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Manifestations

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Le mouvement de protestation dans le gouvernorat de Tataouine continue pour demander le droit au développement et à l’emploi. Ainsi, le sit-in d’El Kamour au Sahara de Tatatouine se poursuit pour le deuxième mois.
Par ailleurs un groupe de sit-inneurs campent, depuis une semaine, devant le siège du gouvernorat, en attendant le retour du dialogue avec le gouvernement, selon le correspondant de l’agence TAP dans la région.
Le point frontalier Dhehiba-Wazen connaît depuis une semaine un ralentissement de son activité en raison de l’interdiction de la sortie des libyens par les responsables du poste du côté libyen, eu égard à la tension que la région vit depuis la semaine dernière.
Il y a lieu de rappeler que le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, chargé du dossier du développement dans le gouvernorat de Tataouine, Imed Hammami avait convié la semaine écoulée à une séance de négociations au siège du ministère mais celle-ci a été reportée après la démission du Gouverneur de la région qui n’a pas été remplacé depuis mercredi dernier.

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Une cinquantaine de militants de partis politiques tunisiens à Paris et d’activistes de la société civile tunisienne ont dénoncé lors d’un rassemblement organisé mardi après-midi à Paris, l’usage de la force contre les protestataires à Tataouine.
Le rassemblement a été marqué par une altercation entre des membres de la coordination de soutien aux sitineurs d’El Kamour à Paris et quelques militants de partis politiques.
Abdelmajid Gamoun, membre de la coordination a souligné dans une déclaration à l’agence Tap qu’il est « contre toute récupération politique », reprochant aux manifestants « le silence adopté jusque là ».
Azouz Salem, membre de la coordination du soutien aux sitineurs d’El Kamour à Paris a mis l’accent sur l’indépendance de ce mouvement de citoyens.
De son côté, Seddik Ferchichi, membre de la coordination du front populaire France Nord, a indiqué qu’il « comprend le mécontentement des membres de la coordination du soutien aux sitineurs d’El Kamour à Paris ».
« Toutefois, cela n’empêche que nous avons une responsabilité à assumer », a-t-il affirmé. Ferchichi a dénoncé « le recours à la force et le retour aux anciennes pratiques ».
Il a appelé à « ouvrir de nouveau le débat et ne pas donner des fausses promesses »l.
Pour sa part, Hamdi Taoufik, membre du bureau politique d’EL Joumhouri, a estimé que les demandes des sitineurs d’El Kamour sont légitimes tout en les appelant à ne pas tomber dans le piège de la provocation.
Le président de la Fédération des tunisiens pour une citoyenneté de deux rives (Ftcr) a insisté sur les droits légitimes des protestataires d’El Kamour. Il a indiqué que des associations tunisiennes à Paris organiseront mercredi une réunion pour préparer les mobilisations de soutien aux protestataires de Tataouine.

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Le premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tataouine, Behi Labiad, a annoncé mardi 23 mai 2017 l’ouverture d’une série d’informations judiciaires sur fond des incidents survenus hier lundi dans certaines régions du gouvernorat.
 » Aucune arrestation liée à ces incidents n’a été enregistrée jusque-là « , a-t-il déclaré à l’agence TAP.
Selon lui, les informations judiciaires portent sur l’incendie des locaux du district de la garde nationale et du commissariat de police de Tataouine ainsi que sur le pillage des entrepôts douaniers de Tataouine et Dhiba.
Les informations judiciaires, a-t-il ajouté, portent également sur les propos tenus lundi par le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami.
Imed Hammami accusait une personne (qui avait perdu un marché) d’avoir financé les mouvements de protestation à Tataouine.

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Une grève générale a été observée aujourd’hui mardi 23 mai 2017 à Douz. Seules les institutions sanitaires et éducatives ont ouvert leurs portes, rapporte Mosaïque fm.

Par ailleurs, une marche pacifique a parcouru les rues de la ville avant de se diriger vers la caserne de l’armée nationale où les participants ont chanté l’hymne national et ont salué les militaires, a ajouté la même source.

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Le colonel et porte-parole de la garde nationale, Khalifa Chibani, a affirmé que 5 véhicules saisis par les unités sécuritaires chez les contrebandiers ont été volés hier au district de la garde nationale à Tataouine, rapporte Shems fm.

 Il a ajouté que lors des derniers événements, neuf voitures administratives ont été incendiés ainsi que deux motos, d’une valeur chacune de 50 mille dinars.

Chibani s’est interrogé sur les parties qui financent les manifestants et a affirmé que la garde nationale est intervenue pour soutenir l’armée.

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La ville de Tataouine a retrouvé son calme ce matin après une nuit agitée. La vie commence à reprendre son cours normal et les commerces commencent à ouvrir leurs portes au public, rapporte Jawhara fm.

Par ailleurs, et toujours selon la même source, le siège du gouvernorat de la région est toujours fermé et un renfort militaire a été déployé près du siège de la radio régionale.

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C’est sans aucun doute l’un des virages les plus délicats à négocier pour l’exécutif tunisien. C’est à travers la gestion de la crise à Tataouine, plus même que tous les autres défis du moment, que le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi et celui du gouvernement, Youssef Chahed, gagneront leurs gallons de patrons de l’exécutif. Ou les perdront. Définitivement. Au-delà de la crispation sociale dans une région, c’est l’avenir de tout un pays qui se joue là, sous nos yeux. L’heure est grave, et là pour le coup ce n’est pas un artifice langagier, elle l’est vraiment. De ce qu’on a entendu, pour le moment, la situation est inextricable. Elle a même tendance à empirer, avec le décès d’un manifestant survenu ce matin du lundi 22 mai 2017, dans des circonstances floues pour le moment. Le ministre de l’Emploi, Imed Hammami, lui parle d’une bousculade qui aurait été fatale à Anouar Sekrafi, piétiné par la foule qui cherchait à échapper à l’épais nuage de gaz lacrymogène lâché par les forces de l’ordre. Alors que c’est un tout autre son de cloche à Jawhara FM, qui évoque la main, involontaire, des forces de l’ordre, ou plus précisément un de leurs véhicules qui aurait écrasé le malheureux. Même conclusion du site d’informations jeuneafrique.com. Ce qu’on sait pour le moment c’est que les résultats de l’autopsie n’ont toujours pas été dévoilés, épaississant davantage le mystère autour de cette tragédie…

Après le tour de vis décrété par le président de la République, le 10 mai 2017, excédé par les mouvements de protestation qui bloquent les sites de production depuis le départ de Ben Ali, il fallait s’attendre à ce que la tension atteigne son paroxysme. Un incident de ce type était inévitable, car on était sûr que les manifestants allaient, d’une manière ou d’une autre, tester les limites de cette réorientation majeure depuis la révolution. Tournant décisif, prise de conscience, retour de l’Etat de droit, application pleine et entière de la loi… Vous l’appelez comme vous le voulez, une chose est sûre : Les événements de Tataouine vont dicter le tempo de la direction du pays. Pour les chefs de l’exécutif – BCE et Chahed -, ça passe ou ça casse.

L’ordre a un prix, très lourd

Depuis cette fameuse journée du 14 janvier 2011, les institutions ont été jaugées, sous toutes les coutures, par une jeunesse en colère, souvent à juste titre, mais rarement avec la justesse qu’il faut, confondant souvent liberté et anarchie, droit et droit absolu, revendications légitimes et désidératas à satisfaire immédiatement. L’autorité de l’Etat est sans cesse bousculée, piétinée, bafouée ces dernières années. Patiemment, pendant trop longtemps peut-être, les responsables ont laissé faire, préférant s’accommoder de ce qui tout de même tue l’économie à petit feu et donne une piètre image de la Tunisie. Alors qu’à côté, au Maroc par exemple, ce sont des environnements sans aucun nuage que les autorités offrent aux investisseurs, qui ne se font pas prier pour rappliquer.

Pourtant les gouvernements, toux ceux qui se sont succédé depuis le départ précipité du dictateur, n’ont pas manqué de générosité face à une jeune intraitable, aux yeux de laquelle rien ne trouve grâce. Il y a quelques jours, à Kamour, ce sont des milliers d’emplois qui ont été lâchés pour acheter la paix sociale. En vain, manifestement. Avant cela il y a eu les concessions faites aux sit-inneurs du champ pétrolier Sidi El Kilani, à Mahdia ou celles de la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco à El Golâa, à Kébili, etc. Ce qu’on veut dire par là c’est que l’Etat à chaque fois, après avoir épuisé toutes les voies de la raison en invitant les jeunes à patienter, a cédé, presque systématiquement, repoussant toujours au lendemain les décisions difficiles, lourdes de conséquence, il faut le reconnaitre. Avec les incidents de ce lundi les autorités, dos au mur, ont enfin réagi, durement, à la mesure du péril qui guette le pays, en plus des autres batailles à mener (terrorisme, contrebande, corruption, incivilités, pollution environnementale, bataille de la croissance économique, de la relance…). Le président de la République et le chef du gouvernement ont fait un grand pas vers le retour de la prévalence de la loi et de l’ordre. La pression populaire à Tatouine et ailleurs sera forte, elle l’est déjà, on verra si le nouvel édifice ébruité et vendu un peu partout après la sortie de Essebsi tiendra…

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Le staff médical de l’hôpital de Tataouine a lancé ce lundi 22 mai 2017 un appel à tous les établissements proches pour envoyer des ambulances et des bouteilles d’oxygène à cause de la rupture de stock dans la zone. Selon Mosaïque fm, l’hôpital vient d’accueillir un grand nombre de personnes asphyxiées par le gaz lacrymogène.

Pour rappel, les unités sécuritaires ont utilisé le gaz lacrymogène pour disperser les manifestants près de la station de pompage du pétrole dans le désert. Des manifestants ont tenté de pénétrer dans cette station dans le but de fermer les vannes. D’autres manifestations ont été réprimées par les forces de l’ordre devant le siège du gouvernorat.

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Certains habitants de la région de Ouchteta du gouvernorat de Jendouba

Les unités de la Garde nationale ont dû faire usage de gaz lacrymogène aux alentours de la station de pompage d’El Kamour pour empêcher les manifestants de faire irruption dans la station.

Selon les données rapportées par Jawhara fm, des cas d’asphyxie ont été enregistrés. Par ailleurs, et dans le même contexte, le gouverneur de la région a appelé à la maîtrise de soi, assurant que le traitement sécuritaire et militaire de la situation sera pacifique dans la mesure où les manifestations le demeurent.

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Aussitôt dit aussitôt fait. Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, avait sifflé la fin des protestations et autres sit-in qui paralysent les sites de production du pays en demandant à l’armée de sévir, s’il le faut. Chose faite ce samedi 20 mai 2017 à Tatouine, rapporte Mosaïque FM. Les militaires ont fait usage de leurs armes, en tirant en l’air, pour tenir en respect les jeunes manifestants. Ces derniers s’étaient mis en tête de bloquer une station de pompage de gaz installée dans le désert

Les manifestants, piqués au vif, se sont repliés pour aller barrer la route faisant la jonction entre la région et Remada…

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Les jeunes observant un sit-in à Kamour, près du champ pétrolifère situé à 120 km de la ville de Tataouine, prévoient la tenue d’une deuxième séance de négociations jeudi ou vendredi avec le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, chargé du dossier de développement du gouvernorat de Tatatouine, Imed Hammadi, à propos de leurs revendications soumises au gouvernement, rapporte la Tap, citant le porte parole du sit-in, Tarek Haddad.

Cette liste finale des revendications des protestataires porte essentiellement sur la création de 1500 postes d’emploi dans les sociétés pétrolières, la création de 3000 postes dans la société d’environnement et jardinage et l’attribution de 100 millions de dinars au profit du Fond du développement de la région.
Réagissant au discours mercredi du président de la république, Beji Caid Essebsi, le porte-parole a indiqué que les sittineurs « s’attendaient à la satisfaction franche de leurs revendications, mais le président les a qualifiées d’exorbitantes ».

« Les jeunes observant le sit-in ont condamné l’appel par le président de la République de faire appel à l’armée pour protéger les sites de production, mais nous l’appelons plutôt à protéger les sittineurs au lieu de protéger les sociétés qui pillent les richesses du pays », a-t-il ajouté.
Haddad a fait remarquer que « les sittineurs sont les premiers à défendre le territoire national et lutter contre le terrorisme », rappelant « la vocation pacifique de leur mouvement en vue d’obtenir le droit au travail et au développement conformément aux dispositions de la constitution ».
Le porte-parole a réitéré la disposition des sittineurs au dialogue et à la négociation avec le gouvernement « afin de satisfaire leurs revendications légitimes » avant de lever du sit-in lancé il y a près de deux mois.

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Le président de la République, Bèji Caied Essebsi, a annoncé la restructuration du ministère de l’Intérieur, soulignant que les unités sécuritaires sont épuisées et incapables de maîtriser les manifestations qui prolifèrent partout dans le pays. 

Il a toutefois indiqué, dans le discours qu’il a prononcé au palais des congrès à Tunis ce mercredi 10 mai, que cela ne veut pas dire que le gouvernement est contre les manifestations, mais il faut respecter les institutions de l’État et ne pas porter atteinte aux acquis, selon ses dires.

Le président de la République a en outre indiqué que ce sont les Tunisiens qui sont en train de payer cher la facture des manifestations.

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Les jeunes de Tataouine veulent une part de 20 % des revenus du pétrole du Sud. Ils ne veulent ni emploi, ni développement, mais leur part du pétrole. Dans l’immédiat, ce sera un emploi par famille dans les sociétés du pétrole du coin. Les habitants de Kébilli se seraient réveillés, eux aussi, avec les mêmes demandes : 20 % des salines de Chat El Djérid.
La première campagne «Winou El Pétrole» ou «Où est le pétrole» a été lancée en 2015 sur les réseaux sociaux. La seconde descendit sur terre, transformant une manifestation sociale, d’abord contre les restrictions libyennes à la contrebande transfrontalière, ensuite pour la demande de l’emploi et le développement, pour enfin dévoiler sa véritable cause qui est l’accès direct aux ressources pétrolières et l’emploi dans les sociétés pétrolières installées dans la région.
Il s’avère aussi désormais clair, le Conseiller Ridha Saïdi et le ministre Mabrouk Korchid l’affirment et hier indirectement la ministre de l’Energie, que les mouvements sociaux de Tataouine n’avaient donc pas pour objet le travail et le développement.

⦁ Récupérés, retournés et embrigadés dans le laxisme des gouvernants

La grande majorité de la population de cette région avait été en effet politiquement récupérée et retournée par le «Harak» (Parti issu de la transformation du parti Congrès pour la République de Moncef Marzouki) et le parti «Wafa» de l’avocat Mohamed Abbou, qui menait une campagne contre le projet de loi de réconciliation économique. Cela fait dire à beaucoup d’observateurs que la résurgence de la demande de 20% du pétrole du Sud n’est qu’un moyen de pression contre la réconciliation économique.
Des années durant, ceux parmi les jeunes qui n’avaient pas été recrutés par les réseaux et les familles vivant de la Contrebande ont été «rebootés et formatés» par les Gourous de ces partis d’opposition ayant perdu les présidentielles et les législatives de 2014. Un nouveau dogme leur a été inculqué, comme un virus dans leurs systèmes d’information.

Ce dogme, qui a embrigadé ainsi les centaines de jeunes qui conduisaient à Tataouine les manifestations contre Chahed et le GUN, a pour fondement une idée simple, car partant d’une réalité historique. Le Sud a été une région oubliée par l’industrie tunisienne et donc par ce qui est communément appelé le «Développement». Partant de là, l’idée était de dire que les ressources du Sud, et donc le pétrole, auraient été pillées pour aller enrichir les régions côtières. C’est en effet, pour des raisons de logistique de transport et d’exportation, que s’étaient toujours entassés les investissements, locaux et IDE, sur la côte, de Bizerte à Sfax.

⦁ Ligne rouge, dites-vous. Et si on le leur donnait !

Youssef Chahed est allé dans le Sud. Il a vu, il a entendu et il a su. Il en est rentré, comme ses ministres, retourné. Des forces armées ont été, dès le lendemain de sa visite, envoyées sécuriser les installations pétrolières. Il passait ainsi aux actes, après avoir parodié les manifestants par son «Pas de recul», dit en arabe «Errakh la» qui n’était pas du goût de tout le monde et fait dire au porte-parole du GUN que «l’unité du pays est une ligne rouge».

Comme un poisson d’avril qui viendrait en mai et dans une sorte d’économie-fiction, on pourrait ainsi imaginer que le chef du gouvernement décide de donner raison aux demandeurs du pétrole. On imaginerait alors qu’il donnerait aussi 20 % des ressources hydrauliques de 3 ou 4 gouvernorats que traverse l’Oued Medjerda. Autant sur les rentrées du port de Bizerte à ses habitats par exemple, et la même chose pour les habitants de Ben Arous sur les rentrées financières du port de Rades. 20 % aussi des rentrées du secteur touristique aux habitants de Sousse et de Monastir et 20 % des ressources du phosphate aux habitants de Gafsa, tout autant sur les salines de Chat El Djérid aux gens de la région et ainsi de suite.

On imaginerait alors que le gouvernement offrira une colonne de forage aux jeunes de Tataouine qui deviendraient des chercheurs d’or noir, une pelleteuse à chacun des habitants de Gafsa pour vendre lui-même son propre phosphate, des compteurs de débit d’eau aux habitants du Nord et des parcmètres pour les habitants des régions touristiques pour faire le décompte quotidien des entrées et des sorties dans les hôtels de toute la région du Sahel et encaisser à la fin du mois. Les régions deviendront ainsi financièrement autonomes et leurs habitants de simples rentiers.

Ceux qui gouverneront ce futur conglomérat de districts autonomes (pétrolier, portuaire, touristique etc.), n’auront plus à se casser la tête pour quémander taxes, fiscalité et dettes. Il n’y aura plus d’employés ni fonctionnaires, car on deviendra tous actionnaires aux richesses, incommensurables de notre territoire où il y a, à en croire certains experts, or et pétrole, sans compter l’eau et autres ressources qu’on nous cache !
Cela supprimera le supplice annuel de la confection du budget pour construire des routes, des écoles ou des hôpitaux, surtout qu’on va vers une gouvernance régionale de ce petit territoire de 11 millions d’habitants, possiblement logeable dans la seule ville du Caire ou dans la moitié de la ville de Pékin. Plus besoin d’une ARP qui passerait une année à palabrer et à voyager gratos. Plus besoins de ces ministres qui touchent des milliers de dinars à glander et demander aux citoyens de travailler. Pourquoi pas !

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Un bon nombre d'employés du secteur textile à Ksar Saïd ont organisé

Une jeune femme a tenté, ce mardi 09 mai 2017, de s’immoler par le feu devant l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Mais elle a été rapidement stoppée par l’intervention des unités sécuritaires déjà présentes sur les lieux.

Plusieurs personnes dont des ouvriers de chantier et des gens qui travaillent dans des associations manifestent depuis ce matin devant l’ARP. Ils revendiquent la régularisation de leurs situations.

Les manifestants dont le nombre dépasse une centaine ont voulu entrer de force à l’ARP, chose qui a poussé les unités sécuritaires à intervenir pour disperser la foule, mais en vain. Les protestations se poursuivent encore sur les lieux.

Dans une déclaration à Africanmanager, l’un des manifestants a pointé du doigt les présidents des associations, les qualifiant de « terroristes« . Une dame qui travaille avec une association nous a également confié qu’elle n’a pas reçu de salaire depuis deux mois.

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Les habitants de Bouchama du gouvernorat de Gabès ont, durant ce matin du mardi 9 mai 2017, bloqué la route menant aux sociétés industrielles,  rapporte Shems Fm.
Les manifestants ont également interdit aux ouvriers de rejoindre leurs lieux de travail, et ce suite, à la réunion tenue, hier soir, entre le gouverneur et des protestataires, et qui n’a abouti à aucun accord, indique la même source.

Le dialogue se poursuit encore avec les responsables.

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Le Front du salut et du progrès tient ce jeudi une réunion urgente sur fond de la visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed, à Tataouine.
Dans une déclaration à l’agence TAP, la responsable de la communication et membre du bureau politique du Front, Yosra Mili, a expliqué que cette réunion a pour but de se concerter en vue d’avoir une position commune sur la situation à Tataouine et qui sera annoncée ultérieurement.
Youssef Chahed s’est rendu à Tataouine suite à la grève générale décidée par les syndicats. Il a été accompagné par plusieurs ministres et secrétaires d’Etat.
Le chef du gouvernement s’est entretenu avec les représentants des sit-inneurs, qui ont insisté sur leur droit à l’emploi et à une partie des dividendes du pétrole pour impulser le développement dans la région.
Certains médias avaient rapporté que des protestations ont éclaté à la sortie de Youssef Chahed de la réunion qui s’est tenue au siège du gouvernorat de Tataouine.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’était pas le bienvenu à Tataouine. Lors de sa visite effectuée ce jeudi 27 avril 2017, des manifestants devant le siège du gouvernorat scandaient « dégage » dans sa direction jusqu’à l’interruption de son discours.

En signe de protestation, une pancarte souhaitant la bienvenue à la délégation a également été enlevée du siège du gouvernorat.

À travers cette action, les manifestants ont voulu exprimer leur insatisfaction de l’ensemble des mesures annoncées le jour-même par le chef du gouvernement.

Les protestataires ont demandé à Chahed d’être directement à l’écoute de leurs préoccupations.

Accompagné de 11 ministres et secrétaires d’État, le chef du gouvernement s’est rendu aujourd’hui à Tataouine, et ce après les manifestations qui ont eu lieu dans ce gouvernorat pour revendiquer l’emploi et le développement.

Il est à rappeler à ce propos que Chahed a annoncé, lors de cette visite, 64 mesures dont le financement de 670 petits projets et 150 autres au profit de la femme, l’élargissement de l’intervention de la Banque de solidarité pour financer les projets agricoles, la création d’un complexe pour l’emploi et le travail indépendant et le recrutement de 500 agents dans la société de l’environnement.

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Alors que le Dialogue national s’apprête à reprendre ses réunions

Reprendra, reprendra pas. C’est la question qui est dans toutes les têtes au Kef, où la câblerie de la région fait les gros titres de l’actualité nationale depuis quelques jours, sans qu’il y a une once de début de solution. La situation parait inextricable, la direction allemande faisant preuve d’inflexibilité dans sa position. Là pour le coup la rigueur et la raideur allemandes ne sont pas une vue de l’esprit ! Dans ce bras de fer qui vient s’ajouter à la grogne à Tataouine, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a choisi son camp : Celui des protestataires, mais ce n’est pas une surprise. Bouali M’barki, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, a déclaré, lundi 10 avril 2017, à l’agence TAP, que la situation sociale dans la ville du Kef s’est compliquée davantage en raison du transfert à Hammamet d’une grande partie des activités de la câblerie de la région et la rupture des contrats de plusieurs personnes travaillant dans cette usine.
A ce sujet, Bouali Mbarki a appelé le gouvernement à résoudre ce problème qui peut dégénérer en « crise sociale » si la situation se développer pour concerner l’ensemble des ouvriers de l’usine estimée à 450 travailleurs.

S’exprimant en marge de l’ouverture des travaux de la conférence nationale de la Fédération Générale de la Sidérurgie qui se poursuit durant deux jours à Hammamet, M’barki a indiqué que la direction de cette entreprise allemande a refusé la proposition de l’UGTT d’augmenter d’une heure la durée de travail (huit heures contre 7 heures) et d’attribuer la rémunération de cette heure supplémentaire aux 53 ouvriers dont les contrats ont été résiliés.
Le gouvernement est appelé, a-t-il dit, à intervenir par la voie diplomatique pour engager des négociations avec le directeur de l’usine et le convaincre de déployer des efforts pour protéger l’entreprise, préserver son avenir et garantir la stabilité sociale dans la région du Kef.

Evoquant la situation à Tataouine, M’barki a indiqué que les jeunes revendiquent le droit à l’emploi.
Il a appelé les entreprises pétrolières à assumer leur responsabilité sociale dans la région à travers la création d’une dynamique économique et de nouveaux postes d’emploi.
M’barki a appelé le gouvernement à assumer sa responsabilité, à redonner confiance aux jeunes et à créer une nouvelle dynamique de développement grâce aux entreprises pétrolières actives dans la région.

A propos du contrat de la Dignité, M’barki a indiqué que ce contrat ne doit pas être une forme de complaisance pour les chefs d’entreprises ou d’autosatisfaction pour les bénéficiaires mais un mécanisme efficace pour la création de postes d’emploi effectifs et durables.

Droite dans ses bottes, comme du temps de Abassi

L’UGTT a appelé le gouvernement à instaurer un débat sérieux et responsable avec les jeunes des mouvements sociaux et avec les organisations de la société civile afin de parvenir à des visions permettant de réparer les injustices infligées à ces régions qui souffrent de la marginalisation et de l’exclusion.
Dans un communiqué publié, ce lundi, sur la situation sociale dans le pays, l’organisation syndicale exprime son refus de toute instrumentalisation de la souffrance des habitants de ces régions et de toute attitude passive face à leurs requêtes, réitérant son appui à tous les mouvements sociaux pacifiques en vue de revendiquer le droit au développement et à l’emploi.
Les projets de création de zone de libre échange constituent, selon l’UGTT, l’une des solutions pouvant se révéler très efficaces dans la résolution des problèmes de développement dans les zones frontalières puisqu’elles permettent d’intégrer le commerce parallèle dans l’économie formelle, de lutter contre la contrebande et de créer des postes d’emploi.

La politique adoptée par la câblerie du Kef va à l’encontre des intérêts des ouvriers et ne fait qu’approfondir la crise économique dans la région et consacrer la marginalisation et la discrimination, lit-on de même source.
L’UGTT demeure attachée, ajoute le communiqué, au respect de toutes les conventions conclues avec les sociétés et les entreprises pétrolières installées dans le sud du pays, dont la région de Tataouine, eu égard à la dimension sociale vouée à ces entreprises et au rôle qui leur est dévolu dans le développement de ces régions.

L’UGTT réitère son appui aux revendications légitimes des habitants de Tataouine et appelle au respect des articles de la Constitution appelant à la discrimination positive entre les régions.
Elle appelle, également, à l’élaboration d’une politique nationale permettant aux régions défavorisées de profiter de la répartition équitable de la richesse et de favoriser la justice sociale.
L’absence d’une conception globale d’un modèle national de développement ne peut, selon l’UGTT, qu’approfondir la discrimination, l’exclusion et la marginalisation et augmenter le nombre des mouvements de protestation.

TAP

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Cela fait longtemps, 5 ans exactement, que le tout-puissant président de la Russie, Vladimir Poutine, n’avait pas été réveillé par les clameurs des manifestants. Cette période de grâce a pris fin le dimanche 26 mars 2017, subitement. En effet des dizaines de milliers de citoyens ont battu le pavé dans quatre-vingts deux villes pour crier leur ras-le-bol contre le fléau endémique de la corruption, suite à l’appel de la Fondation de lutte contre la corruption mise sur pied par l’avocat Alexeï Navalny…

Le succès des manifs a dépassé les espérances des organisateurs, débordant du coup les autorités qui commençaient à oublier le goût amer qu’avaient ces face-à-face avec les protestataires. Dans le centre de la capitale, Moscou, la manifestation a carrément été interdite, pour être relogée à une dizaine de kilomètres en banlieue. Mais cela n’a pas refroidi les ardeurs de plusieurs milliers de personnes – 8.000 d’après la police, bien plus selon les observateurs indépendants –, qui ont défié les autorités en occupant l’avenue Tverskaïa, une des plus grandes artères de la Moscou et qui donne directement sur la place Rouge et le Kremlin, autant dire sous les fenêtres de Poutine.

Alexeï Navalny a payé cher son « crime » puisqu’il a été interpelé manu militari dès qu’il a débarqué sur les lieux du rassemblement et a été fourré dans un fourgon de police. Mais cela ne l’a pas empêché de chauffer les manifestants avec le tweet «Continuez. Tout va bien». Les policiers ont fait irruption dans les locaux de sa Fondation, ont embarqué les ordinateurs et placé en résidence surveillée ses collaborateurs.

Cinq à huit cents manifestants ont été également arrêtés à Moscou, selon les sources. Plus d’une centaine a subi le même sort à Saint-Pétersbourg, malgré le fait que la manif ait été autorisée. Mais le nombre des protestataires, plus nombreux qu’à Moscou, a dû affoler les autorités, qui n’avaient certainement pas envie d’aller expliquer chez le terrible Poutine pourquoi ils ont laissé faire. Il y a aussi eu du grabuge à Ekaterinbourg, dans la grande ville de l’Oural ou Vladivostok, dans l’extrême-Orient. Pas de doute, les Russes se sont réveillés.

Il est vrai que Navalny avait mis le paquet en mettant en ligne, au début de ce mois, une vidéo où on voit l’insolente opulence des dirigeants du pays, notamment le Premier ministre, Dmitri Medvedev. On y voit les demeures de luxe, les yachts, les vignes, évalués à plusieurs millions de dollars, et qu’on attribue au faire-valoir de Poutine, qui a été, un court moment, chef de l’Etat, avant de s’effacer devant l’actuel au terme d’un étrange arrangement qui avait marqué les esprits. Le film a été visionné sur YouTube 12 millions de fois. Dans un pays où la récession frappe durement depuis trois ans, où l’économie est plombée par une pluie de sanctions occidentales suite à l’annexion de la Crimée par Moscou, par le conflit dans l’est de l’Ukraine et par la chute des cours des hydrocarbures, principaux pourvoyeurs de devises, les écarts des dignitaires du régime ne passent pas…

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Les vendeurs de vêtements usés ‘Fripe’ ont fermé la route au milieu de la ville de Kairouan, lundi 20 février 2017, et ont mis le feu à plusieurs pneus pour protester contre la saisie de leurs marchandises.

Les manifestants ont par ailleurs appelé les autorités à organiser le secteur.

Il est à rappeler à ce propos qu’environ 2000 commerçants détaillants de vêtements d’occasion exercent actuellement sans autorisations. C’est une des déclarations récentes faites aux médias par Fethi Bozrati, président de la chambre syndicale nationale des importateurs-exportateurs des vêtements d’occasion.

Les données officielles font aussi en effet état d’un secteur qui regroupe 288 commerçants de gros, 3689 commerçants de détails, et environ 10 mille travailleurs exerçant sur le terrain (dont la moitié uniquement bénéficie d’une couverture sociale).

Les investissements réservés à cette activité, qui compte 47 entrepôts industriels autorisés, s’élèvent à environ 100 millions de dinars.

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