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Mehdi Jomaa, hassine abbassi

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L’UGTT veut des augmentations

L’UGTT veut des augmentations, à tout prix, «tawa», maintenant, comme dirait le slogan d’un parti qui avait pris une raclée lors des élections de 2011. Des augmentations à discuter et à décider en moins d’un mois par l’actuel gouvernement de Mehdi Jomaa et qui s’ajouteront à celles dont devra aussi discuter le prochain gouvernement issu des prochaines élections.

Conscient des lourds enjeux économiques et financiers de cette démarche, le gouvernement de Mehdi Jomaa qui peine à clôturer financièrement l’exercice 2014 et n’a même pas fini la nouvelle loi des finances pour l’exercice 2015, a décidé de refiler cette «patate chaude» au prochain gouvernement, et il l’a annoncé officiellement, vendredi dernier, par la voix de son porte-parole Nidhal Ouerfelli. Ce dernier est vite attaqué, vilipendé presque, par un autre porte-parole, celui de l’UGTT. Entre les deux hommes, désormais le torchon brûle. Et Si Nidhal Ouerfelli se mure encore dans le silence, son homologue de l’Etat-UGTT ne décolère pas et le fait même savoir sur sa page Facebook. De fait, il y avait de l’eau gaz entre l’UGTT et le gouvernement Jomaa, quelques jours avant que le chef du gouvernement ne décide publiquement de ne pas se présenter aux prochaines élections présidentielles, malgré l’afflux de 50.000 parrainages par jour, selon les dires de Ouerfelli sur une radio privée. L’UGTT avait alors menacé que les élections n’aient pas lieu s’il se présentait et sommé Jomaa de clarifier sa position. Mais déjà, les premières escarmouches, à propos de la reprise des négociations sociales et des augmentations salariales dans la fonction publiques, avaient éclaté.

L’UGTT ne semble, en effet, pas prendre conscience, que le taux d’endettement de l’Etat dépasse 50 % du PIB et que l’Etat ne trouve plus où s’endetter et se tourne vers ses propres citoyens pour les faire participer au budget. La Centrale syndicale ouvrière se fâche, dit non aux retenues sur les salaires salariales, mais en même temps demande toujours plus d’argent !

L’UGTT ne semble pas réaliser que les salaires ont augmenté, en trois ans (une moyenne de 1 milliard DT globalement) de désobéissance civile de toutes sortes, plus vite que la productivité du salarié qui a rattrapé en 3 ans la frustration ressentie en 50 ans du fait des contraintes législatives et pratiques sur les grèves, les absences et les sit-in et plus vite même que la production (-10,6 % d’exportation +7 % d’importation chez le régime général) , au moment où les déficits courant et commercial se détériorent et les grands équilibres sont rompus pour des années encore. L’UGTT n’en a cure et demande plus d’argent !

Par la voix de son porte-parole sur sa page FB, le torchon brûle toujours. Il était, au début entre porte-paroles, depuis peu le bras de fer de l’UGTT s’étend à l’ensemble du gouvernement de Mehdi Jomaa. Dans un statut [traduit par nos soins] sur sa page officielle, Sami Tahri accuse le chef du gouvernement de presque tous les maux de l’économie et plus encore. «Pourquoi accourrez-vous à augmenter les prix des carburant et de quelques autres taxes ? Pourquoi vous vous taisez face à la flambée des prix, à la prolifération de la contrebande, à l’accentuation de la spéculation et vous vous léchez les babines lorsqu’il s’agit des retenues sur les salaires ? Pourquoi vous vous ruez sur l’adoption des lois sur les énergies renouvelables, la société de gestion des actifs et la recapitalisation des banques ? Est-ce aussi désintéressé que cela ?», disait Tahri.

Dans une déclaration à Africanmanager, le ministre des Finances Hakim Hammouda refuse de commenter la polémique et nous déclare, lorsque nous lui demandons si le budget a les moyens d’une nouvelle augmentation salariale pour 2014, que «les engagements, pris par le gouvernement pour 2014 dans le cadre des accords qui ont été signés, ont été tous respectés en dépit des difficultés des finances publiques».

Dans une autre déclaration de presse, le porte-parole de la centrale syndicale ouvrière affirme que l’UGTT réunira bientôt ses instances dirigeantes pour décider de la réaction appropriée. Ira-t-elle jusqu’à l’annonce de grèves, tournantes, sectorielles ou carrément la grève générale, alors que tout le pays se prépare aux élections du 26 octobre et du 23 novembre?

Khaled Boumiza.

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