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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mardi 31 janvier 2017, au palais de Carthage, l’ancien secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe, Habib Ben Yahya, indique un communiqué de la présidence de la République.

Lors de cette réunion, les deux parties ont souligné le rôle important que joue la Tunisie dans l’impulsion des relations entre les pays du Maghreb à la lumière des défis économiques et sécuritaires auxquels fait face la région.

Il a été également question des opportunités d’affaires offertes par les institutions financières régionales et internationales pour lancer des projets de développement dans les pays du Maghreb arabe.

Dans l’interview accordée à Al Arabiya

Selon des données publiées récemment par le site « Algérie patriotique », lequel s’est référé aux chiffres communiqués début septembre par The Soufan Group, la Tunisie compte entre 6 000 et 7 000 terroristes recrutés par des groupes extrémistes, essentiellement par « Daech ».

Selon les mêmes estimations établies jusqu’à décembre 2015, le Maroc compte entre 1200 et 1500 recrues. Ce chiffre serait nettement plus élevé si l’Algérie n’avait pas pris la décision de stopper le flux de «djihadistes» marocains qui se rendaient en Libye via le territoire algérien.

Par contre le nombre de djihadistes algériens ayant rejoint « Daech » est largement inférieur, autour de 200 recrues.

Selon « Algérie patriotique », ce chiffre peut surprendre pour un grand pays d’Afrique qui a connu une décennie de terrorisme. Le fait est que quinze années après la « décennie noire », «le radicalisme semble avoir moins d’attrait en Algérie», constate ce réseau d’information, anciennement rattaché aux Nations unies et lauréat de plusieurs prix.

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Le couperet est tombé aux aurores de ce vendredi 23 juin 2016. La Grande-Bretagne inflige un cinglant désaveu à un demi-siècle de construction européenne. A 52% contre 48%, les Britanniques, par voie de référendum, ont décrété qu’ils ne veulent plus faire partie de l’Union européenne, 43 ans après y avoir adhéré, en conservant toutefois leur monnaie, la Livre sterling, et en se gardant de rejoindre l’espace Schengen.

Bien entendu, un divorce de cette envergure va avoir de fondamentales conséquences pour les uns comme pour les autres. Si la séparation ne devra être consommée que dans deux ans au plus tard, des effets immédiats se font sentir avec ce qui est regardé comme « l’un des plus gros chocs sur les marchés de tous les temps », l’ensemble des places boursières mondiales ayant été  gagné par la panique, et celles de Paris et Francfort plongeant avec des valeurs bancaires en déroute.

Et puis, le fervent partisan du maintien dans l’Union européenne, le Premier ministre conservateur David Cameron  a immédiatement tiré les conclusions du verdict de ses concitoyens en annonçant sa démission. « Les Britanniques ont pris une décision claire (…) et je pense que le pays a besoin d’un nouveau leader pour prendre cette direction », a-t-il déclaré, précisant qu’il resterait en place jusqu’à l’automne et la désignation d’un nouveau leader par son parti. Initiateur du référendum sur le Brexit, il a souligné qu’il appartiendrait à son successeur de lancer la négociation avec l’UE sur le processus de sortie de son pays du club des 28, devenus 27.

Brexit, Frexit, Nexit…

Les résultats de la consultation, au fur et à mesure qu’ils tombaient, montrent un Royaume-Uni  divisé, avec Londres, l’Ecosse et l’Irlande du Nord qui voulait rester, tandis que le nord de l’Angleterre ou le Pays de Galles ont largement voté contre. Une division générationnelle aussi, les jeunes ayant voté pour le statu quo, leurs aînés pour la sortie.

D’ores et déjà, la possibilité d’un second référendum d’indépendance de l’Ecosse est sur la table, comme l’a souligné Nicola Sturgeon, « first minister » écossaise. Organisé en septembre 2014, le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse avait été remporté par le camp du non à 55% des voix. De son côté, en Irlande du Nord, le Sinn Fein, favorable au maintien dans l’UE, a,  lui,  appelé à un référendum sur une Irlande unifiée.

La contagion « sécessionniste » s’étend aussi aux autres pays membres de l’Union européenne, avec des appels à la sortie comme le « Frexit » lancé par  la présidente du parti français d’extrême droite Front National (FN) Marine Le Pen. « L’élite europhile a été vaincue. Les Britanniques montrent à l’Europe le chemin vers le futur et la libération », a déclaré, comme en écho,  le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders. Alors que les Pays-Bas comptent parmi les six pays fondateurs de l’Union européenne, comme la France, ce député réclame un « référendum sur un ‘Nexit’, une sortie néerlandaise de l’UE.

Quid du Maghreb et de l’Afrique

La première conséquence envisageable du Brexit sur les pays émergents serait une forte volatilité sur les rendements attendus des obligations souveraines et privées de ces pays, notamment ceux d’Afrique. « Dans le meilleur des cas, les taux moyens se positionneront à 7%, mais dans le pire des scénarii, ce taux moyen pourrait atteindre les 11% », selon un expert international.

Mais il y a aussi les incidences  sur la politique de développement de l’Union européenne. La Grande-Bretagne, qui fait preuve d’un engagement inédit en faveur du développement en Afrique, est l’un des plus importants contributeurs des fonds d’aide de l’Europe. La présidence britannique du G8 en 2005 avait notamment permis l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Par ailleurs, le Brexit affaiblirait les liens commerciaux de la Grande-Bretagne avec les pays africains, compte tenu du temps nécessaire à la renégociation de nouveaux accords avec le continent.

Pour ce qui est enfin du Maghreb, et en l’absence d’analyses fines immédiates, force est de se référer à celle livrée le 13 juin dernier par Jane Kinninmont, membre du think tank britannique Royal Institute of International Affairs (RIIA.

Les pays maghrébins « souffriraient doublement » d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, estimait-elle. Londres serait fragilisée économiquement et irait redéfinir les priorités de sa politique étrangère », explique-t-elle  en sous-entendant que la Grande-Bretagne privilégierait les pays du Golfe, où les pays sont très riches et « bons clients », au détriment du Maghreb. Selon son raisonnement, les Britanniques miseront moins sur les accords de politiques étrangères —notamment sécuritaires — communs jusqu’alors aux autres pays européens, pour se concentrer davantage sur des considérations commerciales et économiques.

« La priorité donnée aux pays du Golfe, signifierait  automatiquement une marginalisation du Maghreb », estime  le think tank londonien, en rappelant que lors des votes au Conseil de sécurité de l’ONU, Londres se sentirait moins concernée par certaines questions stratégiques en Afrique du Nord, sachant que « sa présence jusqu’ici dans cette région du globe, passait essentiellement à travers les structures de l’UE. »

Selon RIIA, le Brexit aura pour autre conséquence une diminution de la capacité d’influence de Londres au Maghreb, notamment sur les questions d’aide au développement démocratique et à la protection des droits de l’homme. Jane Kinninmont explique en effet que seule,  Londres serait « incapable de reprocher quoi que ce soit ou d’exercer des pressions » sur le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie, dans ces domaines.

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La marque discount de vêtements et accessoires de maison Tati, qui a fait le bonheur de millions de Français, va à l’assaut du continent africain. Le label, affublé de ses célèbres couleurs « vichy rose et blanc », ouvrira dès la semaine prochaine des franchises dans la banlieue de Tunis, ensuite en août 2016 à Malabo et Bata en Guinée équatoriale. Dans le même mois, une première unité verra le jour au Morocco Mall de Casablanca, et l’affaire est bien engagée pour une deuxième. Après cap sur l’Egypte (au Caire), où une ouverture est prévue dès septembre 2016. Par la suite direction la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Sénégal. Bref, l’enseigne fourmille de projets…

En Tunisie le premier magasin de la marque occupera 2 000 mètres carrés, où trôneront 12 000 références de produits de mode, beauté, mariage et maison ; l’ouverture est prévue « mercredi ou jeudi », a confié à Jeune Afrique Pierre Havransart, le responsable du développement à l’international de Tati.

Mais attention, il ne s’agit pas des articles bon marché qui inondaient les fameux étals du magasin du quartier de Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris, là les dirigeants de la société vont tirer sur le filon d’un « nouveau concept, plus moderne et chic », dans le même esprit que les boutiques lancées par l’enseigne « popu » depuis 2013.

La marque a une longue histoire avec la Tunisie puisque la chaine a été créée en 1948 par un juif d’origine tunisienne, Jules Ouaki. En 2004, les affaires périclitent, jusqu’au dépôt de bilan. Le label a été racheté par le groupe de textile Eram.

L’installation en Tunisie, d’après Tati, a été négociée avec une société très discrète : El Hebri Senan. L’entreprise est pilotée par un entrepreneur libyen, Ali Fteita, dont les actions ne sont pas médiatisées. C’est lui qui détient le contrat de franchise.

Le filon très juteux de l’international

La politique de Tati à l’international est axée sur les contrats de franchise est privilégié ; depuis le second semestre 2014, la marque est en plein essor dans ce domaine. Des boutiques ont été lancées à Dubaï, au Bahreïn, en Arabie saoudite et en Iran depuis la semaine dernière. D’ici 18 mois, d’autres seront ouvertes au Qatar, au Koweït, à Oman ou en Jordanie.
« Le Moyen-Orient est le premier bassin de développement », a déclaré M. Havransart, avant d’ajouter « Naturellement, le Maghreb vient ensuite».

Les bonnes affaires en Algérie ont certainement donné des idées à Tati. En effet la boutique d’Alger, lancée en avril 2015, « réalise des ventes au mètre carrée de 20 % supérieures à la moyenne des 130 magasins français », déclare le directeur international de la société. A signaler que cette dernière réalise à peu près « 10% des 450 millions d’euros de chiffre d’affaires » en dehors de la France.

Que stipule le contrat de franchise ?

Tati opère toujours par contrat de franchise de cinq ans. Pendant cette période, l’enseigne fournit les produits de la marque. Tout est piloté par la centrale d’achat de Tati à la Plaine Saint-Denis, dans la région parisienne. 2 000 salariés s’activent au siège pour apporter l’appui logistique, commercial et administratif à l’unité internationale de 25 personnes animée par M. Havransart.
En échange de ces prestations, les franchisés versent une redevance que Tati n’a pas souhaité communiquer.

La concurrence attent Tati au tournant

En Tunisie Tati aura fort à faire pour se démarquer de la concurrence, déjà solidement implantée. Kiabi par exemple a installé ses quartiers à La Soukra, à quelques dizaines de mètres du futur emplacement de Tati ; il y a aussi la marque locale Hamadi Abid, très populaire auprès des acheteurs.

A propos du gap entre le pouvoir d’achat des clients de Tati en France et celui des Tunisiens, Pierre Havransart a répondu ceci : « avec un prix moyen de 5 euros par article, nous demeurons tout aussi compétitifs». Il a ajouté que « l’idée n’est pas de construire une enseigne Tati parallèle à l’étranger ». Tout de même la marque a de grandes ambitions au Maghreb avec un objectif de « 15 à 20 magasins sous 3 ans ».

L’aventure au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun est programmée pour le premier trimestre 2017. Mais le label ne sera pas sur un terrain inconnu en Afrique subsaharienne, le groupe s’était déjà fait un nom en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Gabon ou en Afrique du Sud à la fin des années 1990, avant de disparaitre des radars. Il fait donc un retour… en force. Alors que le Maghreb est une vraie découverte pour Tati.

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Les services de l’immigration allemands ont recensé en mars 480 nouvelles arrivées en provenance des pays du Maghreb, beaucoup moins qu’en janvier 2016 (3356).

Les autorités allemandes veulent déclarer ces pays officiellement « sûrs » pour pouvoir rendre plus facile le rapatriement de leurs ressortissants.

Un pays « sûr » désigne un pays où le retour de ses migrants ne les expose pas à des violations des droits de l’Homme.

Le Parlement allemand n’a pas encore adopté l’appellation de pays « sûr » et le statut y attaché, et il n’y a pas non plus de loi en la matière.

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Longtemps placés loin du point de mire de la Russie et précédemment de feue l’Union soviétique, les pays du Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc et Libye, principalement, sont en train de constituer une nouvelle aire où les Russes veulent avoir un pied à terre. Moscou y développe de nouvelles approches  qu’elle range sous sa stratégie de « nouvelle politique méditerranéenne.

L’annonce du retrait des forces russes de Syrie s’inscrit dans un contexte de multiplication des interventions symboliques et diplomatiques du Kremlin. Au mois de janvier, un sous-marin nucléaire lanceur d’engins aurait ainsi été repéré au large des côtes françaises. Une « démonstration de force » dans l’espace méditerranéen, selon François-Bernard Huyghe du think tank IRIS (Institut des relations internationales stratégiques).

Le 14 mars, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov n’a pas manqué d’assurer son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui  du soutien de la Russie alors même que la Tunisie, confrontée à la montée du mouvement islamiste, est menacée par le chaos libyen et la montée du djihadisme dans son étranger proche africain, comme en Côte d’Ivoire (attentat du Grand Bassam). Parallèlement, le soutien de Vladimir Poutine au Maroc dans l’affaire du Sahara occidental, contre les prétentions algériennes, est un signal fort : la monarchie chérifienne peut se targuer d’une profondeur historique et d’un potentiel de stabilité inconnus de son voisin rentier, dépendant de ses hydrocarbures et soumis à de fortes contradictions internes, souligne, pour sa part, le professeur Benjamin Wirtz dans un article publié sur le site « Boulevard Voltaire » et repris par la presse russe.

Une nouvelle politique méditerranéenne de la Russie est donc en train de prendre corps, pouvant désormais s’appuyer sur l’exemple syrien (réalisme, respect apparent de la souveraineté) pour rassurer ses partenaires au Maghreb et au Machrek, bien au-delà d’une simple volonté de projection.

En fait, l’action russe semble obéir à la logique d’un triple containment. D’abord à l’égard du projet néo-ottoman de la Turquie explicité par le Premier ministre Ahmet Davutoğlu (Josseran, 2010), visant à reconstituer sa sphère d’influence de Sarajevo au Caire et du Maroc à l’Indonésie. Ensuite à l’égard des pétromonarchies arabes et des mouvements islamiques locaux disposant d’une forte implantation. Une stratégie soulignant notre entrée dans la multipolarité réelle, donc conflictuelle, que porte la crainte d’une fragmentation croissante des sociétés.

En se tournant vers la Méditerranée, la Russie ne se contente sans doute pas de porter le regard hors de ses frontières. Ne pouvant aspirer à nulle hégémonie, ne disposant ni des leviers idéologiques ni de la base sociale pour tenter des changements de régime, le Kremlin peut cependant tenter de constituer un glacis dans l’espace méditerranéen. Par intérêt à court et long terme, estime Benjamin Wirtz.

Puissance musulmane de fait (15 % de la population, au sein d’une véritable mosaïque d’ethnies), naturellement confrontée aux influences turques et déstabilisée dans ses périphéries par des mouvements djihadistes (Caucase, Asie centrale), la Fédération a tout intérêt à développer une politique alternative à l’égard du monde musulman. La politique « multipolaire » du Kremlin répond donc à un impératif structurel – sa propre identité, multiple, pouvant s’avérer plus fragile dans la longue durée qu’il est coutume de l’admettre. « Alors que la politique intérieure et la géopolitique tendent désormais à s’imbriquer l’une dans l’autre, sinon à se confondre, en une fascinante mutation de nos conceptions », affirme-t-il.

En fait, les indices font florès qui accréditent l’intention du Kremlin de lutter activement contre le terrorisme dans les Etats du Maghreb, en particulier après l’attaque de Ben Guerdane, le 7 mars courant. Le partenariat stratégique en cours de négociation entre la Tunisie et la Russie entre dans ce cadre. D’ailleurs, le gouvernement tunisien ne fait pas mystère de sa volonté d’approfondir la coopération militaire avec la Russie en y achetant des équipements sophistiqués et surtout des hélicoptères et en faisant appel à son expérience en matière de lutte contre le terrorisme aux fins de la formation de ses unités militaires et sécuritaires. D’ailleurs, il est de plus en plus question que le président russe Vladimir Poutine effectue une visite officielle en Tunisie dont la date sera fixée ultérieurement.

Au titre de sa stratégie pour le Maghreb,  La Russie a fourni à l’Algérie des photos illustrant les mouvements des groupes terroristes au niveau de ses frontières avec la Tunisie, la Libye, le Maroc, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Il s’agit de 500 photos prises par des satellites russes. Ces photos auraient permis aux forces armées algériennes de déjouer plusieurs attentats. Grâce à ces photos satellitaires, les forces algériennes ont également réussi à mettre en échec plusieurs opérations de trafic d’armes de guerre.

Bien plus, l’Armée de l’air algérienne a commandé à la Russie douze bombardiers tactiques Sukhoï SU-34 « Fullback ». Selon le site DefenseNews qui a donné l’information reprise par Tout Sur l’Algérie, ces nouveaux avions s’inscrivent dans un effort de modernisation de la flotte aérienne actuelle de l’Algérie, « composée de MiG-25 vieillissants ». Le Sukhoï SU-34 coûterait 37 millions de dollars l’unité.

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