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Matériels roulants, Tourisme, Tunisie

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Avec 23 concessionnaires, le secteur des matériels roulants constitue un secteur stratégique pour l’industrie tunisienne. Toutefois, ce domaine est en proie aux difficultés depuis des années, et ce ne sont pas les derniers événements qui en sont la seule cause. C’est un secteur qui a beaucoup souffert sous l’emprise du clan Ben Ali-Trabelsi, surtout  celle du président déchu, qui a avait exercé une mainmise quasi-totale sur ce secteur… C’est le diagnostic posé par Bakhta Toumi, responsable chargée des matériels roulants au sein du ministère du Commerce et du Tourisme dans une interview à African Manager.

Pouvez-vous nous présenter le secteur des matériels roulants ?

C’est un produit libre à l’importation, mais il est soumis à un contrôle technique qui se résume en un cahier des charges contenant les clauses et les obligations. Il est important de noter que ce cahier des charges d’Août 1995 a été modifié. Actuellement, il n’y a pas une obligation d’exporter mais un encouragement à l’investissement.

La révolte populaire et les émeutes qui ont suivi la chute du régime de Ben Ali ont engendré une certaine crainte chez les entreprises étrangères, et ont engendré des retombées économiques négatives. Quelles perspectives s’y attachent ?

Au début, il faut dire que cette révolution est une victoire pour les Tunisiens. A ce propos, il est important de voir le bon côté de la révolution que le pays est en train de vivre. C’est pourquoi il faut profiter de cette occasion pour séduire les investisseurs étrangers qui seront désormais convaincus de s’implanter sur notre site, mais ce ne serait possible que les lorsque les efforts seront  déployés afin de restaurer le calme et la stabilité dans notre pays. Le premier effet positif est déjà avéré : Notre pays a gagné une réputation de valeur qui lui a permis d’être au niveau des concurrents à l’échelle internationale et a pu défier ses rivaux surtout avec la présence des filiales des grands équipementiers de niveau mondial… Il est à rappeler qu’en Tunisie la plupart des fournisseurs des constructeurs mondiaux sont d’origine étrangère et leur chiffre ne cesse d’évoluer de jour en jour. Cela témoigne de la forte attractivité de notre site en offrant aux équipementiers étrangers un environnement idéal pour développer leurs activités à l’exportation.
De toutes les façons, les investisseurs se sont intéressés à une implantation dans notre pays pour des raisons de confiance, de proximité et de coût, sachant que la Tunisie, c’est aussi le lieu où l’on reconnaît l’existence des ressources humaines très compétentes et qualifiées. Pas de craintes à ce niveau.

D’éminents efforts ont été déployés pour regagner la confiance des industriels étrangers en envoyant des messages positifs qui visent à remettre en place le calme, la reprise du travail et le rattrapage des retards de livraison. Dans cette perceptive, la Tunisie est invitée de renforcer les facilités et les encouragements pour attirer des IDE dans ce domaine, et de  ne pas manquer de soutenir, au même degré, les investissements propres tunisiens, et ce en encourageant le financement de ce type de projets porteurs.

Comment jugez-vous la situation des matériels roulants à la lumière des récents événements en Tunisie ?

Il y aura un grand changement dans les matériels roulants répartis et destinés aux différentes sociétés. Suite à la libération du secteur, une nouvelle grille de distribution sera mise en place afin de veiller à une répartition équitable des matériels, contrairement à ce qui se passait avant à cause de la dominance de plusieurs acteurs faisant partie de la famille de l’ancien président et ses alliés.

Si vous donnez un aperçu sur le bilan de cette activité pour la période écoulée ?

Le secteur des matériels roulants a connu une évolution considérable. Les exportations en valeur ajoutée ont évolué, elles sont estimées à environ 511 millions de dinars en 2009 contre 502 millions de dinars pour atteindre 378 millions durant les neuf mois de l’année 2010. En termes d’importations, le secteur a réalisé aussi une évolution suite à la baisse des droits de consommation en passant de 47 mille dinars en 2002 à 74 mille dinars en 2010 dont 19 mille dinars pour les voitures utilitaires et 54 mille pour les véhicules particuliers

Qu’attendez-vous comme engagement de la part du ministère de la tutelle qui pourrait promouvoir ce domaine ?

Il est impératif actuellement de libéraliser le secteur. Travailler selon l’offre et la demande sans procéder à un programme précis. Les orientations s’articulent autour du développement et la modernisation des services et infrastructures de transport, la maîtrise des coûts, l’amélioration de la sécurité et le renforcement de la compétitivité des entreprises opérant dans ce secteur. Nous sommes heureux et très optimistes quant à l’avenir de ce secteur. Toute fois, il faut préserver les acquis et étudier les lacunes en les favorisant pour mieux aller à l’avant. Accorder, d’autre part, plus d’attention au transport commun de façon à mieux contribuer à l’effort national dans la relance.

Wiem Thebti

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