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On aurait pu croire, quelques jours après l’accord UGTT-Gouvernement sur le report d’une partie de l’augmentation salariale à 2018, que la Tunisie avait payé la dernière tranche du prix de la paix sociale. On aurait même été tenté d’applaudir la centrale syndicale et louer son sens du consensus.

C’était finalement compter sans les vieux démons du «foutage de merde» qui habite depuis 6 ans une certaine partie de la population et une partie de la société civile tunisienne.

En témoigne, d’abord, cette annonce de la part du SG du syndicat de l’enseignement de base, qui en dit long sur les véritables intentions de l’organisation syndicale, malgré la signature de l’accord avec le gouvernement et qui devait garantir une paix sociale, au moins jusqu’à 2018.

Mastouri Gammoudi a en effet indiqué, mercredi 14 décembre 2016 sur les ondes d’une radio tunisienne, que «les grèves régionales et périodiques programmées par les secteurs de l’enseignement de base et secondaire programmées à partir de demain, jeudi 15 décembre 2016, seront maintenues jusqu’à ce que le ministère de l’Éducation invite la partie syndicale à une réunion pour examiner certaines revendications».

Le ministère de l’Éducation avait pourtant annoncé, dès le mardi 13 décembre 2016, le versement des primes aux enseignants du primaire, des collèges et du secondaire, devant . Le trublion Mastouri Gammoudi avait même estimé que la décision du ministère de l’éducation était « un pas dans la bonne direction« .

L’accord UGTT-Gouvernement sur la paix sociale n’aura ainsi pas pu tenir plus d’une semaine. Après cela, il faudra s’attendre à réentendre le SG, Houcine Abassi, répéter qu’il n’a jamais signé une quelconque paix sociale, puisqu’on n’est pas en guerre. Il n’en demeurera pas moins qu’après son prédécesseur, Youssef Chahed aura lui aussi dépensé de l’argent public pour acheter une chimère appelée paix sociale, au prix cher de 13,5 Milliards DT. Comme Essid, il a été dupé par le syndicat et il se leurre sur ses intentions. Il a un droit constitutionnel et ne compte pas le mettre en poche, quitte à en abuser quelques fois !

A la défaite de son premier protégé, l’ancien chef de gouvernement Habib Essid, devant la centrale syndicale, non contente ni rassasiée de grèves, le chef de l’Etat tunisien était sorti sur les médias pour expliquer que c’était le prix à payer pour avoir la paix sociale. Essid a finalement été destitué sans en voir la couleur. Et il est fort probable que l’actuel chef du gouvernement vive une fin d’année dans une situation de non-paix… sociale, au mieux dans une trêve des confiseurs. Et c’est donc ainsi reparti pour un nouveau tour de tournantes [les grèves bien sûr. What else !].

L’autre dossier traité, de «main de fer» comme il le promettait devant l’ARP, par le chef du gouvernement pour s’acheter, lui aussi, sa paix sociale, était celui de Petrofac. Il avait alors dépêché son ministre des Affaires sociales, qui avait alors assouvi toutes les demandes des «fouteurs de troubles » de Kerkennah et leur avait même signé un blanc-seing judiciaire. L’entreprise pétrolière, qui assurait 13% des besoins en gaz de la Tunisie, devait alors plier bagage et oublier la «Tunisie terre d’investissement» qui attendait alors les mirobolantes promesses de 34 milliards DT de «Tunisia 2020». Le démon «foutage de merde» ne tardera cependant pas à se réveiller et donner des insomnies à un Chahed, témoin de ses faiblesses qu’il ne voit pas !

«Après 14 jours pendant lesquels un individu bloquait les camions, l’entreprise se trouve incapable de produire », c’est ce qu’a déclaré le DG de Petrofac à Reuters, suivi par la ministre de l’Energie qui confirme pour Africanmanager le départ définitif de l’opérateur pétrolier anglais et ajoute même que «la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions». 14 jours pendant lesquels un seul homme bloquait toute une usine, sans qu’aucune autorité ne bouge le petit doigt pour assurer la sécurité de l’investissement et la liberté d’entreprendre, la liberté du travail ! Le chef du gouvernement était-il au courant ? Si oui, pourquoi n’a-t-il rien fait et qu’attendait-il pour faire appliquer la loi comme il le promettait le jour du vote de confiance ?

Au-delà du sens économique et financier de la fermeture d’une entreprise étrangère, empêchée de travailler sous le regard des futurs IDE promis à la Tunisie, et qui intervient 15 jours après la grand-messe des investisseurs, ce sont les causes même du départ et des fermetures de centaines d’entreprises qui réapparaissent. Des grèves, des mouvements sociaux divers et une instabilité sociale complète, dans une Tunisie désormais ingouvernable, qui déforment à nouveau le visage d’une Tunisie qui n’a que l’investissement pour rebondir. Tu parles d’une paix sociale à 13 milliards DT !

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Une réunion a eu lieu, mardi soir, entre l’UGTT et des représentants du gouvernement au cours de laquelle un accord a été conclu.

Le projet d’accord convenu suite à cette première réunion des représentants du gouvernement et de l’UGTT, comporte, selon Jawhara Fm, les 8 points suivants:

– Versement de 50% des augmentations salariales de l’année 2017 entre janvier et novembre de la même année
– Versement de 50% de la prime à partir d’avril 2017 jusqu’à novembre de la même année
– Versement des montants restants des deux augmentations entre janvier et mars 2018
– Exécution des accords convenus entre le gouvernement et l’UGTT à partir de janvier 2017
– Versement des augmentations relatives aux fonctionnaires de l’enseignement de base et de l’enseignement secondaire ainsi que la prime de la rentrée scolaire et la prime de surveillance des examens avant le 12 décembre 2016
– Révision de l’échelle d’impôt
– Accélération des procédures d’adoption du conseil national du dialogue social
– Démarrer les négociations sociales en avril 2018

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Skander Bouallègue

« Le gouvernement est appelé à respecter ses engagements relatifs aux majorations salariales pour préserver la paix sociale dans le pays ». C’est ce qu’a estimé Aymen Aloui, député du Front populaire. Dans une déclaration accordée ce lundi à Africanmanager, l’opposant a déclaré qu’une grande responsabilité incombe au gouvernement censé trouver une issue à cette crise. Le député a par ailleurs indiqué que le FP soutient l’UGTT en tant que grande organisation nationale qui est en train de défendre la classe ouvrière. La déclaration d’Aymen Aloui vient à un moment où les efforts se multiplient afin de trouver une solution quant à la question de la majoration salariale dans la fonction publique. A rappeler que l’UGTT est attachée à la satisfaction des revendications des travailleurs et a décrété dans ce sens une grève générale dans la fonction publique pour ce jeudi 8 décembre. Ce mouvement sera suivi par une série de grèves sectorielles et régionales ainsi que d’une grève générale dans tous les secteurs jusqu’à la satisfaction des revendications des travailleurs, selon Sami Tahri, porte-parole officiel de l’UGTT.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

« L’Union Générale Tunisienne du Travail ne fera aucune concession sur l’accord relatif aux majorations salariales dans la fonction publique » a affirmé, vendredi, Houssine Abassi, Secrétaire général de l’UGTT, soulignant qu’il s’agit là d’un « droit irréductible des travailleurs ».
Dans une déclaration aux médias, au terme de sa rencontre avec le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Mohamed Ennaceur, Abassi a tenu à nuancer: « Nous sommes entrain de discuter avec le gouvernement et non de négocier, pour qu’on nous demande de faire des concessions ». Il a, dans ce sens, rappelé que la centrale syndicale a déjà cédé en acceptant un report de seize mois dans l’application de l’accord sur les majorations au titre 2015-2016.
Il a expliqué que cette rencontre de concertations intervient sur invitation de Mohamed Ennaceur, qu’il a qualifié de « fondateur et père spirituel du dialogue social en Tunisie », pour le rôle joué dans le respect de l’accord sur les majorations salariales.
Le patron de la centrale syndicale a, toutefois, réaffirmé que l’UGTT « reste ouverte au dialogue ».
Et d’insister: « Le gouvernement d’Unité nationale doit respecter l’accord conclu par l’ancien gouvernement, et ce dans le cadre de la continuité de l’Etat. Revenir sur ses engagements est une forme de discréditation de la politique contractuelle et du dialogue social ».
Abassi, a, en ce sens, révélé l’importance du dialogue social comme « mécanisme assurant la stabilité sociale », considérant que la signature de l’accord sur les majorations salariales avec le précédent gouvernement avait amené le pays vers la stabilité sociale.
Il a, par ailleurs, déclaré que les allégations sur d’éventuelles pressions exercées par le Fonds Monétaire International -qui seraient à l’origine des entraves à l’application de l’accord- sont « infondées », ajoutant que les arguments proposés sont discutables.
S’agissant des négociations salariales dans le secteur privé, Abassi a salué la disposition de l’Union tunisienne de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) à entamer les négociations le 6 décembre courant.
La rencontre entre Ennaceur et Abassi est la troisième du genre, le but étant de trouver une solution au problème persistant entre le gouvernement et l’UGTT au sujet du report des majorations salariales.
Une grève générale dans la fonction publique a été annoncée pour le 8 décembre suite à la réunion de la commission administrative de l’UGTT, le jeudi 24 novembre 2016.

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Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) chargé de la fonction publique, Hfaiedh Hfaiedh, a confirmé la grève générale le 8 décembre prochain dans la fonction publique.
Lors de son passage sur Jawhra fm, il a justifié cette décision par l’échec de la réunion de négociations qui a eu lieu ce matin avec le gouvernement et qui n’a abouti à aucune mesure nouvelle.
Pour rappel, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a signé lundi 28 Novembre 2016 le préavis de la grève générale.
Ce préavis a été envoyé au chef du gouvernement, Youssef Chahed, au ministre de l’Intérieur, Hedi Majdoub, au ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi et au ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki. A signaler que cette grève intervient suite au refus de la centrale syndicale d’agréer la proposition du gouvernement visant à reporter les augmentations salariales.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que la porte du dialogue avec l’UGTT est ouverte et le restera.
Dans une déclaration accordée à Mosaique fm, il a cependant signalé que la décision de la commission administrative de l’UGTT de décréter le 8 décembre 2016 une grève générale est un droit constitutionnel.
Chahed a par ailleurs indiqué que les efforts de son gouvernement se concentrent actuellement sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, prévue ces 29 et 30 novembre.

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Le ministre de la Fonction publique et la Gouvernance, Abid Briki, a déclaré ce lundi 21 novembre 2016, qu’une nouvelle proposition sera présentée à l’UGTT en ce qui concerne les majorations salariales.
Dans une déclarations à la presse à l’occasion de la Conférence nationale sur la stratégie d’évolution et de la gouvernance des établissements et des entreprises publics qui se tient actuellement à Gammarth, le ministre s’est montré optimiste affirmant qu’un consensus serait trouvé sur ce sujet, qui continue de faire polémique.
Sans donner plus de détails, le ministre a ajouté que cette nouvelle initiative fera prochainement l’objet d’un examen avec les représentants de l’UGTT.
Cette nouvelle proposition vient à un moment où l’UGTT a haussé le ton, signalant qu’elle est prête à décréter une grève générale dans la fonction publique, si le gouvernement ne respecte pas les accords signés
auparavant. Pour rappel, la centrale syndicale a réaffirmé son refus catégorique de la décision du gouvernement relative au report du versement des majorations salariales, estimant que la réforme fiscale doit s’opérer sur la base de la justice et de l’équité.

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Houcine Abassi a déclaré lors d’une conférence de presse tenue, ce mardi 15 novembre 2016, par le syndicat de l’enseignement secondaire que  la non-mise en œuvre des accords signés par le gouvernement aura des conséquences graves.

Il a ajouté, dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm, que la politique du gouvernement conduira à la rupture du dialogue social et à la montée de la tension sociale.

Abassi a affirmé également que l’UGTT s’apprête à entamer les négociations relatives aux majorations salariales dans le secteur privé au titre des années 2016 et 2017.

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Bouali Mbarki, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a nié l’intention de la centrale d’entrer en conflit avec le gouvernement en ce qui concerne le dossier de la majoration salariale.
Selon Mosaïque fm, le syndicaliste, qui n’a pas manqué de rappeler la position de l’UGTT par rapport à cette question, a appelé le gouvernement à tenir ses promesses conformément aux dispositions du document de Carthage.
Il a dans ce cadre signalé que l’UGTT s’est dit prête à négocier pour trouver une solution consensuelle sans pour autant faire peser plus de charges sur les salariés, a encore ajouté la même source.

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Le membre de la commission des finances à l’ARP et ancien ministre des Finances, Slim Besbes, a démenti avoir évoqué un recours au FMI pour régler le différend entre le gouvernement et l’UGTT autour des majorations salariales. Dans une interview accordée à Africanmanager, il a indiqué qu’il avait juste préconisé un rapprochement entre le gouvernement et le FMI pour un éventuel glissement de la masse salariale. « J’ai proposé au gouvernement de se rapprocher du FMI pour adoucir sa position qui a été, selon lui, rigide et qui ne tient pas compte de la contrainte exceptionnelle que vit la Tunisie et qui devient aujourd’hui insupportable ».

Et Besbes d’expliquer que le rapprochement doit se faire en premier lieu en interne, entre le gouvernement (amélioration du pouvoir d’achat, tout en agissant à travers de véritables réformes), l’UGTT (report des majorations salariales) et l’UTICA (une contribution à travers la taxe exceptionnelle). Puis en deuxième lieu, il devrait être concrétisé à l’échelle internationale, tout en sollicitant le FMI pour lui demander de faire des concessions dans l’optique d’adoucir sa position par rapport à la masse salariale en Tunisie. Besbes a fait remarquer à ce propos que l’ARP pourra jouer un rôle déterminant pour rapprocher le gouvernement et le FMI.

Le député a en outre assuré que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi. « Toutes ces institutions financières ne pouvaient soutenir la transition démocratique tunisienne que lorsqu’elles ont eu la certification sur la crédibilité des réformes dictées par le FMI », a expliqué Besbes.

Il a, à ce propos, expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays. Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

« Le FMI n’a plus l’image qu’il avait durant les années 70 et 80, celle d’un organisme qui ne cible que des objectifs économiques et financiers, abstraction faite des considérations sociales. Actuellement, les représentants du FMI affichent toujours le souci de réaliser les performances financiers tout en préservant la paix sociale »., a-t-il dit. C’est dans cette optique déjà que Slim Besbes estime que le FMI pourrait nécessairement faire des concessions et assouplir les conditions.

Il a mis en garde contre l’aggravation de la situation si aucun accord n’est trouvé au sujet du report des majorations salariales, une condition inévitable, selon ses dires, à la lumière de la crise financière aiguë par laquelle passe le pays.  » Si l’UGTT reste attachée à sa position, ça sera la statu-quo et nous risquons un dérapage de l’économie nationale et des équilibres économiques et sociaux qui pourrait plonger le pays dans une politique d’austérité très sévère et insupportable, laquelle menacerait la paix sociale et la stabilité politique, voire même remettre en cause l’expérience démocratique tunisienne. Selon lui, le report des majorations salariale dans le secteur public va apporter à l’État 1000 Millions de dinars, un montant non négligeable, selon ses dires. Ajoutons à cela les 500 Millions de dinars qui devraient provenir de la lutte contre la contrebande.

L’ancien ministre a par ailleurs indiqué qu’indépendamment de cette loi de finances 2017 et des nouvelles mesures et procédures prises en compte dans le cadre de cette loi, il n’y aura pas de reprise en 2017 si l’investissement et les exportations, deux secteurs qui sont jusqu’à ce jour en panne, ne sont pas au rendez-vous. Ce sont deux facteurs primordiaux pour la reprise économique.

A rappeler que le FMI exige que la masse salariale ne dépasse pas 13% du PIB et qu’elle soit ramenée à 12% du PIB à l’horizon 2020.

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Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, joint au téléphone par Africanmanager, a écarté la possibilité que le gouvernement tunisien sollicite le Fonds monétaire international (FMI) pour jouer les bons offices afin de solutionner le différend avec l’UGTT à propos du report des majorations salariales. Il a déclaré qu’il n’en a jamais été question et que c’est impossible techniquement.

Pour rappel, Slim Besbes, membre de la commission des finances à l’ARP, a déclaré ce samedi 05 novembre 2016 sur Mosaïque Fm que le gouvernement pourrait faire appel au FMI pour l’aider à convaincre la centrale syndicale d’assouplir sa position…

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Le membre de la commission des finances au sein de l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré, sur Mosaïque FM ce samedi 05 novembre, que le gouvernement pourrait demander la médiation du Fonds Monétaire Internationale (FMI) pour résoudre le conflit avec l’UGTT autour de la question des majorations salariales.

Le responsable nahdhaoui a soutenu que cette démarche serait légitime étant donné que le FMI est l’un des rincipaux bailleurs de fonds de la Tunisie…

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Dans une interview exclusive, Aziza Htira, PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex), s’est dit favorable à la majoration salariale, mais que ce n’est pas le moment.
La responsable a ajouté qu’il s’agit de partager les sacrifices entre l’ensemble des acteurs. « Les fonctionnaires ne doivent pas être les seuls à payer la facture. Nous devons la repartir proportionnellement en fonction de la part de chacun de nous », a-t-elle estimé.
La précision de Mme Htira vient à un moment où les négociations se poursuivent entre le gouvernement et l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) dans le but de trouver un consensus sur la question du gel des majorations salariales dans le secteur public, sujet qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive.
La PDG du Cepex a émis le souhait de voir les deux parties aboutir à une solution pour sortir de la crise qui ne pourrait qu’affecter la conjoncture actuelle.
C’est très important sachant qu’une réunion capitale entre le gouvernement et l’UGTT sur ce dossier est prévue ce samedi au siège de la présidence du gouvernement, à la Kasbah.
Noureddine Mbarki, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, a précisé que la partie gouvernementale sera composée du ministre des Affaires sociales, du ministre des Finances, du porte-parole du gouvernement et du ministre chargé des Relations avec les Instances constitutionnelles et les organisations de la société civile et des droits de l’Homme, alors que la centrale syndicale sera, quant à elle, représentée par huit secrétaires généraux adjoints.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a indiqué lors d’une rencontre débat qui se tient actuellement à Tunis sur les nouvelles dispositions du projet de la loi des finances 2017 que des négociations sont en cours avec l’UGTT pour reporter les majorations salariales pour au moins deux ans.

Elle a par ailleurs expliqué que cette mesure est inévitable pour préserver les équilibres financiers et renflouer les caisses de l’État : « Il faut partager le fardeau entre tout le monde », a-t-elle dit.

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L’ex ministre des Finances

Houcine Dimassi, expert en économie et ancien ministre des Finances, a accordé à Africanmanager une interview où il a évoqué plusieurs points dont la situation économique actuelle du pays, le projet de la loi de finances 2017 et la proposition du gouvernement de reporter les majorations salariales pour l’année 2019.

Qu’est-ce que vous pensez de la situation économique actuelle du pays ?

Globalement, notre économie piétine encore, fait du sur place, et à un niveau médiocre et inquiétant. Son taux de croissance se fige en apparence à 1.5%. En fait, le taux de croissance des 11  branches réellement créatrices de richesses et inductrices de l’économie est nul, voire négatif. Les autres indicateurs économiques ne sont pas meilleurs. Durant les 9 derniers mois de 2016, nos exportations ont subi en termes réels une régression de 0.8%. Il en a résulté un déficit alarmant de notre balance commerciale de 9.2 milliards de dinars, soit environ 12 milliards de dinars sur l’année. Quant aux investissements, ils n’ont pas connu un sort meilleur, surtout concernant les investissements étrangers : -21.2% durant les 8 derniers mois de cette année.

La masse salariale a atteint 75% des dépenses de l’État. Quel commentaire cela vous inspire ?

Au cours des 6 dernières années, 2011-2016, la masse salariale de la fonction publique a connu un gonflement sans précédent, résultant des politiques populistes démagogiques des gouvernements de la post-révolution. En effet cette masse a grimpé de 6.5 milliards de dinars en 2010 à plus de 13 milliards en 2016. Cette tendance a généré des graves turbulences, et ce aussi bien au niveau des finances publiques qu’au niveau de l’ensemble de l’économie. L’amplification de la masse des salaires dans le public s’est souvent accompli au dépens des dépenses d’équipement, provoquant un retard flagrant de notre infrastructure de base et un délabrement de nos équipements collectifs. Par ailleurs, l’injection de trop d’argent dans une économie chancelante a aiguisé outre mesure deux fléaux économiques : l’inflation et l’écroulement de la valeur du dinar.

Qu’est-ce que vous pensez de la décision du gouvernement de reporter les majorations salariales pour 2019?

Le report de la majoration des salaires de la fonction publique pour 2018 ou 2019 constitue certes un précieux soulagement pour les finances publiques. Sans cette décision, le déficit du budget de l’État de 2017 par rapport au PIB aurait atteint environ 8%, taux considéré comme suicidaire. Cependant, cette décision ne met pas fin, du moins pendant quelques années, à cette politique démagogique d’augmentation des salaires.
De même, cette décision illustre parfaitement le caractère égoïste et peureux des différents gouvernements de la révolution : chacun tente de jeter la balle dans le camp de celui qui le suit.

Votre propre lecture du projet de la loi de finances 2017…

Le trait saillant du budget du 2017 réside dans l’alourdissement de la pression fiscale. Éprouvant des grandes difficultés dans la mobilisation de ressources extérieures sous forme d’emprunts, le gouvernement s’est replié sur les impôts et similaires afin de boucher ce trou.

Toutefois, au lieu de faire payer ce nouveau fardeau à deux grands tricheurs du fisc (les professions libérales de choix ainsi que les spéculateurs-trafiquants), le gouvernement a fait supporter l’essentiel de cette pression à deux catégories sociales correctes. La première est celle des entreprises classiques légales, assurant encore le peu de production, d’exportation, d’investissement et de création d’emplois. La seconde couvre tous les citoyens bénéficiant d’un revenu plus ou moins modéré. En précédant ainsi, le gouvernement a contribué à aggraver la récession économique du pays ainsi que ses tensions sociales et politiques.

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Le chef du gouvernement Youssef, Chahed a déclaré que le gouvernement n’a pas voulu reporter les augmentations salariales, mais il le fera par obligation de sauver les finance publiques. « On n’est pas contre les majorations salariales, mais actuellement cet objectif est difficile à réaliser surtout qu’on n’arrive pas à créer de la richesse », a expliqué Chahed dans une interview parue ce mercredi 19 octobre au quotidien « Achourouk ».
Le chef du gouvernement a, par ailleurs, indiqué que le gouvernement a accepté certaines recommandations suggérées par l’UGTT surtout en ce qui concerne le maintien des prix des produits de base et la réduction des impôts, appelant toutefois l’UGTT mettre à l’avant l’intérêt national sinon les répercussions seraient néfastes.
Youssef Chahed a, sous un autre angle, souligné la nécessité d’adhérer à une nouvelle dynamique tout en changeant l’esprit pour pouvoir sortir de l’ornière. « « Si on n’arrive pas à préserver les équilibres financiers du pays, la situation économique demeure inchangée », a-t-il dit.

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Une délégation de l’UGTT rencontre aujourd’hui, lundi 10 octobre 2016 une délégation gouvernementale présidée par Youssef Chahed, chef du gouvernement. Cette réunion aura pour thème la proposition du chef du gouvernement autour du report des majorations salariales pour 2019.

Rappelons que l’UGTT a exprimé, dans un communiqué rendu public récemment à Tunis, son refus catégorique de la proposition de Youssef Chahed de reporter les majorations salariales pour 2019. En revanche, certains membres du gouvernement estiment que le gel des salaires est inévitable.

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Après plusieurs séances de négociations, l’UGTT a rendu publique sa position vis-à-vis de la proposition du chef du gouvernement de reporter les majorations salariales (initialement fixées pour l’année 2017), à l’année 2019. Dans un communiqué publié ce mercredi sur sa page Facebook, l’organisation syndicale a réitéré son refus de geler les augmentations salariales. Pis! L’Union a exigé que le gouvernement verse les augmentations salariales dans les délais convenus : « Échapper à ces engagements est une atteinte à la crédibilité des négociations et une menace pour la stabilité sociale du pays, voire même un manque de respect pour le document signé entre l’UGTT et le gouvernement ».

En outre, l’Union a fait remarquer que les salariés sont en train de faire leurs devoir envers l’État et ont subi de lourdes charges au fil des décennies, estimant qu’il est aujourd’hui impossible de leur faire supporter plus d’impôts, à la lumière notamment de la détérioration du pouvoir d’achat et la dégradation des services sociaux dont ils bénéficient, parmi lesquels le logement, le transport, l’éducation et la santé. « La dégradation de ces services leur fait supporter des charges supplémentaires », a-t-elle expliqué.

L’Union a, sous un autre angle, appelé à une justice fiscale fondée sur l’équité et la poursuite des personnes qui échappent au paiement des impôts, tout en respectant les personnes à faible revenu et en protégeant le pouvoir d’achat.

Concernant le projet de la loi de finances 2017, l’UGTT a fait remarquer que bien que cette loi allège la charge sur la classe démunie et vulnérable, elle alourdit la charge sur la classe moyenne. Selon l’UGTT, cette loi réduit aussi la charge sur la classe aisée, et ce en ce qui concerne l’impôt sur le revenu. C’est ainsi que l’Union a appelé le gouvernement à accélérer le processus de lutte contre l’évasion fiscale et la contrebande et récupérer ses impayés auprès des institutions publiques, comme stipulé dans « l’accord de Carthage ».

L’UGTT a en outre réitéré son appel à un audit des finances publiques et à la publication des états, en application de la loi relative à l’accès aux données et dans le cadre de la transparence et une approche participative effective fondée sur l’échange des données et le renforcement de la confiance entre les partenaires sociaux.
L’organisation ouvrière a demandé au gouvernement d’accélérer la révision du Smig et d’assumer son rôle dans la réconciliation, en s’empressant de reprendre les négociations sur les augmentations salariales dans le secteur privé au titre des années 2016 et 2017 conformément à l’accord-cadre signé par l’UGTT et l’UTICA et ce afin de sauvegarder la stabilité sociale et impulser le travail et la production.

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Intervenant sur Mosaïque Fm

L’annonce a été officiellement faite dans la soirée du mercredi 28 septembre 2016 à Tunis. C’est le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui s’en est chargé. Il s’agit de reporter les majorations salariales initialement prévues pour l’année prochaine à 2019. Une proposition qui vient en réponse à la situation de crise qui persiste en Tunisie depuis plusieurs années et qui n’a épargné secteur : Industrie, tourisme, enseignement, phosphates, mines…

Le déficit budgétaire et les fortes pressions sur les finances publiques ont poussé l’État à recourir à de telles solutions. Renflouer les caisses de l’État et mobiliser des dépenses supplémentaires sont le seul souci de Youssef Chahed, oubliant ainsi que de telles mesures pourraient le mettre dans une situation de guerre contre l’UGTT, laquelle n’hésitera pas à mettre des bâtons dans les roues du chef du gouvernement. L’UGTT, du moins selon les déclarations, est convaincue qu’il faut des sacrifices mais pas au détriment des salariés.

Abderrahmane Lahga, du département des études et de la documentation de l’UGTT, a affirmé dans une déclaration ce jeudi 29 septembre 2016 à Africanmanager que l’UGTT ne peut pas accepter de telles mesures, surtout en l’absence de signes positifs et rassurants. Il a en outre indiqué que la réduction du déficit budgétaire n’est pas la responsabilité des salariés :  » Notre réponse à Youssef Chahed est « non ». On ne peut pas accepter de telles décisions, sinon nous allons nous trouver face à plusieurs problèmes d’ordre social », a assuré Abderrahmane Lahga.

Il a, dans le même ordre d’idée, assuré que le rôle de l’UGTT n’est pas de rétablir les équilibres financiers, mais plutôt de relancer la croissance et stabiliser le pays. Pour y parvenir, le gouvernement doit annoncer un ensemble de mesures inscrites dans un même package, lequel devra répondre à un certain nombre de conditions dont principalement la lutte contre la contrebande, le marché parallèle, l’évasion fiscale et les disparités régionales.

Abderrahmane Lahga a dans le même cadre appelé à mettre en place des mesures touchant le train de vie de l’État et les dépenses de fonctionnement, accusant ainsi Youssef Chahed d’adopter une mauvaise approche : « On aurait aimé que le gouvernement fasse plus d’efforts en matière de recouvrement de ses dettes auprès des entreprises publiques », a-t-il dit.

S’agissant de la décision de réviser de l’impôt sur le revenu, Lahga a fait savoir qu’une correspondance a été envoyée au chef du gouvernement où l’UGTT avait exprimé son mécontentement à l’égard de cette mesure. « Miser sur la masse salariale est la mesure la plus facile mais la plus faible », a-t-il dit.

Une autre source de l’UGTT nous a confié dans un entretien téléphonique que cette proposition de reporter les majorations salariales va être catégoriquement rejetée, faisant savoir que cette décision n’est pas surprenante et que l’UGTT avait été sollicitée sur cette question par le chef du gouvernement.

Quant à lui, Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, en marge d’une réunion exceptionnelle ce jeudi à Tunis, a dit que l’UGTT ne s’oppose pas au principe de faire des sacrifices mais pas au détriment des salariés, estimant que l’Union a une autre approche, différente de celle du chef du gouvernement. « Notre stratégie consiste à récupérer l’argent de l’État chez les autres et non chez les salariés », a-t-il dit.

De même, le secrétaire général-adjoint de l’UGTT, Bouali Mbarki, a appelé à ne pas reporter les majorations salariales au titre de 2017 à l’année 2019. Lors de son passage ce jeudi 29 septembre 2016 sur Mosaïque Fm, il a ajouté que la proposition faite hier par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, doit être soumise d’abord aux structures de la centrale syndicale.

Un expert fiscal qui a choisi de parler sous le couvert de l’anonymat nous a indiqué que le report des augmentations salariales pour un (1) ou deux années n’aura pas un grand effet sur les salariés. De plus le pays ne pourra pas supporter d’autres augmentations salariales. « L’aménagement envisagé du baromètre d’imposition et qui prévoit l’exonération de l’impôt pour tout revenu allant jusqu’à 5 mille dinars (au lieu de 1500 dinars) aura pour effet une baisse de l’impôt du et par conséquent une augmentation du salaire des personnes à revenu faible ou moyen ».
« Là, il serait très indiqué de se contenter de cette mesure et de reporter par conséquent les majorations salariales antérieurement décidées pour les années futures, soit 2018 ou 2019 », a-t-il ajouté.

Bon à dire : La demande de reporter les majorations salariales ne date pas d’aujourd’hui. L’ancien ministre des Finances, Slim Besbes, avait appelé dans une récente déclaration à Africanmanager à retarder l’application des accords conclus avec l’UGTT portant sur les hausses salariales, au moins pour 2017, l’année record au niveau du remboursement des services de la dette, selon ses dires. « La tâche n’est pas simple. Il faut respecter nos engagements avec le FMI pour éviter une politique d’austérité », avait ajouté Besbes.

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Le ministre des Instances Constitutionnelles, de la Société Civile et des Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia a affirmé, lors de son passage ce jeudi 29 septembre 2016 sur Shems Fm,  que le report des augmentations salariales à 2019 s’est imposé vu la situation du pays, soulignant que l’UGTT et l’Utica sont en train d’examiner cette proposition.

« Si le pays va chuter, tout le monde subira les dégâts : Utica, UGTT, salariés et chômeurs»,a-t-il ajouté.

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