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médecins, Tunisie

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Les résidents et les internes des 4 facultés de médecine ont entamé une grève générale pour protester contre le projet de loi qui oblige les médecins spécialistes à travailler dans les régions de l’intérieur avant de s’installer dans le secteur privé. ...

Les résidents et les internes des 4 facultés de médecine ont entamé une grève générale pour protester contre le projet de loi qui oblige les médecins spécialistes à travailler dans les régions de l’intérieur avant de s’installer dans le secteur privé.

On ne peut que respecter le droit à la grève des futurs médecins et exprimer notre solidarité vis-à-vis de leur lutte pour améliorer leurs conditions de travail. Néanmoins, il est nécessaire d’attirer l’attention de nos jeunes confrères sur le fait que le manque flagrant de médecins spécialistes dans les régions de l’intérieur constitue un mal qui ronge le secteur de la santé et la médecine tunisienne depuis des années. En effet , des spécialités vitales telles que la gynécologie, la pédiatrie, la cardiologie, l’anesthésie réanimation et les spécialités chirurgicales manquent énormément dans ces hôpitaux . Cette situation prive nos concitoyens des soins élémentaires et vitaux , les exposant à la dégradation de leur état de santé et menace leur vie.

Le paradoxe c’est que nous ne manquons pas de médecins spécialistes , puisque nos quatre facultés de médecine en forment chaque année des dizaines. Malheureusement , cette richesse extraordinaire est mal répartie car la quasi-majorité est déployée dans les grandes villes et les régions côtières alors que les régions intérieures restent désertes ou presque.

Ce mal dont souffre notre système de santé a été diagnostiqué depuis des années (et avant même la révolution) et plusieurs traitements ont été essayés , mais en vain : augmentation salariale consistante, prime du travail dans les régions de l’intérieur, activité privée complémentaire .

Le ministère de la santé prévoit , lors de chaque année des dizaines de postes de médecins spécialistes dans les régions de l’intérieur , mais malheureusement les médecins refusent d’y aller ,malgré les avantages alléchants. Ils préfèrent s’installer dans le secteur privé dans les grandes villes où ils trouvent leur compte.

Après 3 ans d’une révolution dont l’un des principaux mobiles était , justement , le déséquilibre régional, le problème reste entier. Le gouvernement issu du 23 octobre n’a fait aucune réforme dans ce domaine et s’est limité à la reconduction de la même politique de l’ancien régime déchu.

Que faire alors pour affecter des médecins spécialistes dans les hôpitaux des régions de l’intérieur ?

L’instauration du travail obligatoire dans les régions de l’intérieur pour les médecins spécialistes pourrait être une solution même transitoire (pendant 10 ans) pour pallier à ce manque flagrant fortement ressenti par nos concitoyens .La durée de ce travail obligatoire peut être réduite de 3 à 2 ans , et une série de nouvelles incitations peuvent être négociées avec les syndicats, notamment des situations particulières et des primes pour les candidats à ce travail obligatoire .

Certains jeunes confrères refusent le travail obligatoire sous prétexte de l’absence de conditions optimales pour l’exercice médical dans les hôpitaux régionaux. D’une part, les hôpitaux régionaux sont assez bien équipés (chirurgie, radiologie, laboratoire….) ,d’autre part , la situation peut et doit être améliorée . Une mise à niveau de ces hôpitaux (locaux, équipements, personnel paramédical, administration) est plus que nécessaire pour répondre aux besoins des citoyens. D’ailleurs, l’exercice des spécialistes dans ces hôpitaux devrait engager les décideurs à leur procurer le matériel médical nécessaire et à améliorer les conditions du travail du personnel médical et paramédical .

Les hôpitaux régionaux constituent un bon terrain de stage pour les médecins en formation, vu le nombre important de patients qui les fréquentent et la pathologie variée observée dans ces centres. C’est pour cela qu’il est pertinent de transformer ces hôpitaux régionaux en centres hospitalo-universitaires pouvant accueillir des stagiaires dans toutes les catégories.

L’instauration de facultés de médecine à proximité de ces centres hospitalo-universitaires permettra de garantir le décollage du secteur de la santé dans ces régions.

Les jeunes médecins ne doivent pas se sentir visés par le système de travail obligatoire , car d’autres corps de métiers sont obligés ,d’une façon ou d’une autre , à travailler dans les régions de l’intérieur tels que les instituteurs, les professeurs, les universitaires ,les juges , les agents de police et les administrateurs dans tous les domaines dont le fonctionnement repose sur le roulement des affectations dans les régions intérieures …Les médecins sont de plus en plus pointés du doigt et même accusés…c’est pour cela qu’ils doivent montrer leur engagement dans l’effort national de lutte conte le déséquilibre régional qui mine la cohésion sociale.

Les conditions de vie sont parfois difficiles dans certaines régions de l’intérieur , ce qui peut décourager les jeunes médecins qui craignent le dépaysement et l’isolement. Mais l’accueil chaleureux connu chez nos concitoyens de ces régions et leur générosité peuvent compenser ces difficultés et permettre aux jeunes médecins de vivre une expérience professionnelle et personnelle enrichissante.

*Abdelmajid Mselmi

Docteur, professeur agrégé en médecine, ancien secrétaire général adjoint du syndicat des hospitalo-universitaires, et membre du bureau exécutif du parti joumhouri

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Les résidents et les internes des 4 facultés de médecine ont entamé une grève générale pour protester contre le projet de loi qui oblige les médecins spécialistes à travailler dans les régions de l’intérieur avant de s’installer dans le secteur privé. ...

Les résidents et les internes des 4 facultés de médecine ont entamé une grève générale pour protester contre le projet de loi qui oblige les médecins spécialistes à travailler dans les régions de l’intérieur avant de s’installer dans le secteur privé.

On ne peut que respecter le droit à la grève des futurs médecins et exprimer notre solidarité vis-à-vis de leur lutte pour améliorer leurs conditions de travail. Néanmoins, il est nécessaire d’attirer l’attention de nos jeunes confrères sur le fait que le manque flagrant de médecins spécialistes dans les régions de l’intérieur constitue un mal qui ronge le secteur de la santé et la médecine tunisienne depuis des années. En effet , des spécialités vitales telles que la gynécologie, la pédiatrie, la cardiologie, l’anesthésie réanimation et les spécialités chirurgicales manquent énormément dans ces hôpitaux . Cette situation prive nos concitoyens des soins élémentaires et vitaux , les exposant à la dégradation de leur état de santé et menace leur vie.

Le paradoxe c’est que nous ne manquons pas de médecins spécialistes , puisque nos quatre facultés de médecine en forment chaque année des dizaines. Malheureusement , cette richesse extraordinaire est mal répartie car la quasi-majorité est déployée dans les grandes villes et les régions côtières alors que les régions intérieures restent désertes ou presque.

Ce mal dont souffre notre système de santé a été diagnostiqué depuis des années (et avant même la révolution) et plusieurs traitements ont été essayés , mais en vain : augmentation salariale consistante, prime du travail dans les régions de l’intérieur, activité privée complémentaire .

Le ministère de la santé prévoit , lors de chaque année des dizaines de postes de médecins spécialistes dans les régions de l’intérieur , mais malheureusement les médecins refusent d’y aller ,malgré les avantages alléchants. Ils préfèrent s’installer dans le secteur privé dans les grandes villes où ils trouvent leur compte.

Après 3 ans d’une révolution dont l’un des principaux mobiles était , justement , le déséquilibre régional, le problème reste entier. Le gouvernement issu du 23 octobre n’a fait aucune réforme dans ce domaine et s’est limité à la reconduction de la même politique de l’ancien régime déchu.

Que faire alors pour affecter des médecins spécialistes dans les hôpitaux des régions de l’intérieur ?

L’instauration du travail obligatoire dans les régions de l’intérieur pour les médecins spécialistes pourrait être une solution même transitoire (pendant 10 ans) pour pallier à ce manque flagrant fortement ressenti par nos concitoyens .La durée de ce travail obligatoire peut être réduite de 3 à 2 ans , et une série de nouvelles incitations peuvent être négociées avec les syndicats, notamment des situations particulières et des primes pour les candidats à ce travail obligatoire .

Certains jeunes confrères refusent le travail obligatoire sous prétexte de l’absence de conditions optimales pour l’exercice médical dans les hôpitaux régionaux. D’une part, les hôpitaux régionaux sont assez bien équipés (chirurgie, radiologie, laboratoire….) ,d’autre part , la situation peut et doit être améliorée . Une mise à niveau de ces hôpitaux (locaux, équipements, personnel paramédical, administration) est plus que nécessaire pour répondre aux besoins des citoyens. D’ailleurs, l’exercice des spécialistes dans ces hôpitaux devrait engager les décideurs à leur procurer le matériel médical nécessaire et à améliorer les conditions du travail du personnel médical et paramédical .

Les hôpitaux régionaux constituent un bon terrain de stage pour les médecins en formation, vu le nombre important de patients qui les fréquentent et la pathologie variée observée dans ces centres. C’est pour cela qu’il est pertinent de transformer ces hôpitaux régionaux en centres hospitalo-universitaires pouvant accueillir des stagiaires dans toutes les catégories.

L’instauration de facultés de médecine à proximité de ces centres hospitalo-universitaires permettra de garantir le décollage du secteur de la santé dans ces régions.

Les jeunes médecins ne doivent pas se sentir visés par le système de travail obligatoire , car d’autres corps de métiers sont obligés ,d’une façon ou d’une autre , à travailler dans les régions de l’intérieur tels que les instituteurs, les professeurs, les universitaires ,les juges , les agents de police et les administrateurs dans tous les domaines dont le fonctionnement repose sur le roulement des affectations dans les régions intérieures …Les médecins sont de plus en plus pointés du doigt et même accusés…c’est pour cela qu’ils doivent montrer leur engagement dans l’effort national de lutte conte le déséquilibre régional qui mine la cohésion sociale.

Les conditions de vie sont parfois difficiles dans certaines régions de l’intérieur , ce qui peut décourager les jeunes médecins qui craignent le dépaysement et l’isolement. Mais l’accueil chaleureux connu chez nos concitoyens de ces régions et leur générosité peuvent compenser ces difficultés et permettre aux jeunes médecins de vivre une expérience professionnelle et personnelle enrichissante.

*Abdelmajid Mselmi

Docteur, professeur agrégé en médecine, ancien secrétaire général adjoint du syndicat des hospitalo-universitaires, et membre du bureau exécutif du parti joumhouri

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Suite à la grève illimitée entamée, mardi 4 octobre 2011, par les médecins exerçant au sein des Caisses de l’assurance maladie et des caisses de sécurité sociale, le ministère des Affaires sociales précise, dans un communiqué, que cette grève lancée sans préavis est, formellement, illégale.

Dans ce communiqué, le ministère ajoute que le code du travail stipule l’obligation d’émettre un préavis de grève dix jours à l’avance, de fixer sa durée et d’avoir, au préalable, l’accord de grève de la Centrale syndicale.

Le ministère explique que, conformément à l’article 101 du statut du personnel, des établissements de la sécurité sociale, les cadres médicaux et paramédicaux sont soumis au régime salarial de la Santé publique tout en bénéficiant, en plus, du 13ème mois, ce qui accorde à ces cadres des salaires supérieurs à ceux appliqués dans la Santé publique.

Le ministère fait remarquer que la prime de rendement réclamée par le personnel médical implique une augmentation mensuelle de 700 dinars en moyenne par personne et des répercussions sur les secteurs similaires, ce qui nécessite une étude approfondie et un dialogue avec toutes les parties concernées et c’est ce qui a été fait, indique le ministère tout en appelant le syndicat à la reprise du travail et à la poursuite du dialogue pour assurer la continuité du service dans l’intérêt des assurés sociaux.

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