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Demain jeudi 5 janvier devrait se tenir à la Kasbah, en principe, un CIM sur le thème des Médias publics. Un secteur dont le fardeau devient lourd, tant en nombre qu’en responsabilité sociale et même politique. En effet, côté TV, l’Etat tunisien en possède, deux télévisions (Wataniya 1 et 2), quatre radios (La Nationale, radio Jeune, Radio culture, Panorama et RTCI) sans oublier les 5 radios régionales, et deux journaux écrits (La Presse et Assahafa) de manière directe. Mais l’Etat tunisien a aussi mis la main, par le biais de la confiscation, sur deux radios (Zitouna et Shems Fm) et deux journaux papier (Assabah et Le Temps).
De fait et par le nombre, l’Etat tunisien contrôle deux télévisions, 18 radios et 3 journaux dans un paysage média national qui compte en outre une dizaine de radios privées et 6 chaînes télévisées. L’Etat tunisien semble être en situation de domination, mais semble peu s’en soucier, d’autant qu’il n’arrive pas à définir une stratégie claire par rapport à ce grand nombre d’entreprises publiques, un peu spéciales, dont il ne sait plus quoi faire.

⦁ Des médias en situation de concubinage avec l’Etat

En effet, les gérer directement mettrait le gouvernement dans la délicate position de l’ingérence dans les lignes éditoriales de ces organes de presse, qui crieraient alors à l’indépendance des médias. C’est pourtant le budget de l’Etat qui finance deux chaînes de télévision et 9 radios publiques.
La redevance audiovisuelle, récoltée à travers la Steg (Société tunisienne d’électricité et du gaz), y participe sans arriver à couvrir tous les coûts des médias publics, surpeuplés, irrespectueux des règles de la fonction publique et dont 95 % du budget va à la masse salariale des 17 médias publics (radios et TV détenues directement par l’Etat). Des médias publics, désertés par le gouvernement dont les ministres préfèrent s’exprimer, sur instructions des bureaux de presse successifs de toutes les équipes de l’après révolution, sur les ondes et les plateaux des privés.
Des gouvernements qui les accusent même, sous cape, de ne pas être «des nôtres» et de ne pas «nous aider», comme nous l’a confié officieusement une source à La Kasbah. Des gouvernements qui ont toujours nommé les premiers responsables de ces médias, sans pour autant même les inviter lors des différentes rencontres informelles de l’exécutif avec les médias de la place.

⦁ Des privées, déficitaires et invendables, par peur ou manque de volonté

Des médias publics, financés par l’argent du contribuable et délaissés, libres mais abandonnés comme des enfants naturels. Des médias, soit déficitaires comme les «Wataniya», soit équilibrés sur le fil du rasoir comme les radios dont la situation a fait l’objet d’une lettre confidentielle de la HAICA au chef du gouvernement, qui sont obligées de recourir au crédit bancaire pour faire face à leurs charges, soit encore administrativement et socialement problématiques comme chez La Presse, qui perd d’énormes parts de marché en matière de publicité.

Côté médias confisqués, s’en débarrasser, c’est d’abord devoir trouver le meilleur moyen de vendre des organes de presse devenus invendables après six ans de difficultés financières, de tout l’Etat et de son budget qui ne peut plus accorder des subventions, d’autant que les médias confisquées restent encore dans une situation de concubinage, ni fonction publique, ni secteur privé. Des médias déficitaires, comme le cas de «Dar Assabah» où les deux syndicats (UGTT et journalistes) demandent la privatisation, face à un gouvernement qui ne sait pas s’il doit restructurer avant ou vendre à vil prix actifs et passifs confondus et qui hésite même à céder, sans avoir la volonté de sauver cet important groupe de presse. Déficitaire aussi et s’y enfonce avec les charges de son siège et le million DT de charges salariales, la radio Shems devenue un véritable tremplin politique, au moins pour deux de ses anciens administrateurs. Une radio qui perd du terrain et où l’Etat est toujours en procès avec le propriétaire de sa licence. On ne parlera pas de Zitouna, première radio religieuse, 2ème en taux d’audience, un temps rattachée au secteur public, mais toujours lorgnée par des parties extérieures qui retardent toute décision à son propos.

⦁ Que fera Chahed, ou plutôt ses conseillers ?

Des médias donc dans une situation des moins enviables où le seul souci du gouvernement semble désormais être celui des nominations dans une procédure où les pressions, le copinage et la surenchère l’emportent sur la compétence et l’audit des résultats. Une manière de redistribuer les dividendes de la révolution dans un jeu de chaises musicales et de partage du gâteau !

A La Kasbah, le DG des radios a été viré comme un malpropre et en public, par le chargé de communication, lorsque le premier se prononce contre une proposition de distribuer la redevance audiovisuelle entre médias publics et privés. A l’avenue de la liberté, c’est le bal des préposés à tel ou tel poste sans souci de déstabiliser toute une institution. Au Hilton, les bruits d’une nouvelle nomination qui l’emportent sur le bruit des machines de production. Au Lac, ce sont des commérages sur un des candidats qui aurait refusé le poste de président du conseil pour des raisons matérielles. A la rue Garibaldi, c’est encore des bruits sur un départ ou un transfert et le remue-ménage d’une pétition sans aucun souci des véritables problèmes d’une des institutions du monde de la presse en Tunisie.
A l’heure où se déroule, ou se prépare, ce fameux CIM, 3 personnes semblent être les véritables dépositaires de l’avenir des médias tunisiens, devant un chef de gouvernement qui semble, selon nos informations, rester amorphe devant cette situation où le concubinage (ni public, ni privé et les deux à la fois) le dispute à la mauvaise gestion (taxe audiovisuelle à redistribuer, dettes et pertes d’argent, face à l’inertie et le manque de volonté pour trancher). Seuls transparaissent les marchandages et c’est dommage. Mais bon, la plus belle des filles ne peut donner que ce qu’elle a. Et dans ce cas rien, lorsqu’on ne connait des médias, au premier degré, que le micro et la caméra du ‘4ème pouvoir’ et rien des coulisses !

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Le 21 décembre 2016, Béji Caïed Essebssi aura passé deux années jour pour jour à la tête de l’une des deux têtes de l’exécutif, la présidence de la République tunisienne. Le 31 décembre au soir, il profitait de l’allocution de souhaits pour la nouvelle année 2017 pour faire ce qu’on pourrait appeler son bilan. Il l’avouera lui-même dans ce bilan «doux-amer», la Tunisie n’aura «pas réussi à réaliser les résultats économiques attendus. Le chômage, la pauvreté et la marginalisation des régions intérieures demeurent».
C’est un fait, mais BCE préfère ne pas trop s’y attarder. «Nous avons aussi réalisé des choses importantes. En premier lieu, nous avons gagné une bataille contre le terrorisme, celle de Ben Guerdane grâce aux sacrifices des habitants de la région et le courage de nos forces de sécurité. A défaut, nous aurions maintenant un Emirat Salafiste à Ben Guerdane, sur nos terres», dit-il à juste titre, surtout en parlant de bataille et non de guerre.
Il mettra aussi dans «notre» crédit l’accord de Carthage et le GUN qui en est issu, sans oublier à son habitude d’écorcher les partis qui ne reconnaissent pas ce document, en les comparant à une pierre jetée dans la mer. Il mettra aussi dans la case des réussites, la tenue de «Tunisia 2020» et ses promesses de 34 Milliards DT, sans oublier d’écorcher cette fois la presse qui mettait en doute la réalisation de ces promesses, en annonçant que «la moitié [Ndlr : des 34 Milliards DT] sera réalisée (…) et ce n’est pas peu de chose». Attendons quand même de le voir, même si par cela, nous risquons d’être classés parmi «ceux qui hurlent en dehors de la meute», comme il n’a pas manqué de le dire !

⦁ La belle médaille et son revers moins reluisant !

BCE reste tout de même «optimiste, malgré les difficultés». Il en veut pour preuve «le retour à la production» et donne le secteur du phosphate en exemple. Il serait certainement le seul et les chiffres de l’INS sur l’indice de production le confirment. BCE donne aussi l’exemple du tourisme qui aurait repris, sans oublier de dire «et même en provenance d’Allemagne», comme s’il voulait répondre aux cassandres qui prédisent un reflux des touristes allemands en réponse à l’attentat de Berlin. Le chef de l’Etat se félicite enfin de l’aide divine apportée à la Tunisie, par des pluies dans toutes les régions. Dieu aurait-il, sans qu’on le sache, voté BCE ?

Toujours est-il que le bilan de ces deux années de présidence BCE, c’est aussi et d’abord un ancien candidat qui a trahi ses électeurs. Arrivé à Carthage par un «vote utile» sous l’enseigne du parti anti-Ennahdha et avant le «Pacte de Carthage», il débute son mandat par le «Pacte de Paris». Une rencontre avec le chef des Islamistes tunisiens qui marquera le début d’un règne à deux, alors que Nidaa devait être le parti gouvernant, comme il est d’usage dans les démocraties les plus anciennes.
Deux années à Carthage, c’est aussi deux gouvernements et une instabilité politique dont BCE était à l’origine, puisqu’il était le 1er à appeler à la démission du gouvernement Habib Essid. Une instabilité politique qui est certainement derrière le peu ou prou de résultats économiques et sociaux.
Deux années où BCE s’était senti à l’étroit dans ses habits d’un chef de l’Etat qui n’avait presque pas de prérogatives et qui n’avait de cesse d’essayer de se faire de se faire plus de place dans cette chaise à deux qu’est constitutionnellement l’exécutif tunisien.

⦁ BCE-Médias : «Je t’aime, moi non plus» !

Mais le bilan de 2 années BCE doit aussi être dressé sur le plan de la communication. En effet, les relations du chef de l’Etat avec la presse tunisienne n’ont jamais été au beau fixe, mais plutôt du genre «je t’aime … moi non plus», avec un zeste d’aversion, presque du dédain.
Déjà Premier ministre du second gouvernement de l’après révolution, il s’en prenait à une journaliste de la télévision qui lui faisait remarquer que «la séance de questions au gouvernement s’était transformée en un procès », en lui demandant, moqueur, sans en avoir l’air et sous le rire brouillant d’Iyadh Ben Achour, «quel âge as-tu» ?. Une remarque qui pouvait sembler désobligeante pour une Dame, qui ne manque pas de le lui faire élégamment remarquer. Et BCE de lui rétorquer avec un «Dieu te vienne en aide. Il faut que tu grandisses … et il serait mieux que tu changes de politique», en référence à la nature de sa question qui semble l’avoir fortement dérangé.

En novembre 2014, devenu président, c’est par une réaction qui rappellerait presque le fameux «Bonté divine» d’un certain Moncef Marzouki que BCE s’illustre. Dans une réaction de colère manifeste, devant une journaliste qui interrompait sa citation d’un verset du Coran en l’interpellant sur la nomination du chef du gouvernement, il se retourne avec un regard révolver et tonne en arabe dialectal «Rouh Rahhiz», un mot presqu’une insulte, qui pourrait signifier «va te faire …[Ndlr : Voir chez les Grecs]». Retrouvant ses esprits, il s’explique par un reproche. «De quel chef de gouvernement parles-tu. Tu ne vois pas que je récite le coran ? Tu n’as pas honte ?».
A un autre journaliste il rétorquait «Qui es-tu ? Un journaliste toi ?». Et de poursuivre, devant le journaliste qui déclinait son identité professionnelle, «qu’ils soient maudits s’ils sont comme toi» les journalistes.
Une autre fois, face à un journaliste de l’émission télévisée «Merci de votre présence », il lui jette carrément ses notes au visage, lorsque l’animateur lui dit que «Rached Ghannouchi dit que vous vous présentez souvent comme étant aux premières loges» du pouvoir.
La dernière sortie de ses gonds face aux journalistes, du chef de l’Etat tunisien, a eu lieu lorsque ce dernier rendait visite aux blessés de l’accident routier entre un train et un véhicule de transport. Et lorsque le journaliste d’Attassia (Chaîne TV La 9) lui demande quelles mesures comptait-il prendre, il réagit d’abord, en protégeant ses yeux des torches des caméras, en demandant «qui m’a posé une question ?». Et devant le journaliste qui déclinait le nom de sa chaîne, il lui répond dans un sarcasme colérique et sous les rires de Noureddine Bhiri : «Tu ne devrais pas être ici … ni 9ème, ni 8ème, ni 5ème ».

⦁ «Foutez-nous la paix quand même !»

Et lorsque un second journaliste insistant lui repose la question sur les décisions à prendre pour endiguer le fléau des accidents de la route, il répond tout aussi sarcastique «vous ne m’avez donc pas compris. Ou est-ce que vous êtes là pour que je vous le redise… si vous n’avez pas compris, ce n’est pas la peine [Ndlr : que je le dise]», avant de s’en prendre carrément à toute la presse en l’interpellant par un «Honte à vous. Dès que vous parlez, vous perturbez l’opinion publique».
Avant cela, c’est cet écart présidentiel devant un journaliste français qui tentait de s’approcher de François Hollande venu à Tunis en mars 2015 à l’occasion de l’attentat du Bardo. Remarquant le journaliste, BCE lui propose d’abord ironiquement : «Vous voulez venir avec nous ?», avant d’enchaîner avec un «Foutez-nous la paix quand même, merde», ce qui amusera le chef de l’Etat français et Bertrand Delanoë, présents à côté de lui
Manifestement, le chef de l’Etat qui n’arrive pas à être le président de tous les journalistes, n’aime pas trop la presse, ou n’en aimerait qu’un certain genre, et n’arrive pas encore à se faire au ton libéré de cette presse issue de l’après révolution et qu’il n’avait pas connue ainsi lorsqu’il n’était encore que ministre de Bourguiba. Dans son entourage en tout cas, ne pivote qu’un nombre, restreint et choisis, de journalistes et de médias.
Côté communication, l’ancien candidat de Nidaa Tounes pour les présidentielles ne semble plus aimer les meetings populaires et leurs discours enflammés. Mais peut-être n’y a-t-il plus rien qui l’enflamme lui-même après avoir pris la citadelle de Carthage. Devenu chef d’Etat, BCE se fait aussi rare sur les plateaux TV. Mais peut-être ne voudrait-il plus prendre le risque du direct pour éviter de se mettre en rogne, ou peut-être s’en prendre encore à la presse. BCE préfère désormais, au moins avec la presse locale, les interviews «arrangées» pour éviter ses coups de tête ou «montées» comme ce fut le cas de son allocution de fin d’année.
En deux ans à Carthage, BCE n’arrive toujours pas à endosser tout l’habit de son premier locataire, Habib Bourguiba, et à s’inspirer de son véritable don et art de la communication !

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Dans un récent rapport, intitulé «la pluralité politique dans les médias audio-visuels au cours du 1er trimestre 2016 », la Haute autorité du secteur, la HAICA a donné le taux de présence de chaque parti politique dans ces médias, à travers le temps consacré à chacun des partis lors des interventions dans les programmes de ces chaînes. Des interventions qui restent, à 91 % phallocrates (11,7 % sur Al Hiwar et 10,3 % sur Al Wataniya. Les plus « féministes ».

Selon la HAICA donc, le parti islamiste tunisien Ennahdha domine la scène médiatique en Tunisien. Elle affirme que le parti de Rached Ghannouchi occupe 24,46 % de tout l’espace des interventions dans les médias tunisiens (Voir le détail et la méthodologie sur HAICA) au cours du 1er semestre 2016 , suivi par Nida Tounes avec seulement 16,08 %, le Front Populaire avec 12,52 % de l’espace média. Un espace média où la politique domine avec 35,85 % des interventions, suivie de l’économie et du terrorisme. Le divertissement ne représente que 2,59 % des programmes des médias télévisés, où les débats politiques sont de rigueur avec 64,88 % des programmes TV.

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Toujours selon le rapport de la HAICA, les partis occupent plus d’espace dans les médias tunisiens que les institutions gouvernantes. C’est ainsi que l’espace consacré à la présidence de la République, au cours de la période du 1er semestre 2016, ne représente que 6,5 % des interventions, soit presque 14 heures et 17 minutes, le gouvernement, avec un peu plus de 66 heures, représente 30,1 % de l’espace. En premier, ce sont les députés représentant les partis présents à l’ARP dont le présence est dominante avec 53,6 %.

  • Les médias TV public et Ennahdha

Sur les chaînes TV, on remarque, selon les chiffres de la HAICA, que Ennahdha occupe la 1ère place des interventions sur la Wataniya 1 avec 20,71 du temps des interventions, loin devant le FR (Front Populaire) avec 18,39 % et 15,88 % pour Nida Tounes. Ennahdha domine aussi les interventions sur la Wataniya 2 avec 24,5 %, loin devant le FP (17,33%) et Nidaa (16,77 %). Contrairement à l’impression générale que dégage l’omniprésence d’un chroniqueur connu pour ses liens avec Ennahdha, ce parti n’occuperait que la seconde place des interventions sur la chaîne TV Al Hiwar Attounsi avec 17,3 %, loin derrière Nida Tounes avec 23,8 % , Al Horra avec 11,6 % et le FP (Front Populaire) en 4ème place.

Ennahdha domine les interventions télévisées avec 23,46 % sur Hannibal TV, loin devant Nida Tounes avec 16,49 % et le FP en 3ème place avec 16,45 % du temps des interventions au cours du 1er trimestre 2016. Ennahdha 1èreaussi sur Attassia TV avec 27,51 % des interventions, juste devant le FP, 2ème  plus grand intervenant et Nida Tounes n’est que 3ème . Ennahdha encore 1ère  avec 22,92 % des intervention sur Nessma TV, où Nida n’occupe que la seconde place avec 22,10 % du temps des interventions. En 3ème place sur Nessma… le parti «Harak Tounes Irada» de Moncef Marzouki (13,42 %).

Chez la chaîne TNN TV, c’est le FP qui domine le temps d’intervention des représentants des partis politiques, où il est majoritaire avec 20,17 %. 18,79 % sont pour Ennahdha qui y occupe la seconde place et la 6ème place pour Nida (6,27  %) qui n’est pas loin du CPR (5 %). Sur Al Janoubiya, c’est Le mouvement tunisien «Harakat Attounssi» qui a pris 42,69 % des interventions, devant le parti «Neo-Destour» et Al Horra. Nida n’est qu’à la 4ème place et Ennahdha en 5ème place.

Si les TV consacrent plus de temps à Ennahdha qu’au reste des partis de la place à l’ARP, les Radios tunisiennes semblent être plus Nida Tounes qu’Ennahdha. En effet, selon la HAICA, Nidaa Tounes a occupé 19,21 % du temps des interventions de l’ensemble des intervenants de la scène politique,  devant Ennahdha avec seulement 14,48 %, presqu’au même niveau que le Front Populaire avec 14,27 % des interventions.

  • Radio Jeune et le Front Populaire

Dans le classement par Radio, la RTCN, c’est le parti islamiste Ennahdha qui domine les interventions avec 20,32, le FP derrière et Nida Tounes en 3ème position. Ennahdha domine aussi sur Shems FM (16,7 % des interventions) et Nida et le FP respectivement 2ème et troisième. Sur Radio Jeune, c’est le FP qui domine avec 17,43 % des interventions, Nida juste derrière et Ennahdha en 3ème position. Chez Mosaïque FM, c’est Nida Tounes qui dominait les temps d’interventions avec 22,1 % de part, le FP en seconde position et Ennahdha en 3ème . Le parti islamiste n’est qu’à la 4ème positions sur Express FM (11,72 %), loin derrière Nida Tounes (26,93 %), le FP (13,18 %) et Al Horra en 3ème position avec 12,49 % du temps d’antenne. Le rapport de la HAICA qui n’a pas scanné les temps d’antenne de toutes les radios, termine avec Radio Med où Nida a occupé la première place des intervention (18,81 %), Al Horra en 2ème, le FP en 3ème et Ennahdha en 5ème.

  • Position politique ou simple disponibilité des intervenants ?

Derrière ces classements, tant TV que Radios, comme ne l’a pas expliqué la HAICA, il est difficile sinon impossible de voir une quelconque appartenance politique, les médias tenant avant tout à leur indépendance. Il y a, par contre, d’abord le fait que Ennahdha, comme Nida ou le FP, restent les plus importants acteurs de la scène politique, ceux qui font en quelque sorte l’actualité, qui est elle-même le menu principal de tous les plateaux radio et TV.

Il y a ensuite la disponibilité des uns et des autres à répondre aux sollicitations  de ces plateaux. Là encore, force est de reconnaître que les représentants d’Ennahdha se montrent plus disponibles que les autres, au sein d’un parti qui a mis au point, bien avant les autres et dont certains sont en manque flagrant, une stratégie média capable de s’adapter à tous et à tout et d’être même présente sur plusieurs médias en même temps et à la fois, avec tours un casting différent et à toute épreuve.

En face, ce n’est un secret pour personne, c’est un parti (Nida) fissuré, démantelé, sans politique commune de communication, un ensemble d’ego, indisciplinés qui n’obéissent à aucune instruction. Nida rate ainsi l’occasion de traduire, par une présence médiatique à l’image de son poids politique virtuel, son poids politique réel. Dans les médias, les plateaux ont horreur du vide. Le temps pressant, c’est à celui qui  répond le premier. Ces médias, dont personne ne peut remettre en question le professionnalisme et où le pluralisme se traduit malgré tout, prêchent pourtant et malheureusement par un manque de souci de l’équilibre. Un manque, rappelons-le, qui n’est certainement pas voulu !

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L’organisation Article 19 a dénoncé, mercredi, les menaces qui pèsent, selon elle, sur la liberté de la presse en Tunisie appelant les autorités, les instances indépendantes et les médias à s’engager dans la défense de ces libertés, inscrites dans la nouvelle Constitution.
Dans une déclaration, Article 19 fustige les tentatives d’ingérence dans les médias estimant que « la répétition des tentatives d’intimidation, des journalistes et blogueurs et les poursuites engagées à leur encontre constituent autant de menaces qui pèsent sur la liberté d’expression ».
L’organisation a fait le point des pressions  » présumées  » exercées sur la chaîne de télévision « Attassia » pour ne pas diffuser une interview de l’ancien président Moncef Marzouki outre des poursuites judiciaires engagées à l’encontre de la blogueuse et cyber-activiste Lina Ben Mhenni, accusée d’outrage à agent public.
Autres cas relevés par Article 19: l’interpellation, le 17 septembre courant, du journaliste et correspondant de l’unité  » Rasd  » relevant du Centre de Tunis pour la liberté de la presse à Gabes, Moez Jamaii à la suite d’une altercation avec des agents de l’ordre et la polémique suscitée par le film Iranien « Muhammad, le messager de Dieu ».
« De telles pressions exercées sur le travail journalistique, éditorial et artistique, attestent de l’existence d’un risque de retour à la censure et à l’autocensure », a averti l’organisation, rappelant que la liberté d’expression et d’information, telle que protégée par les articles 31, 32 et 49 de la Constitution, est un droit fondamental reconnu à toute personne.
Article 19 a appelé les présidences de la République et du gouvernement à lancer une enquête sur les accusations d’interférence dans la ligne éditoriale des médias en allusion à la chaine de télévision  » Attassia  » pour sanctionner toute personne dont l’implication dans cette affaire sera prouvée.
Article 19 a exhorté les acteurs concernés à accélérer le processus de la mise en place d’une instance d’autorégulation, en l’occurrence,  » un conseil de Presse « , pour remplir le rôle de médiateur et de défenseur de la liberté de presse.

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La Haute Autorité Indépendante De la Communication Audiovisuelle (HAICA) œuvre en partenariat avec le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) et la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) pour la création d’un site web dédié aux femmes expertes dans différents domaines en vue de faciliter la communication avec les journalistes et les représentants des institutions médiatiques, a déclaré Radhia Saidi, membre de la HAICA.
S’exprimant, lundi à Tunis, lors d’une table ronde sur le thème « Les Femmes dans les médias et leur rôle dans la valorisation des compétences féminines » organisée par la Chambre nationale des Femmes Chefs d’entreprises à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la promulgation du Code de Statut Personnel, Radhia Saidi a précisé que le site électronique comporte une liste des expertes, leurs CV et toutes les données nécessaires pour les contacter.
« La création de ce site s’inscrit dans le cadre d’un projet global initié par la HAICA pour renforcer la présence de la Femme dans les médias » a-t-elle dit.
De son côté, Wided Bouchamaoui, présidente de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) a indiqué que la présence de la femme dans les médias demeure timide, soulignant la nécessité d’organiser des sessions de formation intensive pour les Femmes afin de leur permettre de surmonter les obstacles socioculturels qui les empêchent d’avoir une forte présence sur la scène médiatique.
Pour sa part, Hamida El Bour, PDG de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a indiqué que la présence timide de la Femme dans les médias ne se limite pas aux pays arabes mais concerne, également, les pays développés, appelant, à favoriser l’égal accès des hommes et des Femmes aux médias.
A ce sujet, Soukeina Abdessamed, secrétaire générale du SNJT a indiqué que les médias sont des entreprises qui cherchent à commercialiser leurs produits, ce qui les poussent, a-t-elle dit, à choisir les invités qui ont une présence influente. C’est pourquoi, a-t-elle, dit, la femme est appelée à imposer sa présence dans e paysage médiatique.

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D’après Radhouane Ben Salah

« Une cabale sans fondement basée sur des informations complètement erronées et frisant la mauvaise foi est menée depuis deux jours sur les réseaux sociaux et les journaux électroniques », affirmé la Fédération tunisienne de l’hôtellerie dans un communiqué rendu public mercredi 13 juillet 2016.

« Quand une universitaire connue par sa modération et son nationalisme en arrive à qualifier le boycott de l’hôtellerie tunisienne de «Devoir national» et encourage les Tunisiens à passer leurs vacances à l’étranger, la Fédération tunisienne de l’hôtellerie se doit de réagir et de rappeler que l’hôtellerie tunisienne reste la composante dominante du tourisme tunisien aux effets induits importants sur beaucoup de secteurs vitaux. Un tel boycott inciterait à ne pas consommer tunisien au profit des produits étrangers et aurait des effets négatifs sur notre économie déjà affaiblie par une conjoncture difficile » explique la FTH.

Le secteur qui a besoin d’un élan national pour se relever après les attentats terroristes qui l’ont visé de plein fouet, ne peux supporter ce genre de polémiques fallacieuses attisées par une élite qui n’a pas pris la peine de s’assurer de la véracité de ses informations.

Le devoir national est plutôt de faire des critiques objectives basées sur des informations réelles et visant à améliorer les prestations hôtelières et l’image de la destination. Il suffit de consulter les sites de réservations internationaux pour se rendre compte que les prix pratiqués envers les Tunisiens ne sont pas discriminatoires. Des prix qui varient selon la catégorie des hôtels et qui ne correspondent nullement aux chiffres avancés sur plusieurs médias.

La Fédération tunisienne de l’hôtellerie insiste, enfin, sur l’importance que revêt le marché local pour l’hôtellerie tunisienne et assure de sa volonté à mettre en place toutes les mesures nécessaires pour répondre aux mieux aux attentes de ce marché stratégique.

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Le chef de l’État a réussi un incroyable tour de force pour tenter de sortir le pays de la crise, mais il va être difficile à trouver un accord avec le Front Populaire…

Dans une interview accordée jeudi soir à la télévision nationale, le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi a réussi un incroyable tour de force qui a fait jaillir la première étincelle qui a rassemblé quasiment toutes les forces autour de sa vision « d’un gouvernement d’union nationale ».

Cependant, l’accord va être difficile à trouver avec le Front Populaire qui considère la proposition du président de la République comme « un aveu de l’existence d’une crise au sein de l’actuel gouvernement qui a échoué sur tous les plans. »

À cet égard, le député du Front Populaire au sein de l’ARP, Jilani Hammami, s’exprimant vendrediau cours d’une émission télévisée à Al Watania, persiste et signe sur la nécessité de « faire d’abord un diagnostic des crises qui secouent le pays, élaborer un plan de sauvetage ensuite, et enfin, suivre les vrais responsables de cette situation désastreuse !

Par ailleurs, le dirigeant du Front populaire Jilani Hammami a précisé à ce propos que « la Tunisie ne peut sortir de sa crise qu’à la faveur de nouveaux choix et programmes nationaux, démocratiques et sociaux », affirmant que l’initiative de son parti « revendique une nouvelle base de discussion.

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Le secrétaire général de l’UGTT, après un long retrait médiatique, s’est rendu à Elhiwar Ettounsi

« Nous ne cherchons pas à nous immiscer dans un gouvernement qui, il est clair, s’enfonce dans ses propres échecs et qui prétend n’avoir besoin de personne, ni du dialogue ni de la concertation pour établir un meilleur équilibre social. »

C’est ce qu’a laissé entendre Houcine Abassi, vendredi soir sur le plateau 24/7, tout en  renouvelant l’attachement de la centrale syndicale à continuer à jouer un rôle national en faveur, dit-il, des « couches sociales et des régions désavantagées ».

En effet, le secrétaire général de l’UGTT, après un long retrait médiatique, s’est rendu, ce vendredi 6 mai 2016, chez Meriem Belkadhi sur Alhiwar Ettounsi, pour répondre aux critiques dont son organisation et ses « troupes » font l’objet, notamment « son appétence pour la politique et son envie de s’immiscer dans des champs « de compétence exclusive du gouvernement », selon les termes utilisés par certaines parties.

Mais cela ne nous écarte pas de nos obligations envers la Tunisie, persiste-t-il à dire .

« Nous disons à ceux-là que ces attaques visent à faire passer des lois impopulaires pour imposer des solutions politiques et sociales en contradiction avec les choix du peuple. Les tentatives de réduire au silence l’UGTT ne l’empêcheront pas de jouer son rôle historique dans les domaines politique et social en toute responsabilité », a défié le secrétaire général.

« Ce n’est pas nous qui cherchons l’escalade. Néanmoins, depuis la Révolution, on a vu défiler de nombreuses personnalités de la politique sur les plateaux des talk-shows qui, malheureusement, ouvrent une porte énorme à certains, qui se plaisent à déformer l’image de l’UGTT », martèle-t-il.

« Je n’apparais pas souvent dans les médias, quoique c’est sans doute un passage obligé pour atteindre les gens. Donc il est grand temps que je sois plus porté à accepter les invitations des journalistes pour parler en direct à la société civile », estime M. Abassi.

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Les travaux du 28ème congrès de l'Organisation des Nations unies pour

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a annoncé le lancement de la première édition du prix des médias pour la région Proche-Orient et l’Afrique du Nord (MENA). Ce prix destiné aux journalistes, cible les productions en arabe, en français et en anglais, qui traitent des sujets ayant trait à la pénurie de l’eau, l’Initiative de la FAO sur la résilience et la sécurité alimentaire et la petite agriculture, le développement rural Inclusif, les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU et la Décennie d’action sur la nutrition (2016-2025).

Le prix sera décerné durant les années paires, pour le différencier des dates du prix de A.H.Boherma, prix remis par la FAO aux journalistes durant les années impaires.

Exceptionnellement, pour son lancement, le prix sera remis au premier tour, cette année, lors de la Journée
Mondiale de l’Alimentation (JMA) prévue le 16 octobre 2016.

Il sera remis au lauréat dans son pays de résidence par le Représentant de la FAO, au cours des célébrations de la Journée Mondiale de l’Alimentation.

TAP

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Pas moins de 400 millions d’africains consommeront en 2016 des jeux sur leur mobile. C’est ce qui ressort d’une étude publiée ce vendredi 1er avril, par Deloitte Afrique Francophone sur les évolutions d’usages, de consommations et de marchés en Afrique dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (TMT).

L’étude a expliqué cela par l’émergence de nouveaux modèles de smartphones et le développement du marché de l’occasion qui constituent une réelle opportunité pour l’industrie des jeux.

Selon la même étude, les géants du secteur des TICs considèrent aujourd’hui l’Afrique comme une cible prioritaire tout en multipliant les partenariats avec les opérateurs mobiles présents sur place. C’est important, a déclaré Anis Rouissi, directeur TMT, Deloitte Tunisie au cours d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis, faisant remarquer que le développement de cette industrie offre aussi de réels débouchés pour la jeunesse africaine. Chiffre à l’appui, on compte actuellement près d’une dizaine d’intégrateurs locaux producteurs de jeux sur mobile.

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L’Union des radios des Etats arabes (ASBU) à Tunis

La conclusion qu’inspire le premier rapport de suivi des infractions dans le traitement de l’information ayant trait au terrorisme, au discours incitant à la haine et aux conflits armés est que les médias ont beaucoup de progrès à faire. En deux mois seulement – décembre 2015 et janvier 2016 -, pas moins de 2067 infractions ont été relevées par cette étude réalisée par l’Observatoire de l’éthique de la presse écrite et électronique, affilié au Syndicat national des journalistes tunisiens.

Le rapport a été établi sur la base d’un suivi du travail de 19 journaux et sites électroniques des secteurs privé et public, en français et en arabe. Dans le détail on a 5 hebdomadaires en arabe, 2 en français, deux quotidiens en arabe, 3 portails électroniques en arabe, un en français, deux sites de chaînes de télévision et 3 sites de radio.

1925 infractions sont liées au traitement de l’information en rapport avec le terrorisme, 142 infractions au traitement de l’information en lien avec un discours incitant à la haine. Par contre rien à signaler dans la manière de traiter les informations sur les conflits armés.

S’agissant du traitement du terrorisme par les médias, 1740 infractions ont été relevées dans les journaux en papier, 119 sur les portails électroniques et 66 sur les sites électroniques de chaînes de télévision et des radios.
Vous l’avez compris : Sur ce volet les sites électroniques font nettement mieux leur boulot que la presse sur papier. Néanmoins, à la décharge de cette dernière, la presse électronique a la possibilité de rectifier ses erreurs en temps réel…

Enfin concernant les propos incitant à la haine, 142 infractions ont été consignées dont 79 dans les journaux en papier. Petite précision : 38,73% des manquements relatifs aux discours incitant à la haine sont constatés dans la rubrique information politique.

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