le pouvoir » en Tunisie, estimant que la rencontre télévisée du chef du gouvernement, Habib Essid, avec Borhane Bssaies était réglée à l’avance et a tout d’un message politique et non technique et administratif, selon ses dires.

Intervenant vendredi sur Mosaïque fm, il a repris l’affirmation d’Essid selon lequel il n’était pas « déserteur », ce qui signifie que « nous sommes dans un état de belligérance », a-t-il dit , ajoutant que l’acte de démission est de l’essence même de la démocratie. Il a souligné qu’une « sortie associée à un discours de victimisation et l’évocation d’un avenir politique sont synonymes de recherche d’un capital symbolique pour le futur ».

Lazhar Akremi a affirmé qu’il est dans la logique des choses de nommer un homme politique par excellence pour diriger les affaires du pays, et Habib Essid à la tête du ministère de l’Agriculture, car il n’y a pas meilleur que lui pour occuper ce poste, selon ses dires.

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Un accord a été signé récemment entre l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA)

Le Japon, troisième économie du monde et qui vient de renouer avec la croissance après de longs mois de vaches maigres, va mettre la main à la poche pour accompagner les efforts de paix au Moyen-Orient. 6 milliards de dollars, c’est le pactole qui va être injecté dans ce projet, sur les trois ans à venir, a fait savoir hier vendredi 20 mai le ministère nippon des Affaires étrangères.  Cette annonce intervient à quelques jours du sommet du G7.

Cet argent est censé aider les populations des pays ciblés à couper l’herbe sous le pied de l’extrémisme. Ce programme va concerner la Syrie, l’Irak, la Jordanie, la Turquie, le Liban, l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, la Palestine, le Yémen, l’Afghanistan et l’Iran.

Au sommet du G7 (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada et Japon), qui aura lieu ces 26 et 27 Mai à Ise-Shima, dans le centre de l’archipel, la stratégie de lutte contre le terrorisme et la gestion de la crise des réfugiés syriens seront justement sur la table.

S’agissant du volet économique, les débats seront axés sur les moyens d’éviter une guerre des monnaies, une menace qui est venue dernièrement du Japon. Le gouvernement avait levé un coin du voile sur l’éventualité d’une action sur les marchés des changes vu l’envolée du yen chinois qui frappe de plein fouet l’économie japonaise.

Au menu également les retombées d’une probable sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit) après le référendum de ce 23 juin et le combat contre la fraude fiscale suite à la déferlante des Panama Papers ainsi que la consolidation du système financier international.

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Yassine Brahim, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, a déclaré qu’il y a une disposition dans le nouveau Code d’investissement qui prévoit la création d’une unité pour lutter contre la bureaucratie. « Son rôle est de défendre l’entrepreneur et de le représenter auprès de l’administration », a dit le ministre sur Express FM ce matin du mercredi 3 février 2016.

Par ailleurs, il a affirmé que la pléthore d’autorisations administratives est l’un des freins de l’investissement dans le pays. « En supprimant les autorisations, on coupera le chemin aux pots-de-vin. Moins il y a d’autorisations, plus on coupera l’herbe sous les pieds des corrompus », a dit Brahim. Mais il a ajouté que « venir à bout de cette bureaucratie lourde et dissuasive ne sera pas chose facile. « Nous sommes étiquetés pays des autorisations ».

 Enfin, il a souligné le chemin parcouru par la Tunisie, qui est montée d’un cran dans le classement Doing Business de la Banque Mondial pour avoir activé le chantier des réformes, notamment la loi sur le PPP (partenariat public-privé), le Code d’investissement et la nouvelle législation sur les banques.

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L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram
L’Union africaine (UA), qui a tendance à faire dormir les dossiers, même les premières urgences continentales, s’est enfin décidée de se mobiliser pour contrer les assauts meurtriers du groupe terroriste nigérian Boko Haram. Lors de la réunion des représentants des pays africains hier lundi 1er février au siège de l’UA à Adis Abeba (Ethiopie), Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, a déclaré : « Nous disposons plus ou moins de 250 millions de dollars » pour subventionner la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) qui combat Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. 
La MNJTF est composée de troupes du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Cameroun et du Bénin.

« 110 millions de dollars de la part du Nigeria, 50 millions d’euros de la part de l’Union européenne, 8 millions de dollars déjà reçus du Royaume-Uni, 4 millions de francs suisses (3,6 millions d’euros) de la délégation suisse et 1,5 million de dollars de la Communauté des États sahélo-sahariens », a précisé M. Chergui. Tout ce beau monde a mis la main à la poche pour aider l’Afrique à venir à bout de ce groupe sanguinaire.

Il est urgent d’agir

La dernière attaque attribuée à Boko Haram a fait au moins 85 morts, d’après le dernier bilan. Le carnage a eu lieu samedi 30 janvier 2016 en fin de journée à Dalori, à proximité de Maiduguri, la capitale de l’État de Borno. Les assaillants ont fait feu sur les habitants, avant d’incendier le village. La zone abrite des camps qui accueillent des groupes de personnes qui fuient les éléments de Boko Haram. Les terroristes le savent et viennent les débusquer et les massacrer, en toute impunité. Pour le moment l’entrée en action de la force multinationale en est au stade de simple affichage et n’a en rien effrayé la secte islamiste affiliée à Daesh. On verra si cette annonce de financement changera le cours des choses, surtout pour les populations très vulnérables et qui ne savent plus où se planquer pour échapper à la folie meurtrière de Boko Haram.

Et que fait le Nigeria pendant ce temps ?   

Boko Haram a occupé une place très importante dans le discours de nouvel an du nouveau président nigérian, Muhammadu Buhari, et pour cause, plus de 1700 personnes ont été exécutées par Boko Haram depuis son accession au pouvoir en mai 2015, d’après l’AFP. Buhari a adressé ses félicitations aux forces armées pour avoir bloqué « considérablement l’insurrection », mais il a déclaré dans la foulée que « beaucoup de travail reste à faire dans le domaine de la sécurité ».

Il se rend demain mercredi 03 février au Parlement européen, à Strasbourg (en France), pour faire une allocution sur, entre autres, « le terrorisme, les violences extrémistes, la corruption, (et) la situation sécuritaire en Afrique et au Nigeria ».

Après cap sur Londres pour y prendre part, ce jeudi 04 février, à une réunion internationale de donateurs pour la Syrie, où il « continuera à œuvrer pour une meilleure compréhension globale (…) et plus de soutien au Nigeria et aux autres pays en première ligne dans la lutte contre le terrorisme », indique un communiqué de la présidence.

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La corruption, on le sait, n’est pas un mythe au Nigeria, qui est régulièrement placé par les rapports des organismes internationaux dans le gratin des pays les plus touchés au monde par ce fléau. Mais là le chiffre que vient de rendre public  le gouvernement du président Muhammadu Buhari donne le tournis. Il a fait ses comptes et estime à 6,7 milliards de dollars les deniers publics qui auraient mystérieusement disparu entre 2006 et 2013, détournés par 55 individus.

Des ministres, une vingtaine d’anciens gouverneurs d’Etat, des patrons d’entreprise, des cadres de la fonction publique et des banquiers seraient les auteurs de ce forfait. Lai Mohammed, le ministre nigérian de l’Information et de la Culture, a lâché lors d’un point de presse à Abuja : « La situation est dramatique et l’heure est à l’action ».

Le président Buhari s’est fixé comme objectif l’éradication de la corruption dans le pays, lequel malgré les recettes astronomiques qu’il tire de l’exploitation de la manne pétrolière n’arrive pas à juguler la pauvreté et le sous-developpement. L’actuel homme fort du Nigeria désigne l’ex-président, Goodluck Jonathan, et son équipe, comme les responsables du pillage des caisses publiques ; il s’est engagé à mettre la main sur l’argent qui a été dérobé.

D’ailleurs, la justice s’est mise en branle et Sambo Dasuki, l’ancien conseiller national à la sécurité et d’autres anciens dignitaires du régime ont été inculpés pour avoir subtilisé deux milliards de dollars. « La bataille contre la corruption c’est la guerre que mène le Nigeria », a affirmé Lai Mohammed.

En face, la principale formation de l’opposition, le Parti démocratique du peuple (PDP), accuse Buhari, sous prétexte de traquer ceux qui ont vidé les caisses du pays, de chercher à neutraliser ses adversaires politiques. A signaler que les ex-présidents Olusegun Obasanjo, Yar’Adua et Goodluck Jonathan ont tous été à la tête du PDP. Ces cris n’enrayent en rien la volonté affichée de la nouvelle équipe à la tête du pays, qui a déclaré qu’aucun coupable ne sera ménagé, quels que soient son rang, son appartenance ethnique ou religieuse.

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