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Mehdi Jomaâ, HAICA,

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Le 19 juillet dernier

Le 19 juillet dernier, le chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaâ a ordonné, dans le cadre d’une série de mesures visant à lutter contre le terrorisme, de fermer la radio « Ennour » et la chaîne « Al Insan ». C’était quelques jours après l’attaque terroriste survenue à Jebel Chaâmbi faisant 15 tués et 23 blessés parmi les unités de l’Armée nationale. Une décision qui a vite fait de soulever une vive polémique entre la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA) et la présidence du gouvernement, laquelle a déclaré que la décision de fermeture a été décidée après consultation de la HAICA alors que cette dernière nie avoir été informée de pareille décision.

Dans son réponse à la présidence du gouvernement, la HAICA a fait savoir qu’elle n’a pas été consultée, soulignant qu’elle se conforme, au titre des sanctions contre tout établissement médiatique, aux dispositions du décret n°116.

Elle a tenu à préciser, en outre, que les établissements médiatiques illégaux ont été créés avant sa naissance et que, pour remédier à la situation, elle a décidé d’opter pour une démarche de régulation basée sur des procédures règlementaires, dont la mise en place de cahiers des charges.

De son côté, le président de la HAICA, Nouri Lajmi a indiqué que Nour n’est pas la seule à diffuser des discours incitant à la violence, mais cela ne signifie pas que l’Instance n’est pas en train de suivre ce qui est diffusé par ces chaînes. La HAICA doit accorder à l’institution concernée le droit de se défendre, selon ses dires.

Quant à l’organisation internationale, Reporters sans frontières, elle a condamné la décision du gouvernement de Jomâa de fermer la radio An-Nour et Al-Insan TV, la qualifiant d’unilatérale, appelant au respect des prérogatives de la HAICA. « La lutte contre le terrorisme n’autorise pas le pouvoir en place à se substituer à l’Instance constitutionnelle chargée de la régulation. Cette décision constitue un précédent dangereux pour la liberté de l’information en Tunisie », déclare Olivia Gré, responsable du bureau de Reporters sans frontières à Tunis, ajoutant que « Seule la HAICA est légalement habilitée à demander la fermeture d’un média ». Et d’ajouter que cette autorité de régulation, en dépit des nombreuses difficultés qu’elle rencontre, remplit loyalement sa mission.

Reporters sans frontières exhorte, à ce propos, les autorités à respecter le travail de la HAICA et les dispositions prévues par le décret-loi 116-2011. De leur côté, face à l’imminence des élections, les membres de l’Instance doivent tout mettre en œuvre pour respecter les délais annoncés et procéder à l’attribution des licences pour de nouveaux médias.

A la lumière de ce contexte sécuritaire qualifié d’extrêmement tendu que connaît la Tunisie, Reporters sans frontières appelle les médias et les professionnels de l’information à faire preuve d’indépendance et de professionnalisme, en vérifiant minutieusement leurs sources et en n’alimentant pas les tensions.

Rappelons que la HAICA avait déjà sanctionné Radio An-Nour en mai 2014 pour brouillage des ondes de Radio Monastir et de Radio Culture, en lui imposant une amende de 50 000 dinars, en vertu de l’article 31 du décret-loi 116-2011.

Le centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP), a exprimé, également, son étonnement de la récente décision gouvernementale portant sur la fermeture de la radio religieuse Nour et de la chaîne télévisée (Al Insan), soulignant que cette décision est incompatible avec la liberté de la presse, anticonstitutionnelle et dépassant la mission et les prérogatives de la Haica.

Le CTLP a appelé, dans ce cadre, à réviser cette décision, et mis en garde contre l’exploitation du terrorisme pour toucher la diversité et le pluralisme dans les médias.

Kh.T

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Le 19 juillet dernier

Le 19 juillet dernier, le chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaâ a ordonné, dans le cadre d’une série de mesures visant à lutter contre le terrorisme, de fermer la radio « Ennour » et la chaîne « Al Insan ». C’était quelques jours après l’attaque terroriste survenue à Jebel Chaâmbi faisant 15 tués et 23 blessés parmi les unités de l’Armée nationale. Une décision qui a vite fait de soulever une vive polémique entre la Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA) et la présidence du gouvernement, laquelle a déclaré que la décision de fermeture a été décidée après consultation de la HAICA alors que cette dernière nie avoir été informée de pareille décision.

Dans son réponse à la présidence du gouvernement, la HAICA a fait savoir qu’elle n’a pas été consultée, soulignant qu’elle se conforme, au titre des sanctions contre tout établissement médiatique, aux dispositions du décret n°116.

Elle a tenu à préciser, en outre, que les établissements médiatiques illégaux ont été créés avant sa naissance et que, pour remédier à la situation, elle a décidé d’opter pour une démarche de régulation basée sur des procédures règlementaires, dont la mise en place de cahiers des charges.

De son côté, le président de la HAICA, Nouri Lajmi a indiqué que Nour n’est pas la seule à diffuser des discours incitant à la violence, mais cela ne signifie pas que l’Instance n’est pas en train de suivre ce qui est diffusé par ces chaînes. La HAICA doit accorder à l’institution concernée le droit de se défendre, selon ses dires.

Quant à l’organisation internationale, Reporters sans frontières, elle a condamné la décision du gouvernement de Jomâa de fermer la radio An-Nour et Al-Insan TV, la qualifiant d’unilatérale, appelant au respect des prérogatives de la HAICA. « La lutte contre le terrorisme n’autorise pas le pouvoir en place à se substituer à l’Instance constitutionnelle chargée de la régulation. Cette décision constitue un précédent dangereux pour la liberté de l’information en Tunisie », déclare Olivia Gré, responsable du bureau de Reporters sans frontières à Tunis, ajoutant que « Seule la HAICA est légalement habilitée à demander la fermeture d’un média ». Et d’ajouter que cette autorité de régulation, en dépit des nombreuses difficultés qu’elle rencontre, remplit loyalement sa mission.

Reporters sans frontières exhorte, à ce propos, les autorités à respecter le travail de la HAICA et les dispositions prévues par le décret-loi 116-2011. De leur côté, face à l’imminence des élections, les membres de l’Instance doivent tout mettre en œuvre pour respecter les délais annoncés et procéder à l’attribution des licences pour de nouveaux médias.

A la lumière de ce contexte sécuritaire qualifié d’extrêmement tendu que connaît la Tunisie, Reporters sans frontières appelle les médias et les professionnels de l’information à faire preuve d’indépendance et de professionnalisme, en vérifiant minutieusement leurs sources et en n’alimentant pas les tensions.

Rappelons que la HAICA avait déjà sanctionné Radio An-Nour en mai 2014 pour brouillage des ondes de Radio Monastir et de Radio Culture, en lui imposant une amende de 50 000 dinars, en vertu de l’article 31 du décret-loi 116-2011.

Le centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP), a exprimé, également, son étonnement de la récente décision gouvernementale portant sur la fermeture de la radio religieuse Nour et de la chaîne télévisée (Al Insan), soulignant que cette décision est incompatible avec la liberté de la presse, anticonstitutionnelle et dépassant la mission et les prérogatives de la Haica.

Le CTLP a appelé, dans ce cadre, à réviser cette décision, et mis en garde contre l’exploitation du terrorisme pour toucher la diversité et le pluralisme dans les médias.

Kh.T

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