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Maxula, emploi, Economie, Tunisie

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Selon les premières évaluations, le ralentissement de l’activité économique aurait coûté entre 5 et 8 milliards de Dollars (Financial Times), soit environ 8% du PIB. Le secteur du tourisme, qui emploie presque 400.000 personnes, directement et indirectement et représente 5,7% du PIB, est au point mort.

Les estimations revoient la croissance économique du pays à la baisse et l’on anticipe  que cette dernière atteindra, en 2011, un peu plus que 2% du PIB contre une performance de 3.8 % en 2010.

En dépit de la dépréciation conjoncturelle des pivots de croissance économique que sont les IDE (33.56 Milliard de $ en 2010 et ont enregistrés une croissance de 7.7 % par rapport a 2009), Exportations et Consommation, les constats demeurent conjoncturels et le fléchissement épisodique et passager. Dès que les usines et les exportations reprennent incessamment, la Tunisie reprendra son rôle de locomotive de la zone MENA et de lion de l’Afrique.

Pour conserver son statut d’eldorado émergent de l’investissement, la Tunisie doit s’appuyer sur les synergies de ses relations stratégiques avec l’Europe et l’exposition à de nouvelles tendances telles que la Chine et l’Amérique sans négliger son positionnement sur le continent Africain qui réalise une croissance notable. Le capital humain en perpétuelle adaptation aux besoins du marché et l’infrastructure solide et moderne constituent les atouts de cette ouverture économique.

D’un point de vue économique:

Les rapports mondiaux de compétitivité classent la Tunisie aujourd’hui sur le podium du continent, divers critères quantitatifs et qualitatifs sont pris en considération (environnement institutionnel, stabilité macro-économique, infrastructure, santé, enseignement et formation des ressources humaines, innovation et efficience et tailles des marchés).

En outre, le taux de croissance annuel de la Tunisie (3.8% en 2010) semble être de plus en plus synchronisé avec le taux de croissance annuel de ses principaux partenaires commerciaux européens. Ceci traduit une forte dépendance des pays européens pour les recettes d’exportation, le tourisme, les envois de fonds, et les entrées d’IDE (33.56 milliard de $ en 2010) qui sont restés élevées au cours de la dernières décennie.

Les envois de fonds et les recettes du tourisme (5,7% du PIB en 2010) ont été globalement stables.
Contre vents et marées, la Tunisie a poursuivi sa volonté de diversification de son portefeuille basée sur la croissance et l’édification des activités à intensité technologique.

En effet, la structure de l’économie tunisienne a évolué au cours des dix dernières années, avec un recours accru aux services, 49.8% du PIB en 2010 et, dans une moindre mesure, sur les industries mécaniques et électriques (vecteur de croissance) 31.9% du PIB. La proximité de l’Europe, la qualification des ressources vives sont parmi les atouts dont a disposé la Tunisie pour transformer son économie en une réelle « success story ».

Par ailleurs, la Tunisie a montré par le passé une grande capacité à contenir les effets de choc économique comme en témoigne ses réserves en devises (11.23 milliard de $ en 2010, + 1.6% qu’en 2009), l’équivalent de 6 mois d’importations.

L’économie tunisienne a suivi une bonne période de croissance, révélée par un taux de croissance de l’ordre de 4.4% sur les 20 dernières années, en dépit des challenges et des nécessités tels qu’endiguer le déficit de la balance courante (-1.389 Milliard de $ en 2010, +12,5% qu’en 2009) et le maintien du rythme des réformes pour tirer pleinement avantage des ouvertures économiques. De plus, la Tunisie réussit à maîtriser l’inflation grâce au renforcement des règles concurrentielles (nonobstant la dérobade de certains produits introduits illégalement par les proches de Ben Ali et qui n’ont pas participés au système fiscal et douanier normal) et l’appréciation de la productivité (16.11 milliard de $ d’exportation en 2010, +11,7% qu’en 2009)* et ce bien que des fluctuations des prix du pétrole et du secteur alimentaire à l’échelle internationale.
L’ouverture de l’économie a été un vecteur prépondérant dans le succès des choix économiques du pays. L’Europe compte pour 76%* des exportations des biens et services, 90%* des transferts nets, 83% du tourisme, 73%* des IDE.

Risques et opportunités

Le principal risque donc, mise à part cette situation conjoncturelle, auquel la Tunisie fait face est représenté par un ralentissement de la reprise dans la zone Euro qui représente 69.2 % des exportations.  Le Gouvernement de la Tunisie doit donc rester vigilant quant à la situation dans la zone Euro, la loi des finances complémentaire de 2010 exige des ajustements de la politique budgétaire, si la situation qui prévaut dans les pays partenaires européens s’aggrave. Un coussin de dépenses non affectées de l’ordre de 1 ½ % du PIB pourrait être utilisé si nécessaire dans la seconde moitié de 2011.

La relance à court terme passe par la consommation locale mobile de stabilisation de l’emploi, la réinjection des liquidités monétaires dans l’économie locale (plus particulièrement vers le bas de la pyramide sociale) élément de dépense maximale pour entretenir et accroitre la vitesse de circulation et de conversion (4.47 fois en 2010) de la monnaie en richesse. Inciter les pays amis et partenaires économiques (particulièrement l’UE) à concrétiser leurs engagements par des actions réelles (IDE, tourisme, partenariat publics privés, aide à la formation…).

Sur une note directe, la Tunisie est plus susceptible de reporter la négociation de son emprunt de 2011 jusqu’à ce que des horizons économiques plus avantageux et plus solides se présentent.

Dans l’ensemble, la Tunisie restera dans une position extérieure solide, avec un niveau confortable de ses réserves, a 9 milliards de $ (environ 6 mois d’importations) et le service de la dette prévoit d’honorer 450 millions € le 7 avril et 15 milliards ¥ (€134 millions) le 27 septembre.

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Selon les premières évaluations, le ralentissement de l’activité économique aurait coûté entre 5 et 8 milliards de Dollars (Financial Times), soit environ 8% du PIB. Le secteur du tourisme, qui emploie presque 400.000 personnes, directement et indirectement et représente 5,7% du PIB, est au point mort.

Les estimations revoient la croissance économique du pays à la baisse et l’on anticipe  que cette dernière atteindra, en 2011, un peu plus que 2% du PIB contre une performance de 3.8 % en 2010.

En dépit de la dépréciation conjoncturelle des pivots de croissance économique que sont les IDE (33.56 Milliard de $ en 2010 et ont enregistrés une croissance de 7.7 % par rapport a 2009), Exportations et Consommation, les constats demeurent conjoncturels et le fléchissement épisodique et passager. Dès que les usines et les exportations reprennent incessamment, la Tunisie reprendra son rôle de locomotive de la zone MENA et de lion de l’Afrique.

Pour conserver son statut d’eldorado émergent de l’investissement, la Tunisie doit s’appuyer sur les synergies de ses relations stratégiques avec l’Europe et l’exposition à de nouvelles tendances telles que la Chine et l’Amérique sans négliger son positionnement sur le continent Africain qui réalise une croissance notable. Le capital humain en perpétuelle adaptation aux besoins du marché et l’infrastructure solide et moderne constituent les atouts de cette ouverture économique.

D’un point de vue économique:

Les rapports mondiaux de compétitivité classent la Tunisie aujourd’hui sur le podium du continent, divers critères quantitatifs et qualitatifs sont pris en considération (environnement institutionnel, stabilité macro-économique, infrastructure, santé, enseignement et formation des ressources humaines, innovation et efficience et tailles des marchés).

En outre, le taux de croissance annuel de la Tunisie (3.8% en 2010) semble être de plus en plus synchronisé avec le taux de croissance annuel de ses principaux partenaires commerciaux européens. Ceci traduit une forte dépendance des pays européens pour les recettes d’exportation, le tourisme, les envois de fonds, et les entrées d’IDE (33.56 milliard de $ en 2010) qui sont restés élevées au cours de la dernières décennie.

Les envois de fonds et les recettes du tourisme (5,7% du PIB en 2010) ont été globalement stables.
Contre vents et marées, la Tunisie a poursuivi sa volonté de diversification de son portefeuille basée sur la croissance et l’édification des activités à intensité technologique.

En effet, la structure de l’économie tunisienne a évolué au cours des dix dernières années, avec un recours accru aux services, 49.8% du PIB en 2010 et, dans une moindre mesure, sur les industries mécaniques et électriques (vecteur de croissance) 31.9% du PIB. La proximité de l’Europe, la qualification des ressources vives sont parmi les atouts dont a disposé la Tunisie pour transformer son économie en une réelle « success story ».

Par ailleurs, la Tunisie a montré par le passé une grande capacité à contenir les effets de choc économique comme en témoigne ses réserves en devises (11.23 milliard de $ en 2010, + 1.6% qu’en 2009), l’équivalent de 6 mois d’importations.

L’économie tunisienne a suivi une bonne période de croissance, révélée par un taux de croissance de l’ordre de 4.4% sur les 20 dernières années, en dépit des challenges et des nécessités tels qu’endiguer le déficit de la balance courante (-1.389 Milliard de $ en 2010, +12,5% qu’en 2009) et le maintien du rythme des réformes pour tirer pleinement avantage des ouvertures économiques. De plus, la Tunisie réussit à maîtriser l’inflation grâce au renforcement des règles concurrentielles (nonobstant la dérobade de certains produits introduits illégalement par les proches de Ben Ali et qui n’ont pas participés au système fiscal et douanier normal) et l’appréciation de la productivité (16.11 milliard de $ d’exportation en 2010, +11,7% qu’en 2009)* et ce bien que des fluctuations des prix du pétrole et du secteur alimentaire à l’échelle internationale.
L’ouverture de l’économie a été un vecteur prépondérant dans le succès des choix économiques du pays. L’Europe compte pour 76%* des exportations des biens et services, 90%* des transferts nets, 83% du tourisme, 73%* des IDE.

Risques et opportunités

Le principal risque donc, mise à part cette situation conjoncturelle, auquel la Tunisie fait face est représenté par un ralentissement de la reprise dans la zone Euro qui représente 69.2 % des exportations.  Le Gouvernement de la Tunisie doit donc rester vigilant quant à la situation dans la zone Euro, la loi des finances complémentaire de 2010 exige des ajustements de la politique budgétaire, si la situation qui prévaut dans les pays partenaires européens s’aggrave. Un coussin de dépenses non affectées de l’ordre de 1 ½ % du PIB pourrait être utilisé si nécessaire dans la seconde moitié de 2011.

La relance à court terme passe par la consommation locale mobile de stabilisation de l’emploi, la réinjection des liquidités monétaires dans l’économie locale (plus particulièrement vers le bas de la pyramide sociale) élément de dépense maximale pour entretenir et accroitre la vitesse de circulation et de conversion (4.47 fois en 2010) de la monnaie en richesse. Inciter les pays amis et partenaires économiques (particulièrement l’UE) à concrétiser leurs engagements par des actions réelles (IDE, tourisme, partenariat publics privés, aide à la formation…).

Sur une note directe, la Tunisie est plus susceptible de reporter la négociation de son emprunt de 2011 jusqu’à ce que des horizons économiques plus avantageux et plus solides se présentent.

Dans l’ensemble, la Tunisie restera dans une position extérieure solide, avec un niveau confortable de ses réserves, a 9 milliards de $ (environ 6 mois d’importations) et le service de la dette prévoit d’honorer 450 millions € le 7 avril et 15 milliards ¥ (€134 millions) le 27 septembre.

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