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marzoui, jebali, gouverneurs

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« Il est temps de se mettre au travail

« Il est temps de se mettre au travail, vive la Tunisie, vive la révolution, vive l’Etat démocratique » a dit le chef de l’Etat Moncef Marzouki, dans une allocution devant les membres du gouvernement, au terme de la cérémonie solennelle de prestation de serment du Chef du gouvernement Hamadi Jbali, samedi dernier à Carthage, devant le président provisoire de la République.
Le nouveau cabinet composé de 41 membres (30 ministres, 11 secrétaires d’Etat, sans compter les 4 ministres conseillers de Jbali) avait obtenu, vendredi dernier, la confiance de l’Assemblée nationale constituante avec une majorité de 154 voix sur les 217 que compte l’assemblée. La cérémonie de passation des pouvoirs pour le nouveau gouvernement se déroulera, ce  lundi 26 décembre 2011, au siège du Premier ministère à la Kasbah.
Plus politique et de partage de ce qui reste du pouvoir entre les membres de la troïka, que technocrates et de spécialistes des domaines où ils ont été affectés, le nouveau gouvernement manque cruellement d’expérience alors qu’il s’apprête à faire face aux «7 travaux d’Hercule». Un gouvernement, qui a fait table rase de toutes les compétences d’une Administration tunisienne, qui a pourtant su et pu tenir le pays dans un fragile équilibre, malgré les pressions, politiques, financières, sociales et syndicales. Mais passons. La démocratie à la mode Nahdhaouie est déjà passée par là.
Après la prise des sièges du pouvoir et le raz-de-marée qui devra suivre dans les cabinets de ces différents ministères, cette même Administration tunisienne risque fort de vivre le même tsunami des ministères.
Gouvernorats, établissements, entreprises et offices publics, devraient ainsi être très prochainement concernés par le dernier acte de la grande lessive qui devrait terminer la mainmise d’Ennahdha sur le reste des structures de l’Etat. Ceci devrait lui permettre d’avoir en mains tous les leviers de la gouvernance du pays.
Dans un premiers temps, 24 gouverneurs de régions devront plier bagages et rempiler chez eux, pour laisser la place à de nouvelles autorités régionales, plus en phase et plus loyalistes à l’égard des nouvelles autorités désormais en place. Suivraient, logiquement, toutes les directions régionales que les Gouverneurs devraient avoir aussi entre les mains pour la bonne transmission des directives nationales au niveau régional.
Dans un second temps, pas moins de 300 entreprises, établissements et offices publics, devraient voir leurs postes, de PDG au moins, changer de mains. On voit en effet comment le Chef du gouvernement, qui avait tenu à avoir la Banque Centrale sous sa tutelle directe, pourrait accepter de se dessaisir des postes des premiers dirigeants des entreprises publiques (banques, entreprises industrielles et commerciales), établissements publics et offices (Office des céréales, Office de l’huile, office du tourisme, Office du développement régional etc.).
La boucle de cette mainmise sur tous les étages du pouvoir par le parti islamiste Ennahdha, devrait être bouclée par les élections municipales. Cela n’a pas été encore officiellement annoncé, mais cela ne saurait tarder. Le 28 novembre, Ali Laaridh, actuel ministre de l’Intérieur, avait déjà lancé l’idée d’une élection municipale en mars prochain. Le premier pas vers sa concrétisation, à notre sens, a déjà été franchi par la dissolution de l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les Elections). Et si ces élections ne reviennent pas, encore une fois, entre les mains du ministère de l’intérieur, cela se fera certainement à travers une nouvelle instance des élections.
Tout cela ressemblerait, à première vue, à de la politique-fiction. Le compte à rebours avait déjà commencé et tout ce que nous disions des dangers de la Constituante, se sont vérifiés et cette dernière a dévié de son objectif principal (mettre au point une nouvelle Constitution) pour s’arroger les pouvoirs, législatif et exécutif. Nous avions déjà alerté sur l’ampleur des pouvoir que voulait se donner Hamadi Jbali pour tenir tout l’Etat entre ses seules mains et cela s’est aussi largement vérifié. Le nouveau Chef du gouvernement travaille en fait dans le cadre d’un plan établi. Ce dernier devrait permettre au parti islamiste tunisien, même si le gouvernement Jbali ne dure qu’une année ou une année et demie, de s’assurer que le pouvoir restera entre ses mains s’il s’avèrerait impossible de proroger les 18 mois.
Khaled Boumiza

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