Tags Posts tagged with "Mali"

Mali

par -

Le directeur adjoint du Fonds monétaire international Afrique, Roger Nord, a été reçu en audience vendredi dernier, par le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga. Il était accompagné pour la circonstance du ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé. A sa sortie d’audience il a expliqué à la presse qu’avec le Premier ministre, il a évoqué la situation économique du Mali et la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI. Il a aussi saisi l’opportunité pour féliciter le chef du gouvernement pour la bonne mise en œuvre du programme économique.

En effet, la croissance au Mali se maintient à un niveau adéquat, voire rigoureux et est estimée à environ 6%, a-t-il indiqué. La mise en œuvre du programme soutenu par le FMI est également très satisfaisante parce que les objectifs ont été atteints, a-t-il souligné. Ce qui permettra à la mission qui vient de séjourner dans notre pays de recommander au conseil d’administration du Fonds le décaissement de la prochaine tranche. Interrogé sur le montant de la dite tranche, le directeur adjoint du FMI Afrique a répondu que cette tranche va faire l’objet de discussion et que son équipe va proposer au conseil de l’augmenter afin d’ aider le Mali à faire face à ses défis.

Concernant l’économie malienne, il a souligné qu’elle a fait un net rebond ces dernières années. Avec déjà 6% de croissance, elle est tout à fait en ligne avec l’économie de l’UEMOA qui connaît aussi une croissance vigoureuse. Par ailleurs, il a souhaité que ces croissances soient bien reparties et qu’elles bénéficient à toutes les populations. Le responsable du Fonds a souhaité aussi une augmentation des recettes de l’Etat car c’est grâce à cette augmentation que les importantes dépenses sociales et celles relatives aux infrastructures pourront se réaliser.

par -
  • La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par la FEC et la prorogation d’une année du programme.
  • La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché.
  • L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 2 au 12 mai 2017 dans le cadre des consultations relatives à la septième revue du programme économique et social du gouvernement appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI approuvé en décembre 2013.

A l’issue de la mission, Madame Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par

la FEC et la prorogation d’une année du programme. Suivant le calendrier actuel, la septième revue du programme FEC devrait être conclue en Juillet 2017, avec l’examen du dossier par le Conseil d’Administration. »

« La mission se réjouit des performances macroéconomiques soutenues de l’économie malienne. D’après les estimations préliminaires pour l’année 2016, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est situé à 5.8%, et l’inflation a été contenue à moins de 1%, reflétant des prix du pétrole bas. Le déficit budgétaire s’est situé à 4% du PIB en en ligne avec les objectifs du programme, certaines recettes supplémentaires ayant permis de compenser les dépenses additionnelles engagées pour faire face aux élections et aux besoins sécuritaires. En revanche, le déficit du solde global de la balance des paiements s’est creusé de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 3,9 % du PIB».

« La mission et les autorités ont examiné l’exécution budgétaire pour 2016 et le début 2017. Tous les critères de performances du programme à fin décembre 2016 ont été atteints. Des retards ont été toutefois enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues à fin Décembre, même si des progrès encourageants ont été notés.»

« La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché. Des revendications sociales en ce début d’année ont donné lieu à des dépenses budgétaires non prévues en 2017. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur la nécessité de maintenir les dépenses en ligne avec les ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire. A cet égard, la mission du FMI soutient l’objectif des autorités d’atteindre un déficit budgétaire global de 3% du PIB en 2019, un des critères de convergence de l’UEMOA. La mission a également encouragé l’achèvement des réformes en cours visant à limiter les dépenses fiscales par le contrôle des exonérations discrétionnaires. La mission a souligné l’importance d’améliorer la mobilisation des recettes, y compris par la fixation de prix des produits pétroliers à la pompe reflétant l’évolution des cours mondiaux de ces produits tout en limitant l’impact sur les populations les plus vulnérables. »

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Abdoulaye Idrissa Maiga, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, le Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale, M. Alassane Ag Ahmed Moussa, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, et d’autres hauts responsables publics ainsi que les représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers du Mali.

L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités ainsi qu’à tous leurs autres interlocuteurs pour les discussions franches et constructives et la chaleureuse hospitalité qui leur a été réservée.

par -

Presque deux ans après sa signature, l’Accord de paix du 20 juin 2015 est aujourd’hui fragilisé par la stratégie des groupes armés djihadistes, qui s’activent à étendre le conflit du Nord Mali vers les régions du centre et les pays limitrophes. La recrudescence de l’insécurité y entraîne désengagement de l’État, violences intercommunautaires, et exactions de l’armée malienne et des groupes armés, fournissant un terreau idéal à l’extension des groupes terroristes. Il est urgent que la communauté internationale renforce les moyens de la MINUSMA dans les régions centrales du Mali et que les autorités maliennes engagent par ailleurs une véritable lutte contre l’impunité.

Dans une note de position publiée ce jour, la FIDH et son organisation membre l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) analysent la dégradation de la situation sécuritaire et des droits humains au Mali. Elles recommandent une réorientation des priorités, afin de renforcer la mission de paix de l’ONU, notamment au centre du pays, et lutter contre l’impunité. Une délégation commune FIDH / AMDH est au siège des Nations Unies à New York du 7 au 13 mai pour y exposer ces recommandations.

« Plus de 150 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2017 dans des attaques terroristes, des assassinats ciblés et lors de conflits intercommunautaires. Face à cette violence qui perdure au Nord Mali et se développe au Centre, il est urgent de réagir pour protéger les populations civiles et poursuivre et condamner les auteurs de crimes graves. » a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.

Le Mali connaît actuellement un niveau d’insécurité sans précédent. La FIDH et l’AMDH sont inquiètes de la multiplication d’actes terroristes de plus en plus sophistiqués et dévastateurs au Nord et au centre du pays. Dans les régions de Ségou et Mopti, les groupes terroristes (tels que le Front de libération du Macina rattaché au mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali) mènent depuis plus d’un an des attaques et des actions ciblées contre les représentants de l’État, les notables et les communautés locales. Cette stratégie d’insécurité accroît le désengagement de l’État, qui n’est plus en mesure de protéger les populations civiles ou de leur fournir les services publics de base, tels que l’accès à l’éducation et à la santé.

A son tour, le désengagement de l’Etat des zones gagnées par le conflit fournit un terreau favorable à l’implantation des groupes terroristes. En outre, il encourage les populations civiles à s’armer et organiser elles-mêmes leur protection, au risque d’amalgames et dérives. La recrudescence d’affrontements intercommunautaires violents a causé la mort de plus de 117 personnes en 2016 et 2017.

La FIDH et l’AMDH appellent la MINUSMA à renforcer son soutien aux autorités nationales dans la protection des civils, en particulier dans les régions du centre du pays. Nous appelons également le Conseil de Sécurité de l’ONU à prendre des sanctions individuelles ciblées contre les individus s’opposant à la mise en œuvre de l’Accord de paix et contre ceux qui commanditent ou ordonnent des violences.

Par ailleurs, la riposte de l’armée malienne face à l’insécurité grandissante s’accompagne de graves violations des droits humains. Notamment de nombreuses arrestations, des détentions arbitraires, et des  actes de torture perpétrés dans le cadre d’opérations anti-terroristes.

Pour rétablir le lien de confiance entre les populations civiles et l’État, crucial dans la lutte contre le terrorisme, il est urgent d’encadrer davantage la réponse militaire afin de mettre fin a ces exactions et de tout mettre en œuvre pour permettre le retour des services publics de base.

Enfin, la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves demeure ambivalente. Le rapport détaille l’état des procédures judiciaires en cours devant les tribunaux maliens pour les crimes commis depuis 2012. Certaines avancées sont prometteuses, comme l’ouverture du procès de l’ex-putschiste Amadou Haya Sanogo. Mais quasiment toutes les procédures concernant les crimes commis au Nord Mali durant l’occupation de 2012-2013 piétinent, y compris celles initiées par nos organisations au nom de plus d’une centaine de victimes de violences sexuelles. Nous appelons les autorités maliennes à intensifier leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité.

Rapport sur : fidh.org/fr/regions/afrique/mali/terrorisme-et-impunite-font-chanceler-un-accord-de-paix-fragile

par -

L’Elysée a annoncé dans un communiqué rendu public ce jeudi qu’un soldat français a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi au Mali dans un accrochage avec des terroristes lors d’une opération dans le sud-est de ce pays, rapporte l’AFP.

Il s’agit d’un caporal-chef du 6e régiment du génie d’Angers dont François Hollande a « salué le sacrifice », a précisé la présidence française.

par -

L’état d’urgence au Mali, en vigueur quasiment sans interruption depuis 16 mois a été prorogé à partir de vendredi pour dix jours.

Selon les données publiées sur le site Mali Actu, cette mesure d’exception a été instaurée à plusieurs reprises dans le pays depuis l’attaque jihadiste contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015 (20 morts, outre deux assaillants tués).

Il avait pour la dernière fois été prorogé de six mois le 30 juillet 2016. Cette prolongation a permis de « renforcer davantage les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme et d’accroître les capacités opérationnelles et les actions de contrôle des forces armées et de sécurité » ainsi que « d’assurer la mise en œuvre diligente des procédures juridictionnelles liées aux actes et aux menaces terroristes », a encore ajouté la même source.

par -

Depuis quelques mois, l’armée allemande a significativement renforcé sa présence au Mali, avec l’arrivée de huit hélicoptères et surtout de plusieurs centaines d’hommes, au point de constituer le plus gros déploiement de la Bundeswehr à l’étranger, selon l’AFP.

Avec cet engagement, qui s’inscrit dans une volonté de Berlin d’assumer plus de responsabilités au plan international, l’Allemagne est désormais l’une des nations phares de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), forte de 12 000 hommes.

En plus des quatre hélicoptères de transport NH90 qui stationnent depuis quelques jours sur le tarmac de l’aéroport de Gao (nord), l’armée allemande enverra, début mars, quatre hélicoptères de combat Tigre qui participeront à des missions de reconnaissance, au côté de blindés légers et drones allemands.

par -

Le Mali n’en finit pas avec les épisodes sanglants depuis que les djihadistes se sont implantés dans ce vaste territoire de 1,24 million km², matériellement impossible à sécuriser, surtout pour une armée sous-équipée et mal préparée au fléau du terrorisme. Un attentat-suicide contre un camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), qui a la mission de piloter des patrouilles mixtes, a causé au moins 37 décès ce mercredi 18 janvier au matin à Gao, dans le nord du Mali, d’après l’ONU.

« Le bilan est de plusieurs dizaines morts et plusieurs dizaines de blessés », a indiqué à Jeune Afrique aujourd’hui la porte-parole de la force de la Minusma, Radhia Achouri,
« Le bilan est de 37 morts », a confié à l’AFP une source militaire au sein de la Minusma, qui a ajouté qu’on a affaire à une attaque kamikaze.

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, suite à ce carnage, a décrété trois jours de deuil national.
On a également appris, sur le compte Twitter de la présidence malienne, que le ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, avait programmé un déplacement dans cette région ce mercredi…

par -

Il y a du beau monde au sommet Afrique-France, qui a démarré hier vendredi 13 janvier et s’achève ce samedi, dans la capitale malienne, Bamako. En effet une trentaine de chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour la 27e rencontre du genre.

Comme ce fut le cas au dernier sommet, à Paris, en décembre 2013, les présidents francophones du continent se sont mobilisés en masse. En Afrique de l’Ouest, Macky Sall (Sénégal), Alpha Condé (Guinée) ou encore Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) ont répondu présents. Pareil pour leurs homologues d’Afrique centrale : Ali Bongo Ondimba (Gabon) ou Denis Sassou Nguesso (Congo). Même les chefs d’État anglophones sont venus au Mali : Uhuru Kenyatta (Kenya), Nana Akufo-Addo (Ghana) ou encore Muhammadu Buhari (Nigeria). Mais l’événement cette année est sans doute la présence de Paul Kagame (Rwanda) et Robert Mugabe (Zimbabwe), qui ne raffolent pas de ce genre de rendez-vous. Kagame a des rapports très tendus avec la France, qu’elle accuse d’avoir fermé les yeux sur le génocide dans son pays ; quant à Mugabe, il n’a pas son pareil pour tirer sur les Occidentaux, qui l’accusent à leur tour, à juste titre d’ailleurs, d’être un tyran…

Mais il y a de grands absents : Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) et Joseph Kabila ( République Démocratique du Congo). Le premier vient d’essuyer une mutinerie des soldats dans plusieurs villes du pays, le second fait face à une crise politique majeure du fait de son entêtement à briguer à un troisième mandat que la Constitution lui interdit…

Les dirigeants africains sont venus converser avec le président français, François Hollande sur les voies et moyens pour enrayer le péril terroriste qui a frappé les capitales africaines dernièrement. Bien entendu il y aura au passage quelques leçons administrées par Hollande sur la nécessité impérieuse de respecter les verdicts des urnes et de ne pas tripatouiller les Constitutions, sport favori de certains hommes forts du continent ( Mugabe, Kagame… pour ne citer que ceux-là). Mais le discours du chef de l’Etat français risque d’être fragilisé par son statut de futur retraité de la vie politique après l’élection de 2017, à laquelle il a décidé de ne pas participer…

par -

Le gouvernement malien dénonce une campagne de désinformation à des fins inavouées réaffirmant que le (fameux) communiqué sur la signature d’un prétendu accord avec l’Union européenne n’a aucune valeur juridique au regard du droit international.

Un vent de panique a fortement soufflé, ces derniers temps, dans les rangs de la Diaspora malienne en Europe. Un prétendu accord aurait été signé par le gouvernement du Mali avec l’Union européenne pour le rapatriement de Maliens, en situation irrégulière dans l’espace européen. Tout est parti d’un communiqué conjoint publié suite à la visite dans notre pays du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour clarifier le sujet avec des démentis officiels de l’UE et de l’ambassadeur des Pays-Bas, la Diaspora malienne et une partie de l’opinion nationale ne semblent pas se laisser convaincre.

Hier mercredi 21 décembre, à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son collègue des Maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, ont animé une conférence de presse pour répéter pédagogiquement qu’« il n’en était rien en réalité ». « Aucun accord n’est signé », ont-ils martelé en chœur. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à une sortie médiatique du ministre de l’Economie numérique, de la Communication et des Nouvelles technologies, Porte parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, pour rappeler la détermination des autorités de notre pays à protéger nos compatriotes partout où ils sont établis.

Les ministres Diop et Sylla ont nié en bloc l’existence d’un accord qui irait à l’encontre des intérêts de notre Diaspora dont l’apport annuel à l’économie nationale s’élève à plus de 120 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, selon des sources diplomatiques, ce sont plus de 4 millions de Maliens qui vivent à l’extérieur du pays. Et toutes les régions de notre pays sont concernées par l’émigration.

Pour Abdoulaye Diop, les Maliens de l’extérieur, comme de l’intérieur, ont droit à une clarification sur une question aussi délicate. «Défendre et promouvoir l’intérêt du Mali et contribuer au retour du Mali dans le concert des Nations» a toujours été le seul objectif du gouvernement, selon le chef de la diplomatie. Reconnaissant que l’émigration clandestine est un drame pour notre pays, il soutient qu’il est impératif de trouver les moyens de freiner le mal. « Il faut lutter contre les causes profondes de l’émigration en s’attaquant au sous-développement et faciliter l’accès au visa », a-t-il dit. « Si les pays d’accueil décident de lutter contre l’immigration clandestine, ils doivent néanmoins respecter les droits de nos ressortissants. Le Mali n’entend pas monnayer sa dignité même si l’UE est un partenaire au développement de poids », a indiqué, sans détour, le patron de la diplomatie malienne. «C’était une surprise totale d’entendre, par voie de presse, la signature d’un accord de réadmission.

L’annonce a été faite par les médias internationaux et relayée par la presse locale qui n’a pris aucun soin de vérifier auprès du ministère des Affaires étrangères», a-t-il dit, interloqué.

Qu’est ce qui s’est donc passé lors de la visite du ministre Koenders ? Cette visite du ministre des Affaires étrangères au compte de l’UE, a dit Abdoulaye Diop, est intervenue dans le cadre d’échange sur les questions migratoires. Il s’agissait d’une visite « qui ne visait pas à signer un accord à Bamako». Pour signer un accord, il faut passer par des étapes de négociation, notamment à l’Assemblée nationale, a expliqué M. Diop. « Nous avons eu une séance de travail avec d’autres ministres. C’est à la suite d’un déjeuner qu’un communiqué a été signé. Dans la pratique diplomatique, ce communiqué consigne les points d’accord et de désaccord. Nous avons identifié les domaines de coopération et avons dit qu’une structure sera mise en place pour la mise en œuvre. Ce document n’a pas la valeur juridique d’un accord », a-t-il poursuivi. « Pour montrer notre bonne foi, le communiqué a été rendu public. A son retour aux Pays-Bas, le ministre néerlandais a exhibé ce communiqué comme un trophée, pour prétendre la signature d’un accord historique. La presse internationale  a véhiculé l’information sans aucune vérification. Le 15 décembre, voyant l’émoi que cette situation a créé, nous avons écrit pour exiger un démenti de la part de l’Union européenne. Pour la simple raison qu’aucun accord n’a été signé », a expliqué le ministre Diop.

« Nous avons reçu une note verbale de l’ambassade des Pays-Bas pour dire que le communiqué ne constitue aucunement un accord au sens du droit international. À partir de ce moment, nous estimons que ce débat aurait dû être définitivement clos. C’est un simple communiqué entre parties », précise le ministre des Affaires étrangères qui dénonce «une désinformation avec des intentions inavouées ».

Pour sa part, le ministre  Abdourhamane Sylla qui partage, en intégralité les arguments de son collègue, a regretté le fait que le gouvernement soit «mal compris». « Les conditions dans lesquelles se trouvent les Africains dans les pays d’accueil sont inacceptables. Il faut alors trouver des solutions à cette situation qui déshonore notre pays », a-t-il dit. La réalité, a ajouté le ministre, oblige certains migrants à retourner à la maison. « A ceux-ci, nous travaillons à trouver des fonds pour leur réinsertion dans l’économie locale, a précisé  Abdourhamane Sylla. Un tel accord ne sera pas signé par le Mali. Le Mali ne se laissera pas faire ».

Pour le ministre Diop, le président Ibrahim Boubacar Keïta accorde beaucoup d’intérêt aux préoccupations de nos ressortissants. « La preuve est qu’à chaque déplacement à l’étranger, il rencontre nos ressortissants pour recueillir leurs doléances afin d’y trouver des solutions adaptées. Le président de la République et le Premier ministre n’ont, en aucun moment, autorisé la signature d’un tel accord ».

Abdoulaye Diop a demandé aux hommes de média de prendre le temps de vérifier les informations avant de les publier. « Notre pays se relève et il a besoin de paix et de stabilité », a ajouté le ministre

Diop qui dit endosser « l’entière responsabilité de cet incident malheureux ». Il a présenté ses excuses à tous les Maliens pour les désagréments causés par cette campagne de désinformation.

Pour conclure, celui qui est lui-même « fils de migrant au Congo-Brazzaville » et dont « le père a été expulsé en 1978 », affirme qu’il ne saurait être à l’origine d’un accord qui autorise les Européens à expulser des Maliens.

par -

Lors de la tenue des élections municipales, dimanche dernier au Mali, cinq soldats maliens ont été tués dans attaque djihadiste, rapporte, ce mardi 22 novembre 2016, le site d’information « Africanews ».

A noter que le Nord du Mali est connu par l’augmentation du phénomène des attentats sanglants menés par des groupes terroristes  contre le gouvernement et ses alliés, explique la même source.

par -

L’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme au Mali, Souleymane Baldo, a appelé à redoubler d’efforts pour la mise en place d’un accord de paix, rapporte la chaîne BBC.

A la fin de sa septième visite dans le pays depuis 2013, il a constaté que la situation des droits de l’homme s’est détériorée au Mali.

Il s’est dit préoccupé par la situation de 113 femmes victimes de violence de la crise malienne.

par -

Quatre militaires maliens ont été tués ce vendredi dans le centre du pays par des mines qui ont explosé au passage de leur véhicule. Selon l’AFP, l’information a été confirmée par un officier de l’armée malienne en poste à Ségou, une des principales villes de la région, précisant que l’attaque s’était produite « dans le village de N’Goma Coura ».

« Deux véhicules de l’armée ont été calcinés après l’explosion de trois mines », selon cette source, qui fait également état de plusieurs soldats blessés et de l’envoi de renforts de l’armée sur les lieux.

Deux soldats maliens avaient été tués et deux grièvement blessés le 5 octobre près de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays, par l’explosion d’une mine dans les mêmes circonstances, selon des sources militaires.

 

par -
La «2ème phase du projet de transfert de technologies écologiquement rationnelles » (MED TEST 2) dans la région du Sud de la Méditerranée

Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, estime que la dégradation quotidienne de l’environnement sécuritaire est défavorable à la stabilisation durable au Mali, rapporte la chaîne BBC.

Ladsous dénonce l’inertie des acteurs maliens à œuvrer pour le retour de la paix dans ce pays. M Ladsous a en outre déploré les attaques contre la mission onusienne au Mali (Misuma). Il a fait allusion à celle qui a causé la mort de deux Casques bleus à Kidal, mais aussi aux attaques de Sévaré et Boni, dans la région de Mopti ainsi que celle de Nampala, dans la région de Ségou qui a fait 18 morts.

Selon le Secrétaire général adjoint de l’Onu ces attaques sont souvent menées contre l’autorité de l’État sur un fond de dégradation générale de l’état de droit et de la cohésion sociale. Herve Ladsous précise que dans la seule région de Mopti par exemple, les violences inter-communautaires ont fait 24 morts et 53 blessés entre fin juin et début septembre, a ajouté la même source.

par -

La mission des Nations unies a dévoilé dans un communiqué les détails d’une  chaude journée où l’un de ses camps dans le nord du Mali a été attaqué par des tirs de mortier. Un soldat des Casques bleus de l’Onu en mission au Mali a été tué,lundi, et cinq autres grièvement blessés.

Selon des formations  rapportées,  ce mardi 4 octobre 2016 par le site « Africanews » ,  c’est la conséquence d’une attaque subie par le camp de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) dans l’après-midi. La mission affirme avoir été la cible de tirs mortiers.

“Une force d’intervention rapide de la Minusma  a immédiatement été déployée après les tirs pour en identifier l’origine. Deux des véhicules d’intervention ont alors heurté une mine ou unIED, l’explosion a entraîné la mort d’un Casque bleu”, a expliqué la même source.

par -

Trois militaires maliens ont trouvé la mort dans une attaque armée hier vendredi 09 septembre. Ils escortaient une unité des forces armées maliennes, sur l’axe Douentza-Gao, aux alentours de Boni (au centre du pays), quand ils ont essuyé des tirs, a fait savoir hier un communiqué du ministère malien de la Défense.

Le communiqué précise que deux voitures ont subi des dégâts lors de cet assaut et que des éléments de l’armée malienne ont été envoyés sur les lieux du guet-apens pour porter secours aux blessés et patrouiller dans la zone.
Le ministre malien de la Défense a condamné fermement cette attaque, qualifiée de lâche et barbare, et réaffirme que les forces armées maliennes sont déterminées à aller au bout de leurs missions de sécurisation des populations et de leurs biens, dit le texte.

Pour rappel, plusieurs attaques de ce type se sont produites dans la zone ; récemment une d’entre elles avait fait un carnage dans les rangs de l’armée – une dizaine de morts -, ce qui avait conduit à l’éviction, la semaine dernière, du ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly.

C’est toute la difficulté de sécuriser un territoire aussi vaste que le Mali, 1,24 million km², qui plus est comprend une immensité désertique impossible à maitriser et où les djihadistes peuvent se mouvoir à leur guise. Certes grâce aux troupes françaises la victoire contre les groupes terroristes a été nette et salutaire, car ils étaient à deux doigts de s’emparer de la capitale malienne, Bamako. Mais par la suite les djihadistes se sont dispersés dans la nature, par petites unités, et posent de gros problèmes aux autorités avec des incursions meurtrières. Ajoutez à cela une armée malienne sous-entrainée, mal équipée, démotivée, vous avez tous les ingrédients d’un face à face avec les djihadistes qui sera long et sanglant…

par -

Le ministre malien de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, a été récemment  limogé, après la prise la veille d’une ville du centre du pays par des djihadistes, annoncent des sources officielles. « Le décret de nomination des membres du gouvernement est abrogé en ce qui concerne Tieman Hubert Coulibaly », rapporte la chaîne BBC.

Selon un responsable du ministère malien de la Défense, la prise vendredi de la ville de Boni, et l’attaque menée en juillet contre une base militaire à Nampala (qui avait fait 17 morts parmi les soldats), justifient la décision du gouvernement malien de mettre fin aux fonctions de Coulibaly.

D’après la BBC, le ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa Maïga, a été désigné pour le remplacer. Samedi, l’armée malienne a repris le contrôle de Boni, occupée la veille par des djihadistes. La localité de plusieurs milliers d’habitants dans la région de Mopti a été survolée par deux hélicoptères de la mission de l’ONU, en soutien à l’armée malienne.

par -

Au Mali, l’Institut national des statistiques a publié son rapport annuel pour l’année 2015. Le document compile des données révélant, par exemple, les nouveaux seuils de pauvreté des ménages ou encore l’évolution de la consommation de drogue dans le pays. Mais il révèle également des indicateurs plus fondamentaux comme celui de l’accès à l’eau potable, Or, et c’est une bonne nouvelle, il s’avère que depuis quelques années, cette eau si précieuse et parfois si rare est de plus en plus accessible, rapporte le site « RFI »

Dans la capitale malienne, le taux d’accès à l’eau potable frôle les 100%. Cependant, Abderamane Dembele, directeur général adjoint de la société malienne de gestion de l’eau potable, Somagep, tempère la réussite car pour l’instant, en effet, la demande surpasse toujours l’offre, a affirmé la même source.

par -

Selon un article publié ce lundi 15 août 2016, par le support médiatique « Mali Actu » depuis l’année de 2013 à nos jours, plus de 6000 migrants Maliens ont été rapatriés.

Ces migrants maliens expulsés ont été appuyés par l’Etat, à travers “l’accueil, la prise en charge psychosociale, l’hébergement et la nourriture pendant le transit ainsi que la prise en charge du transport pour les destinations de retour” a précisé la même source.

par -

A Kidal, dans le nord du Mali, de violents affrontements ont opposé jeudi 21 juillet des rebelles à majorité touareg à un groupe armé pro-gouvernemental. Des tirs ont éclaté dans le centre-ville quelques jours à peine après la signature d’un accord de paix. La tension est restée vive toute la soirée, rapporte le site « rfi.fr ».

On pouvait encore entendre des coups de feu jeudi soir à Kidal, même s’ils n’avaient rien à voir avec la violence des affrontements de l’après-midi. Ce que l’on sait, c’est que vers 16 heures heure locale, des coups de feu ont éclaté dans le centre-ville. Les combats se sont ensuite propagés un peu partout et ont duré au moins jusqu’à 19 heures, heure à laquelle la violence a un peu baissé.

Certains habitants sont restés cloîtrés chez eux, d’autres au contraire se sont réfugiés dans le camp de la Minusma.

Impossible de déterminer qui est à l’origine des affrontements. D’un côté, il y a la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), qui englobe plusieurs groupes touaregs, et de l’autre le Gatia, un autre groupe armé mais lui plutôt favorable au gouvernement. Chacun des deux camps rejette sur l’autre la responsabilité de l’attaque.

Cet affrontement survient alors qu’une trêve a été conclue dimanche dernier entre ces deux groupes. Une trêve de plus en plus fragile : dès mardi soir, des tirs avaient éclaté dans la ville et ils avaient fait deux morts.

par -

Dix-sept soldats maliens ont péri hier dans l’attaque de leur base dans le centre du Mali, le gouvernement dénonçant une opération « terroriste coordonnée », revendiquée par deux groupes armés, un peul et un jihadiste, rapporte le site français « Le Figaro ».

L’attaque a été lancée hier « à 05h30 (heure locale) par des individus armés dont l’identité reste à déterminer » contre le camp de Nampala, ville de la région de Ségou, à environ 510 km de Bamako, la capitale.

Les autorités avaient dans un premier temps évoqué « 12 morts et une trentaine de blessés » parmi les militaires. Puis le ministre de la Défense Tièman Hubert Coulibaly, a annoncé un bilan plus élevé. « Nous avons perdu 17 hommes et déplorons 35 blessés » à Nampala, a-t-il dit à la télévision publique.

« Nous ferons en sorte que cette attaque terroriste coordonnée qui s’est portée sur nos positions à Nampala fasse l’objet d’une réponse appropriée », a assuré M. Coulibaly, indiquant que des spécialistes étudiaient les modes opératoires des assaillants et des groupes armés actifs dans la région pour les identifier.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa «dissolution», dans un communiqué publié...

SPORT

Reseaux Sociaux