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2017 démarre sur les chapeaux de roue pour les pays africains qui s’aventurent sur le marché international des capitaux. Rien que ce mois de janvier, 6.58 milliards $ ont été collectés, Etats, institutions et entreprises confondus.

L’Egypte est dans le haut du panier avec ses 4 milliards $ injectés par les investisseurs internationaux. La confiance règne ! Le pays des pharaons, au passage, a pulvérisé le record de fonds ramassés sur ce marché par une nation africaine dans une seule sortie. Les autres requérants font pâle figure à côté du Caire : la Banque Africaine de Développement avec 1,07 milliard $, African Finance Corporation 150 millions $ d’emprunts islamiques et le groupe sud-africain Sibanye Gold 1,35 milliard $, par le biais d’un emprunt syndiqué international.

D’autres candidats frappent à la porte du marché international de la dette. C’est le cas de la Tunisie, qui table sur 2 milliards d’euros en 2017. Idem pour le Kenya, qui a missionné des banques pour lui peaufiner un eurobond de 800 millions $ et le Nigeria, qui lorgne un prêt souverain de 1 milliard $. Il y a aussi l’Egypte, qui ne va pas se satisfaire de son pactole et a déjà des vues sur des obligations islamiques. Bref, on est loin de la morosité de 2016, où le marché international de la dette était moins clément.

Certes les pays de la région font face à de grosses difficultés de trésorerie du fait de la fonte des cours mondiaux de matières premières, dont ils dépendent fortement ; certes des vents favorables soufflent sur le marché de la dette, donnant de l’appétit aux pays africains, mais le Fonds Monétaire International (FMI) invite à ne pas en abuser du fait des risques sérieux de volatilité et d’effets de yoyo du change qui accompagnent ce genre de transaction. Les pays africains seraient bien avisés en prêtant l’oreille aux alertes du FMI, pour s’éviter de sévères déconvenues et des gueules de bois après la foire aux emprunts. A bon entendeur…

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Les prix des hydrocarbures vont certainement suivre les tendances du marché international, a déclaré la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hela Cheikhrouhou.
« Le prix du baril de pétrole a remonté et nous verrons ce que la formule donne à la mi-octobre », a ajouté la ministre lors d’une interview exclusive accordée aujourd’hui à Africanmanager.
Et de rappeler que « la Tunisie a adopté depuis juillet dernier un nouveau mécanisme permettant de réviser automatiquement les prix des hydrocarbures tous les trois mois et ce, en fonction du prix d’achat du pétrole, par l’Etat, et de la valeur du dinar par rapport au dollar américain ».
Elle a dans le même contexte ajouté que les prix des hydrocarbures ont baissé au début de cette année.

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L’assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté lors d’une séance plénière tenue aujourd’hui 12 juillet 2016 le projet de loi 40/2016 relatif à l’approbation de l’accord de garanties de crédit conclu entre le gouvernement tunisien et les Etats-Unis d’Amérique les 3 et 6 juin 2016. Il porte sur l’octroi de garanties par le gouvernement américain pour émettre un emprunt obligataire sur le marché financier international.

Ce projet de loi est passé avec 106 votes pour, 5 abstentions et 12 votes contre.

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Le 16 décembre 2015, la Federal Reserve américaine a démarré son cycle de resserrement monétaire, mettant fin à sept années de politique de taux zéro. Les taux directeurs de la FED (Fed funds rates) qui évoluent entre 0 % et 0.25% passeront ainsi à la fourchette de 0.25% à 0.50%. Cette politique a fait l’objet d’une note réalisée par l’universitaire et l’économiste, Moez Labidi et publiée par l’intermédiaire en bourse, Mac Sa.

Dans cette étude, Moez Labidi a démontré qu’au total, les effets du changement de la politique monétaire américaine sur la Tunisie ne seront pas d’une grande importance, au moins pour 2016, appelant à ne pas surestimer le risque d’une hausse des taux longs qui finira par renchérir le coût des sorties de la Tunisie sur le marché international. « C’est du côté du spread sur la Tunisie qu’il faut rechercher le risque de majoration du coût de l’emprunt tunisien, et non sur le marché obligataire américain. Car l’engouement des investisseurs pour les positions acheteuses en dollars reste intact, compte tenu de la faiblesse des rendements des titres longs japonais et européens. Un tel engouement permettrait de contenir la hausse des taux américains », a-t-il dit.

Toujours selon ses estimations, le fléchissement de la croissance dans le monde émergent et l’incapacité de la zone euro de sortir des méandres de la croissance anémique, pèseront sur les perspectives de la croissance américaine et de l’inflation, ce qui ne pourrait que plaider pour un rythme de normalisation beaucoup plus lent. « Un rythme de resserrement monétaire agressif, de la part de la FED, n’est pas à l’ordre du jour, pour 2016. Tous les scénarios resteront envisageables en 2017 », a-t-il indiqué.

Labidi a, dans le même cadre, souligné que « les retombées du durcissement de la politique monétaire américaine sur la Tunisie demeurent minimes si nous les comparons aux effets déstabilisateurs affectant certains pays du Golfe, d’Amérique Latine ou d’Asie : des sorties massives de capitaux et une forte dépréciation du taux de change, … des pays déjà largement fragilisés par l’effondrement des prix des matières premières. Le durcissement de la politique de la FED affecte l’économie tunisienne via plusieurs canaux », a-t-il précisé.

Selon lui, le changement de cap de la politique monétaire de la FED a rapidement déclenché des mouvements de sorties massives de capitaux du monde émergent et un retour vers les Etats-Unis. Ce positionnement sur le dollar a provoqué la montée des pressions baissières sur les devises émergentes et l’appréciation de la monnaie américaine. Une telle appréciation serait certainement dés inflationniste aux Etats-Unis, dans la mesure où elle empêche l’inflation de flamber pour retrouver rapidement son objectif f de 2%. Mais elle serait génératrice de poussées inflationnistes (inflation importée) en Tunisie, empêchant l’inflation de percer à la baisse la barre de 4%. De même, elle serait déstabilisante pour le budget de l’État de 2016 qui repose sur un dollar à 1.97 TND alors qu’il a déjà franchi la barre des 2 dinars, avant la décision de la FED.

Il a dans le même contexte ajouté qu’avec une dette externe dont le tiers est libellé en dollar, l’appréciation du billet vert pèsera lourd sur le budget de l’État. Rappelons qu’une appréciation du dollar face au dinar de 10 millimes fait supporter à la Tunisie un coût supplémentaire de 20 millions de dinars. Le trend baissier de l’euro et la chute du prix du baril de pétrole n’en arrivent pas moins aujourd’hui à neutraliser partiellement l’effet dollar sur les finances publiques. Chose qui n’est pas garantie pour 2017. Car si la reprise faisait son apparition en Europe et dans le monde émergent, la normalisation des taux, surtout en Europe, pourrait pousser les taux longs vers des niveaux plus élevés et mette l’euro sur un trend haussier, compliquant davantage l’équation de la dette tunisienne.

Moez Labidi a ajouté que la transmission des taux courts (du marché monétaire) au taux longs (du marché obligataire) pourrait renchérir les conditions d’emprunt sur le marché international, et du coup, la Tunisie serait forcée d’emprunter à un coût élevé. Car les taux longs américains restent la référence sur le marché obligataire international. Toutefois, la hausse des taux longs américains largement anticipée par les marchés suite au resserrement des taux de la FED, risque d’être insignifiante en 2016.

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