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Un communiqué de l’ambassade de France en Tunisie, publié ce lundi 8 mai 2017, nous donne un autre éclairage sur le scrutin historique à bien des égards qui a propulsé le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron, au palais de l’Elysée, dimanche 07 mai 2017. Le texte indique que Macron a été choisi par 7129 électeurs sur 7862, contre 460 voix pour Marine Le Pen, ce qui donne à l’ancien ministre des Finances de François Hollande un score affolant de 93,94% des votes en Tunisie (6.06% des suffrages exprimés pour Le Pen).

A noter qu’il y a eu 54 bulletins nuls et 219 bulletins blancs. Autre indication de taille : il y a 16.834 inscrits sur les listes électorales françaises en Tunisie, ce qui signifie qu’un peu plus de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés. L’abstention a donc été deux fois plus forte que dans l’Hexagone, aux alentours de 25%, un record pour un deuxième tour depuis l’élection de 1969…

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Marine Le Pen, candidate du Front national à l’élection présidentielle, qui, comme on le sait, n’a pas la réputation de porter les immigrés dans son coeur, ne s’est pourtant pas démontée il y a quelques jours à Paris en recevant les membres du « Collectif des Africains ». Elle a même fait son petit effet en déclarant que si elle est élue demain dimanche 07 mai 2017, elle affectera 0,7% du PIB français à la « coopération avec l’Afrique », rapporte jeuneafrique.com. Promesse d’une candidate qui a très peu de chances de voir le jour, Le Pen ayant elle-même très peu de chances d’être élue, notamment après sa piètre prestation télévisée du 03 mai 2017, face à Macron, de l’aveu même de ses proches ? Bon, pour le moment ça reste une promesse électorale, même si, comme l’a dit Charles Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

«Les États africains sont abandonnés, l’aide au développement a drastiquement diminué. Je m’engage à consacrer, avant 2022, 0,7% de la richesse française à la coopération avec l’Afrique», a déclaré Le Pen face au collectif. «0,7%, c’est à peu près 15 milliards d’euros, bien plus importants que les 400 millions d’euros actuellement attribués en réalité au développement avec l’Afrique», a ajouté la candidate du Front nationale (FN). « Nous veillerons à la bonne utilisation », a-t-elle déclaré devant une cinquantaine d’activistes.

Et comme cette rencontre ne pouvait pas s’achever sans que Marine Le Pen soit titillée sur les accusations de racisme et de xénophobie, le « Collectif des Africains » a mis les pieds dans le plat. La candidate du FN, droite dans ses bottes, aurait rétorqué c’est une «accusation mensongère», elle affirme qu’elle n’a aucune animosité vis-à-vis des Africains. «Ne croyez pas les oiseaux de mauvais augure qui ne font, par leurs mensonges, que préserver leur rente en manipulant les Africains de France et les Français d’origine africaine», aurait-elle déclaré. «Ils feraient mieux de regarder le bilan désastreux de leur politique», aurait-elle lancé, en taclant «la Françafrique».

Et quand on l’interpelle sur des pays où des scrutins ont été émaillés d’irrégularités, comme le Gabon, Le Pen botte en touche et use volontiers de la langue de bois en mettant en avant la «souveraineté» des nations africaines, se refusant à toute «ingérence» ou «clientélisme», et s’engage, si elle est choisie par les électeurs, à «aider, pousser, insuffler, influencer pour que des élections libres puissent avoir lieu».

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Des activistes de la société civile tunisienne en France ont signé mercredi l’appel des démocrates et progressistes issus de l’immigration pour faire barrage à la candidate à la présidentielle Marine Le Pen.
A quatre jours du second tour de la présidentielle, où les deux finalistes, Emmanuel Macron (La France en Marche) et Marine Le Pen, du parti de l’extrême droite, le Front National, s’affronteront pour gagner la course vers l’Elysée, des activistes de la société civile tunisienne ont signé un appel pour contrecarrer Le Pen.
Plusieurs ressortissants étrangers, signataires de ce document, ont appelé les électeurs à voter, le 7 mai, Emmanuel Macron pour faire barrage à la candidate de la haine, de la discrimination et du repli « .
Selon Mouhieddine Cherbib, l’un des signataires de ce document,  » la priorité pour les ressortissants tunisiens est de battre un danger qui s’appelle Le Pen « .
 » Plusieurs progressistes de différents horizons ont appelé à voter pour Macron même s’ils sont en divergence avec lui sur les questions sociales, le néolibéralisme « , a-t-il noté.
L’économiste Hakim Tounsi a estimé que Le Pen n’a aucune chance de remporter la présidentielle.  » Le Front républicain se mettra en place pour lui faire barrage. Ses propos racistes provocateurs sont de nature à faire du populisme électoral « .
 » En cas de son accession à la présidence, Le Pen n’aura pas de majorité pour gouverner et encore moins de moyens pour réaliser son programme « , d’après Tounsi qui s’est montré confiant quant au sort des migrants tunisiens même en cas de réussite de Le Pen.
 » Aucune crainte donc pour l’avenir de nos compatriotes installés en France qu’ils soient binationaux ou simples résidents « , a rassuré l’économiste.
 » Il n’y aura pas de grands bouleversements par rapport à la situation actuelle avec l’élection d’Emmanuel Macron « , a-t-il dit.
Le directeur du site  » cinéma tunisien « , Mohamed Khiri, a estimé que les électeurs français d’origine tunisienne sont  » face à un dilemme « .
 » Le Pen fait peur et Macron prône un programme libéral qui n’aidera pas les sans-papiers et les étrangers « , selon Khiri.  » Il faut par contre voter pour faire barrage à l’extrême « , a-t-il appelé.
Bouzid Jebali, français d’origine tunisienne ne cache pas sa peur de la montée du Front national qui aura un impact négatif sur les jeunes et les futures générations d’origines étrangères.
Sabrine jeune mariée à un Français d’origine tunisienne, ne se sent pas menacée par le Front national en cas de réussite le 7 mai.
 » Je suis en situation régulière. Mon mari et ma fille sont français « , a témoigné Sabrine qui s’inquiète plutôt par rapport à ses compatriotes tunisiens notamment ceux en situation irrégulière.
 » Le Pen annonce un discours d’exclusion et de rejet de l’autre et des migrants en situation irrégulière « , a-t-elle souligné.
Les deux candidats s’affronteront mercredi soir lors d’un débat télévisé de l’entre-deux tours.

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L’enjeu en ce moment c’est certes le fauteuil du palais de l’Elysée, qui va se jouer ce dimanche 07 mai, mais le répit sera de courte durée pour le vainqueur puisque tout de suite après il faudra aller à la pêche pour les élections législatives. En effet c’est ce scrutin qui permettra au prochain président de la République, ou à la prochaine présidente, de disposer d’une majorité au Parlement pour dérouler son programme. Le souci c’est que quel que soit le vainqueur de dimanche, il aura beaucoup de mal à fédérer autour de lui pour avoir une majorité claire. On le sait, l’ex-ministre des Finances de François Hollande, Emmanuel Macron, n’a pas un grand parti derrière lui, et ce ne sont pas ses alliances avec le Modem de François Bayrou ou éventuellement d’autres formations du centre qui vont résorber cette béance. Idem pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui devra se passer de la formation phare à droite, Les Républicains. D’après le Canard enchaîné, Le Pen a déjà une solution toute trouvée, enfin si on peut dire : Elle envisage de “changer la loi électorale par un référendum” puis tout bonnement dissoudre l’Assemblée nationale si elle remporte le scrutin de dimanche.

Si la nouvelle Assemblée nous est hostile, nous changerons la loi électorale par un référendum organisé dès l’été prochain, puis la Présidente dissoudra l’Assemblée”, a dit Gilles Lebreton, député européen du FN et membre du conseil stratégique de la candidate de l’extrême droite, cité par le journal dans son édition de ce mercredi 3 mai 2017. Cette voie serait radicale, mais ce serait la seule issue pour Le Pen si elle veut s’offrir une chance de gouverner le pays en cas de triomphe dimanche. Dans cette hypothèse, la patronne du FN devrait se farcir une cohabitation avec l’actuelle majorité de gauche, mais son cauchemar serait de courte durée, le temps de fignoler un référendum qui lui ouvrirait une voie royale vers le changement de la loi électorale et déboucher sur la “proportionnelle intégrale”, un vieux rêve du FN, lequel d’ailleurs est en très bonne place parmi les “144 engagements présidentiels” de la candidate et ce, dans tous les scrutins.  Cette disposition donnerait “une prime majoritaire de 30 % des sièges pour la liste arrivée en tête et un seuil de 5% des suffrages pour obtenir des élus”, d’après le programme du parti d’extrême droite. Bref, Le Pen nous prépare un bouleversement total de la vie politique et des institutions françaises !

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A quelques jours du second tour de la présidentielle, le 07 mai 2017, la tension monte dans les deux états-majors en lice – ceux de Emmanuel Macron, étiqueté centre gauche et Marine Le Pen, à l’extrême de la droite – et la France est dans l’expectative. Car une chose est certaine : Le pays aura de toute façon un chef d’Etat atypique, que ce soit Macron, que tous les sondages déclarent vainqueur mais qui n’a pas un appareil politique derrière lui – un parti – ou Le Pen, dont les idées étaient jusqu’il y a quelques années sur le banc de la société. Les choses ont beaucoup changé depuis. Reste le très improbable projet politique et économique du Front national, lequel d’ailleurs vient de subir un sérieux lifting avec la reculade sur un point phare : La sortie immédiate de la zone euro dès que le FN s’emparera des rênes du pouvoir. Marine Le Pen s’est enfin résolue à se ranger derrière ce que les experts disaient depuis belle lurette : La France ne peut pas se défaire aussi facilement de la monnaie européenne commune, sous peine de faire imploser son économie. Il faut croire que cette prise de conscience, tardive certes, a été appréciée par les citoyens, selon les derniers sondages, rapportés M6infos

D’après ces enquêtes, Macron a toujours les faveurs des électeurs, mais l’écart prédit entre lui et la candidate du FN, déjà moins important qu’en 2002 entre Jacques Chirac et le père de Marine, Jean-Marie Le Pen (Chirac a été réélu avec 82,21 % des voix et 17,79 % pour Le Pen), s’amenuise davantage. Macron est désormais crédité de 59% des voix contre 41% pour Marine Le Pen, d’après un sondage réalisé par Kanter Sofres-OnePoint pour le compte du Figaro et de LCI sorti ce mardi 02 mai 2017. La semaine dernière, on en était à 61% d’intentions de vote pour le candidat d’En Marche et 39% pour la candidate du FN. Que s’est-il passé depuis ? Et bien Macron continue d’intéresser les électeurs de droite et de gauche, avec des ralliements en hausse, sauf dans la niche des déçus de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon. Seuls 49% des électeurs de Fillon devraient se déporter sur lui, certes c’est 5 points de plus que dans l’enquête réalisée juste après le premier tour, précise l’institut, mais c’est loin d’être un raz-de-marée. En tout cas pas suffisamment pour se mettre définitivement à l’abri d’une mauvaise surprise ce 07 mai face à Marine Le Pen. C’est un peu mieux avec les électeurs de Mélenchon, qui seraient 52% à choisir la carte Macron.

Mais, on ne le répétera jamais assez : Ce sondage reste une photographie du moment, d’ici dimanche prochain les choses peuvent muter, notamment après le débat de demain mercredi 03 mai 2017 dans la soirée, en direct, entre les deux candidats, une joute qui en a fait trébucher plus d’un dans l’histoire de la vie politique française…

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La chanteuse américaine s’en est pris à la présidente du Front National dans un message incendiaire posté sur les réseaux sociaux, mardi 18 avril, rapporte Le Figaro.

Pour la vestale du disco, la politique n’a pas de frontières. Après avoir affirmé publiquement sa volonté de quitter les États-Unis si Donald Trump était élu à la présidence des USA en 2016, Cher s’attaque aujourd’hui à l’idéologie du parti de Marine Le Pen.

Dans un message incendiaire envoyé sur son compte Twitter mardi 18 avril, la chanteuse âgée de 70 ans a manifesté son inquiétude sur l’éventuelle élection de la candidate du Front National à la présidence de la République française.

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Avec Marine Le Pen à sa tête, le Front national, qui continue de rejeter l’étiquette de parti d’extrême droite, même si ses postures sur l’immigration, l’islam, l’économie, le social disent le contraire, n’a jamais été aussi proche du palais de l’Elysée. La fille du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, a su « ennoblir » des idées qui sentaient le souffre et effrayaient une frange de la population qui tient aux dorures du politiquement correct. Et la mayonnaise a pris. A tel point que le physicien Serge Galam, qui avait réussi le tour de force de prédire le triomphe de Donald Trump à la présidentielle américaine dès l’été 2016, alors que personne ne pariait un dollar sur le républicain, s’est penché sur le phénomène Le Pen. D’après lui ses chances de remporter le scrutin d’avril-mai 2016 ne sont pas négligeables…

Quand le spécialiste des systèmes désordonnés, qui a intégré le Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences Po), parle on l’écoute. Dans un billet publié le 26 mars sur le site de Libération, il a fait savoir que l’ »abstention différenciée » pourrait être favorable à la candidate du Front national. Serge Galam a accordé un entretien à franceinfo sur cette trouvaille qui affole les états-majors des concurrents de Marine Le Pen. Interview :

Franceinfo : Le « plafond de verre », selon vous, est-il toujours efficace pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir ? 

Serge Galam : Le « plafond de verre », c’est ce « bouclier » qui empêche le Front national d’accéder au pouvoir. Il explique le fait qu’à chaque fois, ou presque, qu’un candidat du FN franchit le premier tour, dans notre système électoral, il perd au second. Et notamment à la présidentielle. Pourquoi ? Parce que l’ensemble des partis de droite et de gauche refusent toute alliance avec ce parti. Dès qu’un candidat du Front national est en lice, il y a une mobilisation des électeurs pour l’empêcher de passer, ce qu’on a appelé « le front républicain ».

Mais, aujourd’hui, il y a deux facteurs nouveaux. D’une part, s’il n’a jamais franchi la barre des 50% au second tour, le FN a tendance à augmenter ses scores aux élections. D’autre part, une fraction de l’électorat en a assez de se déplacer aux urnes pour voter « contre ». En 2017, l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République reste très improbable. Le sondage le plus favorable que j’ai vu pour elle la créditait de 45% des voix au second tour, contre 55% à François Fillon. Contre Emmanuel Macron, elle obtiendrait 40%. Mais « improbable » ne signifie pas « impossible », en raison d’une mobilisation qui s’est érodée.

C’est ce que vous appelez « l’abstention différenciée » ?

Oui, c’est à ce moment-là qu’intervient l' »abstention différenciée ». Les électeurs qui ont l’intention de voter Marine Le Pen veulent vraiment voter pour elle, et ils se déplaceront. Dans l’hypothèse d’un second tour où le FN serait présent, une part substantielle des électeurs déclarent qu’ils n’iront pas voter pour François Fillon ou pour Emmanuel Macron, mais uniquement contre Marine Le Pen. Et beaucoup ne le feront pas. Une partie d’entre eux va se dire : « C’est trop dur pour moi de voter pour François Fillon, même contre Marine Le Pen ». L’aversion sera si forte qu’ils n’iront pas.

D’autres, pour d’autres raisons, vont tenir un raisonnement analogue à l’égard d’Emmanuel Macron. Chaque candidat ayant des chances de se qualifier au second tour « désactive » ainsi des électeurs potentiels. On peut donc supposer que l’abstention, par rapport aux intentions de vote, sera moindre pour Marine Le Pen que pour son adversaire au second tour.

Et là, vous sortez votre calculette, avec une formule pour mesurer le taux d' »abstention différenciée »… et les chances de Marine Le Pen de gagner ?

Oui. Si les électeurs de Marine Le Pen se mobilisent fortement, et ceux de son adversaire nettement moins, elle peut gagner. Il faut bien comprendre qu’elle peut gagner, même avec des intentions de vote inférieures à celles de son adversaire, s’il y a un fort écart entre les taux de participation pour l’un et pour l’autre. Pour un taux donné de participation pour Marine Le Pen, on peut calculer le taux d’abstention pour son challenger qui lui permet de gagner. J’ai mis au point une formule mathématique pour le calculer.

Prenons un exemple avec une participation globale de 79% au second tour et 44% d’intentions de vote pour Marine Le Pen. Si 90% des personnes qui indiquent vouloir voter pour elle le font réellement, et que 70% de ceux annonçant qu’ils voteraient pour son concurrent le font réellement, elle obtient une majorité de 50,25%. Autrement dit, il existe un seuil de participation critique pour son challenger. Si celui-ci ne l’atteint pas, Marine Le Pen peut gagner.

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A l’heure où presque tous les sondages donnent la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017, l’ambassadeur de France au Japon, Thierry Dana, prend clairement ses distances avec l’extrême droite, rapporte l’AFP. Dans une tribune qui sera publiée dans l’édition du journal Le Monde de demain jeudi 09 mars 2017, l’ambassadeur a fait savoir qu’il lui était impossible de « servir » Le Pen si elle gagnait la présidentielle. Thierry Dana pose là un acte qui pourrait faite tache d’huile dans le milieu très réservé et feutré de la diplomatie.

« Si les éléments de la tragédie française qui se mettent en place devaient conduire à son élection, je me placerais en réserve de toute fonction diplomatique », a écrit l’ambassadeur.  Ce dernier a apostrophé Mme Le Pen en ces termes : « La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance ».

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réagi en affirmant que « ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur » de prendre position de la sorte, mais que les fonctionnaires ont la possibilité de faire valoir le « droit de retrait ». Une façon implicite d’appuyer cette sortie et de tacler la présidente du FN, que rien ne semble ne semble pouvoir stopper…
Quant au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, il a invité les diplomates à s’astreindre au « devoir de réserve et au principe de neutralité ».
« Dans un contexte de montée du populisme, il convient de garder son sang-froid, sauf à prendre le risque de contribuer à alimenter la démagogie dirigée contre les fonctionnaires (…) En tant que citoyen, chacun pourra peser, selon ses convictions et en exerçant son droit de vote, sur un choix essentiel pour notre pays », a indiqué Ayrault.

Thierry Dana doit normalement être réaffecté cet été, pour une destination inconnue, mais il a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, « la mort dans l’âme (…), plutôt que de servir la diplomatie du Front national ». Il pourrait faire des émules a en croire la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, sur Twitter : « Très beau texte de mon homologue à Tokyo ». A ajouter à ce que disent de nombreux diplomates, qui se posent de « vraies questions » et ne sont « pas du tout » certains de pouvoir cohabiter avec un exécutif d’extrême droite…

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Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), un parti d’extrême droite, a du souci à se faire. En effet le Parlement européen, où elle siège, a levé ce jeudi 02 mars son immunité pour qu’elle s’explique devant la justice sur la diffusion, sur Twitter, de vidéos où on voit des éléments de Daech commettre des atrocités. La dirigeante du FN avait balancé ces films en décembre 2015 ; face au tollé, elle avait argué qu’elle a publié ces vidéos pour conscientiser les citoyens sur les horreurs commises au nom de l’islam, un filon qu’elle exploite à fond pour gonfler les rangs de ses sympathisants. Les juges du parquet de Nanterre s’en étaient émus et avaient ouvert une information judiciaire contre Mme Le Pen pour « diffusion d’images violentes ». Elle risque 5 ans de prison…

« Je suis députée, je suis dans mon rôle quand je dénonce Daech », a-t-elle déclaré ce jeudi matin sur la chaîne de télévision LCP, avant que ses collègues du Parlement européen ne scellent son sort. Elle a ajouté qu’on avait affaire à « une enquête politique » et qu’elle cherchait juste à s’insurger contre le « parallèle ignoble » établi par le journaliste Jean-Jacques Bourdin entre le groupe EI et le FN.

Mais ce ne sont pas les seuls ennuis judiciaires de la favorite du premier tour de l’élection présidentielle française, en avril 2017. En effet elle est accusée d’être sortie du cadre fixé par la loi en rémunérant ses assistants parlementaires de manière illicite. D’ailleurs sa cheffe de cabinet est sous le coup d’une mise en examen pour ces faits.

Jusqu’ici Mme Le Pen avait rejeté toutes les convocations des juges dans le cadre de ces affaires, s’adossant sur son immunité parlementaire, mais avec cette levée pour le dossier Daech, la justice s’approche dangereusement de la députée européenne…

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Marine Le Pen a annoncé ce mardi qu’elle ne rembourserait pas les 300 000 euros que le Parlement européen lui réclame pour des soupçons de fraude relative à l’emploi d’assistants parlementaires au Front national, rapporte l’AFP.

Les soupçons portent sur Catherine Griset, assistante accréditée au Parlement européen pendant plusieurs années, mais qui en réalité ne travaillait pas dans les locaux de l’institution. Elle était à l’époque secrétaire, puis cheffe de cabinet de la dirigeante du Front national.

Le Parlement estime que Griset exerçait une « activité reconnue » au siège du parti à Nanterre, sous l’autorité directe de Marine Le Pen. Cette dernière avait reçu une première lettre de recouvrement en ce sens mi-décembre.

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L’unique suspect de la fusillade qui a fait six morts, dimanche soir, dans une mosquée de Québec était connu sur les réseaux sociaux comme un partisan de la présidente du Front Nationalr, Marine Le Pen, et décrit par ses camarades d’université comme un « introverti impopulaire ».

Selon les informations rapportées par Reuters, Alexandre Bissonnette, âgé de 27 ans, a été mis en examen pour homicide avec préméditation lundi et tentative d’homicide. Les policiers « considèrent qu’il s’agit d’un loup solitaire ».

Il était inconnu des services de police. Selon un message publié sur la page Facebook du collectif « Bienvenue aux réfugié.es – Ville de Québec », il était en revanche « connu de plusieurs militants à Québec pour ses prises de positions identitaires, pro-Le Pen et anti-féministes à l’université Laval et sur les réseaux sociaux ».

Sur son profil Facebook, le jeune homme indique des intérêts divers. Il y plébiscite Marine Le Pen, Donald Trump, le Parti séparatiste québecois, mais aussi le Nouveau Parti démocratique canadien, de gauche, l’Armée de défense d’Israël, le groupe de thrash metal américain Megadeath et la chanteuse pop Katy Perry.

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François Fillon, après la tempête Trump aux USA, que personne n’a vu venir, est la preuve vivante que les sondages ne font pas la loi. En effet hier dimanche 27 novembre, les électeurs et sympathisants de droite ont plébiscité, lors du deuxième tour de la primaire de la droite, dans la perspective de la présidentielle d’avril 2016, le flegmatique ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs évincé de la course à la présidentielle au 1er tour de la primaire. Le modéré Alain Juppé, classé plutôt au centre de la droite, n’a guère eu plus de chance face à Fillon, lui qui était pourtant grandissime favori… toujours selon les fameux sondages.

Pendant que l’actuel maire de Bordeaux et ancien Premier ministre de Jacques Chirac prend la direction de sa ville pour y faire le deuil de son destin national, un rêve qu’il a frôlé, les mêmes sondages reviennent pour nous dire que si la présidentielle était organisée aujourd’hui, Fillon sortirait vainqueur du premier tour avec 32% d’intentions de vote. Marine Le Pen, le trublion de l’extrême droite, serait la suivante, mais assez loin derrière – elle est créditée de 22% d’intentions de vote. L’enquête a été réalisée par Odoxa pour le compte de France Télévisions le 25 novembre 2016, mais n’a été dévoilée qu’après le triomphe de Fillon.

Le sondage est allé plus loin en imaginant un premier tour où 10 candidats croiseraient le fer, 10 hommes et femmes aux postures politiques très différentes. A part Fillon et Mme Le Pen, on a donc l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron (13% d’intentions de vote) , qui vient de quitter le navire pour jouer sa carte perso, au grand dam du président François Hollande ; puis on a le chef de file du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon (12%), un habituel de ce rendez-vous, même s’il n’est jamais allé au-delà. Puis on a, en cinquième position, le malheureux Hollande qui ne recueillerait que 8% des suffrages ; ensuite le centriste François Bayrou (6%), brillant candidat, percutant, mais condamné à jouer les seconds rôles depuis un moment.

Pour être complet sur la question, au second tour, Odoxa prédit un plébiscite de François Fillon, 71% d’intentions de vote, contre 29% pour la candidate du Front national. On aurait, à peu de choses près, un « remake » du psychodrame de l’élection de 2002 où, après l’élimination surprise du candidat de gauche Lionel Jospin, qui avait pourtant été, de l’avis des observateurs, un bon Premier ministre, le président sortant, Jacques Chirac, bataillait au second tour contre le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen, papa de Marine. S’était formé à l’époque un « front républicain » contre Le Pen, sur la base de valeurs anti-racistes, de tolérance, d’ouverture, de multiculturalisme, etc., et Chirac avait fini par écraser son adversaire avec un score de 82,21% des voix. Mais la France a bien changé depuis, avec une montée du nationalisme et de la xénophobie, comme du reste un peu partout en Europe, et même aux Etats-unis. Et Fillon, qui a été directeur de campagne de Sarkozy en 2007 et a appliqué sans rechigner pendant des années sa politique, dure et agressive, n’a rien à voir avec Chirac…

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